Macron les a tous bien enfumés

par | 19 sep­tembre 2026 | Aucun com­men­taire

Nous annon­cions dans notre édi­tion d’hier la tenue d’une grande réunion orga­ni­sée par Emmanuel Macron à l’Élysée avec les chefs de par­tis et les can­di­dats à la pré­si­den­tielle (ou leurs repré­sen­tants)(1).

Les réac­tions des per­son­na­li­tés poli­tiques sont una­ni­me­ment médiocres, et reflètent l’ab­sence d’op­po­si­tion. Voyons cela de plus près :

Côté « oppo­si­tion » de gauche et écologiste :

  • Raphaël Glucksmann (Place publique) a esti­mé que la situa­tion « va durer » et plai­dé pour des « aides beau­coup plus mas­sives ». Selon lui, l’exécutif n’a « pas encore » plei­ne­ment conscience de la gra­vi­té, dans un contexte « socia­le­ment explo­sif ».
  • Marine Tondelier (Les Écologistes) a décla­ré que « faire des aides d’urgence, ça ne suf­fit pas ». Elle a dénon­cé une « vul­né­ra­bi­li­té » liée à la dépen­dance éner­gé­tique et esti­mé qu’il y a « des rai­sons d’être très inquiets » face à la menace russe.
  • Manuel Bompard (LFI, repré­sen­tant Jean-Luc Mélenchon) a regret­té n’avoir « pas enten­du de nou­velles mesures pour faire face à cet état d’urgence sociale ».
  • Olivier Faure (PS) a indi­qué que les conflits « vont durer » et qu’il fau­dra un « effort d’ajustement » avec un sou­tien aux Français.
  • Guillaume Lacroix (PRG) a par­lé d’un « rare res­sen­ti de ver­tige » face à la gra­vi­té des situa­tions au Moyen-Orient et en Ukraine.

Côté « oppo­si­tion » de droite et RN :

  • Jordan Bardella (RN) a affir­mé que « la ques­tion du pou­voir d’achat a été mal­heu­reu­se­ment balayée ». Il a récla­mé une baisse des taxes sur les car­bu­rants et indi­qué que le pré­sident n’avait « appor­té aucune réponse » sur ce point.
  • Marine Le Pen (absente, en dépla­ce­ment) a esti­mé que « la seule pos­si­bi­li­té » pour Macron est de bais­ser les taxes sur les car­bu­rants, sous peine de « risque du blo­cage de l’économie ».
  • Bruno Retailleau (LR) a indi­qué qu’on les avait « pré­ve­nus que les consé­quences éner­gé­tiques seraient vrai­sem­bla­ble­ment durables » et ajou­té : « Si on ne veut pas subir, il faut agir. »

Autres réac­tions d’«ailleurs » :

  • Édouard Philippe (Horizons) a salué l’initiative tout en sou­li­gnant que « le niveau de menaces et de risques […] s’élève ».
  • Fabien Roussel (PCF) a indi­qué que « tout a été mis sur la table, y com­pris les pro­vo­ca­tions de la Russie », tout en assu­rant qu’il n’y aura « pas de solu­tion militaire ».

Ces « personnalités » disent toutes la même chose : l’État doit dépenser encore plus !

Pas un mot sur les vel­léi­tés guer­rières de Macron et les mil­liards ver­sés au régime néo-nazi cor­rom­pu de Kiev. Nos pitoyables poli­tiques ne savent que tenir des pro­pos déma­go­giques et lénifiants.

Tous nous sortent la même bouillie

Bouillie

Tous ont acté que la France se préparait à un affront avec la Russie, compte tenu des « menaces »

Sans nous expli­quer qui menace qui.

Macron a réus­si son coup : il a enfu­mé tout le monde. Il a appe­lé à « res­ter unis » (« la divi­sion nous ren­dra moins forts »).

Comprenez : « Tous unis derrière moi ! »

Il a enfon­cé le clou en annon­çant qu’il écar­tait des baisses mas­sives de taxes ou des aides sup­plé­men­taires immé­diates, pré­fé­rant « trai­ter les causes ». Pour ce men­teur for­ce­né, « trai­ter les causes », ce n’est pas : sor­tir de cette guerre amé­ri­ca­no-atlan­tiste en Ukraine, c’est atta­quer la Russie. Toute la basse-cour opine. Basse-cour

Macron peut rendre compte à ses spon­sors : Mission accom­plie !

Notre illus­tra­tion à la une : excellent des­sin de Jerc, paru le 27 juin 2022 – 2022 : tout est déjà là — dans Le Poing

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