Ma bonne semaine de mauvaise foi (17 mai 2020)

Dimanche 17 mai 2020

Chronique du Kali Yuga

Censure sur FaceBook : Petit rĂ©su­mĂ© de l’au­di­tion trĂšs Ă©lo­quente de Marck Zuckerberg, convo­quĂ© pour la cen­sure exer­cĂ©e par sa socié­tĂ© Facebook.

Le juge : « Vous avez créé votre rĂ©seau social Facebook afin de relier les gens entre eux et qu’ils Ă©changent toute infor­ma­tion utile ou pas entre eux ? »
Zuckerberg boit et rĂ©pond : « Oui c’est vrai, mais il y a des infor­ma­tions dan­ge­reuses qui cir­culent et 
 »
Le juge le coupe et le prie de s’en tenir juste Ă  rĂ©pondre aux ques­tions deman­dĂ©es car il n’a pas de temps Ă  perdre
 Et il pour­suit : « Si tel Ă©tait le but de votre rĂ©seau, pour­quoi appli­quez-vous une mesure de cen­sure stricte sur leurs Ă©changes ? Ce qu’ils Ă©changent et se disent ne vous regarde point, car tel Ă©tait le droit que vous leur avez don­nĂ© avec Facebook. Â»
Zuckerberg pro­teste : « Non, notre cen­sure s’applique uni­que­ment sur les dis­cours dĂ©cou­ra­geants Ă  l’encontre des vac­cins ou de leur dan­ge­ro­si­tĂ©, et il est impor­tant que les gens se vac­cinent et acceptent de se faire vac­ci­ner ! »
Le juge : « D’oĂč tenez-vous ces infor­ma­tions que les vac­cins ne sont pas dan­ge­reux ? Avez-vous une Ă©tude qui garan­tit Ă  100% la sĂ»re­tĂ© des vac­cins que vous prέnez ? »
Zuckerberg rĂ©pond : « Non je n’en ai pas, il n’y a rien de garan­ti Ă  100% mais il est nĂ©ces­saire de le faire. »
Le juge : « Mais vous n’avez aucune qua­li­fi­ca­tion pour conseiller sur les vac­cins ni Ă©tude pour garan­tir la san­tĂ© des gens ; vous n’a­vez donc aucu­ne­ment le droit d’exercer cette cen­sure extrĂȘme sur le rĂ©seau que vous avez four­ni Ă  ces usa­gers

Je vous convo­que­rai pro­chai­ne­ment ! »

Vous com­pre­nez pour­quoi, si vous n’ĂȘtes pas d’ac­cord avec les idĂ©es de M. Zuckerberg, la parole vous sera cou­pĂ©e. La loi Avia venant encore aggra­ver la situa­tion, j’y revien­drai dans un pro­chain article
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Lundi 11 mai 2020

Ça y est, c’est la grande ren­trĂ©e dans les Ă©coles. Les Ă©lĂšves sont par­quĂ©s dans des cases, les bal­lons ran­gĂ©s sous clĂ© dans les bacs. Les syl­labes sont dif­fi­ciles Ă  rĂ©pé­ter avec le masque sur le nez. Sur le bureau, une caisse en poly­sty­rĂšne pour mettre la tĂȘte. À la can­tine pour ceux qui osent encore man­ger, plus de bataille de petits suisses
 Ce n’est vrai­ment plus ce que c’é­tait.
On a vu que les mĂ©de­cins allaient ĂȘtre rĂ©mu­né­rĂ©s pour la dĂ©non­cia­tion des cas de virus, les ensei­gnants n’ont pas cette chance. Eux, ils devront dĂ©non­cer, mais sans prime, sans dĂ©dom­ma­ge­ment.
 On apprend en effet sur le site de l’Éducation natio­nale ce judi­cieux conseil :
« des enfants peuvent tenir des pro­pos mani­fes­te­ment inac­cep­tables. La rĂ©fé­rence Ă  l’au­to­ri­tĂ© de l’Etat pour per­mettre la pro­tec­tion de chaque citoyen doit alors ĂȘtre Ă©vo­quĂ©e, sans entrer en dis­cus­sion polé­mique. Les parents seront aler­tĂ©s et reçus par l’en­sei­gnant, le cas Ă©chĂ©ant accom­pa­gnĂ© d’un col­lĂšgue, et la situa­tion rap­por­tĂ©e aux auto­ri­tĂ©s de l’é­cole. Â»
Autrement dit, s’il vient Ă  ces chers petits l’en­vie de rĂ©pé­ter ce qu’ils ont enten­du pen­dant deux mois Ă  la mai­son, ils risquent gros !
Une maniĂšre de tes­ter un peu ce qui se dit dans les chau­miĂšres, il paraĂźt qu’en haut de l’État, on appré­hende un peu la suite des Ă©vé­ne­ments

