Les généraux sur la Place d’Armes

26 avril 2021 | 8 Commentaires 

Le site inter­net Place d’Armes a publié le 14 avril 2021(1) une lettre ouverte au Président de la République, aux membres du gou­ver­ne­ment et au Parlementaires.

Communauté Militaire Engagée - Place d_Armes

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Cette lettre ouverte fut publiée en avant-pre­mière dans le Journal d’Aix-les-Bains le 8 avril 2021, puis reprise in exten­so dans le numé­ro de Valeurs Actuelles de mer­cre­di der­nier le 21 avril 2021.
Nous repre­nons à notre tour cette lettre qui repré­sente une oppor­tu­ni­té excep­tion­nelle de faire bou­ger les lignes :

Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs du gou­ver­ne­ment,
Mesdames, Messieurs les parlementaires,

L’heure est grave, la France est en péril, plu­sieurs dan­gers mor­tels la menacent. Nous qui, même à la retraite, res­tons des sol­dats de France, ne pou­vons, dans les cir­cons­tances actuelles, demeu­rer indif­fé­rents au sort de notre beau pays.

Nos dra­peaux tri­co­lores ne sont pas sim­ple­ment un mor­ceau d’étoffe, ils sym­bo­lisent la tra­di­tion, à tra­vers les âges, de ceux qui, quelles que soient leurs cou­leurs de peau ou leurs confes­sions, ont ser­vi la France et ont don­né leur vie pour elle. Sur ces dra­peaux, nous trou­vons en lettres d’or les mots « Honneur et Patrie ». Or, notre hon­neur aujourd’hui tient dans la dénon­cia­tion du déli­te­ment qui frappe notre patrie.

– Délitement qui, à tra­vers un cer­tain anti­ra­cisme, s’affiche dans un seul but : créer sur notre sol un mal-être, voire une haine entre les com­mu­nau­tés. Aujourd’hui, cer­tains parlent de racia­lisme, d’indigénisme et de théo­ries déco­lo­niales, mais à tra­vers ces termes c’est la guerre raciale que veulent ces par­ti­sans hai­neux et fana­tiques. Ils méprisent notre pays, ses tra­di­tions, sa culture, et veulent le voir se dis­soudre en lui arra­chant son pas­sé et son his­toire. Ainsi s’en prennent-ils, par le biais de sta­tues, à d’anciennes gloires mili­taires et civiles en ana­ly­sant des pro­pos vieux de plu­sieurs siècles.

– Délitement qui, avec l’islamisme et les hordes de ban­lieue, entraîne le déta­che­ment de mul­tiples par­celles de la nation pour les trans­for­mer en ter­ri­toires sou­mis à des dogmes contraires à notre consti­tu­tion. Or, chaque Français, quelle que soit sa croyance ou sa non-croyance, est par­tout chez lui dans l’Hexagone ; il ne peut et ne doit exis­ter aucune ville, aucun quar­tier où les lois de la République ne s’appliquent pas.

– Délitement, car la haine prend le pas sur la fra­ter­ni­té lors de mani­fes­ta­tions où le pou­voir uti­lise les forces de l’ordre comme agents sup­plé­tifs et boucs émis­saires face à des Français en gilets jaunes expri­mant leurs déses­poirs. Ceci alors que des indi­vi­dus infil­trés et enca­gou­lés sac­cagent des com­merces et menacent ces mêmes forces de l’ordre. Pourtant, ces der­nières ne font qu’appliquer les direc­tives, par­fois contra­dic­toires, don­nées par vous, gouvernants.

Les périls montent, la vio­lence s’accroît de jour en jour. Qui aurait pré­dit il y a dix ans qu’un pro­fes­seur serait un jour déca­pi­té à la sor­tie de son col­lège ? Or, nous, ser­vi­teurs de la Nation, qui avons tou­jours été prêts à mettre notre peau au bout de notre enga­ge­ment – comme l’exigeait notre état mili­taire, ne pou­vons être devant de tels agis­se­ments des spec­ta­teurs passifs.

