France, Italie : le même scénario ?

28 octobre 2020 | 1 com­men­taire

Des mani­fes­ta­tions monstres ont eu lieu à Rome, Turin, Lecce, Milan, Trieste, etc. lorsque le gou­ver­ne­ment a annon­cé de nou­velles mesures liberticides :

Nos voisins transalpins ont-ils une longueur d’avance sur la France ?

L’article de Maurizio Blondet du 27 octobre 2020 peut nous éclai­rer (tra­duc­tion Massimo Luce).

France, Italie : le même scé­na­rio ? Et autres atrocités.

par Maurizio Blondet, publié le 27 octobre 2020

La France vers le confinement total. Macron convoque le Conseil de défense

Maurizio BlondetLa France vers des mesures très dures : plus de 250 morts dans les der­nières 24 heures, plus de 50 000 per­sonnes infec­tées par jour, bla bla bla…

Aucune dif­fé­rence entre la France et l’Italie. Les deux convoquent le Conseil suprême de la Défense, tous deux vont vers un confi­ne­ment total, tous deux obéissent au même scé­na­rio reçu.

Eh bien, la réunion du Conseil suprême de la défense ita­lien a eu lieu. À en juger par le com­mu­ni­qué de presse du Quirinale, un bouillon des cli­chés les plus léni­fiants du Mattarellismo (NDLR : de Sergio Mattarella, pré­sident de la répu­blique italienne):

« L’OTAN et l’Union euro­péenne res­tent les piliers de la poli­tique natio­nale de sécu­ri­té et de défense. L » aug­men­ta­tion du niveau de ten­sion en Méditerranée orien­tale est pré­oc­cu­pante « Le ter­ro­risme trans­na­tio­nal reste une menace » … L’urgence sani­taire a pro­duit une crise mon­diale avec des consé­quences de nature sociale et éco­no­mique qui risquent d’ag­gra­ver le conflit dans diverses régions du monde. À ce stade, une relance du mul­ti­la­té­ra­lisme, de la soli­da­ri­té et de la coopé­ra­tion dans tous les domaines est indis­pen­sable ».

El supremo mascherato

Dans le texte en ita­lien : El supre­mo masche­ra­to, le Conseil suprême mas­qué que l’on peut aus­si com­prendre comme « La suprême mas­ca­rade »

Se sont-ils donc réunis pour dire cela ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Peut-être qu’ils ne savaient pas com­ment rem­plir le « script pres­crit ». Pourtant la pala­ma­ra (NDLR : de Luca Palamara, ancien magis­trat ita­lien, ancien membre du Conseil supé­rieur de la magis­tra­ture) dis­po­sait d’un sujet en or. Selon le pro­cu­reur natio­nal anti-mafia Cafiero De Raholes : « Les mani­fes­ta­tions qui ont écla­té à Naples et Trieste sont coor­don­nées par une stra­té­gie sub­ver­sive d’une telle vio­lence que cela montre que ceux qui y ont par­ti­ci­pé ne sont pas des res­tau­ra­teurs. Vendredi soir a mar­qué une véri­table attaque contre l’État ». Il y a bien effec­ti­ve­ment des indices d’une par­ti­ci­pa­tion cri­mi­nelle de la Camorra, mais aus­si de groupes extré­mistes qui en ce moment s’ef­forcent de sub­ver­tir les valeurs de l’État. Il y a donc « une conver­gence d’in­té­rêts pour inter­ve­nir sur les mani­fes­ta­tions » afin de fra­gi­li­ser l’État.

« Attaque contre l’État » , « stra­té­gie sub­ver­sive coor­don­née », de sur­croît « d’une telle vio­lence », le style est connu. Sur ce type de nar­ra­tion, les pro­cu­reurs peuvent construire des chefs d’œuvres lit­té­raires. La recons­ti­tu­tion du par­ti fas­ciste per­met­tra une nou­velle mise en accu­sa­tion de Salvini et une liqui­da­tion judi­ciaire de l’op­po­si­tion – une oppo­si­tion qui du reste ne mérite pas ce nom, tel­le­ment les diri­geants du PD (Parti Démocrate) affichent leur volon­té de collaborer.

