Ma semaine d’observation de l’info (2 mai 2021)

2 mai 2021 | Aucun com­men­taire

Dimanche 25 avril 2021

Le gou­ver­ne­ment se met en marche pour pré­pa­rer l’é­lec­tion pré­si­den­tielle. Si en 2017 Macron béné­fi­ciait d’un cer­tain attrait comme ancien ministre de Hollande, ayant tra­cé sa propre route, il n’en est plus de même aujourd’­hui, et les son­dages qui se suivent de semaine en semaine n’en finissent pas de don­ner Marine Le Pen au coude à coude avec lui, et montrent que le nombre de mécon­tents s’ac­croît chaque semaine.
Aussi, pour tes­ter un peu l’é­lec­to­rat, le gou­ver­ne­ment vient d’ac­cor­der 2,8 mil­lions d’eu­ros à trois spé­cia­listes des réseaux sociaux. Ceux-ci devront assu­rer une « veille » afin de mesu­rer le res­sen­ti des inter­nautes sur l’ac­tion de l’exé­cu­tif [source].
Autrement dit, ils devront veiller sur la toile aux com­men­taires lais­sés par les inter­nautes après chaque déci­sion prise ou action entre­prise.
Ce gad­get oné­reux, payé par nos impôts, per­met­tra t‑il au chef de l’État de redres­ser la barre ?Marc-Zuckerberg-Élysée-10-mai-2019

Lundi 26 avril 2021

Ce 26 avril marque le ving­tième anni­ver­saire, celui de la dif­fu­sion du pre­mier épi­sode de « Loft Story » pre­mier pro­to­type de la télé­réa­li­té en France, copié bien enten­du sur les USA.
La nou­veau­té pour ce genre d’é­mis­sion était la sup­pres­sion d’un scé­na­rio si minime soit-il. Plus d’au­teur, mais une adap­ta­tion paral­lèle du « Big Brother » d’Orwell, un appar­te­ment où le nar­ra­teur, ou plu­tôt les nar­ra­trices, sont les camé­ras, à l’ins­tar de ces centres-villes, où les pas­sants sont sui­vis « à l’in­su de leur plein gré ».
Comme l’é­cri­vait Bernard Edelman dans son livre : « L’Art en Conflits », c’est le « pro­ces­sus de des­ti­tu­tion de sou­ve­rai­ne­té d’un indi­vi­du pour le trans­for­mer en ser­vi­teur ». On prive les « acteurs » de vie pri­vée, donc d’i­den­ti­té. Ils deviennent ain­si “des êtres humains vides”».
Qu’en reste t‑il aujourd’­hui ? Les par­ti­ci­pants du pre­mier numé­ro ont subi des for­tunes diverses (Steevy pro­té­gé par Laurent Ruquier, Loanna pour­rie par les drogues), le besoin de « recon­nais­sance en tant que vedette » n’ayant pas tenu les pro­messes atten­dues.
Par contre le concept de l’é­mis­sion a fait énor­mé­ment d’é­mules, et aujourd’­hui rares sont les chaînes à grande écoute qui n’y ont pas suc­com­bé, du pseu­do sur­vi­va­lisme, en pas­sant par le chant, la danse, la cui­sine, la pâtis­se­rie, les mariages, les loca­tions de vacances ou la bonne ville de Marseille…
Mais chaque fois, cer­tains concepts reviennent (sans les­quels ils ne res­te­rait pas grand chose…), occu­pant du temps de « cer­veau dis­po­nible » dans l’é­mis­sion, et lais­sant croire au télé­spec­ta­teur que lui aus­si a un rôle à jouer, puis­qu’il peut… voter ! Pour le convaincre, les can­di­dats se « confessent », cri­tiquent les autres, et décrivent leurs états d’âme, mais tou­jours en étant iso­lés, jamais en groupe.
« Loft Story » a donc engen­dré des dizaines de pseu­do-émis­sions, sans trame, sans scé­na­rio, dont la suite ne dépend que des « acteurs » cer­tai­ne­ment gui­dés par la réa­li­sa­tion, et pour les­quelles le télé­spec­ta­teur en votant, a enfin l’im­pres­sion de ne pas être une potiche reliée à son écran plat.
Peut-être ont-ils même l’im­pres­sion de « s’ins­truire » en regar­dant « Les Marseillais » :

Mardi 27 avril 2021

Beaucoup de bruit autour de la décla­ra­tion des géné­raux, publiée dans « Valeurs Actuelles » la semaine der­nière. Nous y reve­nons dans plu­sieurs articles.
Parmi toutes les réac­tions enre­gis­trées après celle lettre, j’ai quand même noté par­ti­cu­liè­re­ment celle de Jean-Luc Mélenchon. Dans une confé­rence de presse don­née hier, il s’est fen­du de deux phrases par­ti­cu­liè­re­ment offen­sives :
« Le jour­nal “Valeurs Actuelles” s’est don­né pour mis­sion d’ap­pe­ler à l’in­sur­rec­tion. Il a publié à sa Une un appel à l’in­sur­rec­tion de Philippe de Villiers. »
Et un petit rap­pel pour les igno­rants que nous sommes :
« Il est inter­dit par la consti­tu­tion fran­çaise d’at­ten­ter à la forme répu­bli­caine de l’État. L’appel à l’in­sur­rec­tion est punie (sic) par les articles 412–4 et 412–6 du code pénal. »
Avant de faire de la déla­tion à l’en­contre de Philippe de Villiers, Jean-Luc Mélenchon aurait dû prê­ter atten­tion aux pro­pos de Philippe de Villiers qui appelle à « l’in­sur­rec­tion des consciences ».
Comme d’ha­bi­tude Jean-Luc Mélenchon n’est bon que pour dis­tri­buer des leçons et des mau­vais points répu­bli­cains à ses enne­mis sans la moindre gêne. Heureusement, il en est par­mi eux qui peuvent lui rap­pe­ler cer­taines de ses décla­ra­tions antérieures…Jean-Luc Mélenchon - Insurrection

