Abandonner l’abondance ?

par | 26 août 2022 | 4 Commentaires 

Ci-des­sus, tableau de Pieter Brueghel l’Ancien (1567−1569) : Le Pays de Cocagne
Le Pays de Cocagne est, dans l’i­ma­gi­naire de cer­taines cultures euro­péennes, une sorte de para­dis ter­restre, une contrée mira­cu­leuse où la nature déborde de géné­ro­si­té pour ses habi­tants et ses hôtes. Loin des famines et des guerres, Cocagne est une terre de fêtes et de bom­bances per­pé­tuelles, où l’on prône le jeu et la paresse, et où le tra­vail est pros­crit.
Le tableau de Brueghl montre trois per­son­nages endor­mis ou som­no­lents, repus, sous un arbre qui porte une table cou­verte de mets. Un clerc, un che­va­lier et un pay­san y repré­sentent les trois ordres de la socié­té médié­vale : le cler­gé, la noblesse d’arme et la pay­san­ne­rie, tous trois ici égaux dans l’abondance et la quié­tude opu­lente.
Ici les sol­dats ont dépo­sé leurs armes, les agri­cul­teurs leur fléau, les étu­diants se couchent sur leurs livres, pour une trêve per­pé­tuelle sous les aus­pices d’une nature géné­reuse. Le pays de Cocagne peut être vu comme une expres­sion de l’aspiration à la pros­pé­ri­té uni­ver­selle, à la paix et à l’égalité, un para­dis ter­restre, une uto­pie [source Wikipédia].

Les Français, tous Abondanciers au pays de Cocagne ?

Dans sa faconde, fidèle à son « En même temps », Macron a décla­ré ce mer­cre­di 24 août, jour de la Saint Barthélémy :
« Au fond, nous vivons la fin de ce qui pou­vait appa­raître comme une abon­dance, celle des liqui­di­tés sans coût… » Vous l’a­vez compris :

… son « quoi qu’il en coûte » a vécu.

Fini les len­de­mains qui déjantent. Place aux len­de­mains qui déchantent. Le mas­sacre des Français opu­lents est annoncé.
 

Mais qui sont ces Français replets ?

Celui-ci, président du Sénat ? Ou bien…

Larcher Président Sénat - Bouffe

… celle-là ?

Mamy Poubelle Pauvreté

Il le sait, Macron, çà ? 9 mil­lions de per­sonnes vivent sous le seuil de pau­vre­té qui s’é­lève à 977 euros de reve­nus par mois. Ce sont les chô­meurs et les jeunes de 18 à 29 ans qui sont le plus tou­chés par la pau­vre­té. Quant aux autres, ceux qui ne sont pas « pauvres », ils sont plé­thore à vivre chi­che­ment, à rou­ler au gasoil et fumer leur clope pour tenir.

Et ce n’est pas tout. Macron a appe­lé le gou­ver­ne­ment à l’u­ni­té face à « la grande bas­cule »(1) qui marque la ren­trée avec la fin de l’a­bon­dance, des évi­dences et de l’in­sou­ciance. Bref, c’est du La Fontaine, après avoir été cigale, ils nous fau­dra deve­nir fourmi.La Fontaine - cigale fourmi

Pourtant, ce pro­verbe est bien fran­çais : Abondance de biens ne nuit pas. Macron qui, par ailleurs, se plait à citer Jean Jaurès, n’a pas dû rete­nir cette cita­tion : « L’abondance est le fruit d’une bonne admi­nis­tra­tion. »

Jean Jaurès - Abondance fruit bonne administration

Michel Lebon

(1) Comprendre The Great Reset, de son men­tor Klaus Schwab


Bonus :Abondance - Village Savoie

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Michel Lebon

4 Commentaires 

  1. Il n’y a qu’une solu­tion à notre pro­blème :
    « Éliminer Macron et ses sbires ».
    Le reste n’est que blabla!!!

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  2. No com­ment
    Abondance-Fin-Debut

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  3. Le nou­veau jeu qui va faire füh­reur à la ren­trée : à celui qui se ser­re­ra le plus la cein­ture. Le pre­mier prix = 5 ans d’abonnement à « comme j’aime » – 27/​08/​2022

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  4. La pho­to de Macron et Schwab au Forum Économique Mondial nous montre bien qui est inféo­dé à qui, qui se flatte d’être reçu par qui.
    Le Président de la République fran­çaise tout guille­ret parce-qu’il a l’hon­neur d’être reçu par Schwab le nazi. Vous ima­gi­nez de Gaulle ici ? Cette image montre à elle seule toute la régres­sion de la France en une génération.

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