Opération Covid : peu à peu la Vérité fait son chemin

10 mai 2026 | Aucun com­men­taire

En 2021, oui en 2021, il y a plus de 4 ans, Olivier Frot, nous aler­tait sur les innom­brables et graves irré­gu­la­ri­tés de l’accord-cadre de la Commission euro­péenne pour l’achat des « vac­cins anti-Covid » à la socié­té Pfizer BioNtech :

Contrat - Top secret

Étude comparative des contrats d’achat de vaccins par la Commission européenne

Ces contrats sont l’exemple par­fait de pri­va­ti­sa­tion des gains et socia­li­sa­tion des risques

Analyse de l’accord-cadre de la Commission européenne pour l’achat de vaccins Pfizer

Il s’agit d’un type de contrat léo­nin dans lequel le contrac­tant est exo­né­ré de tout risque éco­no­mique et juridique

Olivier Frot, doc­teur en Droit public, s’é­tait don­né la peine, non seule­ment de se pro­cu­rer l’accord-cadre de la Commission euro­péenne pour l’achat des « vac­cins anti-Covid » à la socié­té Pfizer BioNtech, puis de le lire et le décryp­ter, et enfin d’en faire une ana­lyse rigou­reuse et com­plète que nous publions in exten­so ci-des­sous. Il nous ale­tait déjà : « Nous sommes en pré­sence d’une forme contrac­tuelle très ori­gi­nale et inha­bi­tuelle en matière de mar­chés publics, un “accord d’achat d’avance”, forme incon­nue du rédac­teur avant cette étude et non pré­vue dans les textes régis­sant les mar­chés publics pas­sés par la Commission euro­péenne.« 
Il conclut son ana­lyse en ces termes : « Il s’agit d’un type de contrat léo­nin dans lequel le contrac­tant est exo­né­ré de risque éco­no­mique (prix ferme sur une courte durée, quan­ti­tés fixes contrac­tuelles, avance finan­cière signi­fi­ca­tive), exo­né­ré de risque juri­dique (res­pon­sa­bi­li­té trans­fé­rée aux États membres par­ti­ci­pants. Les infor­ma­tions per­met­tant de déter­mi­ner la léga­li­té des pro­cé­dures de pas­sa­tion et de rédac­tion de ces contrats ne sont hélas pas dis­po­nibles. Compte tenu du carac­tère tota­le­ment dés­équi­li­bré de ces contrats, on peut légi­ti­me­ment se poser des ques­tions sur leur condi­tions d’attribution et l’absence de cor­rup­tion et/​ou de conflits d’intérêts. »

Il se trouve qu’Olivier Frot, avant de pas­ser sa thèse en droit public, « sort de Saint-Cyr » et qu’il fut offi­cier para­chu­tiste au sein des Forces Spéciales où il a appris à aller « au delà du pos­sible ». Il s’est donc bat­tu sans relâche, avec opi­nia­tre­té, pour faire avan­cer la vérité.

La Vérité a frayé son chemin

2021–2023 : les négo­cia­tions dans le noir
Dès le début de la pan­dé­mie, la Commission euro­péenne, sous la hou­lette d’Ursula von der Leyen, négo­cie direc­te­ment avec Albert Bourla, PDG de Pfizer.

Ursula von den Leyen - Albert Bourla Pfizer

Ursula von den Leyen en effu­sion avec le PDG de Pfizer Albert Bourla

Des SMS sont échan­gés. Des contrats colos­saux sont signés dans l’urgence : jusqu’à 1,8 mil­liard de doses pour envi­ron 35 mil­liards d’euros. Tout se fait dans l’opacité la plus totale. Les clauses res­tent lar­ge­ment cachées au nom du « secret com­mer­cial ». Les par­le­men­taires et les citoyens sont tenus à l’écart. Les cri­tiques sont rapi­de­ment qua­li­fiées de « désinformation ».

2022–2024 : les pre­mières fis­sures
Dès 2022, le Parquet euro­péen (EPPO) ouvre une enquête sur l’acquisition des vac­cins Covid. Elle est tou­jours en cours en 2026. Des recours en trans­pa­rence se mul­ti­plient. Des ONG, des médias et des citoyens exigent l’accès aux docu­ments. La Commission résiste, détruit ou « ne retrouve plus » des traces.C’est un pro­ces­sus lent, fait de petites vic­toires judi­ciaires qui accu­mulent la pression.

Mai 2025 : la brèche majeure – le juge­ment Pfizergate
Le 14 mai 2025, le Tribunal de l’Union euro­péenne rend un arrêt his­to­rique (affaire T‑36/​23). Il annule la déci­sion de la Commission de refu­ser l’accès aux SMS von der Leyen – Bourla. Les juges reprochent à l’exécutif euro­péen de n’avoir four­ni aucune expli­ca­tion plau­sible sur l’« inexis­tence » ou la dis­pa­ri­tion de ces mes­sages. Une vic­toire sym­bo­lique forte : pour la pre­mière fois, une juri­dic­tion euro­péenne recon­naît offi­ciel­le­ment le manque de trans­pa­rence sur ce dossier.

La lumière filtre un peu plus.

2026 : la porte conti­nue de s’entrouvrir
L’enquête de l’EPPO suit son cours. Des déci­sions de jus­tice contraignent régu­liè­re­ment la Commission à publier des ver­sions plus com­plètes des contrats (même si beau­coup de pas­sages res­tent noir­cis). Pendant ce temps, Pfizer assigne les États récal­ci­trants : en avril 2026, la Pologne est condam­née à payer 1,3 mil­liard € et la Roumanie 600 mil­lions € pour des doses non accep­tées. Des sommes qui inter­rogent sur la per­ti­nence des contrats ini­tiaux signés dans la précipitation.

Le sens de ce long processus

Ce qui se joue n’est pas seule­ment l’accès à quelques SMS ou clauses contrac­tuelles. C’est la remise en cause pro­gres­sive d’une gou­ver­nance opaque et cor­rom­pue qui se trame à Bruxelles :
• déci­sions prises en petit comi­té,
• mil­liards enga­gés sans contrôle réel,
• nar­ra­tif ver­rouillé pen­dant des années.
Chaque recours, chaque juge­ment, chaque révé­la­tion par­tielle contri­bue à faire céder la porte. Celle-ci n’est tou­jours pas grande ouverte, mais elle ne se refer­me­ra plus.

Nos voi­sins ita­liens disent : La veri­tà è flglia del tem­po
Le temps met la véri­té au jour.

Ça n’est pas facile. Nous y œuvrons.

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