Aussi, ceux qui dirigent notre pays doivent impé­ra­ti­ve­ment trou­ver le cou­rage néces­saire à l’éradication de ces dan­gers. Pour cela, il suf­fit sou­vent d’appliquer sans fai­blesse des lois qui existent déjà. N’oubliez pas que, comme nous, une grande majo­ri­té de nos conci­toyens est excé­dée par vos lou­voie­ments et vos silences coupables.

Comme le disait le car­di­nal Mercier, pri­mat de Belgique : « Quand la pru­dence est par­tout, le cou­rage n’est nulle part. » Alors, Mesdames, Messieurs, assez d’atermoiements, l’heure est grave, le tra­vail est colos­sal ; ne per­dez pas de temps et sachez que nous sommes dis­po­sés à sou­te­nir les poli­tiques qui pren­dront en consi­dé­ra­tion la sau­ve­garde de la nation.

Par contre, si rien n’est entre­pris, le laxisme conti­nue­ra à se répandre inexo­ra­ble­ment dans la socié­té, pro­vo­quant au final une explo­sion et l’intervention de nos cama­rades d’active dans une mis­sion périlleuse de pro­tec­tion de nos valeurs civi­li­sa­tion­nelles et de sau­ve­garde de nos com­pa­triotes sur le ter­ri­toire national.

On le voit, il n’est plus temps de ter­gi­ver­ser, sinon, demain la guerre civile met­tra un terme à ce chaos crois­sant, et les morts, dont vous por­te­rez la res­pon­sa­bi­li­té, se comp­te­ront par milliers.

Capitaine Jean-Pierre FABREBERNADAC
Ancien offi­cier de l’Armée de Terre et de la Gendarmerie, auteur de 9 ouvrages

Dès sa pre­mière dif­fu­sion, la lettre est signée par une ving­taine de géné­raux, et non des moindres :
Général de Corps d’Armée (ER) Christian PIQUEMAL (Légion Étrangère), géné­ral de Corps d’Armée (2S) Gilles BARRIE (Infanterie), géné­ral de Division (2S) François GAUBERT ancien Gouverneur mili­taire de Lille, géné­ral de Division (2S) Emmanuel de RICHOUFFTZ (Infanterie), géné­ral de Division (2S) Michel JOSLIN DE NORAY (Troupes de Marine), géné­ral de Brigade (2S) André COUSTOU (Infanterie), géné­ral de Brigade (2S) Philippe DESROUSSEAUX de MEDRANO (Train), géné­ral de Brigade Aérienne (2S) Antoine MARTINEZ (Armée de l’air), géné­ral de Brigade Aérienne (2S) Daniel GROSMAIRE (Armée de l’air), géné­ral de Brigade (2S) Robert JEANNEROD (Cavalerie), géné­ral de Brigade (2S) Pierre Dominique AIGUEPERSE (Infanterie), géné­ral de Brigade (2S) Roland DUBOIS (Transmissions), géné­ral de Brigade (2S) Dominique DELAWARDE (Infanterie), géné­ral de Brigade (2S) Jean Claude GROLIER (Artillerie), géné­ral de Brigade (2S) Norbert de CACQUERAY (Direction Générale de l’Armement), géné­ral de Brigade (2S) Roger PRIGENT (ALAT), géné­ral de Brigade (2S) Alfred LEBRETON (CAT), méde­cin Général (2S) Guy DURAND (Service de Santé des Armées), contre-ami­ral (2S) Gérard BALASTRE (Marine Nationale).

Képis

La Place d’Armes ne doit pas servir qu’aux cérémonies funéraires

Si le gou­ver­ne­ment n’a pas réagi offi­ciel­le­ment à ce texte, plu­sieurs per­son­na­li­tés poli­tiques se sont expri­mées à la suite de ce pavé dans la mare aux canards de l’exécutif.

