
La « nouvelle chronologie » : dernière arme pour détruire l’Occident
Connaissez-vous le « récentisme » ?
Non ? Normal, ça vient de sortir. Des universitaires illuminés, grands comiques s’ils n’étaient particulièrement dangereux, ont lancé cette théorie marginale affirmant que la chronologie universellement admise des faits historiques serait totalement incorrecte.
![]() Anatoly Fomenko |
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Jules César n’aurait pas existé ! Si, si ! Et selon Anatoly Fomenko, le père de la théorie, l’histoire antique ne serait qu’une vaste invention des Jésuites au XVIIe et au XVIIe siècles. Il affirme que toutes les histoires antiques (Grèce, Rome, Égypte, Chine…) ne sont que des réécritures tardives, effectuées à la Renaissance à partir du récit d’événements survenus en réalité au Moyen-Âge et cela au mépris des apports des différentes disciplines de l’Histoire comme la paléographie, la codicologie, la papyrologie, etc.
Par exemple, l’artiste et essayiste allemand, Uwe Topper, prétend que l’Église catholique, lors de la réforme du calendrier en 1582 sous le pontificat de Grégoire XIII, a ajouté quelques siècles dans la chronologie afin d’asseoir la légitimité du catholicisme par son ancienneté. Quant à François de Sarre, zoologiste franco-allemand, il soutient que notre calendrier compterait environ 800 ans de trop. Ce surplus s’expliquant par « un événement catastrophique majeur, venu bouleverser le cours de l’Histoire, en Europe et ailleurs » comme, par exemple, l’impact d’une comète vers 1350. Ces hurluberlus fondent leur dogme sur les mathématiques en faisant la démontration par le calcul de la répartition quantitative dans le temps des citations de faits historiques fournis par les sources écrites de différentes époques.
Ça ne s’invente pas. Une autre partie de leur analyse repose sur l’étude des ressemblances entre les toponymes de différentes langues [source Wikipédia].
Cela pourrait prêter à rire s’il ne s’agissait-là du nouveau terreau des attaques visant l’Occident
La repentance tous azimuts ne leur suffit pas, il faut aussi œuvrer à la destruction du passé occidental pour, à terme, ne plus l’enseigner. Philippe Mesnard, rédacteur en chef de Politique Magazine, s’est penché sur le phénomène dans un article publié par RT France dans lequel il analyse ce mouvement universitaire. Selon lui, le but évident est « d’asservir les populations ». Heureusement, observe-t-il, de vrais scientifiques partout dans le monde ont dénoncé cette « fantasmagorie » qui rejette l’étude de l’Antiquité au motif – difficile à prouver scientifiquement – que « le suprémacisme blanc et le fascisme en seraient sortis tout armés -. » Citant Raphaël Doan auteur d’une tribune du FigaroVox, il explique qu’un professeur d’histoire romaine de Stanford, Dan-el Padilla Peralta, affirme que « la production de la blanchité réside dans les entrailles mêmes des classiques. »
On découvre dans l’article quelques unes de ces « fantasmagories », plus démentes les unes que les autres, allant de la « blanchité » des classiques aux états d’âme de Donna Zuckerberg, classiciste et fondatrice du site Eidolon, condamnant sa propre discipline – pour avoir « été historiquement impliquée dans le fascisme et le colonialisme, et [qui] continue d’être liée à la suprématie blanche et à la misogynie » –, en passant par le « phallocratocarnisme » de Priscille Touraille. Une authentique guérilla intellectuelle menée en développant des « approches non-blanches » des disciplines classiques. On cathéchise donc que tout ce qui a été enseigné auparavant était mensonge et qu’il existe une Histoire alternative, une science non-blanche, radicalement différente, « ignorée jusqu’alors par pure oppression, digne donc d’être imposée par la force ». Et celle-ci ne doit en aucun cas se recouper avec des faits têtus… qui sont forcément fascistes.
Que l’Histoire soit un perpétuel questionnement est incontestable
Qu’il soit bon de réviser en permanence nos convictions sur la bonté de Robespierre, la générosité de Lénine, la tendresse de Napoléon ou l’intelligence de Woodrow ne fait aucun doute « Mais proposer, comme ces professeurs, de purement et simplement passer à la trappe des siècles fondateurs de l’Occident, un Occident qui a lui-même, pour le meilleur et pour le pire, façonné le monde dans lequel nous vivons tous, y compris Africains, Indiens et Chinois, n’est-ce pas se priver de nos racines ? », s’inquiète Philippe Mesnard. Car pour ces universitaires « récentistes » qui ont décidé que l’Occident devait expier ses péchés, point n’est suffisant que celui-ci se repente, il faut par dessus le marché qu’il assiste à la mutilation de son Histoire !
