Dimanche 19 mai 2019
Ainsi donc, tout ce que nous avions dit et pré­vu sur l’Eurovision s’est concré­ti­sĂ©. Michel Lebon le dit très bien dans nos colonnes : tant que l’on s’obs­ti­ne­ra Ă  envoyer Ă  ce concours tout ce qui nie la tra­di­tion de la chan­son fran­çaise, je pense que nous n’au­rons aucune chance de rem­por­ter le concours. Mais le milieu « artis­tique Â» et cultu­rel n’en a cure, pour lui, ce qu’il faut, c’est ĂŞtre dans le « vent de l’Histoire Â», de leur his­toire, c’est Ă  dire dĂ©mo­lir sys­té­ma­ti­que­ment nos valeurs, celles qui ne sont jamais mises en avant par nos poli­tiques. Ce ne sont pas les valeurs de la RĂ©publique, mises en avant Ă  chaque Ă©lec­tion pour effa­rou­cher le cha­land, dont je parle, mais les valeurs de notre socié­tĂ© fran­çaise et euro­pĂ©enne. Et celles-ci ne concernent sĂ»re­ment pas le mĂ©tis­sage, ni la sexua­li­tĂ© trouble et inver­tie. Nous sommes encore quelques irré­duc­tibles Ă  dĂ©fendre ce point de vue.


Lundi 20 mai 2019
Vincent Lambert : c’est pas bien­tĂ´t fini ?
On croyait la semaine der­nière l’af­faire défi­ni­ti­ve­ment close avec la déci­sion de mettre fin à l’as­sis­tance de sur­vie qui le main­tient depuis une dizaine d’an­nées dans un corps han­di­ca­pé et tota­le­ment dépen­dant. Il avait à l’é­poque, si j’en crois les infor­ma­tions don­nées, deman­dé lui-même à ce que ses souf­frances soient abré­gées.
Depuis c’est la guerre entre dif­fé­rentes par­ties de sa famille. Je ne pren­drai pas ici par­ti pour l’une ou pour l’autre, mais je me per­mets quand mĂŞme une rĂ©flexion qui n’a pas Ă©tĂ© appor­tĂ©e. L’arrĂŞt tem­po­raire de ce que l’on appelle pudi­que­ment les soins, c’est-Ă -dire l’alimentation et l’hydratation, entraî­ne­raient une mort par « insuf­fi­sance rĂ©nale Â», dont les par­ti­sans notent la dou­ceur, grâce aux sĂ©da­tifs pro­fonds admi­nis­trĂ©s. Soit.
Il est donc pos­sible d’ô­ter la vie d’une manière douce Ă  un adulte inno­cent acci­den­tĂ© et han­di­ca­pĂ© ? Mais alors pour­quoi les mĂŞmes qui prĂ´nent cette solu­tion la refusent-ils pour un misé­rable vio­leur et tueur d’en­fant ou Ă  un ter­ro­riste entur­ban­nĂ©. Il y a quand mĂŞme quelque chose qui ne tourne plus rond en cette fin de cycle.


