La sénilité de Joe Biden causera t‑elle une guerre en Europe ?

par | 16 février 2022 | 6 Commentaires 

Ce n’est plus un secret que la san­té men­tale du chef d’État amé­ri­cain se dété­riore au point d’in­quié­ter de plus en plus de monde (faire une recherche « Biden sénile » sur Google…). Cette séni­li­té pré­coce, déjà dénon­cée en son temps par son pré­dé­ces­seur, ris­que­rait-elle d’a­me­ner l’Europe dans une guerre contre la Russie ? C’est en tous cas ce que semble vou­loir obte­nir le pré­sident amé­ri­cain depuis quelques semaines.

Il serait donc salu­taire que la France, bon caniche de l’Union Européenne, ne lui emboîte pas le pas aus­si faci­le­ment. N’oublions pas que notre pays est membre du conseil de sécu­ri­té de l’ONU, et qu’il peut donc inter­ve­nir direc­te­ment et offi­ciel­le­ment entre les USA et la Grande Bretagne pour évi­ter un conflit en Ukraine.

Pendant les quatre ans de la man­da­ture Trump, les USA, État le plus bel­li­queux de la pla­nète, n’a lan­cé aucune agres­sion exté­rieure, contrai­re­ment à Barak Obama avant lui en Syrie, Irak ou Libye. Rappelons qu’il reçut pour­tant le prix Nobel de… la Paix ! L’arrivée de Joe Biden à la tête de la pre­mière puis­sance mon­diale change en effet la donne. Sans doute vexé par la retraite peu glo­rieuse des troupes US d’Afghanistan, celui-ci veut aujourd’­hui prendre sa revanche, et a jeté son dévo­lu sur l’Europe, et plus par­ti­cu­liè­re­ment l’Ukraine.

Résumons la situa­tion. L’Ukraine est à la croi­sée des sphères d’in­fluence de l’UE et de la Russie. En 2014, à la suite du ren­ver­se­ment du pré­sident ukrai­nien Viktor Fedorovytch Ianoukovytch, un conflit armé a écla­té entre des rebelles rus­so­phones et les nou­velles auto­ri­tés cen­trales de Kiev. Un pro­to­cole signé à Minsk en 2015, entre les diri­geants de l’Ukraine, de la Russie, de la France et de l’Allemagne, a pour but de résoudre le conflit dans le cadre d’un plan en 13 points dont la plu­part res­tent à appli­quer, les par­ties pre­nantes s’en reje­tant mutuel­le­ment la res­pon­sa­bi­li­té. Aujourd’hui, le Donbass, qui com­prend les répu­bliques popu­laires de Donetsk et Lugansk, est tiraillé entre les deux camps. Une par­tie aime­rait vivre sous la domi­na­tion russe, l’autre vou­lant res­ter ukrai­nienne… c’est le casus belli.

Depuis plu­sieurs mois, Washington et cer­tains de ses alliés accusent la Russie d’en­vi­sa­ger une inva­sion du ter­ri­toire ukrai­nien, ce que Moscou dément caté­go­ri­que­ment, mais que les Américains ne veulent pas entendre. La Russie, de son côté, exprime ses craintes quant à sa sécu­ri­té, craintes liées à l’ex­ten­sion de l’OTAN vers l’Est et à la pers­pec­tive de livrai­sons d’ar­me­ments offen­sifs à l’Ukraine, pays voi­sin. La pré­sence de troupes russes en manœuvre près de la fron­tière ukrai­nienne hys­té­rise le pré­sident amé­ri­cain. Aucune troupe russe n’a péné­tré en Ukraine, contrai­re­ment aux troupes amé­ri­caines. 2000 tonnes d’armes mini­mum, c’est le volume des aides mili­taires de l’OTAN déver­sées sur les tar­maks ukrai­niens depuis seule­ment 3 semaines, et aux­quelles il faut ajou­ter les convois fer­ro­viaires et rou­tiers en pro­ve­nance de Pologne ou des pays baltes.