Cette « novhistoire » poursuit le même objectif que la novlangue dans le roman « 1984 », de George Orwell, laquelle supprimait des mots pour empêcher qu’on puisse formuler une pensée, car penser était défendu, explique toujours Philippe Mesnard. Dans le même esprit, « la novhistoire veut supprimer les siècles maudits pour empêcher que leur souvenir n’entrave l’avènement d’un avenir radieux : supprimez la cause, vous supprimerez tous les effets ! » Et quand ces pseudohistoriens révisionnistes n’enseignent pas des absurdités, ils amputent quand même l’héritage : les Hollandais viennent de sortir une version de L’Enfer de Dante où Mahomet a disparu pour ne pas choquer les jeunes musulmans !

Dante et Vergil dans le neuvième cercle de l’Enfer de Dante – Illustration de Gustave Doré
Bien que rejetée par la communauté des historiens, par des mathématiciens et des astronomes, car considérée comme des pseudo-théories dénuées de tout intérêt scientifique et historique, cette doctrine fait de plus en plus d’adeptes dans les pôles universitaires depuis le milieu des années 1990, notamment en Russie où « la nouvelle chronologie » a acquis une certaine popularité. En France, elle est portée par François Charousset de Sarre qui relaie sur internet ces thèses négationnistes de la chronologie admise.
En 2013, il a publié, Le récentisme, édité chez Hades.
Ses spéculations « récentistes » sont relayées sous l’impulsion du propagandiste Pierre Dortiguier – récemment converti à la religion shiite sous le nom d’Alireza (lire Alireza… Dortiguier : archétype de l’infiltration maçonnique).
Décidément le monde de demain se présente sous un jour de plus en plus effrayant !
Charles ANDRÉ
« L’important n’est pas de convaincre mais de donner à réfléchir. »
Si le récentisme a ses prophètes, la version de l’histoire « officielle », qui semble si sacrée aux yeux de certains, a en fait été élaborée par qui ? et dans quel but ?
L’esprit critique qui règne sur ce site serait donc limité ? et ne pourrait s’attaquer à certains domaines de la pensée ?
C’est intéressant comme point de vue mais peut être un peu rigide.
L’histoire « officielle » serait donc une vérité que l’on ne peut interroger sous peine d’être traité de révisionniste en quelque sorte ?
Faut-il étendre la loi Gayssot à toute la science historique ?
Réponse à « Cacatoi » :
Nice Provence Info vous remercie de votre lecture attentive.
Nice Provence Info n’a pas de point de vue rigide et s’efforce de garder un esprit critique sur tous les aspects de notre monde et le bouillonnement des idées. C’est même notre raison d’être.
Nous œuvrons pour la suppression pure et simple de la loi Gayssot.
Ceci pour vous rassurer.
Toute hypothèse est-elle acceptable pour autant au nom de la critique de la Pensée Unique ?
Nous pensons que non car si tout est possible et que tout se vaut, il n’y a plus de pensée scientifique possible, pas de « Vivre Ensemble » possible et encore moins de civilisation.
Faut-il accepter la « théorie de la terre plate » au nom de l’ouverture d’esprit ? On peut et on doit l’analyser, puis se faire sa propre idée.
Si on approfondit le sujet sur le « récentisme », la vraie question à se poser est : pourquoi telle théorie nouvelle nous est présentée avec bienveillance et telle autre ostracisée ? LÀ est LA question.
On n’empêchera jamais des malades du cerveau de proclamer et d’essayer de propager des théories sorties du maelström de leurs imaginations. Laissons ces délirants vivre et mourir car si leurs idéologies peuvent durer quelques décennies elles seront définitivement oubliées par l’Histoire.
Alain Soral s’intéresse à cette théorie.
Il ne faut pas oublier que ce sont les vainqueurs qui font l’histoire, Polybe le dit lui-même, mais nous n’avons pas à aller aussi loin, la deuxième guerre mondiale est un exemple qui se passe de commentaires, le monde où nous vivons est un monde de valeurs inversées, celui de la fin d’un cycle, je ne pense pas que nous puissions en sortir indemnes, bien que je comprenne fort bien que certains sites me censurent, au lieu de me demander de préciser ma pensée, comme vous avez eu l’intelligence de le faire, je ne me réclame d’aucune religion particulière surtout aujourd’hui, mais toutes les religions sont un sujet d’études.
Les « adeptes de la terre plate » sont des complotistes.
Les « adeptes du récentisme » sont des universitaires qui écrivent des livres et qui ont accès aux grands médias.
Cherchez l’erreur…
Réponse à Marie-Pierre,
la réponse est claire : le récentisme est né en Russie au XIXe siècle dans des esprits marxistes. Son géniteur Nikolaï Morozov, proche de Marx, participa activement à la révolution bolchévique dont on connait à présent les dégâts.
Les Russes se sont débarrassés du marxisme après 60 ans de douleur mais le marxisme n’est pas mort pour autant. Il a trouvé une nouvelle terre de prédilection : les États-Unis avec l’appui de la Chine.
Le marxisme reprend de la vigueur en France avec tous les mouvements marxistes américains : le récentisme, mais aussi Black Lives Mater, les Black Blocs, LGBT, etc.
Les Russes ont une avance sur nous : ils se sont débarrassés de cette idéologie mortifère, nous pas encore.