La lutte de l’État contre une stra­té­gie sub­ver­sive coor­don­née semble être repor­tée. Peut-être parce qu’à Milan, sur les 28 arrê­tés pour affron­te­ments et pillages, 10 sont des Maghrébins, 13 des mineurs et les 18 Italiens sont issus des centres sociaux, c’est-à-dire les enfants de pères pro­té­gés et ali­men­tés en eau-élec­tri­ci­té-gaz par la muni­ci­pa­li­té pro­gres­siste. À Turin, c’est la même chose : sur les 11 per­sonnes arrê­tées pour dégra­da­tion, 2 sont des Maghrébins et 9 anar­chistes. Il est vrai que le jour­nal du matin TG1 a encore inter­viewé Cafiero De Raho qui a dit qu »« il y a des franges d’in­fil­trés d’ex­trême droite », mais cette fois le récit du pro­cu­reur n’a pas été adop­té par le Conseil suprême de la défense. L’utilisation de l’ar­mée contre les mani­fes­tants est un acte d’in­ti­mi­da­tion, mais sans plus pour l’instant.

À noter un troisième détail qui unit la France et l’Italie

Au-delà du confi­ne­ment total et du Conseil de la défense, l’in­ter­dic­tion de l’u­ti­li­sa­tion de l’hy­droxy­chlo­ro­quine.
L’ANSM (Agence natio­nale de sécu­ri­té du médi­ca­ment et des pro­duits de san­té) est évi­dem­ment leur AIFA (Agenzia Italiana del Farmaco). Le pro­fes­seur Didier Raoult est le méde­cin-chef de Marseille qui a expli­qué que la chlo­ro­quine doit être uti­li­sée dans les pre­miers stades de déve­lop­pe­ment de la mala­die, et que les patients se réta­blissent avant d’at­teindre la néces­si­té de soins inten­sifs. Jusqu’à pré­sent, il avait été atta­qué par les médias et ses col­lègues, et il s’en fichait com­plè­te­ment. Mais à pré­sent l’ANSM a inter­dit d’u­ti­li­ser ce médicament.

Un des rares cas où la France a sui­vi l’Italie. Et l’on sait que des cen­taines de méde­cins, des deux côtés de la fron­tière alpine, signent des péti­tions à l’AIFA ou à l’ANSM pour faire réad­mettre l’ad­mi­nis­tra­tion de l’an­cien médi­ca­ment. Pourquoi ce dur­cis­se­ment ? Je vous donne ma théo­rie per­son­nelle, ouver­te­ment conspi­ra­trice et sans fon­de­ment autre que le soupçon :

Si les mani­fes­ta­tions se trans­forment en révolte et en insur­rec­tion, et si les émeu­tiers (après les ras­sem­ble­ments) ne meurent pas « comme des mouches », comme le jour­na­liste Scanzi aime­rait le voir, si tout le ter­ro­risme média­tique à pro­pos de la « pan­dé­mie » sur les « cas » qui aug­mentent « de façon expo­nen­tielle » est déve­lop­pé, alors on deman­de­ra à ces per­sonnes pour quelles rai­sons elles ont vou­lu détruire des mil­lions d’emplois et des sec­teurs éco­no­miques entiers. Mais y a‑t-il un moyen d’é­touf­fer ces mani­fes­ta­tions et de rame­ner les insur­gés crain­tifs et tout penauds sous les masques et der­rière la dis­tan­cia­tion sociale ? On peut aus­si se deman­der s’il n’y a pas — der­rière la Covid-19 — un virus bien plus agres­sif avec un réel taux de léta­li­té. Ce virus pro­vo­que­rait alors une véri­table peur et de véri­tables morts qui tou­che­raient les per­sonnes de moins de 83 ans.
Mais pour cela, il est néces­saire d’empêcher l’u­ti­li­sa­tion pré­ven­tive de la chlo­ro­quine car elle est capable de neu­tra­li­ser ce nou­veau virus plus mor­tel.
C’est une hypo­thèse que j’a­vance, même si elle m’ef­fraie.
Je vous demande par­don, je suis obsé­dé par l’i­dée que l’ef­fon­dre­ment de l’é­co­no­mie n’est pas un effet secon­daire de l’é­pi­dé­mie, mais que c’est le but réel et pre­mier sou­hai­té par le Système.