Parallèlement à ces aides logis­tiques au régime de Kiev, les forces de l’OTAN ren­forcent leur pré­sence sur le flanc occi­den­tal de la Russie…
Qui vou­dra faire croire que ce sont les seuls 125 000 sol­dats russes qui menacent d’en­va­hir toute l’Ukraine alors que c’est au contraire cette der­nière qui, en concen­trant 150 000 hommes sur 480 km de front, menace plus que jamais d’une offen­sive les répu­bliques popu­laires de Donetsk et Lugansk. Mais quand on veut noyer son chien, on l’ac­cuse de la rage.

Joe Biden insiste donc pour que l’UE fasse pres­sion sur la Russie, dans le but d’é­tendre les posi­tions de l’OTAN à l’est de l’Europe, ce qui consti­tue une démarche objec­ti­ve­men­thé­gé­mo­nique. À noter à ce sujet que l’an­cien ministre des affaires étran­gères de Mitterrand, Roland Dumas, recon­naît cette semaine qu’une dis­cus­sion au sujet du non-déve­lop­pe­ment de l’OTAN à l’est a bien eu lieu en 1990, ce qu’af­firme Poutine.

L’ancien chef de la diplo­ma­tie fran­çaise explique avoir par­ti­ci­pé aux dis­cus­sions aux­quelles se réfère aujourd’­hui la Russie quand elle évoque des pro­messes occi­den­tales de non-élar­gis­se­ment de l’OTAN, faites à l’URSS à la fin de la guerre froide.

En Europe cer­taines voix s’é­lèvent éga­le­ment dans ce sens, afin de pous­ser à réagir et de for­cer la Russie à « s’é­cra­ser ». C’est le cas de l’i­né­nar­rable BHL qui appelle ouver­te­ment à la guerre, oubliant peut être ce que ses appels au conflit en Syrie ou en Lybie ont fini par réa­li­ser ! L’hystérie et la pres­sion sont telles que l’agence de presse amé­ri­caine Bloomberg a publié le 4 février, un article écrit à l’a­vance et inti­tu­lé : « En direct : la Russie enva­hit l’Ukraine ».

« La Russie enva­hit l’Ukraine » : Bloomberg publie acci­den­tel­le­ment un article pré-écrit

La guerre froide est ter­mi­née, l’URSS et le Pacte de Varsovie n’existent plus, l’OTAN n’a donc plus rien à faire en Europe, il serait temps de la dis­soudre ! D’autant que la Russie ne menace per­sonne, contrai­re­ment aux forces de l’OTAN qui sont déployées dans tous les pays de l’ex-Europe de l’est.Sphères influence amériicaine - Russie

Et on appre­nait en début de semaine qu’un mil­lier d’hommes seront redé­ployés de l’Allemagne vers la Roumanie, et 2 000 seront envoyés en Europe depuis les États-Unis. Mais l’Europe de Bruxelles ne voit que ce que les Américains lui montrent. C’est ce qui a pous­sé Macron à rendre visite à Poutine, puis à son homo­logue ukrainien.

Ces entrevues n’ont strictement servi à rien.

Le ridi­cule de la situa­tion se voit aujourd’­hui : alors que le pre­mier cercle atlan­tiste pousse au conflit armé en Ukraine, le Président ukrai­nien a l’ins­tinct de sur­vie qui se réveille et fait le pre­mier pas que les Européens n’ont pas eu le cou­rage de faire. Il appelle Biden à la déses­ca­lade et lui emande de don­ner un signal positif.

Zelensky appelle Biden à la déses­ca­lade ou quand l’Ukraine et la Russie sont fon­da­men­ta­le­ment dans le même camp

La popu­la­tion ukrai­nienne mani­feste éga­le­ment dans ce sens.

Manifestation Kiev

Manifestation Kiev

Manifestation Kiev

Le second pas, qui pour­rait être sal­va­teur pour l’Ukraine, Biden ayant refu­sé la main ten­due, serait un rap­pro­che­ment avec la Russie, aus­si sur­pre­nant que cela puisse paraître au pre­mier abord : pour l’Ukraine, la menace ne vient pas de l’est, mais de l’ouest.

