
Macron les a tous bien enfumés
Les réactions des personnalités politiques sont unanimement médiocres, et reflètent l’absence d’opposition. Voyons cela de plus près :
Côté « opposition » de gauche et écologiste :
- Raphaël Glucksmann (Place publique) a estimé que la situation « va durer » et plaidé pour des « aides beaucoup plus massives ». Selon lui, l’exécutif n’a « pas encore » pleinement conscience de la gravité, dans un contexte « socialement explosif ».
- Marine Tondelier (Les Écologistes) a déclaré que « faire des aides d’urgence, ça ne suffit pas ». Elle a dénoncé une « vulnérabilité » liée à la dépendance énergétique et estimé qu’il y a « des raisons d’être très inquiets » face à la menace russe.
- Manuel Bompard (LFI, représentant Jean-Luc Mélenchon) a regretté n’avoir « pas entendu de nouvelles mesures pour faire face à cet état d’urgence sociale ».
- Olivier Faure (PS) a indiqué que les conflits « vont durer » et qu’il faudra un « effort d’ajustement » avec un soutien aux Français.
- Guillaume Lacroix (PRG) a parlé d’un « rare ressenti de vertige » face à la gravité des situations au Moyen-Orient et en Ukraine.
Côté « opposition » de droite et RN :
- Jordan Bardella (RN) a affirmé que « la question du pouvoir d’achat a été malheureusement balayée ». Il a réclamé une baisse des taxes sur les carburants et indiqué que le président n’avait « apporté aucune réponse » sur ce point.
- Marine Le Pen (absente, en déplacement) a estimé que « la seule possibilité » pour Macron est de baisser les taxes sur les carburants, sous peine de « risque du blocage de l’économie ».
- Bruno Retailleau (LR) a indiqué qu’on les avait « prévenus que les conséquences énergétiques seraient vraisemblablement durables » et ajouté : « Si on ne veut pas subir, il faut agir. »
Autres réactions d’«ailleurs » :
- Édouard Philippe (Horizons) a salué l’initiative tout en soulignant que « le niveau de menaces et de risques […] s’élève ».
- Fabien Roussel (PCF) a indiqué que « tout a été mis sur la table, y compris les provocations de la Russie », tout en assurant qu’il n’y aura « pas de solution militaire ».
Ces « personnalités » disent toutes la même chose : l’État doit dépenser encore plus !
Pas un mot sur les velléités guerrières de Macron et les milliards versés au régime néo-nazi corrompu de Kiev. Nos pitoyables politiques ne savent que tenir des propos démagogiques et lénifiants.
Tous nous sortent la même bouillie

Tous ont acté que la France se préparait à un affront avec la Russie, compte tenu des « menaces »
Sans nous expliquer qui menace qui.
Macron a réussi son coup : il a enfumé tout le monde. Il a appelé à « rester unis » (« la division nous rendra moins forts »).
Comprenez : « Tous unis derrière moi ! »
Il a enfoncé le clou en annonçant qu’il écartait des baisses massives de taxes ou des aides supplémentaires immédiates, préférant « traiter les causes ». Pour ce menteur forcené, « traiter les causes », ce n’est pas : sortir de cette guerre américano-atlantiste en Ukraine, c’est attaquer la Russie. Toute la basse-cour opine. 
Macron peut rendre compte à ses sponsors : Mission accomplie !
Notre illustration à la une : excellent dessin de Jerc, paru le 27 juin 2022 – 2022 : tout est déjà là — dans Le Poing
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