En France, le Dr Raoult, avec la noti­fi­ca­tion de l’in­ter­dic­tion d’u­ti­li­ser la chlo­ro­quine, a reçu un email de la Direction Générale de la Santé, adres­sé à son hôpi­tal, dans lequel il est dit qu’il peut uti­li­ser en rem­pla­ce­ment et gra­tui­te­ment le Redemsivir (de Gilead) parce que « l’Europe l’a ache­té pour un mil­liard ». Je rap­pelle que la chlo­ro­quine a un bre­vet qui a expi­ré depuis un demi-siècle et coûte 6 euros par boîte… Pour le pro­fes­seur Raoult, le Redemsivir pro­voque une insuf­fi­sance rénale. Cela coûte à l’État, ou plu­tôt à nous, 2 100 euros par malade.

L’autre élé­ment qui me rend conspi­ra­teur est une parole de Voltaire : « Ceux qui peuvent vous faire croire en des absur­di­tés pour­ront vous faire com­mettre des atro­ci­tés ».

Des atrocités commises par ceux qui nous gouvernent

Par exemple, à lire le rap­port Migrantes (de la Conférence épis­co­pale), on découvre que 5,5 mil­lions d’Italiens ont émi­gré à l’é­tran­ger pour trou­ver du tra­vail, soit une aug­men­ta­tion de 76,6% ces 15 der­nières années … une aug­men­ta­tion égale « à celle enre­gis­trée après la Seconde Guerre mon­diale ». En 2006, les émi­grants ita­liens à l’é­tran­ger étaient de 3 à 106 000 ; en 2020, il y en a près de 5,5 mil­lions. Ce sont de jeunes adultes, de jeunes familles avec des mineurs à la remorque (+ 84,3% de la classe de 0 à 18 ans), évi­dem­ment diplô­més et diplô­més que la socié­té ita­lienne ne sait pas employer ici, et en fait ne veut pas.

Ainsi, le gou­ver­ne­ment avec sa ministre de l’Intérieur, Luciana Lamorgese, accueille des mil­liers d’im­mi­grants d’Afrique et du monde isla­mique qui ne peuvent être inté­grés, et les loge luxueu­se­ment dans des bateaux de croi­sière spé­cia­le­ment affré­tés, tout en se libé­rant en même temps et sans regrets de 5,5 mil­lions d’Italiens ins­truits, édu­qués, pré­pa­rés : « Près de 1000 ingé­nieurs nucléaires, archi­tectes, méde­cins, écri­vains, phi­lo­sophes, bio­lo­gistes et mathé­ma­ti­ciens ita­liens ont émi­gré en une semaine. 3 300 rien qu’en octobre, près de 30 000 depuis le début de l’année ».

Et toute la « cha­ri­té » et toute la « bon­té » sont réser­vées aux immi­grés clan­des­tins, aux étran­gers venus de mondes et de pays envers les­quels nous n’a­vons aucune obli­ga­tion. Et en même temps, pas une larme pour les émi­grants ita­liens, les 5 mil­lions et plus de nos enfants qui s’en vont sur le rythme obser­vé « après la guerre » alors que le pays avait été détruit.

Eh bien, c’est une atrocité

Un crime contre le peuple ita­lien. Chaque euro dépen­sé pour les « migrants » est une insulte à nos émi­grants pour les­quels il n’y a pas d’argent. Mais il y en a pour les « migrants » au nom de l’an­ti­ra­cisme. C’est une infrac­tion com­mise au nom d’un racisme inver­sé. Un crime pour­sui­vi depuis des décen­nies, au nom d’une idéo­lo­gie anti-humaine et anti-ita­lienne, tou­jours impu­nie mais que quel­qu’un devra payer un jour. Il fau­dra bien pas­ser un jour par un pro­cès de Nuremberg pour tous ces coupables.

Maurizio Blondet

1 commentaire

  1. Analyse très per­ti­nente de Maurizio Blondet. Il a tou­te­fois oublié un point com­mun entre l’Italie et la France dans cette affaire :
    en France aus­si, l’op­po­si­tion ne mérite pas son nom.
    Le Rassemblement National, la France Insoumise, ils sout tous là à cri­ti­quer les moda­li­tés du port du masque ou du confi­ne­ment. Mais aucun ne remet en cause les fon­de­ments du cau­che­mar que les Français vivent. Tous parlent de « pan­dé­mie », alors que nous n’a­vons pas de pan­dé­mie ! Tous portent le masque-muse­­lière de la sou­mis­sion.
    Si l’é­lec­tion pré­si­den­tielle avait lieu aujourd’­hui, grâce aux gui­gnols des par­tis poli­tiques, Macron serait RÉÉLU !
    Merci Le Pen ! Merci Mélenchon !

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