Macron aurait donc inté­rêt à récla­mer une paix, sal­va­trice pour les popu­la­tions russes et ukrai­niennes, et évi­ter une guerre dévas­ta­trice pour les nations euro­péennes, ce serait à l’hon­neur de la France. Comme l’a dit le pré­sident Poutine à Macron : « Demandez à vos conci­toyens s’ils veulent que la France entre en guerre contre la Russie ». Macron, en tant que diri­geant pour six mois de l’UE, doit se rap­pe­ler que celle-ci a été créée en par­ti­cu­lier pour garan­tir la paix en Europe après la deuxième guerre mondiale.

Il est donc temps de son­ger à l’u­ti­li­té de l’OTAN, et de ren­voyer les USA sur leurs terres, ceux-ci ne cher­chant — en fait — qu’à accroître leur hégé­mo­nie éco­no­mique, cultu­relle, poli­tique et mili­taire sur le vieux conti­nent. Nous avons au contraire tout inté­rêt à nous tour­ner vers la Russie, allié his­to­rique de la France, et qui par­tage avec nous une his­toire bien plus ancienne.

Patrice LEMAÎTRE

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Patrice Lemaître

6 Commentaires 

  1. Je viens de décou­vrir que des ONG déter­mi­nant le clas­se­ment des pays en matière de déve­lop­pe­ment, ont conclu récem­ment que les E‑U devaient être consi­dé­rés comme un pays en voie de déve­lop­pe­ment, doré­na­vant, sur beau­coup de plans, comme le manque d’a­van­cées en matière sociale et d’é­qui­té, puisque n’ac­cor­dant pas les mêmes chances à tous contrai­re­ment à ce qu’est cen­sée faire une démo­cra­tie, aus­si comme le manque d’a­van­cées en matière d’éner­gies renou­ve­lables dans tous les domaines (pétrole et gaz de schiste, et la pol­lu­tion qui va avec, encore en tête, réseau élec­trique obso­lète), comme le manque d’a­van­cées en matière de men­ta­li­tés (se croit tou­jours la 1ère nation du monde, et juge les autres nations sui­vant ses inté­rêts propres, sans autre moti­va­tion que l’argent-roi. Se prend pour le gen­darme du monde, en rai­son de ces mêmes inté­rêts). Pour toutes ces rai­sons, les E‑U seraient donc rétro­gra­dés à l’é­tat de pays en voie de déve­lop­pe­ment. Affaire à suivre donc. L’Amérique va-t-elle émer­ger et prendre d’as­saut la recherche dans les éner­gies renou­ve­lables, dans tous les domaines d’ap­pli­ca­tion, l’é­co­no­mie et le res­pect des res­sources en eau, etc, le déve­lop­pe­ment d’a­van­cées sociales pro­met­teuses, etc, ou bien les E‑U vont-ils s’en­dor­mir défi­ni­ti­ve­ment sur leurs lau­riers, rêvant de leur apo­gée comme si elle était éter­nelle ?
    On l’a vu éga­le­ment avec les gains en mil­liards de Pfizer, pour le Covid, l’Amérique a un grand inté­rêt au déve­lop­pe­ment de foyers de pan­dé­mies à l’é­chelle mon­diale. Une vac­ci­na­tion dont les effets secon­daires com­mencent à se révé­ler pires que les effets de la mala­die qu’elle est cen­sée com­battre, tou­jours des gains pour Big Pharma. Ensuite, la suite logique, une guerre arti­fi­cielle pro­gram­mée depuis au moins 2014, avec tou­jours au pre­mier plan, la néfaste CIA. Voir tous les Russophones mas­sa­crés dans le Donbass, en 2014 (pas­sés sous silence par nos médias, ce qui prouve que tout est pro­gram­mé à l’a­vance), par le régi­ment ukrai­nien néo­na­zi (s’il vous plaît!) Azov, sous la hou­lette de la CIA. Objectif : faire réagir Poutine, en le pous­sant à la guerre. Pour l’ins­tant Poutine ne mord pas à l’ha­me­çon, preuve qu’il est net­te­ment plus intel­li­gent que les imbé­ciles qui gou­vernent tant aux E‑U qu’en Europe de l’Ouest (qui a défi­ni­ti­ve­ment raté sa chance de mon­trer sa fia­bi­li­té à la face du monde). La honte est totale et tous les pays du monde peuvent rire de cet Ouest à la dérive, en déclin mani­feste, où est l’in­tel­li­gence, la rai­son, le bon sens ? Rien ne sub­siste. A croire que nos diri­geants en font exprès. Erdogan, par­le­men­tant avec Poutine pour le gar­der calme, et Xi Jinping aver­tis­sant Biden et ses sbires euro­péens d’a­voir à se cal­mer (au lieu de pous­ser à une guerre qui serait désas­treuse pour tous les peuples), voi­là ce qui nous sauve, mer­ci à la Turquie et mer­ci à la Chine. Encore une fois, l’Europe, l’Europe des droits de l’Homme, qui aurait pu jouer un rôle de média­teur inté­res­sant entre E‑U et Russie, pour cal­mer le jeu, n’a rien fait, mais a sim­ple­ment mon­tré à la face du monde qu’elle n’é­tait que le valet de pied des E‑U, même et sur­tout quand ils sont diri­gés par un vieux sénile qui ne com­prend plus rien depuis long­temps et qui mul­ti­plie les faux-pas et les nau­frages ver­baux. Maintenant, nos diri­geants fan­toches sont à la solde du grand capi­tal, et prennent leurs ordres à Bruxelles qui les prend à Washington, et tant pis pour les peuples d’Europe qui devront en faire les frais, (on le voit avec la pré­ten­due nou­velle crise, crise de l’éner­gie entiè­re­ment arti­fi­cielle, et qui ne pro­fi­te­ra pas aux peuples d’Europe, mais qui sera encore bien juteuse pour les E‑U et autres pays, sauf l’Europe, encore per­dante).
    Peut-être serait-il temps pour les peuples d’Europe de se réveiller et de se deman­der ce qu’ils veulent vrai­ment, quelle sorte d’Europe ? Pour le big capi­tal, ou pour eux ?

