
Du duel au tabassage
Il fut un temps — pas si lointain — où les contentieux se réglaient au duel.
Le duel, tel qu’il a été pratiqué historiquement (surtout en Europe occidentale et particulièrement en France du XVIe au XIXe siècle), portait un ensemble de valeurs morales et sociales très codifiées. Il n’était pas un simple combat violent, mais un rituel structuré visant à rétablir un équilibre rompu, souvent par une offense perçue. Ces valeurs étaient ancrées dans un code de l’honneur (le « point d’honneur »), qui transcendait parfois la loi étatique.Voici les principales valeurs portées par le duel, selon les analyses historiques et philosophiques :
- L’honneur (valeur centrale et absolue)
L’honneur était considéré comme plus précieux que la vie elle-même. Une insulte, une calomnie ou un affront public le blessait irrémédiablement ; le duel servait à le « laver » ou à le rétablir. Refuser un duel légitime équivalait à une perte d’honneur définitive, souvent pire que la mort. C’était une valeur intrinsèquement masculine, liée à la virilité, à la dignité et à la reconnaissance sociale. - Le courage (ou bravoure)
Affronter son adversaire en face, sans fuir, démontrait le courage physique et moral. Le duel valorisait la capacité à risquer sa vie pour défendre ses principes, plutôt que de recourir à la ruse, à la vengeance sournoise ou à la justice publique (vue comme humiliante pour un homme d’honneur). C’était une preuve de virilité et de maîtrise de soi. - La justice personnelle /l’équité
Le duel était perçu comme une forme de justice privée ou de jugement de Dieu (ordalie), surtout aux origines. Il permettait de trancher un différend sans recourir à l’État ou aux tribunaux, jugés parfois corrompus, lents ou inégalitaires. Les règles strictes (témoins, armes égales, pas de traîtrise) visaient à assurer une égalité des chances, transformant le combat en une sorte de « tribunal de l’honneur ». - La dignité et le respect de soi /d’autrui
Accepter ou proposer un duel reconnaissait l’adversaire comme un égal digne de se mesurer à soi (exception faite des « disqualifiés » ou inférieurs sociaux). C’était une marque de respect mutuel, même dans la haine : on ne se battait pas avec n’importe qui. Le duel limitait la violence anarchique (vengeances familiales, bagarres collectives) en la ritualisant. - La liberté individuelle
Le duel incarnait une résistance à l’autorité centrale (monarchie absolue, puis État moderne). Il affirmait le droit de régler ses affaires soi-même, sans intermédiaire, et revendiquait une indépendance face à la loi commune. Au XIXe siècle, la bourgeoisie s’en empara comme d’une « conquête révolutionnaire » : le « droit à l’honneur » démocratisé. - La maîtrise de soi et la retenue
Paradoxalement, le duel codifié imposait une discipline : négociations par témoins, choix d’armes, règles précises, arrêt possible sur blessure. Il valorisait la retenue et la maîtrise émotionnelle, opposées à la barbarie impulsive.
Ces valeurs étaient surtout défendues par les élites (noblesse, puis bourgeoisie et militaires), qui voyaient dans le duel un ciment social, un marqueur de distinction et un « refuge » éthique dans des périodes de crise (défaite de 1870, par exemple). Cependant, elles étaient critiquées dès l’époque : l’Église y voyait un péché d’orgueil et un défi à Dieu ; les philosophes (comme Pascal ou Bacon) dénonçaient une fausse conception de l’honneur ; l’État le réprimait comme atteinte au monopole de la violence légitime.Aujourd’hui, le duel est aboli et condamné (interdit en France depuis 1623 par Richelieu, puis renforcé sous Louis XIV et au XIXe), car il contredit les valeurs modernes dominantes : primauté de la justice étatique, égalité devant la loi, sacralisation de la vie humaine, rejet de la violence privée.
En résumé, le duel portait des valeurs aristocratiques et viriles d’honneur, courage, justice personnelle, dignité et liberté individuelle, mais au prix d’une violence ritualisée qui a fini par être vue comme archaïque et incompatible avec la société contemporaine.
Le dernier duel en France se déroula le 21 avril 1967 et opposait deux parlementaires :
• Gaston Defferre, maire de Marseille, député SFIO et président de son groupe à l’Assemblée nationale, et
• le très gaulliste René Ribière, élu du Val‑d’Oise, révoqué de la préfectorale pour avoir assisté, en tenue de sous-préfet, à une manifestation du Rassemblement du Peuple Français (RPF).

Même s’il s’agissait ici d’une mascarade, cet affrontement s’inscrit dans la persistance du code d’honneur où deux hommes s’affrontent à armes égales.
Nous retrouvons ce code d’honneur dans les sports de combat — pas toujours — où le vaincu salue son vainqueur.
En boxe anglaise, parfois appelée le noble art, on ne frappe jamais un adversaire à terre.
Le tabassage-lynchage(1) récent de Quentin Deranque par une meute de fanatiques de la Jeune Garde du député LFI Raphaël Arnault, montre à quel point nous avons perdu toutes les valeurs qui firent la grandeur de l’Europe.
Le courage, l’équité, la dignité, le respect de soi, la liberté individuelle, la maîrise et la retenue de soi
font place à
la lâcheté, l’attaque en meute, à plusieurs contre un — à terre —, encagoulés, la violence débridée jusqu’au meurtre, la haine exacerbée.
Pour ajouter encore à l’ignominie, certains élus de la république prennent ouvertement la défense de ces bêtes féroces.
Il s’agit bin ici d’un tabassage accompagné d’un lynchage :
le mot lynchage provient de l’expression « loi de Lynch », apparue aux États-Unis au XVIIe siècle et signifie punition, souvent très violente, parfois jusqu’à la mort, sans recours aux tribunaux.

Le duel est banni par l’Église catholique, la véritable Église, pas la secte du Vatican actuel. Le duel n’a rien à voir avec l’honneur mais l’orgueil, suprême péché !!!
Comparer le duel d’antan avec le tabassage de plusieurs contre un est déplacé. La société est devenue hyper violente, car il n’y a plus d’enseignements de vertus, la chrétienté a été évincée, il n’y a plus de catholiques – ou si peu, ça fait peur ! « Ils » ont créé exprès une société décadente, avec une inversion des valeurs ! Parce qu” »ils » sont contre le Christ, parce qu’il s’agit d’une lutte du diable contre Dieu !
NB, cette information était apparue, dés le 1er jour de l’assassinat de ce Jeune ! –> Un élu divers droite du Rhône accuse le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, et son adjoint Mohamed Chihi, d’avoir donné au groupuscule d’extrême gauche la Jeune Garde un accès à la vidéoprotection de la ville et d’avoir exploité des informations recueillies par celle-ci.
On n’a même pas à faire référence à la notion tout à fait archaïque du duel qu’il soit à blessure ou à mort.
L’Église, Blaise PASCAL, etc. ont évidemment raison.
Mais là il ne s’agit absolument pas d’un duel.
Il s’agit d’un attentat visant à tuer un adversaire supposé et donc à le tabasser, le lyncher et à le tuer (à mon avis sans intention réelle de le tuer).
N’oublions pas qu’il s’agit de jeunes écervelés fanatisés par des idéaux politiques d’extrême gauche bien sûr injustifiés car anti-France et donc parfaitement condamnables.
Juste deux choses :
a) AUCUNE TRIBUNE POLITIQUE PARTISANE AU SEIN DE LA FACULTÉ ou établissements d’enseignement tout court.
b) Surveillance permanente par des appariteurs internes à ces établissements et intervention policière immédiate en cas d’intrusion d’éléments factieux.