La propagande devenue mode de gouvernance des « démocraties »

22 sep­tembre 2021 | 2 Commentaires 

On sait que la jeu­nesse actuelle se nour­rit intel­lec­tuel­le­ment, psy­cho­lo­gi­que­ment et cultu­rel­le­ment sur les réseaux sociaux. Mais pas que… Elle tète aus­si gou­lu­ment aux pis de Netflix et notam­ment des « teen dra­ma » dont le concept, né dans les années 8090, nous vient comme tou­jours des États-Unis. Ces séries pour ado­les­cents traitent essen­tiel­le­ment de la dif­fi­cul­té du pas­sage à l’âge adulte, de la décou­verte de soi, de la sexua­li­té ou encore des rela­tions conflic­tuelles avec les parents ou les repré­sen­tants de l’autorité en général.

Quel meilleur vec­teur que celui-là pour péné­trer la matière encé­pha­lique archi-molle des jeunes et y faire du bour­rage de crâne ? Les pro­gres­sistes ne s’y sont pas trom­pés qui usent de ce moyen effi­cace pour ins­til­ler leurs idéo­lo­gies per­verses : para­noïa du racisme (tou­jours dans le sens : blanc vs noir), sexisme, homo­pho­bie, fémi­nisme hard, vali­disme et autres obses­sions en « ‑ismes » ou « ‑pho­bie ». Alors qu’autrefois, les « teen dra­ma » met­taient en scène des arché­types comme le spor­tif, le nerd, la « pom-pom girl » ou encore le rebelle, dans des envi­ron­ne­ments emblé­ma­tiques tels que le lycée, le ves­tiaire, le « milk bar », le « drive in », le bal de fin d’année, etc., aujourd’hui, le genre traite de sujets très orien­tés socié­ta­le­ment et cherche à « décons­truire les sté­réo­types ». Il s’attaque entre autre au racisme, au « gen­der iden­ti­ty », au « slut sha­ming » (atti­tudes agres­sives envers les femmes au com­por­te­ment sexuel jugé « hors-norme »), à la culture du viol, au sui­cide des ado­les­cents… Les séries « teen » actuelles sont ain­si deve­nues, plus « concer­nées », plus tra­giques et plus sombres qu’avant. En fait, elles ne sont plus des­ti­nées aux seuls ado­les­cents, elles visent désor­mais les adultes qui regardent le monde des ados. C’est là tout le génie des concep­teurs propagandistes.

Ainsi, la sai­son 3 de Sex Education, mise en ligne cette semaine, était par­ti­cu­liè­re­ment atten­due des abon­nés Netflix friands du genre. Car, en deux ans, cette série est deve­nue le porte-dra­peau des « teen shows » pro­gres­sistes et inclu­sifs dont la chaîne s’est fait le paran­gon. Mais cela n’est pas du goût de tout le monde et cer­tains médias dénoncent ce cahier des charges impo­sé. Pour essayer de cer­ner le réel impact de ces pro­duc­tions sur le public visé, le quo­ti­dien 20 Minutes a donc deman­dé leur opi­nion aux jeunes à tra­vers un son­dage réa­li­sé en ligne par OpinionWay, du 13 au 14 sep­tembre, auprès d’un échan­tillon repré­sen­ta­tif de 450 jeunes âgés de 18 à 30 ans (méthode des quotas).

Premier ensei­gne­ment : 50 % des jeunes pensent que des séries comme Sex Education per­mettent de lut­ter contre les sté­réo­types véhi­cu­lés. Plus de la moi­tié (58 %) pensent que les séries peuvent aider un peu à lut­ter contre le racisme et l’homophobie, et un tiers (32 %) en est fran­che­ment convain­cu. Nombreux sont ceux qui expliquent qu’une meilleure repré­sen­ta­ti­vi­té des mino­ri­tés est posi­tive et impor­tante pour les mino­ri­tés elles-mêmes. Cependant, ce matra­quage poli­ti­que­ment cor­rect indis­pose aus­si une par­tie des jeunes qui en per­çoivent les limites : « Aujourd’hui, dans toutes les séries il y a un “coming-out” », une mino­ri­té qui subit du racisme, ou du “girl power” en veux-tu en voi­là. Du coup, c’est tou­jours un peu les mêmes his­toires », déplore un son­dé quand un autre se lamente : « C’est chiant de devoir sys­té­ma­ti­que­ment mettre chaque mino­ri­té dans tous les films/​séries. Netflix abuse avec ça, ça en devient ridi­cule. »

Simone Ashley et Asa Butterfield, acteurs dans « Sex Education »

