
Ma bonne semaine de mauvaise foi (10 mai 2020)
Dimanche 3 mai 2020
Chronique du Kali Yuga
On a souvent ici montré les faiblesses de notre enseignement national et dénoncé les conséquences de la baisse inexorable et continue du niveau des élèves. Un nouvel exemple d’une source peu habituelle vient de nous en être fourni.
Le rapport du jury de l’édition 2019 du concours externe SAS (comprendre celui des « secrétaires administratifs spécialisés » de la DGSE, autrement dit les services de renseignements français vient d’être rendu public. Les candidats sont en général possesseurs d’un Master 2, c’est-à-dire au moins Bac + 5. Et pourtant, selon le jury, le niveau est jugé plus que « moyen », voire « très inférieur au niveau attendu » pour certaines options comme « Rédaction, administration générale » ou « Arabe littéral ». Dans cette dernière option particulièrement, aucun candidat n’a été retenu ! Ce qui a été reconnu également, c’est le manque de motivation des candidats présentant des lettres de motivation très banales et non préparées, ainsi qu’une orthographe déplorable. Alors si même nos espions sont avachis…
Lundi 4 mai 2020
Une fois de plus, qui cherche à profiter de la crise ?
Depuis le début du confinement, les restaurants, les petits commerçants, les petits services de restauration sont fermés. Qui reste ouvert ? La grande distribution, et c’est vers elle que sont obligés de se tourner les éleveurs pour écouler leur marchandise.
Selon ces derniers, elle en profite justement pour baisser ses prix d’achat (alors que beaucoup de témoignages ont montré une augmentation des prix de vente!). Du coup certains éleveurs bourguignons ont décidé de ne plus vendre leurs bêtes.
Selon la Fédération Nationale Bovine, dans un courrier daté 16 avril, le ministre de l’Agriculture a refusé d’instaurer un prix minimum payé aux éleveurs.
Selon les éleveurs, les prix actuellement proposés ne couvriraient que trois quarts des coûts de production. Chaque bête vendue serait donc de l’argent perdu. Les éleveurs ont donc décidé de cesser d’envoyer leurs bêtes à l’abattoir et de suspendre leurs ventes. Est-ce le début d’un bras de fer contre les géants de la distribution ?
Mardi 5 mai 2020
Le 5 mai 1981, la France en pleine campagne électorale pour des présidentielles qui allaient sonner le début d’une fantastique destruction des valeurs ayant forgé notre pays, n’a pas apporté beaucoup d’attention à la mort de Bobby Sands.
Né en 1954 dans une famille catholique du comté d’Antrim, Bobby voit son enfance très fortement marquée par les violents affrontements entre les communautés protestante et catholique. De fait, il rejoindra l’Armée Républicaine Irlandaise en 1972.
Après avoir été arrêté, il est condamné pour la possession d’un revolver à une peine de 14 ans de prison.
Les détenus irlandais bénéficient d’un statut spécial qui sera supprimé par un décret travailliste en 1976, ce qui va susciter un vent de révolte chez les détenus, refusant de porter l’uniforme de « taulards », de participer aux travaux communs, etc…
Cette révolte se continuera par la grève de la faim de Bobby Sands le 1er mars 1981.
Il en mourra le 5 mai, suivi par neuf autres détenus dans les quatre mois qui suivirent. À partir de ce jour, l’IRA a vu les dons et le nombre de ses membres augmenter sensiblement, et une nouvelle vague de violence remarquable par le durcissement des positions tant des nationalistes que des Unionistes commença.
Mercredi 6 mai 2020
Un point sur l’épidémie ?
Dans un entretien publié à la mi-mars par le magazine Fortune, l’envoyé spécial de l’OMS, David Nabarro, disait s’attendre à un milliard de cas en juin, au rythme actuel. On en est ce jour à 3 667 527. Il en faudrait donc environ 275 fois plus !!!
Heureusement l’augmentation des chiffres a tendance à se stabiliser. Mais on aime faire peur aux gens…
Les chiffres sont ici :
Jeudi 7 mai 2020
La fin de l’Euro ? Grâce à l’Allemagne ?
On a très largement accusé Mario Draghi, prédécesseur jusqu’à fin 2019 de la Française Christine Lagarde à la tête de la Banque Centrale Européenne, d’avoir asséché les fonds de pension garantissant les retraites (par l’effet de la baisse des taux), vidé les livrets des petits épargnants allemands (pour la même raison) et mis au bord de la faillite le système bancaire allemand. Rien que ça ! Méfions-nous que cela n’arrive pas en France.