À droite, Marine Le Pen a immé­dia­te­ment réagi et a pro­po­sé à ces géné­raux de la rejoindre : « Je vous invite à vous joindre à notre action pour prendre part à la bataille qui s’ouvre (…) qui est avant tout la bataille de la France ». La pré­si­dente du Rassemblement National a pré­ci­sé : « Comme citoyenne et comme femme poli­tique, je sous­cris à vos ana­lyses et par­tage votre afflic­tion. Comme vous, je crois qu’il est du devoir de tous les patriotes fran­çais, d’où qu’ils viennent, de se lever pour le redres­se­ment et même, disons-le, le salut du pays. »

Florian Philippot, lui, a applau­di : « 20 géné­raux fran­çais appellent au patrio­tisme ! Belle ini­tia­tive, vive la France éter­nelle ! »

Les ins­ti­ga­teurs de la lettre ont publié le 24 avril une lettre qui recadre un peu ces deux par­ti­sans un peu trop hâtifs :

En réponse à Marine LE PEN

Nous avons été sur­pris en lisant la lettre ouverte de Marine Le Pen dans « Valeurs actuelles », lettre écrite suite à l’ar­ticle : « Pour un retour de l’honneur de nos gou­ver­nants » : 20 géné­raux appellent Macron à défendre le patrio­tisme ». Il nous paraît impor­tant d’ef­fec­tuer une mise au point et deux remarques rela­ti­ve­ment aux pro­pos de la pré­si­dente du Rassemblement National.

Une mise au point : Madame Le Pen a par­fai­te­ment la légi­ti­mi­té d’at­ti­rer à elle des géné­raux. C’est son droit et cha­cun des mili­taires qui a signé la « lettre aux gou­ver­nants » a la pos­si­bi­li­té sui­vant ses convic­tions de répondre favo­ra­ble­ment à sa demande. Mais ceci n’en­gage en rien « Place d’Armes ». Notre site n’a pas pour but d’ai­guiller ses membres vers un par­ti, chaque adhé­rent pos­sède le dis­cer­ne­ment néces­saire pour trou­ver seul sa voie politique.

Deux remarques :
• Il est pour le moins mal­adroit d’ef­fec­tuer une opé­ra­tion de « raco­lage » pour des objec­tifs élec­to­raux. Elle aurait pu sim­ple­ment se dire en phase avec nos pré­oc­cu­pa­tions. De plus, qu’elle se ras­sure, nous n’en res­te­rons pas à de simples exhor­ta­tions. Notre com­bat com­mence à peine, nous ne lâche­rons rien tant que nous n’au­rons pas atteint notre but : sau­ver notre pays de la des­truc­tion.
• Ensuite, et peut-être le plus grave dans sa lettre, est la mécon­nais­sance totale du monde mili­taire. En effet sur le mil­lier de signa­taires (et il en arrive de nou­veaux en per­ma­nence), elle a pri­vi­lé­gié les seuls vingt géné­raux. Or si les armées sont com­man­dées par des géné­raux, aucun géné­ral n’exis­te­rait sans la troupe et par troupe j’en­tends aus­si bien les hommes du rang que les sous-offi­ciers et les offi­ciers. En met­tant exclu­si­ve­ment en avant 18 gra­dés de haut rang elle a négli­gé les 980 autres mili­taires qui se sont enga­gé en para­phant notre missive.

Place d’Armes

Mais cette lettre a éga­le­ment sus­ci­té des réac­tions de la gauche soixante-hui­tarde :
Mélenchon tout d’a­bord pour qui : « Stupéfiante décla­ra­tion de mili­taires s’arrogeant le droit d’appeler leur col­lègue d’active à une inter­ven­tion contre les isla­mo­gau­chistes. Il est temps de se mobi­li­ser pour défendre les valeurs que ces gens pié­tinent. »

Son lieu­te­nant Éric Coquerel n’est pas en reste : « Des mili­taires appellent à une chasse aux sor­cières, à une éra­di­ca­tion, à défendre des “valeurs civi­li­sa­tion­nelles” à rebours de la République, ça finit sur une menace de guerre civile, Le Pen salue ces appren­tis fac­tieux et ? Rien. On se réveille ? »

Du côté des « socia­listes », Benoît Hamon, qui s’y connait en Histoire, note que : « 60 ans après le début du “putsch d’Alger”, 20 géné­raux menacent expli­ci­te­ment la République d’un coup d’État mili­taire. »

Chez les « Marcheurs », on dénonce le dan­ger du côté du ter­ro­risme isla­miste, mais « en même temps », le dan­ger de « l’ul­tra­na­tio­na­lisme », les deux met­tant en dan­ger la République.

