
Mohamed ou Martin ?
Ă€ trop vouÂloir nous faire croire que notre hisÂtoire n’exisÂteÂrait pas sans la richesse de la popuÂlaÂtion venue d’Afrique, on finit par somÂbrer dans le ridicule.
Ainsi cette hisÂtoire de prĂ©Ânoms lanÂcĂ©e par « Le Parisien » au sujet du nombre de Mohamed graÂvĂ©s sur la pierre des monuÂments aux morts de nos villes et vilÂlages. Ce dĂ©compte nomiÂnal parÂmi les 1,4 milÂlions de morts que nous a coĂ»ÂtĂ©s la Grande Guerre se retourne contre son iniÂtiaÂteur. Allons en effet jusÂqu’au bout du dĂ©compte de manière rigouÂreuse sans maniÂpuÂler les chiffres pour faire plaiÂsir aux islaÂmoÂphiles prĂ©Âsents sur le pavĂ© pariÂsien dimanche derÂnier.
Ainsi donc, « Le Parisien » nous assène que les Mohamed sont plus nomÂbreux que les Martin Ă ĂŞtre tomÂbĂ©s au champ d’honneur.
Information malhonnête, car incomplète
D’abord, il faut prĂ©ÂciÂser que le prĂ©Ânom « Mohamed » est pris dans ses difÂfĂ©Ârentes orthoÂgraphes, Ă savoir Ă©gaÂleÂment « Mohammed » ou bien « Ben-Mohamed », et on arrive avec ces trois prĂ©Ânoms, Ă un total de 1 717 tuĂ©s, je vous laisse faire la diviÂsion pour connaĂ®tre le nombre moyen par prĂ©Ânom, alors que Martin en compte 649.
Mais lĂ oĂą la malÂhonÂnĂŞÂteÂtĂ© l’emporte, c’est que « Le Parisien » joue sur la confuÂsion avec la popuÂlaÂriÂtĂ© pasÂsĂ©e et actuelle du prĂ©Ânom Martin. Au dĂ©but du siècle, le prĂ©Ânom Martin Ă©tait très peu utiÂliÂsĂ©. En 1900 par exemple, seuls 231 Français prĂ©ÂnomÂmĂ©s Martin sont nĂ©s (INSEE). Comme le montre le graÂphique ci-dessous :
En paralÂlèle le prĂ©Ânom Mohamed a touÂjours Ă©tĂ© un prĂ©Ânom très rĂ©panÂdu puisÂqu’il s’aÂgit du nom du proÂphète lui-mĂŞme !
Ă€ noter pour inforÂmaÂtion que les cinq prĂ©Ânoms les plus couÂrants sur nos monuÂments aux morts sont bien des vieux prĂ©Ânoms franÂçais : Jean, Pierre, Louis, Joseph et François.
Ainsi donc, on essaie de faire croire que le sacriÂfice des troupes coloÂniales a Ă©tĂ© excepÂtionÂnel par rapÂport aux troupes mĂ©troÂpoÂliÂtaines. Pourtant le nombre de morts total est incomÂpaÂrable. Par exemple, la Bretagne seule a dĂ©ploÂrĂ© deux fois plus de morts pour la France (130 000) que l’ensemble des troupes coloÂniales nord-afriÂcaines et subÂsaÂhaÂriennes (75 900) (cf. Bernard Lugan).
Nous sommes sur un cas d’école d’infox
Comme cette maniÂpuÂlaÂtion est Ă©mise par Le Parisien, proÂpriĂ©ÂtĂ© du milÂliarÂdaire Bernard Arnault, cerÂtains seraient tenÂtĂ©s d’y croire car on ne prĂŞte qu’aux riches.
L’essentiel pour cette grande presse argenÂtĂ©e et monÂdiaÂliste est de faire croire encore et encore que la France et les Français sont redeÂvables pour l’éÂterÂniÂtĂ© Ă ces popuÂlaÂtions et que nous expieÂrons nos fautes et notre repenÂtance en leur accorÂdant le meilleur accueil chez nous après qu’ils nous ont chasÂsĂ©s de chez eux.
Patrice LEMAĂŽTRE


J’ai comÂmenÂtĂ© sous l’arÂticle du Parisien, mais il est cerÂtain que je serai cenÂsuÂrĂ©e : « Vous relayez une vidĂ©o tout Ă fait parÂtiÂsane du site islaÂmique Oumma.com, braÂvo ! https://oumma.com/guerre-14–18-il-y-a-plus-de-mohamed-que-de-martin-morts-pour-la-france-selon-une-etude/
Lisez pluÂtĂ´t ceci pour un peu d’honÂnĂŞÂteÂtĂ© intelÂlecÂtuelle : https://www.nice-provence.info/2019/11/14/grande-guerre-mohamed-martin-infox/ »
Petites prĂ©ÂciÂsions, sur la base de donÂnĂ©es du Gouvernement, MĂ©moire des hommes sur ce lien/
https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/arkotheque/client/mdh/base_morts_pour_la_france_premiere_guerre/index.php
On y trouve 3152 morts conteÂnant le prĂ©Ânom Mohamed…
A savoir que ce prĂ©Ânom est le plus larÂgeÂment disÂtriÂbuĂ©. Il y en a un dans chaque fraÂtrie, bien souÂvent l’aĂ®ÂnĂ©. (Ils s’apÂpellent presque tous Mohamed)
si on cherche avec un autre prĂ©Ânom, par exemple Karim, il y en a… 3 un seul Ali et zĂ©ro poinÂtĂ© Zinedine !
Certes, prĂ©Ânom peu disÂtriÂbuĂ© en 1900, il y a tout de mĂŞme 1447 prĂ©Ânoms Martin, mais 6867 noms de famille Martin.
Pour info, il y a rien moins que 82688 Louis etc.
Enfin, pas ininÂtĂ©ÂresÂsant, 68 AlgĂ©riens ont Ă©tĂ© fusillĂ©s pour refus de comÂbat, et 13 Mohamed.
Ces médias nous prennent pour des cons.