
Le naufrage du Titanic : un mythe moderne funeste
Carl Gustav Jung avait intitulé l’un de ses ouvrages : Un mythe moderne(1) ; le psychologue, dans cet ouvrage paru en 1958, y traitait des soucoupes volantes. Le titre, on le voit, dénotait une pertinence certaine quant à l’importance que décrète le mot même de « mythe », puisque le phénomène perdure et qu’aucune réponse sérieuse n’a encore été apportée à son élucidation.
Le naufrage du Titanic s’est élevé au niveau de mythe moderne tel que l’entend Jung parce qu’il a profondément marqué le monde contemporain. Les dieux nous envoient en permanence des messages que nous ne savons pas, la plupart du temps, interpréter ; celui-ci est pourtant très explicite.
En 1912, le géant des mers, opportunément baptisé le Titanic, prenait pour sa première traversée une route maritime qu’il ne terminera jamais puisqu’il coulera au large de Terre-Neuve, heurté par un iceberg.
![]() Carl-Gustav Jung portrait par Alessandro Lonati |
![]() Mircea Eliade |
Un mythe, on le sait après la définition de Mircea Eliade, est un acte, ou un fait, qui, par la signification que l’inconscient collectif lui attribue, va s’ancrer dans le déroulement de l’Histoire du monde ou d’un peuple et va même influer sur son cours, voire la fonder. D’où, ensuite, l’apparition des rites, qui sont la répétition, ou la commémoration, sur un mode religieux, de l’événement fondateur. Nous n’allons pas revenir ici sur la signification du mot modernité(2) autrement que pour rappeler que ce terme signifie exactement, en langage traditionnel, le contraire de ce qui est entendu de nos jours.
Le Titanic représentait à cette époque l’emblème de ce qu’on pouvait traduire par modernité. Nous allons voir que l’épopée du Titanic préfigure symboliquement la catastrophe globale de ce qui adviendra un peu plus d’un siècle plus tard, celle que nous sommes en train de vivre.
Titanisme
Dans la mythologie grecque, les Titans forment une race originelle, archaïque, apparue avant même les dieux olympiens (ainsi appelés en raison de leur demeure, le mont Olympe) ; les Titans sont étroitement liés à l’espèce humaine quelle que soit l’origine de celle-ci ; dans un cas, les deux races sont créées par Gaïa, la Terre, (pour les hommes, issus de la Terre, c’est le mythe de l’autotochnie), dans l’autre, les humains sont créés par Prométhée, un Titan.

Prométhée, fils de Titan, est enchaîné par Zeus. Un aigle dévore son foie (Vase à figures noires, vers 560 – 550 avant J.-C.
Prométhée est en même temps le créateur de l’Homme physique (il sera fait d’argile, un mythe qu’on retrouvera plus tard repris par les religions du livre – on n’invente jamais rien), mais Prométhée est aussi l’inventeur de l’humanisme (que certains confondent avec l’amour de son prochain, et même de son lointain, de l’humanité en général et, à ce titre, le précurseur de la passion et de la mission du Christ, d’une part, mais aussi, d’autre part, du surhumanisme, considérant l’Homme comme maître des autres règnes cosmiques, la référence et l’alibi des folies matérialistes de notre monde actuel, ce que les philosophes appellent l’hubris, la démesure élevée en mode de fonctionnement de nos sociétés actuelles, la folie titanesque ; nous ne prendrons pour seul exemple, caricatural, de cette folie que celui de cette course à celui qui élèvera la plus haute tour au monde (on pense à la Tour de Babel), compétition engagée par les Bédouins milliardaires qui les distrait des courses de chameaux dont ils sont friands ; mais cette frénésie de construction verticale s’étend à l’ensemble de la planète, si bien que les villes de culture qui se distinguaient par une architecture enracinée perdent leur spécificité et sombrent dans l’anonymat et l’uniformité de ces terrifiantes mégapoles dont Oswald Spengler avait si bien annoncé la sinistre emprise.
Sept synchronicités époustouflantes à propos du Titanic
Mais nous n’oublions pas pour autant un autre symbole de l’hubris, du titanisme, dont on aura retenu le naufrage prophétique, celui du plus grand bateau de l’époque, le Titanic, si bien nommé, coulé le 15 avril 1912 par un blanc destroyer venu d’Hyperborée, le continent enfoui sous les glaces, un iceberg, avertissement très symbolique donné par les divinités au tout début du XXe siècle, annonçant les deux guerres mondiales qui allaient suivre.
Je voudrais ici révéler, à propos de ce naufrage, une suite de synchronicités pour le moins étranges, une suite qui n’est pas aussi célèbre que celle de Fibonacci mais qui est tout aussi riche en symbolisme.
L’accumulation de ces « coïncidences » ne peut pas être due au hasard ; cette évidence m’est apparue lorsque, constatant une première étrangeté, j’en ai tiré un fil qui m’a conduit à une deuxième extravagance, puis une troisième, et ainsi de suite jusqu’au nombre de 7 coïncidences significatives, toutes dûment référencées et ci-après vérifiables !
Toutes ces synchronicités sont guématriques, c’est-à-dire qu’elles ont toutes un rapport avec des nombres, des dates et des symboles.
Ce phénomène rentre parfaitement dans le cadre de la définition que Jung avait assignée à ce qu’il appelait une synchronicité : « coïncidence simultanée et significative dans l’espace-temps, entre des faits qui ne sont pas connectés, n’étant pas cause l’un de l’autre. L’important, c’est qu’une telle coïncidence soit significative car, dans le cas contraire, il ne s’agirait pas de synchronicité mais de synchronie(3). »
- Le 22 juin 2023, nous apprenions qu’un sous-marin de poche affrété pour faire découvrir l’épave du Titanic à un groupe de richissimes amateurs de sensations fortes coulait avec ses passagers à bord ; le sous-marin avait été malencontreusement dénommé : le Titan.
