Les 3 Noël (1 sur 3)

18 décembre 2020 | 5 Commentaires 

En cette pé­riode de fes­ti­vi­tés hiver­nales, j’aimerais reve­nir un peu sur la fête de Noël, et sans m’y attar­der trop, en regar­der de plus près les signi­fi­ca­tions et les déclinaisons.

Tout d’abord, interrogeons nous sur l’étymologie du mot. Que signifie ce mot « Noël » ?

Presque toutes les sources vous diront que le mot vient de « nati­vi­té ». Soit. Si on en regarde la tra­duc­tion chez nos proches voi­sins, en Espagne « Navidad », en Italien « Natalizie » ou « Natale », on peut com­prendre cette ori­gine. Chez les Anglais,« Christmas » signi­fie « Messe du Christ », chez les Allemands, « Weihnachten » est la « Nuit sacrée », et en grec, « Christougenna » signi­fie « Naissance du Christ ». Mais le mot français Noël n’entre pas dans ces moules, semble t‑il. Surtout que les cir­con­vo­lu­tions sui­vies par cer­tains éty­mo­lo­gistes pour expli­quer la trans­for­ma­tion de Nael en Noël, ou l’apparition du tré­ma ne sont pas vrai­ment convain­cantes… Je pen­che­rais plu­tôt pour l’étymologie grecque avec les mots « néos » qui signi­fie nou­veau et « hé­lios » qui dé­signe le soleil. No-ël serait alors le Nouveau soleil.

Cette expli­ca­tion faite, cela me per­met d’ouvrir le pre­mier cha­pitre que j’intitulerais : « Noël reli­gieux ».
De quelque cô­té qu’on le prenne, Noël est bien avant tout une fête reli­gieuse. Mais là encore, son ori­gine ne fait pas l’unanimité. La date du 25 dé­cembre en donne peut-être une expli­ca­tion. L’anniversaire de la nais­sance du Christ n’a jamais été fê­té pen­dant l’Antiquité, pour une simple rai­son, per­sonne n’en connait la date exacte, ni pour l’année, et encore moins, on s’en doute, pour le mois et le jour.
Ce que l’on sait, c’est que cette date fut fixée pour des rai­sons sym­bo­liques au 25 dé­cembre, afin de fixer sa cir­con­ci­sion (le 8e jour) au 1er jour de l’an 1 ! L’idée en revient en l’an 532 au moine Denys le Petit qui plaça l’annonciation le 25 mars et la nais­sance de Jésus neuf mois plus tard, le 25 dé­cembre de l’année 753 de Rome. Ces dates ser­vant tou­jours aujourd’hui de base au calen­drier de l’église catho­lique.
Mais si on y regarde encore de plus près, on s’aperçoit que cette date n’a pas été choi­sie au hasard. Le 25 dé­cembre est la pé­riode où pra­ti­que­ment tous les peuples fê­taient le retour du soleil invain­cu, autre­ment dit le sol­stice, la fête païenne par excel­lence. C’est l’époque éga­le­ment, où à Rome se dé­rou­laient les Saturnales, fête en l’honneur du dieu Saturne, comme son nom l’indique, et pen­dant les­quelles on orga­ni­sait des grands repas et on s’échangeait des cadeaux, les bar­rières sociales dis­pa­rais­sant lors de cette pé­riode. Les mai­sons étaient dé­co­rées avec des vé­gé­taux, notam­ment du houx et du gui.
À cette époque éga­le­ment, en par­ti­cu­lier au sein des lé­gions romaines, une reli­gion fai­sait beau­coup d’adeptes : le culte de Mithra, d’origine perse, très ancien (6e siècle avant notre ère mais com­por­tant un hé­ri­tage zoroas­trien, maz­déen remon­tant au 3e mil­lé­naire avant notre ère).
Sol invictus

Les ado­ra­teurs de Mithra recon­nais­saient un dieu unique mani­fes­té par la lumière des astres, sur­tout le soleil, enne­mi des dé­mons et de la nuit. Le 25 dé­cembre consti­tuait la fête prin­ci­pale des adeptes de ce culte qui com­mé­mo­rait alors la nais­sance du dieu Mithra dans une grotte (ou sim­ple­ment sous une roche), né d’une vierge, entou­ré de pas­teurs. L’empire romain a ensuite repris cette tra­di­tion reli­gieuse en cé­lé­brant le 25 dé­cembre la nais­sance du « Sol invic­tus », le « Soleil invain­cu » renais­sant sous la forme d’un enfant nou­veau-né. Le culte mithraïque étant très lié à l’observation cé­leste, la tra­di­tion de l’étoile gui­dant les rois mages, élé­ments impor­tants de la tra­di­tion reli­gieuse perse, « venant offrir de l’encens au cas où ç’aurait été un dieu, de l’or au cas où ç’aurait été un roi ter­restre, de la myrrhe au cas où ç’aurait été un mé­de­cin » (té­moi­gnage de Marco Polo) en est éga­le­ment issue.
Contrairement au Christ, Mithra n’est pas l’image du dieu créa­teur de toutes choses. Il n’est que l’intercesseur envoyé par­mi les hommes. D’après Zoroastre, sa nais­sance a été préa­la­ble­ment annon­cée « Écoutez, que je vous ré­vèle le mys­tère pro­di­gieux concer­nant le Grand Roi qui doit venir dans le monde. En effet, à la fin des temps, un enfant sera conçu et for­mé avec tous ses membres dans le sein d’une vierge, sans que l’homme l’ait appro­ché. Il sera pareil à un arbre à la belle ramure et char­gé de fruits, se dres­sant sur un sol aride. Les habi­tants de cette terre s’opposeront à sa crois­sance et s’efforceront de le dé­ra­ci­ner du sol, mais ils ne pour­ront point. Alors ils se sai­si­ront de lui et le tue­ront sur le gibet. La terre et le ciel por­te­ront le deuil de sa mort vio­lente et toutes les familles des peuples pleu­re­ront. Il ouvri­ra la des­cente vers la pro­fon­deur de la terre, et de la pro­fon­deur il mon­te­ra vers le haut. Alors, on le ver­ra venir avec l’armée de la lumière, por­té sur les blanches nuées ; car il sera l’enfant conçue de la Parole gé­né­ra­trice de toutes choses. »