AprĂšs les appels offi­ciels de la ville de Nice Ă  dĂ©non­cer, nous sommes vrai­ment dans l’ùre Vichy 2.0 !DĂ©lation Éducation nationale

Mardi 12 mai 2020

On est donc pas­sĂ© d’une auto­ri­sa­tion de sor­tie sur une dis­tance de 1 km Ă  une dis­tance de 100 km. Cent fois plus, vous voyez le cadeau ! Mais pour­quoi 100 ? Pourquoi pas 50 ou 200 ? OĂč sont-ils allĂ©s cher­cher ce nombre ? Est-ce parce qu’il cor­res­pond plus ou moins Ă  la taille moyenne d’un dĂ©par­te­ment ? Ça pour­rait Ă©ven­tuel­le­ment ĂȘtre une expli­ca­tion presque logique. Mais non. Le gou­ver­ne­ment avait bien Ă©tu­diĂ© son affaire et a sui­vi les consignes don­nĂ©es par le « manuel du par­fait petit confi­neur Â», paru il y a dĂ©jĂ  long­temps, en 1949.
 Vous y ĂȘtes ? Non ?
Tout sim­ple­ment dans « 1984 Â» de Georges Orwell :1984 - George Orwell - confinement 100 km

Mercredi 13 mai 2020

Les joies du mon­dia­lisme, nous vous les dĂ©cri­vons dans nos colonnes Ă  lon­gueur d’an­nĂ©e : la viande qui part de France, fait le tour du monde et revient dans votre assiette, les petits viet­na­miens qui bossent 12 heures par jour pour four­nir votre maga­sin Zara, les futurs archi­tectes et bio­lo­gistes qui dĂ©barquent sur les cĂŽtes ita­liennes avant d’ar­ri­ver chez nous, etc.
Nous aurons bien­tĂŽt en France une nou­velle chance, pour nos abeilles cette fois. Vous connais­siez le fre­lon asia­tique, grand des­truc­teur de ruches ? Et bien voi­ci main­te­nant le fre­lon gĂ©ant asia­tique ! Qui peut le moins peut le plus !
D’une lon­gueur de 7,5 cm, ce fre­lon tue 100 fois plus d’a­beilles que son « petit Â» frĂšre. Bon, d’ac­cord, il n’a Ă©tĂ© vu qu’aux USA (je suis d’ailleurs sur­pris que les TV n’aient pas encore accu­sĂ© Trump!), mais il sera bien­tĂŽt chez nous comme leurs films, leur bouffe, leur musique

ScĂ©nario pré­vu pour l’ar­ri­vĂ©e en France :
Il n’est pas dan­ge­reux, et puis, il n’existe que quelques spé­ci­mens.
Il s’a­vùre qu’il est un peu plus dan­ge­reux que ce que l’on croyait. En fait, son venin est mor­tel pour l’homme (50 morts au Japon)
Il fau­drait un bio­lo­giste qui trouve un pro­duit pour l’é­loi­gner.
Il serait bon d’é­vi­ter de se pro­me­ner lĂ  oĂč il y a des ruches, et en tous cas de bien se cou­vrir.
Les ruches doivent ĂȘtre iso­lĂ©es par des claus­tras cou­vertes.
On ne doit plus lais­ser les abeilles buti­ner, mieux vaut les nour­rir au sirop.
Les api­cul­teurs qui ne res­pectent pas ces condi­tions seront frap­pĂ©s d’une amende de 135€.
Je plai­sante, bien sĂ»r


Abeille - Frelon asiatique

De gauche Ă  droite : notre guĂȘpe com­mune, au centre le fre­lon euro­pĂ©en, et Ă  droite le fre­lon gĂ©ant asia­tique, tous trois Ă  la mĂȘme Ă©chelle !

Jeudi 14 mai 2020

Ça fait trois mois qu’on en parle
 mal ! Nous allons remettre les pen­dules Ă  l’heure.
Pourquoi dit-on « LA Â» CGT ? Et « LE Â» Medef ? Et bien parce que le nom « noyau Â» est dans le pre­mier cas fĂ©mi­nin (ConfĂ©dĂ©ration GĂ©nĂ©rale du Travail) et dans le second cas mas­cu­lin (Mouvement des Entreprises de France). C’est simple.
Alors pour­quoi parle t‑on « DU Â» Covid 19, alors que l’on devrait dire « LA Â» Covid 19 ? En effet, le nom com­plet de la bĂȘte est Corona virus disease (mala­die cau­sĂ©e par le virus Corona). On devrait donc s’ap­puyer sur le nom « mala­die Â» et non pas sur le nom « virus Â» !
Heureusement, les Papys de l’AcadĂ©mie fran­çaise se sont pen­chĂ©s sur le cas, et nous exhortent Ă  chan­ger cette mau­vaise habi­tude, et donc Ă  par­tir de doré­na­vant de par­ler « DE LA Â» Covid 19.
Sous peine d’une amende de 135 â‚Ź ?Covid 19