Silence gêné des autres… ou désapprobation ?

Toujours est-il que la ministre des armées, Florence Parly, a fini par réagir elle aus­si, deux jours après, en s’en pre­nant plus à Marine Le Pen qu’aux offi­ciers. On devine là la gêne du gou­ver­ne­ment, gêne tra­dui­sant un aveu d’ac­cep­ta­tion de ce délit de déli­te­ment ? « Deux prin­cipes immuables guident l’ac­tion des mili­taires vis-à-vis du poli­tique : neu­tra­li­té et loyau­té. Les mots de Madame Le Pen reflètent une mécon­nais­sance grave de l’ins­ti­tu­tion mili­taire, inquié­tant pour quel­qu’un qui veut deve­nir cheffe des armées. (…) La poli­ti­sa­tion des armées sug­gé­rée par Madame Le Pen affai­bli­rait notre outil mili­taire et donc la France. Les armées ne sont pas là pour faire cam­pagne mais pour défendre la France et pro­té­ger les Français. (…) Précisons que Marine Le Pen joue sur une confu­sion qui l’ar­range : la tri­bune irres­pon­sable publiée dans Valeurs Actuelles est uni­que­ment signée par des mili­taires à la retraite, qui n’ont plus aucune fonc­tion dans nos armées et ne repré­sentent qu’eux-mêmes. »

Patrice LEMAÎTRE

Le site Place d’Armes se pré­sente ainsi :

Notre site a deux buts :
• créer une fra­ter­ni­té d’arme d’en­traide et de cama­ra­de­rie
• peser de tout son poids pour que les valeurs incul­quées par l’Armée : Honneur Patrie et Fidélité, soient à même de nous fédé­rer, au-delà des cli­vages poli­tiques, pour pré­ser­ver notre nation.

Le site Place d’Armes appelle à par­ti­ci­per à l’o­pé­ra­tion « lettre ouverte » car on n’est pas obli­gé d’être géné­ral pour défendre le drapeau :

Ce site est ouvert à tous les mili­taires à la retraite, d’ac­tive, et de réserve qui aiment la France et réa­lisent que celle-ci est au bord du gouffre. Aujourd’hui nos enne­mis sont dans la place, aus­si devons-nous nous regrou­per quel que soit notre arme ou notre grade pour mon­trer que nous sommes mobi­li­sés pour défendre notre drapeau.

Il est ouvert en pre­mier aux retrai­tés car leur expres­sion est libre et sou­vent inci­sive, de plus elle n’est pas sou­mise au devoir de réserve.

Il est ouvert aux per­son­nels d’ac­tive qui peuvent sou­le­ver des pro­blèmes géné­raux inhé­rents à l’ins­ti­tu­tion mili­taire, appor­ter des élé­ments d’actualité sur l’institution ou réagir aux évè­ne­ments majeurs secouant notre socié­té en s’ex­pri­mant à tra­vers le blog.

Il est ouvert enfin aux réser­vistes qui ayant fait le choix de conser­ver un pied dans le cadre mili­taire peuvent par leurs posi­tions prendre le pouls de notre pays face aux forces toxiques qui l’assaillent.