- Le concepteur du Titanic, Thomas Andrews (1873−1912), a coulé avec son bateau, de même que le concepteur du mini-sous-marin, Stockton Rush.
- Il s’est passé 111 ans entre les deux naufrages ; 111 : le nombre du Pôle, de la glace, de l’Hyperborée, de la Tradition primordiale.
- Ce nombre symbolique a été étudié par René Guénon dans son ouvrage Symboles de la Science sacrée paru en 1962 aux éditions NRF Gallimard, chapitre XV, page… 111, comme il se doit(4).
- Mais ce n’est pas fini ; je parlais de naufrage prophétique mais il fut aussi prophétisé. Revenons quelques années avant l’époque où ce gigantesque bateau a été construit, en 1898. Morgan Robertson, un écrivain new-yorkais, faisait paraître un roman qui s’intitulait The wreck of the Titan(5) (Le naufrage du Titan).
- Ce livre racontait le naufrage d’un navire dénommé Titan qui coule en avril à la suite d’une collision avec un iceberg ; environ 2 000 des 3 000 passagers (la même capacité que le Titanic) qu’emportait le Titan périrent, faute d’avoir pu embarquer sur des canots de sauvetage, en nombre insuffisant pour un navire de ce type (24 pour le Titan, 20 pour le Titanic) ; mais le Titan était réputé insubmersible à cause de ses 19 compartiments présumés étanches (16 pour le Titanic). Le Titanic a coulé dans la nuit du 14 au 15 avril 1912, au large de Terre-Neuve. Il mesurait 271 mètres (contre 243 pour le Titan), jaugeait 60 000 tonneaux contre 75 000 pour le Titan, filait à 23 nœuds, au maximum de sa puissance, lors de la collision, contre 25 pour le Titan, disposait, comme le Titan, de 3 hélices. 1 500 passagers sur les 2 207 qui avaient embarqué sur le Titanic ont péri.
- L’incendie de Notre-Dame de Paris le 15 avril 2019 survient le même jour que le naufrage du Titanic (qui a coulé le 15 avril 1912 à 2h 20). Ne s’agit-il pas cette fois de la destruction de sa flèche qui s’élève vers les cieux entourée de flammes alors que le Titanic plonge dans l’enfer des eaux glaciales de Terre-Neuve, non loin des côtes américaines ?
- Enfin, mon ami le professeur Paul-Georges Sansonetti me faisait remarquer que « N‑D.de Paris a pris feu exactement 666 jours après l’élection d’une majorité présidentielle favorable à l’idée d’une déconstruction(6) de l’Histoire de France. C’est comme si l’embrasement de ce chef‑d’œuvre répondait tragiquement à l’indifférence des Français quant à leur mémoire collective », me disait-il.
Les dieux s’adressent aux hommes en émettant des signes, et des signaux d’avertissement en période apocalyptique, qu’il appartient aux humains d’interpréter ; la synchronicité, les coïncidences significatives, font partie du langage symbolique de puissances divines bienveillantes que tout homme attentif peut comprendre afin de prendre les mesures en conséquence.
Nos contemporains sont assommés par le déferlement satanique de propagandes en tous genres, abrutis quotidiennement par des épandages chimiques aériens, coupés de tous liens avec leur environnement et avec la nature, affaiblis par de faux vaccins destinés à les tuer ou à les transformer en robots ou en esclaves. Nos semblables ne réagissent plus, dans leur ensemble, aux moindres stimuli, ils sont apathiques, plongés dans une torpeur morbide, comme lobotomisés, prêts à disparaître dans un sommeil profond.
Combien sont encore assez lucides pour comprendre que les puissants de la planète, nos propres dirigeants, veulent nous faire disparaître par tous les moyens mis à leur disposition par des forces sataniques auxquelles ils sont soumis ? Combien comprennent que tous les horribles événements qui viennent nous affecter (à l’heure où j’écris, des incendies gigantesques), ne sont pas le fait du hasard ou des fatalités naturelles mais un projet orchestré de longue date sur toute la planète pour réduire sa population ?
Nos contemporains sont assommés par le déferlement satanique de propagandes en tous genres, abrutis quotidiennement par des épandages chimiques aériens, coupés de tous liens avec leur environnement et avec la nature, affaiblis par de faux vaccins destinés à les tuer ou à les transformer en robots ou en esclaves. Nos semblables ne réagissent plus, dans leur ensemble, aux moindres stimuli, ils sont apathiques, plongés dans une torpeur morbide, comme lobotomisés, prêts à disparaître dans un sommeil profond.
Combien sont encore assez lucides pour comprendre que les puissants de la planète, nos propres dirigeants, veulent nous faire disparaître par tous les moyens mis à leur disposition par des forces sataniques auxquelles ils sont soumis ? Combien comprennent que tous les horribles événements qui viennent nous affecter (à l’heure où j’écris, des incendies gigantesques), ne sont pas le fait du hasard ou des fatalités naturelles mais un projet orchestré de longue date sur toute la planète pour réduire sa population ?
Pierre-Émile Blairon
Les articles du même auteur
Un mythe moderne. « Des signes du ciel », Gallimard, coll. « Folio essais »
| Voir à ce sujet mon ouvrage La Roue et le sablier où un paragraphe lui est consacré, page 40 | ![]() |
Miguel Rojo Sierra, Introduction à la lecture de C.G. Jung, Georg éditeur

Élections législatives du 18 juin 2017
Pierre-Émile Blairon a également publié :



