Soutien total aux paysans

24 jan­vier 2024 | 12 Commentaires 

Nice Provence Info dif­fuse loin dans le Nooord(1) ! Un lec­teur de Flandre nous fait part de son sou­tien total aux pay­sans qu’il connait bien pour avoir des racines pay­sannes bien vivantes comme encore des mil­lions de Français.
Ce texte, beau­coup d’entre nous auraient pu l’é­crire en modi­fiant sim­ple­ment le nom du terroir.

Soutien total aux paysans !

Je suis né dans une ferme au cœur du Westhoek, au sein d’une longue lignée de boe­ren (pay­sans). Je me suis tou­jours défi­ni fiè­re­ment comme fils de pay­san. Non pas d’« agri­cul­teur » et encore moins d’ « exploi­tant agri­cole », mais de PAYSAN. Il ne fal­lait pas pro­non­cer impu­né­ment le mot de « bou­seux » en ma présence !

Je connais tous les tra­vaux d’une ferme tra­di­tion­nelle des années 1950 et 60. Pour les avoir réa­li­sés chaque fin de semaine et chaque jour de vacances sco­laires et uni­ver­si­taires. Y com­pris labou­rer avec un che­val ! Les seuls jours de congé de mes parents, c’était pour des mariages ou des enter­re­ments (les familles – par­fois très – nom­breuses étaient chose cou­rante en Flandre à l’époque). J’ai conser­vé un atta­che­ment char­nel, voire reli­gieux, à la terre et à la paysannerie.

Lors des vœux minis­té­riels, tel ministre a annon­cé que la prio­ri­té en 2024 serait l’Ukraine, tel autre l’Éducation Nationale, un troi­sième l’Hôpital, et j’en passe. Tout est « prio­ri­taire », c’est-à-dire que rien ne l’est. AUCUN n’a pro­non­cé le mot agri­cul­ture, alors que ce sec­teur éco­no­mique vital est en plein effon­dre­ment ! Des mil­liards ont été consa­crés pour les « poli­tiques de la ville »…avec les résul­tats que l’on connaît ! Des mil­liards pour l’Ukraine, alors qu’il s’agit d’une guerre per­due d’avance. Combien pour les « ter­ri­toires ruraux » comme disent les tech­no­crates pari­siens ? Macron s’en moque, sa prio­ri­té à lui, c’est l’Union Européenne, là où il espère se reca­ser en 2027.

Les pay­sans sont durs au mal. Ce ne sont pas des pleur­ni­chards. Quand ils n’en peuvent plus, ils se sui­cident (2 par jour) dans l’indifférence géné­rale. Les pay­sans sont les grands oubliés, parce que trop légi­ti­mistes. Et trop occu­pés à tra­vailler 70 heures par semaine. Avec à la clef de maigres reve­nus, infé­rieurs à ce que touchent les « deman­deurs d’asile ». Aujourd’hui la coupe est pleine !

Darmanin a annon­cé qu’il n’enverrait pas les CRS pour déga­ger l’autoroute blo­quée par les trac­teurs. La vraie rai­son est qu’« ils » ont peur ! Les pay­sans sont sou­te­nus par la popu­la­tion, et « ils » le savent ! Peu de gens sont cri­tiques envers les pay­sans, hor­mis les bobos de l’ « upper class » des métro­poles et les escro­lo­gistes aux mains blanches.

L’enjeu n’est pas seule­ment l’avenir du sec­teur agri­cole, mais il est aus­si civi­li­sa­tion­nel.
Alors sou­tien total à la révolte des der­niers pay­sans (ils ne sont plus que 487 000 en France) !

En revanche il convient de dénon­cer les véri­tables nui­sibles : les zéco­los (à ne pas confondre avec les vrais amou­reux et défen­seurs de la nature). C’est dans les métro­poles et à Paris que les zéco­los font leurs plus gros scores élec­to­raux. Alors qu’ils demeurent très mar­gi­naux dans les zones rurales.