Mardi 21 mai 2019
Langues rĂ©gio­nales, la guerre reprend ?
Avec la rĂ©forme du bac­ca­lau­rĂ©at qui sera mise en place Ă  la ren­trĂ©e 2021, la langue rĂ©gio­nale va comp­ter pour un dixième des points nĂ©ces­saires dans le cadre du contrĂ´le conti­nu pour l’obtention du bac. Un chan­ge­ment qui ne concerne pas les langues anciennes comme le latin ou le grec. Beaucoup moins de points donc, puisque la dis­ci­pline inté­gre­ra le contrĂ´le conti­nu. Les pro­fes­seurs s’en Ă©meuvent, Ă  l’ins­tar de M. Chiaramonti, pro­fes­seur de niçois au col­lège de Contes, pour qui le bac met en pĂ©ril l’enseignement du nis­sart. « Ce ne sont pas des menaces de postes ou de nombre d’élèves, mais Ă  force, on met en dan­ger cette matière. D’ici quelques annĂ©es, nous n’aurons plus que les Ă©lèves les plus mor­dus. Â» Il a donc, avec l’as­so­cia­tion des pro­fes­seurs de langues rĂ©gio­nales, sai­si les ins­tances, Ă  savoir le rec­teur d’a­ca­dé­mie.
Il est Ă©vident que les langues rĂ©gio­nales sont aujourd’­hui les racines, sou­vent le seul lien qui relie encore cette socié­tĂ© du XXIe siècle aux gĂ©né­ra­tions pré­cé­dentes. Si on veut tuer un peuple, il faut jus­te­ment le cou­per de ses racines. Et le com­bat qui va se maté­ria­li­ser dimanche lors des Ă©lec­tions euro­pĂ©ennes est faus­sĂ© Ă  ce jeu-lĂ . D’un cĂ´tĂ© ceux qui veulent noyer les peuples d’Europe dans un gros mag­ma informe mais uni­forme, et de l’autre ceux qui veulent conser­ver l’in­dé­pen­dance et la sou­ve­rai­ne­tĂ© des « nations Â» telles qu’elles existent aujourd’­hui. Mais pas une liste pour dĂ©fendre les iden­ti­tĂ©s euro­pĂ©ennes qui ont vĂ©ri­ta­ble­ment fait l’Europe. Pas une liste pour deman­der l’au­to­no­mie des nations basque, corse, savoyarde, nis­sarde, mĂŞme au sein d’une fĂ©dé­ra­tion ou une confé­dé­ra­tion euro­pĂ©enne.
Entre deux maux, il nous res­te­ra à choi­sir le moindre….


Mercredi 22 mai 2019
Les méfaits de Monsanto sont à nou­veau dénon­cés lors d’im­por­tantes mani­fes­ta­tions. Beaucoup de bruit, c’est bien… mais peu d’ac­tion, parce que les diri­geants euro­péens sont sous la coupe finan­cière de l’in­dus­triel chi­miste empoi­son­neur. On l’a bien vu avec le finan­ce­ment du futur par­ti de Macron au par­le­ment euro­péen.
La vĂ©ri­table oppo­si­tion Ă  ces manières de faire, va t‑elle nous venir de l’est ?
La der­nière décla­ra­tion de Poutine laisse entendre que le ter­ri­toire russe veut main­te­nant se démar­quer, en termes d’a­li­ments.
Poutine n’a en effet jamais été favo­rable à la poli­tique de Monsanto, ni à cer­taines pra­tiques d’in­gé­nie­rie en termes de nour­ri­ture. Pour cette rai­son, il a adres­sé au par­le­ment russe son inten­tion de faire deve­nir la Russie le pre­mier pays dans l’ex­por­ta­tion d’a­li­ments non-OGM, pro­duits en res­pec­tant l’en­vi­ron­ne­ment.
« Nous sommes non seule­ment capables de nous nour­rir avec notre terre et nos rĂ©serves hydriques, mais la Russie est aus­si en mesure de deve­nir le plus grand four­nis­seur mon­dial d’a­li­ments de qua­li­tĂ©, ce que les pro­duc­teurs occi­den­taux ne sont plus en mesure d’of­frir, compte tenu de la demande tou­jours plus sou­te­nues pour ce type d’a­li­men­ta­tion. Â»
Dans son esprit, la Russie sera plei­ne­ment en mesure de four­nir les mar­chĂ©s inté­rieurs des ali­ments culti­vĂ©s sur les terres russes en 2020. Cette dĂ©cla­ra­tion fait suite Ă  la rĂ©cente dĂ©ci­sion du Kremlin d’ar­rê­ter la pro­duc­tion en Russie de tout type d’a­li­ment OGM : un grand pas en avant dans lutte inter­na­tio­nale contre le gĂ©ant Monsanto.
Quand on veut… on peut ! Oui, mais c’est Poutine et voi­lĂ  pour­quoi « ils Â» ne l’aiment pas.


