Zelinsky au Festival du film à Cannes : guignol ou gogo ?

par | 19 mai 2022 | 5 Commentaires 

Après une inter­ven­tion non-conven­tion­nelle lors de l’Eurovision 2022, l’OTAN a tra­fi­qué les votes des uns et des autres dans une gro­tesque mas­ca­rade à la Biden afin que le gagnant soit… devi­nez Qui ? … eh oui, l’Ukraine. Il fal­lait que l’Ukraine sor­tît vain­queur de cette com­pé­ti­tion, à défaut de sor­tir vain­queur des plaines du Donbass.
Cet évé­ne­ment qui n’a plus rien à voir avec la chan­son, ni même avec l’Europe, est deve­nu au fil des ans l’une des pla­te­formes de pro­pa­gande de la culture woke. Depuis une dizaine d’an­nées, l’Eurovision est un vec­teur de pro­mo­tion de chan­teur-se‑s trans­genres. La série fut enta­mée en 2014 par l’Autrichien-ne Conchita Wurst, vite copié‑e par les pré­ten­dant-e‑s des autres pays avec plus ou moins d’entregent.

Conchita_Wurst_Eurovision_2014
Conchita Wurtz, vainqueur‑e de l’Eurovision 2014

Bilal-Hassani-Eurovision-2019Bilal Hassani, candidat‑e de la France en 2019
(lire Eurovision : quand ça veut pas, ça veut pas du 20 mai 2019)

Mais en 2022, tous les indi­ca­teurs indiquent que c’est l’Ukraine qui l’emportera car ce pays rem­plit toutes les cases avec un pré­sident clown transgenre.

Zelinsky à poil

Zelinsky aurait pu concou­rir lui-même : il en a tous les talents.

Quelques petites mani­pu­la­tions plus tard, l’Ukraine est décla­rée vain­queur. Cela nous rap­pelle quelquechose.

Mais l’OTAN ne s’est pas satis­faite de ce résul­tat car plus per­sonne à vrai dire ne se pré­oc­cupe de l’Eurovision. Elle a donc déci­dé d’une offen­sive sur le Palais des Festivals de Cannes où se déroule le Festival du film. Le Président-clown ukrai­nien n’ayant pas pu par­ti­ci­per à l’Eurovision 2022 s’est rat­tra­pé en ouvrant les céré­mo­nies du Festival où les invi­tés VIP lui ont réser­vé une « stan­ding ova­tion » (notre illus­tra­tion à la une).

Mais qui ces dignitaires du show-biz ont-ils acclamé ?

• Le gui­gnol ou le gogo qui a per­mis à l’OTAN d’ins­tal­ler sur le ter­ri­toire ukrai­nien une tren­taine de labo­ra­toires viro­lo­giques clan­des­tins sous l’ad­mi­nis­tra­tion directe du Pentagone ?
• Le pitre ou le pâtre qui sacri­fie ses ouailles dans la nasse d’Azovstal ?
• Le comique ou le trou­pier qui offre son pays et son peuple aux vel­léi­tés bel­li­queuses de l’OTAN ?
• L’illusionniste ou le dua­liste qui bafoue les accords de Minsk et pré­pare une guerre géno­ci­daire ?
• La vic­time ou le bour­reau ?
• Le Juif ou l’an­ti­sé­mite ?
Cette salle com­prend-elle bien ce qu’elle fait ? Mesure-t-elle la conni­vence impro­bable mais bien réelle entre les pro­mo­teurs trans­genres et les milices nazies ? 

La ques­tion, gênante, doit être posée. En effet le public, non invi­té au Palais, prend conscience que l’OTAN, l’Eurovision, le Festival de Cannes œuvrent de concert pour la bana­li­sa­tion de la por­no­gra­phie et — en même temps — contre la Russie avec l’ap­pui de milices nazies. La Vérité se dévoile peu à peu mais peu de per­sonnes y croient. « Quelle dose de véri­té un esprit peut-il sup­por­ter, quelle dose de véri­té peut-il ris­quer ? » nous inter­roge Nietzsche (Ecce homo).

Massimo Luce

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Massimo Luce

5 Commentaires 

  1. « L’intervention de Zelensky au fes­ti­val can­nois va de soi si vous regar­dez ça sous l’angle de ce qu’on appelle « la mise en scène » : un mau­vais acteur, un comé­dien pro­fes­sion­nel, sous l’œil d’autres pro­fes­sion­nels de leurs propres pro­fes­sions.
    Je crois que j’avais dû dire quelque chose dans ce sens il y a long­temps. Il aura donc fal­lu la mise en scène d’une énième guerre mon­diale et la menace d’une autre catas­trophe pour qu’on sache que Cannes est un outil de pro­pa­gande comme un autre. Ils pro­pagent l’esthétique occi­den­tale, quoi…
    S’en rendre compte n’est pas grand-chose mais c’est déjà ça. La véri­té des images avance len­te­ment. Maintenant, ima­gi­nez que la guerre elle-même soit cette esthé­tique déployée lors d’un fes­ti­val mon­dial, dont les par­ties pre­nantes sont les États en conflit, ou plu­tôt « en inté­rêts », dif­fu­sant des repré­sen­ta­tions dont on est tous spec­ta­teurs… vous comme moi.
    J’entends qu’on dit sou­vent « conflit d’intérêt », ce qui est une tau­to­lo­gie. Il n’y a de conflit, petit ou grand, que s’il y a inté­rêt. Brutus, Néron, Biden, ou Poutine, Constantinople, l’Irak ou l’Ukraine, il n’y a pas grand-chose qui a chan­gé, mise à part la mas­si­fi­ca­tion du meurtre. »
    Signé Jean Luc Godard.

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  2. Comme quoi, la pro­pa­gande marche aus­si très bien en Europe.

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  3. LE MAL TRIOMPHE PAR L INACTION DES GENS DE BIEN

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  4. Journal de guerre N° 34 (J + 86) – https://wp.me/p4Im0Q-5zN
    Nous assis­tons — impuis­sants (parce que nous le vou­lons et valons bien) — au der­nier acte de l’ancrage de la dic­ta­ture par le déni (de la part du Pouvoir) du der­nier acte de liber­té, celui de pou­voir, léga­le­ment, se pré­sen­ter aux élec­tions et ce au mépris de la Constitution. Un pays qui n’a plus de consti­tu­tion perd sa rai­son d’être.

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  5. Nous sommes en plein dans la « Fabrication du consen­te­ment – De la pro­pa­gande média­tique en démo­cra­tie » théo­ri­sée par Edward Herman et Noam Chomsky en 1988.
    Nous avons ici un cas concret de mise en appli­ca­tion :
    • il faut anéan­tir la Russie
    • il faut l’en­traî­ner dans une guerre que les États-Unis gagne­ront
    • cette guerre se fera par délé­ga­tion en Europe et entre Européens (comme à chaque fois)
    • l’Ukraine sert de champ de bataille et doit se sacri­fier pour anéan­tir la Russie
    • Poutine est méchant
    • Zélinsky est gen­til.
    Voilà le consen­te­ment impo­sé par ceux qui com­plotent aux imbé­ciles qui gobent tout ça, de gré ou de force.
    Dans cette salle du Palais des Festivals, gare à celui qui n’ap­plau­dit pas le clown-pré­­sident sur grand écran, il est aus­si­tôt ban­ni de la com­mu­nau­té Bien Pensante et n’au­ra plus d’argent pour ses films.

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