Éric Ciotti, visionnaire, brise les clivages

18 mai 2026 | Aucun com­men­taire

En accep­tant, le 13 mai 2026, la pro­po­si­tion du conseiller muni­ci­pal com­mu­niste Julien Picot(1) d’ériger une sta­tue de Max Barel sur la place qui porte son nom, Éric Ciotti pose un acte poli­tique fort et vision­naire. Au-delà de l’hommage à un résis­tant niçois, il défie ouver­te­ment les cli­vages arti­fi­ciels entre­te­nus par les pou­voirs parisiens.

Un geste qui dérange les appareils politiques

Cette démarche sus­cite déjà de vives réti­cences, voire des cri­tiques viru­lentes, aus­si bien à gauche qu’à droite traditionnelle.

À gauche, le PCF 06, via son secré­taire dépar­te­men­tal et conseiller muni­ci­pal Julien Picot, por­teur du pro­jet, consi­dère cette déci­sion comme une vic­toire impor­tante, et « se féli­cite d’avoir obte­nu gain de cause. » « À tra­vers cet hom­mage, c’est toute une mémoire long­temps invi­si­bi­li­sée qui retrouve sa place dans l’espace public : celle des mili­tants com­mu­nistes, des ouvriers, des syn­di­ca­listes et des résis­tants qui furent en pre­mière ligne dans la lutte contre le nazisme et pour la libé­ra­tion du pays. »
Au niveau natio­nal, le PCF est dis­cret. Pas de com­mu­ni­qué offi­ciel natio­nal du PCF (direc­tion natio­nale ou Fabien Roussel). Le sujet reste encore prin­ci­pa­le­ment local aux Alpes-Maritimes. Cependant, le ton du PCF local est sou­te­nu sans cri­tique appa­rente de la direc­tion nationale.

Une par­tie de l’extrême gauche niçoise (figures comme Robert Injey et Olivier Salerno) est très hos­tile au pro­jet. Ceux-ci estiment que Max Barel « ne mérite pas ça » et parlent d’une « insulte » car la sta­tue serait inau­gu­rée par Éric Ciotti (allié au Rassemblement National). Ils refusent toute forme d’unité avec la droite « fas­ci­sante » selon eux.

À droite, les réti­cences ne sont pas moins fortes. Une par­tie de la droite clas­sique et macron-com­pa­tible voit dans ce geste une « dérive popu­liste » et un « coup de com­mu­ni­ca­tion hasar­deux ». Certains élus LR ou ex-LR lui reprochent de « faire le jeu des extrêmes » en ten­dant la main à un com­mu­niste, esti­mant que cela « salit » la mémoire gaul­liste ou répu­bli­caine. D’autres, plus conser­va­teurs, craignent que cette ouver­ture ne brouille le mes­sage « droi­tier » de Ciotti et ne lui aliène une par­tie de son élec­to­rat traditionnel.

Ces cri­tiques conver­gentes révèlent sur­tout une chose : les appa­reils poli­tiques, qu’ils soient de gauche ou de droite ins­ti­tu­tion­nelles, refusent vis­cé­ra­le­ment toute trans­gres­sion des cli­vages qu’ils ont eux-mêmes figés depuis des décen­nies. Ces cli­vages servent avant tout à pro­té­ger un sys­tème épui­sé et à empê­cher toute recom­po­si­tion sérieuse des forces vives du pays.

Éric Ciotti persiste et signe

Contrairement à son pré­dé­ces­seur à la mai­rie de Nice, qui se récla­mait bruyam­ment du gaul­lisme tout en pra­ti­quant une poli­tique car­rié­riste et de com­pro­mis avec le sys­tème pari­sien, Éric Ciotti s’ins­pire du géné­ral de Gaulle. Il com­prend que la France, face au risque d’effondrement, ne se relè­ve­ra pas sans alliances cou­ra­geuses et sans dépas­ser les cli­vages fac­tices impo­sés par les obé­diences pari­siennes. En ten­dant la main à un élu com­mu­niste pour hono­rer un résis­tant mort sous la tor­ture, Ciotti démontre une vraie vision stra­té­gique : celle de l’intérêt supé­rieur de la Nation avant les éti­quettes par­ti­sanes. Il per­siste et signe : « J’ai répon­du favo­ra­ble­ment à la demande de Julien Picot : une sta­tue en hom­mage à Max Barel, héros niçois de la Résistance, sera ins­tal­lée sur la place qui porte son nom. »