Jeudi 23 mai 2019
Encore plus bas ! Si, si, c’est pos­sible !
Je vous par­lais du dĂ©sastre de la pres­ta­tion fran­çaise Ă  l’Eurovision… je croyais le tes­ta­ment signĂ©, et bien non, il faut y ajou­ter un codi­cille :
Le « pauvre Â» Bilal, arri­vĂ© 14e Ă  l’Eurovision, same­di der­nier, a fina­le­ment Ă©tĂ© relé­guĂ© Ă  la 16e place, Ă  cause d’une « une erreur humaine Â» de la BiĂ©lorussie qui avait rĂ©vé­lĂ© les rĂ©sul­tats de ses votes pour la pre­mière demi-finale. La com­pé­ti­tion a donc dĂ©ci­dĂ© de rele­ver de ses fonc­tions le jury bié­lo­russe de la finale.
De ce fait, les scores ont été recomp­tés sans les points accor­dés par les Biélorusses. La France a tou­jours 105 points, mais est pas­sée 16e, ex-aequo avec la Slovénie.
Bilal a été dépas­sé par Malte, qui est pas­sé de 95 à 107 points, et Chypre, pas­sant de 101 à 109 points.


Vendredi 24 mai 2019
Nouvelle marche pour le cli­mat, sous une effi­gie de Macron, por­trait volĂ© dans la mai­rie du 19e arron­dis­se­ment de Paris ! Tout un sym­bole !
Y aura t‑il quel­qu’un pour expli­quer Ă  tous ces jeunes qui sont pour­tant en grande majo­ri­tĂ© de bonne foi que :

  • le chan­ge­ment cli­ma­tique (rĂ©chauf­fe­ment) est rĂ©el, mais que l’Homme… n’y est pour rien (ne pas confondre avec la pol­lu­tion)
  • ceux qui nous dirigent, avec la com­pli­ci­tĂ© (plus ou moins Ă©clai­rĂ©e) de ceux qui nous gou­vernent, s’en­gouffrent dans cette brèche pour exploi­ter encore plus le peuple, le sum­mum Ă©tant… la taxe car­bone, ce qui fait la for­tune des lob­bies indus­triels pro­po­sant des voi­tures Ă©lec­triques ou des Ă©oliennes, les deux grosses arnaques de ce dĂ©but de siècle.
  • dĂ©ro­ger Ă  ces règles risque de vous coû­ter très cher, dans cette dic­ta­ture cli­ma­tique ; rap­pe­lez-vous Philippe Verdier qui pré­sen­tait la mĂ©tĂ©o Ă  la tĂ©lĂ©, ou mieux encore Claude Allègre, ancien ministre de l’é­du­ca­tion, pous­sĂ©s dans les oubliettes de la RĂ©publique.
  • le fait que la mer monte n’est pas quelque chose de vrai­ment nou­veau, ni qu’elle des­cende d’ailleurs…. dans notre rĂ©gion, on peut trou­ver des cen­taines de fos­siles de coquillages au pla­teau de Caussols, et inver­se­ment, on oublie que l’Angleterre pou­vait ĂŞtre jointe Ă  pieds Ă  une cer­taine Ă©poque, le niveau des mers ayant variĂ© d’en­vi­ron 400 mètres… entre moins 150 m et + 250 mètres par rap­port au niveau actuel.


Samedi 25 mai 2019
Demain, jour d’é­lec­tions, je n’au­rais pas la pré­ten­tion de vous don­ner une consigne de choix. Mais, soyez vigi­lants dans les bureaux de vote… Lisez bien ceci :

Vous avez bien lu : « par­ti­ci­per Ă  un maxi­mum de dĂ©pouille­ments afin de maxi­mi­ser notre score ! Â»


Bonne semaine à tous, et à dimanche pro­chain…

Patrice LEMAĂŽTRE