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  2. Rothschild a tou­jours finan­cé les guerres simul­ta­né­ment dans les deux camps, per­met­tant de faire tour­ner les usines d’ar­me­ment de Rockefeller ; pour ensuite finan­cer la recons­truc­tion. Dès 1933, il finan­çait Hitler, tout est extrê­me­ment expli­qué par l’his­to­rien Sylvain Laforest dans ses 12 vidéos ou son livre en PDF.

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  3. Merci à « Sarko le magni­fique » qui a réin­té­gré la France dans l’OTAN
    US GO HOME US GO HOME !!!
    Pour leur indus­trie mili­taire les Ricains aiment faire la guerre mais chez les autres, sur­tout pas chez eux !!! Remenber Pearl Harbour !!! Plus jamais ça !!!

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  4. L’Ukraine ? Comme la Géorgie en son temps puis la Crimée récem­ment, recon­nais­sons juste deux choses :
    a) les Ukrainiens sont majo­ri­tai­re­ment rus­so­philes et rus­so­phones donc légi­ti­me­ment États de la CEI.
    b) les pays affi­dés à l’Otan res­tent comme ils sont et n’é­tendent pas la fron­tière de celle-ci plus à l’est.
    Les état­su­niens sont impé­ria­listes, expan­sion­nistes et poten­tiel­le­ment inter­ven­tion­nistes. Ils ont déjà des bases mili­taires dans plu­sieurs pays d’Europe orien­tale, ça suf­fit ; qu’ils replient leurs gaules et qu’ils se cassent d’Europe.

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  5. Ce Biden com­mence sérieu­se­ment à nous déplaire, il serait temps de se débar­ras­ser de l’OTAN, et de cette Amérique qui veut s’imposer dans le monde, à notre tour de dire aux Américains : GO HOME !!!

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  6. Tout à fait d’accord. Les USA ont déve­lop­pé leur éco­no­mie sur le dos des nations euro­péennes qui se fai­saient la guerre… puis celles-ci en paix et inté­grées dans l’Otan, ils sont allés en Asie et au Moyen-Orient semer la mort sur des pré­textes fal­la­cieux. Maintenant Biden se croit tou­jours dans la guerre froide et aime­rait sou­te­nir son lob­by des armes en créant arti­fi­ciel­le­ment une guerre en Europe.
    Sortons la France de l’Otan et que l’Ukraine devienne un pays NEUTRE !!!

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