Max Barel, symbole d’un engagement patriotique

Max Barel -Uuniforme Polytechnicien

Max Barel en uuni­forme de Polytechnicien © Livre de Janine Portal Max Barel, 1951 – Bibliothèque du Musée de l’Armée

Max Barel, né en 1913 à Menton, poly­tech­ni­cien brillant, est le fils de Virgile Barel (1889−1979), grande figure com­mu­niste des Alpes-Maritimes. Député à plu­sieurs reprises, résis­tant, Virgile Barel fut pré­sident de la Délégation spé­ciale de Nice à la Libération. Après la mort de son fils, il n’a ces­sé de récla­mer jus­tice contre Klaus Barbie.
Max Barel, résis­tant de la pre­mière heure au sein de l’Union des Cadres Industriels de la France Combattante, fut arrê­té le 6 juillet 1944 à Lyon, tor­tu­ré à mort par Klaus Barbie sans jamais par­ler. Il meurt à 31 ans. Son sacri­fice dépasse lar­ge­ment l’engagement par­ti­san : il est celui d’un Français pour sa Patrie.

Le CNR : le modèle historique à retrouver d’urgence

Le 27 mai 1943, Jean Moulin, sur ordre du géné­ral de Gaulle, crée le CNR en réunis­sant dans la clan­des­ti­ni­té com­mu­nistes, gaul­listes, socia­listes, démo­crates-chré­tiens et radi­caux. Face à l’occupant et à la col­la­bo­ra­tion, ces hommes ont su pla­cer la Patrie au-des­sus de leurs divergences.

« La France n’est pas seule­ment un pays. C’est une per­sonne. Et cette per­sonne a besoin de tous ses enfants, sans excep­tion. » Charles de Gaulle
« Tout ce qui est dis­per­sion, action iso­lée, alliance par­ti­cu­lière com­pro­met la puis­sance des coups por­tés à l’ennemi par la France. » Charles de Gaulle

Aujourd’hui, la France fait face à un risque d’effondrement civi­li­sa­tion­nel et sou­ve­rain. Dans ce contexte, l’esprit du CNR rede­vient une néces­si­té impérieuse.

Le Parti Communiste doit retrouver son âme patriotique

Le Parti Communiste des Alpes-Maritimes, à tra­vers Julien Picot, voit dans cet hom­mage une occa­sion de mettre en avant le rôle de cer­tains résis­tants com­mu­nistes lors de la Seconde Guerre mon­diale. On peut y voir éga­le­ment une volon­té, au moins locale, de gom­mer ou de mini­mi­ser la période trouble de la col­la­bo­ra­tion du PCF avec l’occupant nazi entre le Pacte ger­ma­no-sovié­tique (août 1939) et l’invasion de l’URSS par Hitler (juin 1941), période durant laquelle le Parti s’était oppo­sé à la « guerre impé­ria­liste » et avait par suite été répri­mé. Quoi qu’il en soit, cet épi­sode his­to­rique com­plexe ne doit pas occul­ter le cou­rage réel de nom­breux mili­tants com­mu­nistes après juin 1941, dont Max Barel est l’un des sym­boles les plus nobles.
Le PCF a le devoir his­to­rique de renouer avec l’esprit patrio­tique qui l’animait pen­dant la Résistance, plu­tôt que de prendre sage­ment sa part à la mas­ca­rade du « pacte répu­bli­cain »(2).

Éric Ciotti montre la voie

Malgré les cri­tiques et les réti­cences des deux bords, Éric Ciotti montre qu’à Nice on doit hono­rer ses héros authen­tiques, fussent-ils com­mu­nistes car un inté­rêt supé­rieur doit être enten­du. Il tend la main sans renier ses convic­tions, car c’est bien pour tous les Niçois. En hono­rant Max Barel, la ville de Nice rap­pelle à tous les Français que la France se sauve quand elle se rassemble.

Lire dans nos colonnes : Le début de par­cours fra-cas­sant d’Éric Ciotti (suite) du 2 mai 2026 

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