Qui sont-ils ? Un ramas­sis d’androgynes à chi­gnon et aux mains blanches, d’étudiants en 12e année de socio­lo­gie, d’intermittents du spec­tacle, d’actrices ratées, de « cher­cheurs » au CNRS inca­pables de dis­tin­guer un navet d’une bet­te­rave, de jeunes dindes super diplô­mées dans des spé­cia­li­tés sans inté­rêt, d’antifas en peau de lapin, de militant.e.s LGBTculplus et autres trau­ma­ti­sés du slip, de para­sites « sau­veurs de la pla­nète » imbi­bés d’islamo-gauchisme et de wokisme, de jour­na­listes de gauche (pléo­nasme pour la plu­part). L’ennemi mor­tel de tous les peuples, c’est bien la bour­geoi­sie cos­mo­po­lite hors-sol des métro­poles et des centres urbains.

Jadis, les pay­sans, dont beau­coup sont chas­seurs, rem­pla­çaient les plombs de leurs car­touches par du gros sel pour éloi­gner les voleurs. C’était brû­lant, dis­sua­sif et non létal. Le gou­dron et les plumes, c’était ain­si au Far-West que l’on trai­tait les tri­cheurs, il paraît que c’était effi­cace, aussi.

Régis

Régis tracteur 1965

Me voi­ci en 1965 dans la cour de la ferme fami­liale. Un de mes frères est décé­dé à l’âge de 52 ans, suite à de nom­breux épan­dages de pro­duits phy­to­sa­ni­taires Monsanto. Avec un trac­teur iden­tique, sans cabine. Les pay­sans n’étaient pas infor­més au siècle der­nier sur les dan­gers de ces produits.

Q

Avé l’ac­cent de Michel Galabru !

12 Commentaires 

  1. Chacun y va de sa jac­que­rie caté­go­rielle qui fini­ra en eau de bou­din… C’est le moment de coa­gu­ler toutes les luttes popu­laires, d’au­tant que ça bouillonne aus­si chez nos voi­sins de l’Europe des peuples.

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  2. Paysan, agri­cul­teur, le plus noble et le seul métier au monde indis­pen­sable pour nour­rir l’hu­ma­ni­té et assu­rer sa sur­vie, la méde­cine inter­ve­nant après.

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  3. Le pro­blème, c’est que tous les pré­si­dents, droite ou gauche, sont obli­gés de res­pec­ter les déci­sions de Bruxelles. C’est à l’u­nion euro­péenne qu’il faut s’en prendre !!! Tous les pay­sans d’Europe devraient se diri­ger en trac­teurs vers Bruxelles et mettre au mur tous ces tech­no­crates gras­se­ment payés qui n’ont jamais tou­ché une fourche !!!!!!
    Ils viennent de signer en ce moment les impor­ta­tions des pou­lets du Chili !!!
    Bravo les pay­sans, heu­reu­se­ment que vous êtes là pour nous nourrir !!!!

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  4. Soutien total à tous nos petits agri­cul­teurs qui ne veulent pas entendre par­ler des syn­di­cats rois de la cor­rup­tion.
    Ils sont la fier­té de notre pays, car ils nous donnent à man­ger avec des contraintes euro­péennes qu’ils n’ap­pré­cient pas, contrai­re­ment à ce que cer­tains pour­raient en dire.
    Leur cou­rage aux labeurs doit être féli­ci­té, car c’est loin d’être un métier facile.
    Je sou­haite qu’ils tiennent sur ses routes hiver­nales. Ils auront, j’en suis sûr, tout le sou­tien et aide néces­saires de la popu­la­tion si le besoin s’en fait sen­tir.
    Courage à eux !!

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  5. Merci vieux cama­rade Pascal. Tu es un fils de boer du Westhoek comme moi et tu aurais pu être à ma place sur ce trac­teur. Nous avons eu des jeu­nesses paral­lèles, aus­si bien à la ferme (pas loin de la mienne) qu’à l’u­ni­ver­si­té (en même temps comme dit l’autre enfoi­ré). Nous savons d’où nous venons et nous n’a­vons jamais aban­don­né les valeurs trans­mises par nos parents pay­sans : achar­ne­ment au tra­vail, goût de la liber­té et de l’in­dé­pen­dance, entre autres… Puissent ces valeurs ne jamais disparaître !