On comprend mieux avec ces éléments le choix dans la date du 25 décembre

Il faut éga­le­ment pré­ci­ser que les fêtes liées au sol­stice d’hiver ne sont pas une spé­cia­li­té mé­di­ter­ra­néenne, loin de là. Dans le monde ger­ma­nique et scan­di­nave en par­ti­cu­lier, la fête de Noël cor­res­pond à l’ancienne fête de Yule. C’est le temps des veillées où l’on chante et où l’on raconte des his­toires en festoyant.Tour Yule

Comme dans le reste de l’empire romain, la chris­tia­ni­sa­tion vien­dra petit à petit rem­pla­cer l’antique fête païenne et y inté­gre­ra d’autres sym­boles comme le gui : chez les Germains, Yule cé­lé­brait en effet la mort d’un arbre-dieu, le Roi de Houx, abat­tu par son sem­blable, le Roi de Chêne (le com­bat et sa fin étaient inver­sés lors du sol­stice d’été).

Dans la mytho­lo­gie scan­di­nave, Yule était le moment venu pour Odin de rendre visite à ses enfants ter­restres. Accompagné d’autres dieux, il visi­tait ain­si chaque mai­son pour ré­com­pen­ser ceux qui avaient bien agi durant l’année, et lais­sait un présent dans leur chaus­sette… ou des cendres, pour ceux qui ne s’étaient pas bien comportés… Père Noël cheminée

Ça ne vous rap­pelle pas quelqu’un… ?

Patrice LEMAÎTRE

5 Commentaires 

  1. Ou alors, comme l’a tou­jours affir­mé ma mère, bre­ton­nante, « Noël » vient du bre­ton qui dit « néo éol » pour nou­veau soleil… Pourquoi pas ?

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  2. Le mot NOËL est com­po­sé de deux abré­via­tions uti­li­sées par un pape pour implan­ter la reli­gion chré­tienne en uti­li­sant des fêtes païennes
    NO = nou­vel
    EL = Hélios, le H ne se pro­non­çant pas
    qui clai­re­ment veut dire nou­veau soleil, le Christ repré­sente le soleil pour la chré­tien­té, celui-ci va prendre le pas et VAINCRE la nuit (Satan = l’adversaire)

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  3. Jean Claude,

    N’oubliez pas qu’a­près la mort de Jean (Révélation) vint l” « l’APOSTASIE » c’est à dire tout ce qui allait
    cor­rompre les textes de base dans les­quels étaient ins­crits les pré­ceptes de Dieu et du Christ ain­si que les pro­phé­ties s’a­dres­sant à notre époque. Voir LUC 21 : 10 et 11 pour le Covid 19 et la crise éco­no­mique qui s’en suit. Tout cela durant « les temps de la fin » : cal­culs d’a­près les pro­phé­ties de Daniel (1 Temp, Des Temps et un Demi Temps, depuis la prise de Jérusalem par Babylone, le Temps ayant valeur de mille ans pour Dieu (Génèse).
    Les chré­tiens qui n’ont pu res­ter fidèles ont fait des com­pro­mis­sions avec les Romains et ont adop­té leurs dieux et leurs cou­tumes, c’est l’a­po­sta­sie, tout est deve­nu cor­rom­pu. Puis le saint empire romain ger­ma­nique a dif­fu­sé toute cette « for­fai­ture » reli­gieuse.
    Cela n’empêche pas le Christ deve­nu roi (« que ton royaume vienne… ») de lais­ser finir la grande « tri­bu­la­tion » dans laquelle nous venons d’en­trer avant d’in­ter­ve­nir pour ce fameux « Armagueddon » (la ven­geance de Dieu contre tous les hommes qui se sont faits les alliés du Diable = idem le déluge).
    Il est donc temps d’ou­vrir les yeux et de cher­cher à com­prendre !
    Bien à Vous.

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    • Avant il y a L’APOCALYPSE (la révé­la­tion, la levée du voile) qui va mon­trer à tous les croyants ce que les adeptes sata­nistes ont fait, toutes les fal­si­fi­ca­tions faites sur les textes reli­gieux quels qu’ils soient et sur l’histoire de l’hu­ma­ni­té pour assou­vir les peuples pour que ceux-ci n atteignent pas la Lumière don­née au hommes et femmes, pas celui que l’on a relé­gué au rang de démon.

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  4. Beau mor­ceau choi­si de cultures comparées

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