La guerre en Ukraine n’a pas commencé aujourd’hui

par | 28 février 2022 | 7 Commentaires 

La pro­pa­gande de guerre qui se déploie en Occident nous dépeint Poutine comme un dic­ta­teur hégé­mo­nique, tyran­nique et sanguinaire.

Pas si simple ! La guerre en Ukraine n’a pas commencé aujourd’hui.

La guerre d’Ukraine a com­men­cé il y a 8 ans suite au coup d’État de l’Euromaidan, acti­ve­ment sou­te­nu par l’UE et les États-Unis. Il s’en est sui­vi un mas­sacre du peuple, hommes, femmes et enfants, dans les régions rus­so­phones : 15 000 morts depuis 2014 dans le silence de tous nos médias subventionnés.

Milice nazie Ukraine Azov

Milice d’État Azov, inté­grée à la garde natio­nale en Ukraine

La stra­té­gie du choc, lar­ge­ment déployée par les États-Unis dans ses vel­léi­tés expan­sion­nistes, se retour­ne­rait-elle à pré­sent contre ceux-ci ?Stratégie Choc - Noami Klein

Diviser pour mieux régner, en pous­sant tou­jours plus loin ses pions. Quel pays n’a pas pris sur le coin du visage quelques bom­bi­nettes amé­ri­caines ? Quand rien ne va plus, l’Américain vitri­fie mode Hiroshima.

En atten­dant, je ne sache pas que les Russes aient bom­bar­dé la Normandie (20 000 morts) le 6 juin 44. Ni non plus que les Russes aient défi­lé vic­to­rieux sur les Champs Élysées. Pourtant, de Napoléon à Hitler, le moins qu’on puisse dire c’est que ces Russes ne sont pas ran­cu­niers, mais il ne faut pas pous­ser le bou­chon trop loin, ni réveiller l’ours qui dort !

Les derniers européens à avoir reçu les frappes américaines sont nos amis serbes

Alliés his­to­rique de la France dans les deux grandes guerres mon­diales, les Serbes sont les seuls euro­péens contre les­quels nous n’a­vons jamais été en guerre. Et pour­tant les Français se sont bat­tus contre tous les pays d’Europe, jus­qu’à la Suisse à Marignan 1515. Mais jamais la Serbie ! Et pour­tant, on a bom­bar­dé Belgrade ! On a contri­bué à arra­cher le Kosovo aux Serbes, leur terre his­to­rique, pour y ins­tal­ler un pays musul­man à notre porte. Les Américains veulent un Europe faible, écla­tée et sous sa domi­na­tion, et sur­tout, sans la Russie.

Pour mémoire : bom­bar­de­ment de Belgrade par l’OTAN en 1999. Vous vous en rappelez ?

Aujourd’hui, l’Histoire se répète, il suf­fit de rem­pla­cer Ukraine par Serbia dans ce tweet de Wonder Leyen.Tweet Ursula von der Leyen

La recon­nais­sance des deux ter­ri­toires sépa­ra­tistes en Ukraine [Serbie] est une vio­la­tion fla­grante du droit inter­na­tio­nal, de l’in­té­gri­té ter­ri­to­riale de l’Ukraine [Serbie] et des accords de Minsk [Kumanovo].
L’UE et ses par­te­naires réagi­ront avec uni­té, fer­me­té et soli­da­ri­té avec l’Ukraine [Serbie] .

US Army Word Tour

L’Occident amé­ri­ca­ni­sé est-il tom­bé, cette fois-ci, sur l’ours russe ?

Michel Lebon

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Michel Lebon

7 Commentaires 

  1. Je vous invite à repu­blier un extrait d’article dif­fu­sé par Réseau International le 12 avril 2021 et par­ta­gé sur mon blog. Cet article, de façon pré­mo­ni­toire, a annon­cé l’invasion de l’Ukraine par la Russie tout en don­nant les rai­sons de cette invasion.

    La seule façon pour les États-Unis de s’assurer un mar­ché pour leurs armes est de conser­ver l’Europe, c’est-à-dire l’OTAN, comme prin­ci­pal client etvas­sal. L’OTAN sera heu­reuse (sinon, les révo­lu­tions de cou­leur sont un bon outil pour convaincre ceux qui ont des doutes) « d’acheter » les armes des États-Unis et la « défense » de l’Europe, mais les États-Unis ont besoin que les Européens croient que des hordes d’Ivans russes à barbe arrié­rés, qui détestent la démo­cra­tie et n’acceptent que deux sexes, sont prêts à bon­dir pour pri­ver l’Europe de ses valeurs pré­fé­rées de dépra­va­tion sexuelle totale, de ses villes, éga­le­ment connues sous le nom de cloaques mul­ti­cul­tu­rels sales et d’une éco­no­mie en déclin pour les rai­sons que seuls les Américains connaissent, alors que les Russes dans leur grande majo­ri­té, en par­ti­cu­lier les jeunes Russes, ne veulent pas s’identifier comme Européens.