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  6. J’ai dépas­sé 80 ans. J’ai vécu une grande par­tie de ma jeu­nesse en Beauce et en Bretagne. Par mes achats, je sou­tiens l’a­gri­cul­ture bio­lo­gique et les pay­sans de proxi­mi­té. Merci à Régis pour ce texte remar­quable auquel il n’y a rien à retoucher.

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  7. Certes votre dis­cours pour­rait être celui des pay­sans en géné­ral et de beau­coup d’entre nous, de tous milieux, des­cen­dants de pay­sans. Comme d’ailleurs beau­coup de ceux qui « gou­vernent ». Mais le pro­blème dépasse tous les dis­cours et jus­ti­fi­ca­tions enten­dus. Il s’agit d’une stra­té­gie (comme pour l’immigration) dont le but est de sup­pri­mer tout ce qui a trait à la sou­ve­rai­ne­té. L’UE en est un outil et est aux mains des tenants de cette finance inter­na­tio­nale. Les entre­prises mon­dia­li­sées, les grands du sec­teur ali­men­taire sont déjà for­ma­tés pour cela. Pour eux, ces mani­fes­ta­tions, c’est « pea­nuts ». Ils attendent l’érosion ou le ras le bol des bobos. On est proche du point de non-retour il faut viser les vrais cibles, tous ensemble, au plan européen.

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  8. Beau por­trait des pay­sans. J’y ajou­te­rais une touche : aimant leur terre, ils aiment aus­si leur pays. Mon grand-père pay­san a com­bat­tu sans bron­cher en 14–18, mon oncle pay­san est mon­té au maquis alors qu’il n’a­vait pas tout à fait 18 ans. Le patrio­tisme des pay­sans n’est ni cocar­dier ni osten­ta­toire, mais c’est l’un de ces sen­ti­ments vrais et pro­fonds que ces petits mar­quis de Macron et Attal ne peuvent pas comprendre.

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  9. J’ai beau­coup aimé l’a­vant der­nier para­graphe et sur­tout « les trau­ma­ti­sés du slip » !
    Malheureusement nous assis­tons un peu plus tous les jours à cet effon­dre­ment pour lequel Macron a été man­da­té depuis son arri­vée à l’Élysée. Car ce n’est pas seule­ment l’a­gri­cul­ture et les pay­sans qu’il veut tuer mais la France tout entière. Sa mis­sion est d’a­me­ner le pays au même niveau que la Grèce et de nous rui­ner par la dette. Force est de consta­ter que nous y allons tout droit dans la plus grande pas­si­vi­té. J’ai bien peur que ce sur­saut du monde pay­san arrive beau­coup trop tard et qu’il ren­tre­ra dans le rang dès que l’exé­cu­tif lui jet­te­ra quelques miettes pour le cal­mer. La FNSEA est d’ailleurs là pour ça.

    « Il y a deux manières de conqué­rir et asser­vir une nation. L’une est par l’é­pée. L’autre par la dette. »
    John Adams (1735÷1826) 2ème pré­sident des États Unis

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  10. Je suis un ami de Régis. Je sous­cris tota­le­ment à ce qui est écrit ci des­sus. La seule solu­tion est de sor­tir de l’Europe. Je ne sais pas qui lira ceci, mais je l’in­vite à regar­der la der­nière vidéo de François Asselineau sur le sujet (site Internet upr.fr)
    Pascal Maes

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  11. Nice-Provence-Info a tou­jours été à la pointe du sou­tien aux Gilets Jaunes.… Ne serait-il pas en mesure de relan­cer ceux-ci de manière à créer un mou­ve­ment plus vaste, plus effi­cace et plus nom­breux ? Macron crève de trouille, c’est le moment !

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    • Je me pose la ques­tion depuis le début : pour­quoi les Gilets Jaunes n’embrayent-ils pas le mou­ve­ment ? C’est le moment rêvé de relan­cer un grand mou­ve­ment popu­laire. Que font les médias alternatifs ?

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