L’antiracisme jusqu’à la nausée

11 février 2021 | 2 Commentaires 

Le monde du foot­ball, où les joueurs afri­cains sont majo­ri­taires – et les sup­por­teurs au front bas très majo­ri­taires –, est depuis long­temps confron­té au pro­blème du racisme. On ne compte plus les inci­dents avant, pen­dant et après matchs, ces regrou­pe­ments hau­te­ment cultu­rels où le pro­lé­ta­riat va por­ter volon­tai­re­ment son maigre fric à des mul­ti-mil­lion­naires au cer­veau dans les pieds qui courent der­rière un bal­lon. Les mesures dis­ci­pli­naires défrayent régu­liè­re­ment les chro­niques de ces nou­veaux jeux du cirque. Mais le plus conster­nant, en ces temps BLM, com­pre­nez « black lives mat­ter », ce sont les mesures « édu­ca­tives » pré­ven­tives venues s’imposer dans ce sport, sous forme de « minutes de silence contre le racisme » exi­gées par les fédé­ra­tions spor­tives et qui sont désor­mais deve­nues la règle en ouver­ture des matchs, y com­pris chez les amateurs.

Or, v’là-t‑y pas que le monde spor­tif tout entier, ayant trou­vé de bon ton ce rituel imbé­cile, s’en empare main­te­nant. Ainsi a‑t-on pu voir, same­di der­nier, notre équipe natio­nale de rug­by sacri­fier à la mode lors de la ren­contre Italie-France à Rome. Voilà pour­tant un sport « de gent­le­men » où le res­pect de l’adversaire est exem­plaire, autant sur le ter­rain que dans les tri­bunes, et qui n’a jamais eu à déplo­rer de pro­blèmes de racisme. Il faut avoir vécu des ren­contres du Tournoi des VI nations en Irlande ou en Écosse pour en attester. 

Bras-des­sus, bras-des­sous, les sup­por­teurs chantent en cœur dans les pubs et font la fête ensemble pour que le meilleur gagne. À ce pro­pos, une anec­dote : lors du match Angleterre-France du tour­noi 2018, je me trou­vais en Thaïlande. Là où je rési­dais en ce 10 mars, le seul tro­quet pro­po­sant l’événement sur sa télé avait atti­ré tous les Français et les Anglais du coin. Durant le match les deux camps se cham­brèrent sans ména­ge­ment mais à la fin, les Anglais se levèrent et vinrent nous ser­rer la main pour la belle vic­toire de l’équipe de France. Nous avons bu ensemble quelques tour­nées de bières. Jamais on ne ver­ra ça chez les « footeux ».
 

Pour en reve­nir au prin­cipe de cette minute de silence cen­sée sen­si­bi­li­ser à la lutte contre le racisme, il y a beau­coup à dire. D’abord, le racisme est loin d’être le seul pro­blème ren­con­tré dans le sport ? La parole se « libé­rant », on se rend compte que la pédo­cri­mi­na­li­té fait bien plus vic­times et avec des consé­quences bien plus dra­ma­tiques. Il ne s’agit pas de simples paroles mal inter­pré­tées ou de stu­pides cris dans des tri­bunes. Il y a abus sexuels d’adultes sur des mineurs. Entraîneur enfant - abus sexuels sport

Le pati­nage artis­tique, la nata­tion, la gym­nas­tique, le judo (entre autre) sont par­ti­cu­liè­re­ment tou­chés. Le livre que vient de publier Pierre-Emmanuel Luneau-Daurignac « L’entraîneur et l’enfant » (Seuil), délivre une ana­lyse struc­tu­relle du phé­no­mène qui fait froid dans le dos. D’après son enquête, un spor­tif sur sept serait vic­time d’une forme de vio­lence sexuelle avant ses 18 ans. Et ce taux reste très, très lar­ge­ment en deçà de la réa­li­té, pré­vient l’auteur.

Alors, à quand une minute de silence pour dire stop à ces pratiques sordides ?

Et puis, pour­quoi pas des minutes de silence contre le dopage ? À ce jour, on sait que la prise de pro­duits dopants peut avoir des consé­quences d’une extrême gra­vi­té sur la san­té : acci­dents car­diaques et cir­cu­la­toires, insuf­fi­sances rénales et hépa­tiques, can­cers, impuis­sance, sté­ri­li­té, troubles pen­dant la gros­sesse, troubles psy­cho­lo­giques et du com­por­te­ment, sans parle des addic­tions jusqu’à la toxi­co­ma­nie… Et puis, tant qu’on y est, pour­quoi pas des minutes de silence éten­dues à d’autres situa­tions de spor­tifs, de par le monde, dont la gra­vi­té est plus avé­rée que celle du « racisme » ver­bal dont seraient vic­times nos dan­seuses en cram­pons. Je pense, par exemple, à l’inter­dic­tion faite aux femmes de pra­ti­quer cer­tains sports voire tous les sports… Et on pour­rait allon­ger encore la liste.

Alors, ras-le-bol de ces pan­to­mimes « Black Lives Matter » impo­sées par la Bien-Pensance dans notre pays où le seul vrai racisme est aujourd’hui anti-blanc. Ras-le-bol de voir des fédé­ra­tions en mal d’image, qui pensent ain­si s’acheter une une res­pec­ta­bi­li­té, suivre stu­pi­de­ment, les unes après les autres, cette mode ridi­cule. Samedi der­nier, le rug­by s’est abais­sé en se sou­met­tant au dic­tat de la pen­sée obli­ga­toire. Il a ain­si per­du beau­coup de sa noblesse. Désolant.

Charles André

2 Commentaires 

  1. Le can­cer s’ef­force de convaincre les cel­lules saines que leur com­por­te­ment est tout sauf nor­mal, ce stra­ta­gème lui per­met d’en­trer dans la place et de tout détruire. La pros­ti­tu­tion a été inter­dite avec la béné­dic­tion de l’é­glise, mais que se passe t‑il vrai­ment ? le monde actuel, qui est en fait, un corps de frus­tra­tion per­ma­nente, n’a plus d’exu­toire, il s’en pren­dra natu­rel­le­ment aux plus faibles prio­ri­tai­re­ment, les mil­lions de migrants s’en pren­dront néces­sai­re­ment aux femmes et aux enfants, loin de moi de faire la pro­mo­tion de la pros­ti­tu­tion, mais les anciens avait com­pris qu’elle avait un avan­tage social, l’hys­té­rie amé­ri­caine qui voit dans le dévoi­le­ment d’un sein quelque chose d’obs­cène, n’a pour but, à part le fait de faire voir le mal où il n’existe pas selon les paroles de René Barjavel, que de cana­li­ser l’éner­gie sexuelle à leur pro­fit, voir le roman de George Orwell.

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  2. Dans ce monde déca­dent qui est le nôtre, on peut être :
    men­teur, tri­cheur, voleur, mani­pu­la­teur, pédo­phile voire pédo­sa­ta­niste, etc.
    Bref vous pou­vez être la pire des fri­pouilles et des vio­leurs, mais vous n’a­vez pas le droit d’être RACISTE.
    Ah non, tout mais pas RACISTE !
    Et encore vous pou­vez être raciste à l’é­gard des blancs, ça passe encore, mais pas raciste à l’é­gard des noirs, des arabes et des juifs.
    Cette absur­di­té ne pour­ra durer bien longtemps.

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