Vendredi 15 mai 2020

« On a sans doute fait une erreur dans la stra­té­gie Â» (Emmanuel Macron).
« DĂ©localiser notre indus­trie a Ă©tĂ© une faute majeure Â» (Bruno le Maire).
Forte de ce constat, la socié­tĂ© Robertet, un des fleu­rons de la par­fu­me­rie gras­soise a dĂ©ci­dĂ© de s’é­tendre.
 au BrĂ©sil !
La socié­tĂ© a inau­gu­rĂ© une nou­velle uni­tĂ© de pro­duc­tion dans la rĂ©gion mĂ©tro­po­li­taine de Sao Paulo. La cĂ©ré­mo­nie d’i­nau­gu­ra­tion a eu lieu deux semaines avant la mise en Ɠuvre de la qua­ran­taine dans l’Ütat de SĂŁo Paulo.
D’aprĂšs la com­mu­ni­ca­tion de Robertet, cette uni­tĂ© pré­sente une struc­ture dif­fé­ren­ciĂ©e et hau­te­ment com­pé­ti­tive, appor­tant toute l’ex­per­tise fran­çaise aux clients bré­si­liens.
Elle est dotĂ©e de pro­ces­sus modernes pour rĂ©pondre aux pro­blĂšmes envi­ron­ne­men­taux tels que le trai­te­ment des dĂ©chets et la rĂ©uti­li­sa­tion des eaux de GrĂące Ă  des Ă©qui­pe­ments de pointe, l’en­vi­ron­ne­ment de tra­vail devient encore plus confor­table et plus sĂ»r.
Ce nou­veau site indus­triel per­met­tra non seule­ment d’é­lar­gir davan­tage les parts de mar­chĂ©, mais aus­si de tri­pler la pro­duc­tion de fra­grances fines et d’a­rĂŽmes ali­men­taires en AmĂ©rique du Sud.
On sup­pose qu’il n’y avait plus de place en France pour construire cette nou­velle uni­tĂ©.
Et vous croyez que tout va chan­ger le Jour d’AprĂšs ?Robertet Grasse

Samedi 16 mai 2020

« Bon Saint Loup
Je veux un Ă©poux !
Brave Saint Joseph
Comme vous, tendre chef !
Sainte Marie
Je l’aimerai toute ma vie.
A l’an que ven ! Â»

Cette priĂšre d’un ancien rite tra­di­tion­nel Ă©tait rĂ©ci­tĂ© par les jeunes femmes cher­chant un mari, en tou­chant la croix mĂ©tal­lique qui ornait le som­met du Pic St Loup dans l’HĂ©rault.
À la maniĂšre des Talibans dĂ©trui­sant les Bouddhas afghans Ă  grand coups de dyna­mite, la croix a Ă©tĂ© cou­pĂ©e Ă  sa base et abat­tue.
Des ins­crip­tions « Pic laĂŻque Â» et « Witch Power Â» Ă©crites en rouge ont Ă©tĂ© retrou­vĂ©es, ain­si qu’un balai, aban­don­nĂ© sans doute lĂ  par une sor­ciĂšre ?
Un acte bĂȘte, stu­pide, mĂ©chant dont pra­ti­que­ment per­sonne n’a par­lĂ© au niveau natio­nal, mais qui a quand mĂȘme Ă©mu dans la rĂ©gion.
https://www.agoravox.fr/actualites/religions/article/les-eglises-brulent-en-france-et-19120
Il est vrai que les Français ne s’é­meuvent plus des des­truc­tions d’é­di­fices chré­tiens depuis long­temps. Des Ă©glises brĂ»lent dans l’in­dif­fé­rence gĂ©né­rale (Ă  l’ex­cep­tion de Notre Dame de Paris), per­sonne ne rĂ©agis­sant, Ă  l’ex­cep­tion de ceux que l’on classe dans les groupes d’ex­trĂȘme droite-catho­li­co-tra­di
 la ver­mine qu’il faut Ă©ra­di­quer avant tout ! Tout comme les boud­dhistes d’Afghanistan.

Bonne semaine à tous, et à dimanche prochain


Patrice LEMAÎTRE

1 commentaire

  1. A UN ANE MÈME SI VOUS LUI METTAIT UNE SELLE IL NE SERA JAMAIS CHEVAL DE COURSE

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