Quand le camp du « Bien » se livre à des arnaques honteuses

23 juillet 2021 | 1 com­men­taire

« Faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais ». Tout le monde connaît cette expres­sion deve­nue pro­ver­biale, qui trouve son ori­gine dans l’Évangile de Saint Matthieu(1) aujourd’hui uti­li­sée pour fus­ti­ger quelqu’un qui se dis­pense d’appliquer les conseils qu’il donne à autrui. En l’occurrence, elle sied comme un gant à cette gauche qui prône l’accueil incon­di­tion­nel des émi­grés clan­des­tins (sou­vent appe­lés éga­le­ment « migrants ») afin de mieux les racket­ter au bout du compte.

C’est le site StreetPress, qui vient de révé­ler l’affaire à l’issue d’une enquête fouillée sur cette escro­que­rie ignoble. Un scan­dale qui secoue le monde de la Bien Pensance et mouille l’hebdomadaire d’opinion Politis nom­mé­ment mis en cause. Un jour­nal guère lu, sou­te­nu cepen­dant par Le Monde diplo­ma­tique et la Macif. Pierre Bergé en fut aus­si l’un des plus géné­reux mécènes. Aujourd’hui, son rédac­teur en chef, Gilles Wullus, gau­chiste obses­sion­nel — grand amou­reux des émi­grés clan­des­tins, au point d’en épou­ser un qui sera au cœur du scan­dale — se retrouve sur la sellette.

Politis

Azzedine Jamal, puisque c’est de lui qu’il s’agit, le mari de notre rédac­teur en chef qui aime les gar­çons, avide d’argent faci­le­ment gagné, a donc trou­vé un filon for­mi­dable dans l’activité de son conjoint, son influence et les mili­tants extré­mistes qui gra­vitent autour de l’hebdomadaire. Ainsi s’est-il fabri­qué de toute pièce une répu­ta­tion d’avocat « au ser­vice des sans-papiers » sans pos­sé­der le moindre diplôme ! Ce qui ne l’empêchait pas de pra­ti­quer des hono­raires exor­bi­tants pour ses « œuvres huma­ni­taires » : de 6 000 à 9 000 euros l’acte ! À ce tarif, il se fai­sait fort de déblo­quer les dos­siers et de régu­la­ri­ser les clan­des­tins dans les meilleurs délais. Un mini­mum en effet. Seulement voi­là, l’escroc ne trai­tait aucun des dos­siers. Lui et Gilles Wullus avaient mon­té plu­sieurs socié­tés qui employaient de nom­breux inter­mé­diaires affec­tés de titres ron­flants comme « conseillers d’avocats », « juristes » ou « appor­teurs d’affaires ». En véri­té, de simples rabat­teurs, char­gés de déni­cher les clan­des­tins aux poches plus ou moins pleines.

Les vic­times ne pou­vaient por­ter plainte car le bas de laine ain­si sub­ti­li­sé avait le plus sou­vent été consti­tué par du tra­vail au noir et/​ou des tra­fics illicites.

79 victimes ont déjà été identifiées dont 55 sans-papiers

Quatre d’entre elles, assis­tées par maître Rajnish Laouini ont por­té plainte lun­di 19 juillet auprès du par­quet de Bobigny pour usur­pa­tion de la qua­li­té d’avocat, escro­que­rie et tra­vail dis­si­mu­lé, rap­porte StreetPress. Une autre vic­time aurait éga­le­ment dépo­sé une plainte contre Azzedine Jamal en août 2020 pour escro­que­rie : les arnaques du couple gay lui auraient coû­té plu­sieurs dizaines de mil­liers d’euros.

Si Azzedine Jamal est l’escroc en chef, Gilles Wullus, son épouse – je sais, ça fait drôle mais il va fal­loir s’y habi­tuer – n’est pas en reste. Grâce à son sta­tut social et ses enga­ge­ments poli­tiques, il a ser­vi de cau­tion morale à son mari, le faux avo­cat. Passé par l’AFP, Libération ou le jour­nal des homo­sexuels, Têtu, où il fut direc­teur de la rédac­tion, notre monsieur/​madame dis­pose d’un car­net d’adresses bien rem­pli que son mari n’hésitait pas à mettre en avant, selon les « appor­teurs d’affaires » inter­ro­gés. Pour convaincre les vic­times de la qua­li­té de leurs pres­ta­tions, les escrocs exhi­baient des édi­to­riaux de Politis, signés de Wullus, sou­te­nant les clandestins.

Bref, après les affaires de pédo­cri­mi­na­li­té voi­là encore un épi­sode nau­séa­bond qui vient écla­bous­ser la « fami­lia grande » que com­pose la gauche caviar. Cette gauche intel­lec­tuelle bouf­fie de suf­fi­sance, auto­pro­cla­mée ver­tueuse, cha­leu­reuse, res­pec­tueuse, éga­li­taire et com­pas­sion­nelle, qui s’est appro­prié le magis­tère de la morale mais qui se vautre en sans ver­gogne dans la fange des plus basses tur­pi­tudes. Son ter­rain de chasse se situant tou­jours chez les plus vul­né­rables et les plus fra­giles : les enfants jadis, les migrants pom­més aujourd’hui.

Charles André

« L’important n’est pas de convaincre mais de don­ner à réflé­chir. »

(1) Cette expres­sion « Faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais » est issue de l’Évangile selon Saint Mathieu 23:3 : « Les scribes et les pha­ri­siens sont assis dans la chaire de Moïse. Faites donc et obser­vez tout ce qu’ils vous disent ; mais n’a­gis­sez pas selon leurs œuvres. Car ils disent, et ne font pas. Ils lient des far­deaux pesants, et les mettent sur les épaules des hommes, mais ils ne veulent pas les remuer du doigt… » Déjà à cette époque les conseilleurs n’é­taient pas tou­jours les payeurs.

1 commentaire

  1. Ça fait un an que j’ai rési­lié mon abon­ne­ment à Politis, que je rece­vais mais ne lisais plus, tel­le­ment la ligne édi­to­riale me sem­blait décon­nec­tée de la réa­li­té. Le plus insup­por­table a été à pro­pos du par­ti pris per­ma­nent et à tous pro­pos contre Trump.

    Je com­prends un peu mieux pour­quoi maintenant.

    Répondre

Envoyer le commentaire

Votre adresse e‑mail ne sera pas publiée. Les champs obli­ga­toires sont indi­qués avec *

Je sou­haite être notifié(e) par mes­sa­ge­rie des nou­veaux com­men­taires publiés sur cet article.