8 Commentaires 

  1. Ancien ins­pec­teur des Troupes de Marine, héri­tières des Troupes Coloniales, j’ai l’impérieux devoir de prendre es qua­li­té leur défense morale, en réac­tion à votre dia­bo­li­sa­tion de la colo­ni­sa­tion. Ma car­rière d’officier colo­nial épa­noui, à la char­nière de la colo­ni­sa­tion et de la déco­lo­ni­sa­tion de l’Afrique, me confère le double carac­tère d’acteur de ter­rain et de témoin pri­vi­lé­gié. Je me sens donc par­fai­te­ment qua­li­fié pour vous admi­nis­trer une salu­taire leçon d’histoire que vous n’aurez pas volée.
    Tout d’abord, je dois vous rap­pe­ler que la concep­tion de l’épopée colo­niale de la France fut l’œuvre de grands Républicains appar­te­nant au Panthéon de votre obé­dience poli­tique.
    N’est-ce pas Jules Ferry qui a vou­lu « por­ter la civi­li­sa­tion aux races infé­rieures » ?
    Albert Sarraut a défi­ni notre « poli­tique indi­gène comme étant la Déclaration des Droits de l’Homme inter­pré­tée par Saint Vincent de Paul » (sic).
    De son côté, Léon Blum a décla­ré en 1925 à la tri­bune du Palais Bourbon « il est du devoir des races supé­rieures de venir en aide aux races infé­rieures ».
    Et hon­ni soit qui mal y pense de ce voca­bu­laire !!!
    Les pres­ti­gieux arti­sans de cette grande œuvre huma­niste s’appelèrent Gallieni, Lyautey, Savorgnan de Brazza, Auguste Pavie, Charles de Foucauld et autre doc­teur Schweitzer, figures de proue d’une nom­breuse cohorte de valeu­reux exé­cu­tants plus humbles.
    Résumons leur œuvre à l’essentiel. Ils ont d’abord libé­ré les popu­la­tions autoch­tones du joug san­gui­naire de ce que l’on a appe­lé les « rois nègres », à la source de l’immonde chaîne de l’esclavage qu’ils ont abo­li. Ils ont mis un terme aux per­pé­tuelles guerres tri­bales qui sai­gnaient à blanc le conti­nent afri­cain, appor­tant un siècle de « paix fran­çaise ». A défaut d’une totale liber­té qui n’était pas l’aspiration prio­ri­taire, ils ont appor­té l’Ordre et la Justice de nos admi­rables admi­nis­tra­teurs colo­niaux. Ils ont éra­di­qué les épi­dé­mies qui anéan­tis­saient des tri­bus entières. Ils ont fait dis­pa­raître les endé­miques famines qui aggra­vaient la dépo­pu­la­tion.
    Libre à vous, mon­sieur Macron, de pen­ser que les conquêtes de la Liberté, de la Paix et de la Santé sont des crimes contre l’humanité !
    Il est de notre devoir de Français d’honorer la mémoire de tous ceux qui ont lais­sé leur vie dans cette gran­diose aven­ture humaine dont nous devons être fiers. J’ai pu me recueillir sur bon nombre de leurs sépul­tures, qui jalonnent notre épo­pée colo­niale. J’ai fait tout ce qui était en mon pou­voir pour remé­dier à leur état lamen­table, jusqu’à m’attirer les foudres d’une admi­nis­tra­tion loin­taine. En ces lieux émou­vants, cadres et simples sol­dats côtoient leurs frères d’armes du ser­vice de san­té, par­ti­cu­liè­re­ment éprou­vés par leur place en pre­mière ligne des épi­dé­mies. Ces Français de condi­tion
    modeste avaient votre âge, mon­sieur Macron. Ils avaient quit­té cou­ra­geu­se­ment le cocon métro­po­li­tain pour ser­vir la France au loin sans esprit de lucre et au mépris des dan­gers encou­rus. Alors, de grâce, dai­gnez leur accor­der un mini­mum de res­pect.
    Voilà, mon­sieur Macron, ce que j’ai eu à cœur de vous dire. Au Tribunal de l’Histoire devant lequel je vous ai fait com­pa­raître, je laisse à votre conscience et au suf­frage uni­ver­sel le soin de pro­non­cer le verdict.

    Général de corps d’armée
    Michel Franceschi

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    • J’ai été très ému par cette lettre qui vient du coeur. Fils d’ad­mi­nis­tra­teur des colo­nies ou de la France d’Outre Mer, j’ai pu admi­rer le tra­vail admi­rable de mon père qui tra­çait des routes, construi­sait des écoles et des dis­pen­saires, ren­dait la jus­tice.
      Je me suis sen­ti insul­té par les paroles de Macron sur la colo­ni­sa­tion. Qu’il soit ins­crit au champ du déshon­neur de la France !