Netflix - Sex education

Le casting très travaiilé de « Best Summer Ever », comédie musicale pour ados

Simone Ashley et Asa Butterfield, acteurs dans « Sex Education »

Pre-teen drama de Disney : « une série qui met en vedette un personnage ostensiblement gay »

Pre-teen drama - Disney

« All American », teen drama très très inclusif (deux personnages blancs uniquement)

All American - teen drama

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Il n’empêche, ce sont quand même 65 % des jeunes qui trouvent « utile » ou « nor­mal » la pré­sence de per­son­nages LGBTI et/​ou non-blancs dans les séries ! L’efficacité de la pro­pa­gande n’est plus à démon­trer. Même si un bon tiers (35 %) concède que c’est du « poli­ti­que­ment cor­rect » et que cer­tains trouvent cela « pénible », le bilan reste inquié­tant : un sur trois seule­ment conser­ve­rait donc un esprit cri­tique. Et à y regar­der de plus près, on constate que ce reli­quat de luci­di­té concerne davan­tage les gar­çons. En effet, les plus récep­tives au bour­rage de crâne sont les jeunes femmes : elles sont 77 % (plus des trois quart !), âgées de 18 à 30 ans à avoir un avis posi­tif sur l’inclusivité dans les séries (contre 53 % des hommes seule­ment). Cette péné­tra­bi­li­té par­ti­cu­lière pour­rait-elle expli­quer, dans un tout autre domaine, que les jeunes filles se montrent plus récep­tives à la pro­pa­gande de Daesh (55 % des can­di­dats au djihad) ?

Quoi qu’il en soit, cela prouve que la pro­pa­gande a encore de beaux jours devant elle dans nos socié­tés dites « évo­luées » et pré­ten­du­ment édu­quées. Éduquées com­ment, au fait ? Par la pro­pa­gande, par­di ! Suremployée depuis le pas­sage de Najat au minis­tère de l’Éducation, quand le « migrant » (com­pre­nez l’im­mi­gré clan­des­tin ») enva­his­sait tous les pro­grammes et tous les manuels sco­laires. Le tro­pisme idéo­lo­gique de nos gou­ver­nants – et d’une grande par­tie des ensei­gnants – conti­nue à mettre le ver dans le cer­veau de nos « chères têtes blondes », qui ne le sont plus depuis long­temps d’ailleurs ! Et les édi­teurs avides de pro­fits surfent sur cette mani­pu­la­tion intel­lec­tuelle de nos enfants, quand ils ne l’anticipent pas. Belin sort un manuel d’Histoire-Géographie-Éducation civique de 6e où l’on trouve un cha­pitre inti­tu­lé « Coronavirus et confi­ne­ment : je com­prends ce qu’est l’intérêt géné­ral » dont la pro­blé­ma­tique est : « Comment cer­taines liber­tés peuvent-elles être sus­pen­dues au nom de l’intérêt géné­ral ? » Le mes­sage est on ne peut plus clair ! À noter que le même manuel titre sa pre­mière par­tie d’Histoire ain­si : « La longue his­toire de l’humanité et des migra­tions ». Comme dit Frédéric Sirgant, dans Boulevard Voltaire : ça s’appelle de l’« idéo­lo­gie cumu­la­tive ».

Le minis­tère de l’Éducation devrait logi­que­ment être rebap­ti­sé « Ministère à l’Éducation du peuple et de la pro­pa­gande », ce serait plus hon­nête et un bel hom­mage au sinistre Joseph Goebbels.

Charles ANDRÉ

« L’important n’est pas de convaincre mais de don­ner à réflé­chir. »

2 Commentaires 

  1. Et par­lons de toutes les publi­ci­tés de tout sujet repré­sen­tant obli­ga­toi­re­ment des couples de cou­leur « mixte »… ain­si que des com­mu­ni­ca­tions de l’État, même nos caisses de retraites qui s’af­fichent avec la pho­to d’un cou­plé âgé « femme blanche/​homme noir »…

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  2. Un constat impla­cable et véri­dique.
    Depuis au moins 40 ans, nos élites ont tra­vaillé à l’a­bê­tis­se­ment de la popu­la­tion, via l’é­cole et la télé. Pour les der­niers 18 mois, j’i­rai plus loin que « pro­pa­gande » en par­lant de ter­ro­risme psy­cho­lo­gique.
    Abêtissement et peur expliquent qu’a­près les aboie­ments du 12 juillet des mil­lions de gens se soient pré­ci­pi­tés vers les piquo­dromes plu­tôt que de des­cendre dans la rue

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