Mais tout cela était-il justifié ? En d’autres termes plus techniques, les objectifs de politique monétaire n’étaient-ils pas disproportionnés par rapport aux effets de politique économique et budgétaire résultant du programme ?
La BCE a donc trois mois pour prouver le bien fondé de ses actions. À défaut de la démonstration requise, la Bundesbank, banque centrale allemande, devra cesser de « participer à la mise en œuvre et à l’exécution des décisions de la BCE ».
Cette décision inquiète de nombreuses personnalités européennes, comme notre ministre de l’économie Bruno Le Maire qui craignent une faille dans la cohésion de la zone Euro.
Vendredi 8 mai 2020
La préfecture de Paris a publié un tweet concernant une audio-conférence entre le préfet de police Lallement et les maires d’arrondissement. Rien que de très banal. Oui, mais… le graphiste chargé de l’illustration du message a orné le préfet d’une casquette arborant une « francisque », symbole parfois oublié du régime de Vichy.
Les internautes ayant rapidement réagi, le message a vite disparu des réseaux, mais les copies d’écran furent heureusement nombreuses.
Petit rappel historique : la Francisque fut une décoration créée le 26 mai 1941 pour récompenser les services rendus à l’État français ou à son chef, le maréchal Pétain. Le titulaire de cette décoration prêtait le serment suivant :
« Je fais don de ma personne au maréchal Pétain comme il a fait don de la sienne à la France. Je m’engage à servir ses disciplines et à rester fidèle à sa personne et à son œuvre. »
Un peu plus de 2 600 personnes furent décorées de cet ordre, dont beaucoup occuperont sous la IVe et la Ve Républiques des fonctions remarquables, dont la plus importante fut sans doute François Mitterrand, Président de la République de 1981 à 1995, décoré par le Maréchal avec le numéro 2 202.
Samedi 9 mai 2020
Pour finir cette période de confinement, puisque normalement, lundi nous aurons retrouvé un semblant de liberté, je vous propose deux exemples de l’absurdité de cette situation ubuesque d’enfermement.
Tout d’abord une vidéo qui montre un hélicoptère de la gendarmerie obligeant un promeneur absolument seul sur une plage à quitter celle-ci. Vu la dangerosité de la situation on se demande bien si l’individu n’avait pas obtempéré, les gendarmes auraient tiré ?
On est pas bien là ?
Gepostet von Fred Galland am Freitag, 24. April 2020
Ensuite, une blague réalisée par un habitant de Carnon dans l’Hérault. Les gendarmes sont venus verbaliser une femme se tenant sur la plage de la commune.Ce n’est qu’en arrivant exactement sur place qu’ils se sont aperçus qu’il s’agissait en fait d’une poupée gonflable.
POLICE PRANK : une poupée transgresse le confinement
😎 Poupée gonflable vs. politique répressive 😂La scène se passe à la plage de Carnon dans l’Hérault. Un beau pied de nez à l’absurdité des mesures répressives et infantilisantes choisies par l’Etat pour endiguer l’épidémie de covid.En France, plus d’1 million d’amendes ont été dressées depuis le confinement avec souvent le double ou le triple par rapport à la moyenne dans les quartiers populaires alors qu’on se déconfine tout autant voire plus dans les quartiers riches (cf. Montmartre, 16e arr de Paris, etc). Le constat est sans appel : l’Etat a distribué plus d’amendes que de tests ! Dès le début des alertes avaient dénoncé le concept même d’attestation comme une infantilisation et un choix politique uniquement basé sur le répressif au détriment de la responsabilité et de la diffusion autonome de bonnes pratiques.Cependant, face au grand nombre d’abus de policiers zélés, des groupes et des avocats ont élaboré un processus de contestation des amendes tandis que d’autres comme Raphaël Kempf ont aussi « dénoncé l’Etat d’urgence sanitaire pour ce qu’il est : une loi scélérate »video : Jane Kozlowski
Gepostet von Cerveaux non disponibles am Sonntag, 3. Mai 2020
Deux exemples parmi des dizaines qui montrent bien l’absurdité de cette période d’enfermement volontaire (certains en redemandent) qu’ont connue les Français depuis le 17 mars, au mépris de toute législation qui stipule que la privation de liberté ne peut être exigée que sur une décision de justice…
Bonne semaine à tous, et à dimanche prochain, enfin libres !
Patrice LEMAÎTRE
Lorsque l’Etat veut surveiller le territoire en détail, il nous montre qu’il en a les moyens. Comment se fait-il qu’il y ait d’innombrables décharges sauvages un peu partout dans la nature et que l’Etat se déclare incapable de tout contrôler.