
A t‑on besoin de jalousie pour vendre des pergolas ?
Mais que vient faire dans nos colonnes cette publicité incongrue sur les pergolas ?
Alors que la planète entre dans une profonde période chaotique, avec une nouvelle vraie guerre au Moyen-Orient après celle en Ukraine, est-il opportun de s’interroger sur l’acquisition d’une pergola ?
Pourquoi pas ?
La vie continue, et doit continuer en période de guerre. Même sir Macron clame « Nous sommes en guerre », lui-même et l’ensemble de nos dirigeants ne réduisent en rien leur train de vie. Il faut bien que ces élus et ces hauts fonctionnaires dépensent leur argent. Alors pourquoi pas des pergolas ?
Ce qui nous interpelle dans cette campagne publicitaire, c’est la démarche qui exploite la jalousie sont courantes. Certes ces publicités sont courantes. C’est qu’elles doivent être efficaces. Voici quelques exemples typiques :
1. Automobiles de luxe
« Votre voisin a une Porsche ? Vous aussi, vous pouvez l’avoir. »
→ Joue sur l’envie sociale et le statut.
2. Mode et accessoires de luxe
« Elle porte un sac Chanel. Pourquoi pas vous ? »
→ Crée un sentiment d’exclusion ou de désir d’appartenance.
3. Immobilier haut de gamme
« Ils ont une vue sur la mer. Vous aussi, vous pouvez. »
→ Exploite l’envie de confort, de prestige, de cadre de vie.
4. Technologie (smartphones, montres connectées)
« Tout le monde a la dernière Apple Watch. Et vous ? »
→ Utilise la pression sociale et la peur de manquer (FOMO).
5. Santé et beauté (régimes, cosmétiques)
« Elle a perdu 10 kg en 3 semaines. Et vous ? »
→ Joue sur la comparaison corporelle et la jalousie.
Notre fabricant français de pergolas — et nous lui souhaitons une bonne santé économique — joue lui aussi sur nos bas penchants pour vendre ses pergolas. Non pas des jalousies, des pergolas !
Dict. Jalousie : Contrevent formé de minces lattes parallèles et mobiles dont on peut faire varier l’inclinaison.
Une double persienne et une jalousie les défendaient de la chaleur dévorante du ciel des tropiques (Sue, Atar-Gull,1831, p. 28).
Ces jalousies fermées sont trop sombres ; qu’on laisse entrer le jour sans laisser entrer le soleil (Musset, Caprices Mar.,1834, I, 2, p. 137).
Par les jalousies baissées il venait assez de lumière pour accuser le désordre du matin dans la pièce (Aragon, Beaux quart.,1936, p. 119).
Et vous ? Achèterez vous une pergola pour épater vos voisins envieux ?
Il nous semble plus sensé d’acheter une pergola — encore une fois, nous n’y voyons pas d’inconvénient — parce-que vous souhaitez profiter de votre terrasse sans être accablés par le soleil lorqu’il est trop ardent. Il nous semble plus sensé de faire cet investissement pour votre bien-être — à vous — et non pas pour que les voisins viennent vous photographier.
Et vous ? Enviez vous votre voisin parce-qu’il a une pergola ?
Il est temps que les publicitaires comprennent que nous avons changé d’époque
Ces slogans sont d’un autre âge : l’âge du consumérisme des Trente glorieuses, du matérialisme, de la frime, du paraître, l’Âge de fer diront certains(1).
Cette notion d’Âge de fer est régulièrement développée dans nos colonnes.
Par exemple Pierre-Émile Blairon écrivait le 21 septembre 2025, dans Quelle est donc cette « civilisation judéo-chrétienne » à laquelle nous appartiendrions ? :
« Pour ma part, comme je suis primordialiste, (tenant de la Tradition primordiale). Je remonte notre passé aux débuts de notre cycle, celui qui s’achève actuellement, qui a commencé, selon les sources traditionnelles il y a 64 800 ans ; sa dernière partie, la plus courte, l’Âge de fer, aura duré environ 6 480 ans(2) ; il lui reste quelques années, ou quelques dizaines d’années avant de disparaître dans un cumul de catastrophes de toutes sortes, naturelles et humaines ; mais notre cycle n’est que l’un des nombreux cycles qui ont déroulé leurs anneaux pendant des millénaires et ont disparu l’un après l’autre, toujours de la même façon, depuis l’apparition du peuple-source, qui vivait en Hyperborée, ce continent qui serait désormais enfoui sous les glaces(3). »
À peu de chose près, à l’apparition des peuples indo-européens, si l’on s’en tient à la chronologie officielle.
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Voir les travaux du mathématicien indien Bal Gangadhar Tilak (1856−1920) : Orion ou Recherche sur l’antiquité des Védas et L’Origine Polaire de la Tradition védique éditions Edidit & Archè, Milan et Paris. « Tilak effectue des recherches sur les textes des Védas [qui] l’amènent à défendre la théorie d’une origine arctique de la tradition indo-européenne. Sa thèse influence profondément le philosophe italien Julius Evola. Elle est reprise par Jean Haudry. » (Wikipedia). Voir aussi Adriano Romualdi (trad. de l’italien par le professeur Jean Haudry), La question d’une tradition européenne, Akribeia, 2014.



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