Mercredi 28 avril 2021

On ne s’en­nuie jamais avec l’ex­trême gauche. Chaque semaine apporte son lot de décla­ra­tions tra­dui­sant la sin­cé­ri­té, franche ou sup­po­sée de ses ténors.
Cette semaine, après Mélenchon, c’est Julien Bayou qui ouvre le bal pour « Les Verts ».
Julien Bayou, c’est le secré­taire natio­nal d »« Europe Écologie Les Verts », can­di­dat à la pré­si­dence de la Région Île-de-France dans le cadre des élec­tions régio­nales de juin 2021.
Monsieur Bayou, en cam­pagne donc, cible par­fai­te­ment l’en­ne­mi, ou plu­tôt les enne­mis numé­ro 1 de sa mou­vance : les chas­seurs et les « boo­mers », enten­dez par là tous les autoch­tones nés après la guerre, qui ont béné­fi­cié de tout sans jamais souf­frir de rien, bref, les res­pon­sables de tout ce qui ne va plus aujourd’­hui dans notre beau pays : « Pour défendre leurs inté­rêts, les chas­seurs, les boo­mers et tous les autres iront voter en juin pro­chain. Et pour défendre le cli­mat, est-ce que vous, vous pour­rez voter ? » Suit une injonc­tion à véri­fier son ins­crip­tion sur les listes élec­to­rales, illus­trée par deux belles affiches :EELV - Affiche -Aller voter

Jeudi 29 avril 2021

En décou­vrant les affiches de Julien Bayou, trem­blant devant la pos­si­bi­li­té de voir les chas­seurs et les « boo­mers » se rendre dans les bureaux de vote en juin, cer­tains de nos com­pa­triotes autoch­tones ont déci­dé de suivre cette idée et d’ap­pe­ler au vote en pré­ci­sant le risque que pré­sen­taient cer­tains en allant voter éga­le­ment. Des affiches un peu moins vertes, un peu plus sombres, sau­ront-elles convaincre à leur tour ?

Traoré - Affiche -Aller voter Antifas - Affiche -Aller voter Islamistes - Affiche -Aller voter

Vendredi 29 avril 2021

Sept Italiens, dont d’anciens membres des Brigades Rouges, condam­nés en Italie pour des actes de ter­ro­risme com­mis dans les années 1970–1980 et fai­sant l’objet d’un man­dat d’arrêt, ont été inter­pe­lés en France, mer­cre­di 28 avril, à la demande de l’Italie, a annon­cé l’Élysée.
L’Élysée a pré­ci­sé que ces extra­di­tions entraient par­fai­te­ment dans le cadre de la « doc­trine Mitterrand », puisque l’an­cien pré­sident s’était enga­gé ver­ba­le­ment en 1985 à ne pas extra­der les anciens acti­vistes ita­liens d’extrême gauche réfu­giés en France, à l’exception de ceux qui auraient com­mis des crimes de sang. (On se sou­vient de l’af­faire Battisti, qui, pro­té­gé par cette doc­trine, était reve­nu en France après une cavale au Mexique. L’affaire avait défrayé la chro­nique en 1990.)
Parmi les inter­pe­lés, y a t‑il le ou les meur­triers de Sergio Ramelli, jeune étu­diant de 18 ans, mili­tant natio­na­liste, assas­si­né devant chez lui le 13 mars 1975 par des mili­tants gau­chistes armés de clés anglaises ? Il mour­ra le… 29 avril, il y a 46 ans aujourd’­hui.
Chaque année, ses amis mani­festent à Milan dans la rue qui porte désor­mais son nom, en mémoire de ces patriotes vic­times de la haine rouge. Sergio Ramelli

Samedi 1er mai 2021

L’heure la plus chère du monde !
Dans un cour­rier envoyé ce mer­cre­di 28 avril à Carole Delga, la pré­si­dente (PS) de la Région, et à Jean-Luc Moudenc, le pré­sident (LR) de Toulouse Métropole, le Premier ministre Jean Castex a annon­cé que l’État s’engagera à hau­teur de 4,1 mil­liards d’euros dans le pro­jet de ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse.
Après le désastre éco­no­mique dû à la crise de la Covid, le gou­ver­ne­ment s’en­gage donc à payer une telle somme (donc à s’en­det­ter encore et encore), pour faire gagner un peu plus d’une heure aux voya­geurs en train entre Paris et Toulouse, on croit rêver.
Un tra­cé d’en­vi­ron 200 km, sup­pri­mant des hec­tares de terres agri­coles en expro­priant les exploi­tants, détrui­sant les pay­sages, on conti­nue dans la gabe­gie.
Est-ce parce que la ville de Prades (dont Jean Castex était le maire jus­qu’à sa nomi­na­tion à Matignon) se trouve à quelques enca­blures de la ville rose que le pre­mier ministre a pris cette déci­sion ? On peut légi­ti­me­ment se le demander…Ligne ferroviaire Grande Vitesse - Bordeaux-Toulouse

Bonne semaine à tous, et à dimanche prochain.…

Patrice LEMAÎTRE

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