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  2. Après la France pro­fonde (les Gilets jaunes) voi­ci le corps mili­taire (patriote par essence) qui s’é­broue enfin devant le répu­bli­ca­nisme de bas niveau et l’eu­ro­péisme des­truc­teur des Nations ins­til­lés par petites touches depuis VGE.
    Il faut les suivre et les encou­ra­ger… mais CE NE SONT PAS DES POLITIQUES ! Alors qu’ils s’a­lignent der­rière une mou­vance poli­tique patriote sans quoi ce sera le souf­flé qui se dégonfle ou le coup d’État militaire.

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  3. Tous les Présidents de la République se recom­mandent du Gal de Gaulle qui avait su se conten­ter de sa retraite de géné­ral sans avoir à pui­ser dans les caisses de la République, alors que tant d’autres suc­ces­seurs ont fait le contraire met­tant à mal l’é­co­no­mie de notre pays. De nom­breux chef d’Etat, Allemagne, Canada, Croatie, et d’autres, n’a­busent pas et ne pro­fitent pas de l’argent public et méritent éga­le­ment d’être cités en exemple.
    La France a grand besoin, en ce moment, d’une auto­ri­té, d’une dis­ci­pline, d’une ges­tion, d’une direc­tion qui soit à la hau­teur de la Nation. Ce ne sont pas les boni­men­teurs de la poli­tique actuelle qui peuvent trou­ver la solu­tion aux dif­fé­rents pro­blèmes car ces pro­blèmes sont créés par leur inap­ti­tude et leur inca­pa­ci­té à diri­ger le pays depuis cin­quante ans.
    Courage, Messieurs, vous n’êtes pas seuls, le Peuple sau­ra recon­naître et suivre la marche qui condui­ra à son salut.

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  4. Bravo aux géné­raux !
    Enfin ! En espé­rant que ce ne soit pas déjà trop tard ?

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  5. La décla­ra­tion de ces géné­raux est par­ti­cu­liè­re­ment louable mais ce qui est impor­tant, c’est de por­ter remède aux maux qu’ils dénoncent.
    Pourquoi, depuis près d’un demi siècle, les Français portent-ils au pou­voir, par leurs votes, des hommes qui conduisent une poli­tique ouver­te­ment anti-natio­­nale (inva­sion étran­gère, fin de l’in­dé­pen­dance natio­nale, répres­sion des patriotes, déni­gre­ment de notre nation, réécri­ture et occul­ta­tion de notre Histoire etc…)?
    ‑parce que les médias sont, soit la pro­prié­ré de quelques mil­liar­daires, soit la pro­prié­té du régime,
    ‑parce que l’é­du­ca­tion des jeunes est entre les mains de l’ex­trême gauche,
    ‑parce que le monde de la culture est contrô­lé par les tenants du cos­mo­po­li­tisme
    ‑parce que des mil­lions d’é­tran­gers, qui ont été natu­ra­li­sés par le régime, votent à la place des autoch­tones les­quels ne par­viennent pas, de ce fait, à faire pré­va­loir leurs pré­oc­cu­pa­tions iden­ti­taires.
    Tout ce qui déter­mine un vote est sous l’emprise des enne­mis de la nation.
    Les dés sont donc tota­le­ment pipés !
    Il est donc néces­saire que les autoch­tones, avant qu’il ne soit trop tard, réa­lisent leur « grand ras­sem­ble­ment » afin d’en­ga­ger les luttes pour retrou­ver leur Droit légi­time à dis­po­ser d’eux mêmes.

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    • Magnifique ana­lyse… et expo­sé de la néces­si­té de voies et recours, qui, me semble-t-il, sont en train de se des­si­ner, amdul­lah ! Dieu fasse que cela se pro­duise, et aus­si­tôt que possible.

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  6. Panique dans la basse cour !

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