
Remèdes écartés : la térébenthine
La semaine dernière nous évoquions le dioxyde de chlore, ou CDS.
Cette semaine : la térébenthine.
La semaine prochaine : le bleu de méthylène.
Restez bien à l’écoute !
L’essence de térébenthine est un liquide obtenu principalement par distillation de la résine de certains conifères, notamment des pins. Elle est constituée essentiellement de terpènes, en particulier de monoterpènes comme l’alpha-pinène et le bêta-pinène.
L’utilisation de la résine de pin et de ses dérivés est ancienne. Dans l’Antiquité, les résines de conifères étaient employées pour leurs propriétés aromatiques, antiseptiques et médicinales, mais également pour l’imperméabilisation et la conservation.
Au fil des siècles, la distillation a permis d’obtenir une fraction volatile appelée térébenthine. À partir du XVIIIᵉ et surtout du XIXᵉ siècle, elle a été largement utilisée en médecine traditionnelle et dans certaines préparations pharmaceutiques.
La térébenthine a notamment été utilisée autrefois sous forme de frictions, cataplasmes ou préparations externes, notamment pour les douleurs musculaires et articulaires, les affections respiratoires et certaines affections cutanées. Ces pratiques ont progressivement été abandonnées ou fortement encadrées en raison de la toxicité potentielle du produit.
Parallèlement, l’essence de térébenthine est devenue un produit industriel important.
Dans les médecines anciennes et populaires, on lui attribuait principalement des propriétés :
• rubéfiantes et révulsives : appliquée sur la peau, elle provoque une sensation de chaleur et une augmentation locale de la circulation ;
• antalgiques : les frictions étaient traditionnellement utilisées contre certaines douleurs musculaires et articulaires ;
• expectorantes : certains dérivés ont été utilisés historiquement dans les affections respiratoires ;
• antiseptiques : les terpènes de la térébenthine possèdent une activité antimicrobienne in vitro.
Aujourd’hui, l’essence de térébenthine est surtout utilisée dans le domaine industriel, notamment comme solvant.
En naturopathie et dans certaines approches traditionnelles, l’essence pure de térébenthine, est réutilisée suite aux travaux venus principalement des USA, et particulier le docteur Jennifer Daniels, médecin américaine, diplômée de Harvard et de l’Université de Pennsylvanie, a découvert que la térébenthine était répertoriée dans le Manuel Merck de 1899 : elle était utilisée pour soigner pratiquement toutes les maladies notamment : pneumonie, maladie des reins et du cœur, méningite, arthrite, difficultés abdominales, maladies pulmonaires etc. Actuellement dans la version actualisée du manuel de Merck, on n’y parle plus que d’empoisonnement et destruction des reins et des poumons. À croire que les anciens étaient suicidaires ou fous.
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Le docteur Daniels a réactualisé ce produit naturel qui permet de déparasiter l’organisme de manière simple et peu onéreuse. Elle l’utilise depuis 30 ans avec succès contre le candida albican, et bien d’autres maladies telles que : rhumatismes, parkinson, cancer, autisme, maladies auto-immunes… l’autorité médicale états-unienne lui a repris sa licence de médecin et donc, elle a été obligée de s’expatrier au Panama pour continuer à exercer.
D’autres auteurs ont abordé l’usage de la térébenthine. Citons : l’Allemand Andréas Kalcker, ou encore le protocole espagnol de Victoria Sanz et Karl Wagner.
Une mention particulière doit être abordée sur le déparasitage, l’un des principaux emplois de cette essence. En particulier, l’huile de Haarlem, découverte en 1696 par Claes Tilly dans la ville néerlandaise de Haarlem, elle est une combinaison d’huile essentielle de pin (térébenthine), de soufre et de lin. Cette huile était considérée comme une panacée par les marins néerlandais qui la répandirent dans les ports du monde entier. Elle est même dans le langage courant des Pays-Bas pour exprimer qu’une chose ne fournit pas la solution attendue, les Néerlandais disent : « Ce n’est pas de la Haarlemmerolie. »
L’utilisation de ce produit nécessitera de votre part une certaine recherche des protocoles existants ; en veillant surtout à ne prendre que de l’essence pure de résine de pin et non pas le produit industriel.

Un protocole de déparasitage engendrera probablement des réactions de votre organisme. En effet, les parasites peuvent relarguer des toxines et provoquer une réaction d’Herx. La crise de Jarisch-Herxheimer est une réaction temporaire d’un excès de toxines libéré dans le corps qui peine à les évacuer. Un temps d’adaptation est toujours nécessaire.
La semaine prochaine, nous aborderons le bleu de méthylène.
Bernard CHRISTIAN
Pour aller plus loin :
L’aromathérapie du Docteur Jean Valnet : Un ouvrage de référence incontournable en phytothérapie qui détaille les propriétés et les indications de l’huile essentielle de térébenthine (provenant du pin maritime) pour les voies respiratoires et les contractures musculaires.
De la Térébenthine, de son huile essentielle et de quelques produits pharmaceutiques à base de térébenthine par Émile Mouchon (1857) : Un ouvrage patrimonial disponible via la Bibliothèque Nationale de France (BNF) qui retrace l’histoire pharmaceutique et les anciens usages médicinaux de la substance.
Guides spécialisés en aromathérapie (tels que ceux de la Compagnie des Sens ou d’Aroma-Zone) : Ils recensent les fiches techniques modernes, les dosages sécurisés et les contre-indications par voie cutanée ou en diffusion.
Lire : David Lisnard ferait mieux de s’occuper des maires du 21 novembre 2025



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Un de mes fils me l’avait conseillée. Je m’en suis procuré et puis l’ai laissée aux oubliettes. Votre rappel, très intéressant, va me décider à en prendre.