    Donc, pour convaincre ces 447millions de rési­dents de l’UE qu’ils ont besoin de la pro­tec­tion et des armes des États-Unis, les États-Unis ont besoin que la Russie s’engage dans laguerre en Ukraine et si cela doit se ter­mi­ner par la des­truc­tion totale, et ce sera le cas si la Russie le décide vrai­ment, des forces armées ukrai­niennes et, pro­ba­ble­ment, de l’État ukrai­nien, qu’il en soit ain­si. Les Américains ne se sont jamais vrai­ment sou­ciés de savoir com­bien d’aborigènes mour­raient, tant que cela ser­vait les inté­rêts des États-Unis. Ou, si l’on veut, un état de la condi­tion amé­ri­caine, qui se dété­riore régu­liè­re­ment parce que non seule­ment les États-Unisont de moins en moins de sub­stance, c’est-à-dire de valeur ajou­tée éle­vée, à vendre au monde, mais la for­ma­tion du monstre éco­no­mique et mili­taire de l’Eurasie fait pas­ser les États-Unis de leur sta­tut auto­pro­cla­mé, gros­siè­re­ment exa­gé­ré pour com­men­cer, d’hégémon mon­dial au statut,au mieux, d’un des rares gros bon­nets de la pla­nète. Au pire, les États-Unis sont écar­tés de l’Eurasie en tant que concur­rent viable et sont relé­gués au sta­tut de puis­sance régio­nale – tou­jours puis­sants par rap­port à leurs voi­sins conti­nen­taux mais n’ayant aucune chance d’atteindre ce deuxième nombre de 4,67milliards. C’est une grosse par­tie de la popu­la­tion et des clients.

    Imaginez main­te­nant que les États-Unis perdent l’UE. Soudain, 4,67 mil­liards deviennent 4,67 mil­liards + 447 mil­lions =5,117 mil­liards, soit 65% de la popu­la­tion de la Terre. Il s’agitd’une énorme majo­ri­té de la popu­la­tion mon­diale et, sur­tout, d’une popu­la­tion dont une gran­de­par­tie peut payer pour des biens, contrai­re­ment à ce qui se passe avec la gigan­tesque popu­la­tion de l’Afrique. De plus, cette popu­la­tion est concen­trée dans une seule masse conti­nen­tale qui est iso­lée des États-Unis par deux océans. Les États-Unis ne peuvent pas lais­ser se pro­duire cette conso­li­da­tion du mar­ché et la perte del’Europe, qui selon la pen­sée de Washington, équi­vaut à une capi­tu­la­tion. Les États-Unis doivent donc s’accrocher à l’UE, ou à ce qu’elle devien­dra une fois qu’elle s’effondrera inévi­ta­ble­ment, et l’OTAN reste le seul outil per­met­tant de sou­mettre les faibles européens.

    Source : https://dzmewordpress.wordpress.com/2022/02/28/la-dictature-des-nombres-dzmewordpress/

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  2. Pour dire simple, la Russie ne veut pas que l’Ukraine devienne le che­val de Troie de l’Otan et par consé­quent des États-Unis . Quant au Kosovo, il est la consé­quence de
    l’is­la­mo­pho­bie qui sévit en Europe.

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    • Réponse à Ahmed Miloud :
      « l’islamophobie qui sévit en Europe » dites vous. Ah bon ?
      Moi je vois plu­tôt une « isla­mo­phi­lie » qui fait que des mil­lions de musul­mans pré­fèrent vivre en France plu­tôt que dans leurs pays d’o­ri­gine. Vous expli­quez ça com­ment ?
      Et si on par­lait de la « chris­tia­no­pho­bie » des musul­mans ? qui suivent en cela les pré­ceptes du Coran.
      Pour moi un musul­man n’est fré­quen­table qu’à par­tir du moment où il a oublié le Coran.

    • On voit sur­tout que le Kosovo aurait dû res­ter serbe (donc non musul­man) et que les États-Unis foutent la merde par­tout où ils passent. Au moins, du temps de D. Trump, il n’y a pas eu d’in­ter­ven­tion­nisme impérialiste.

    • Certains com­men­taires ici sentent la haine contre les Musulmans. Ne savent-ils pas que la haine engendre la vio­lence ?
      Vivre et lais­ser vivre, telle est la voie de la paix.

    • Arrêtez avec la « haine contre les musul­mans », c’est trop facile ! Et tota­le­ment per­ni­cieux.
      Depuis l’origine, ce sont les maho­mé­tans qui prônent la haine de tout ce qui n’est pas musul­man, ain­si que l’exprime ce ver­set du Coran : « Entre nous [musul­mans] et vous [non-musul­­mans] c’est l’inimitié et la haine, à jamais, jusqu’à ce que vous croyiez en Allah, seul ! » (Coran 60.4).
      L’islam se nour­rit de haine. Il n’est rien d’autre que la haine de ce qui n’est pas lui et c’est écrit dans le Coran ! Alors, de quel côté est la haine, M. Miloud ???

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