Le feuilleton du « vaccin » AstraZeneca

21 mars 2021 | 1 com­men­taire

À l’au­tomne 2020, les pre­miers doutes au sujet du « vac­cin » AstraZeneca naissent de décla­ra­tions hési­tantes de la part de son fabri­cant lui-même. AstraZeneca affirme d’a­bord que son vac­cin (à vec­teur viral) est effi­cace à 62%. C’est net­te­ment moins bien que les 94,5% reven­di­qués par Pfizer le pre­mier concurrent.

Puis fin novembre, pre­mière erreur, cette effi­ca­ci­té s’é­lè­ve­rait en fait à 90% pour les par­ti­ci­pants ayant reçu par erreur une demi-dose, puis une dose com­plète à un mois d’in­ter­valle. Ces tâton­ne­ments lui feront perdre la tête de la course, il sera le troi­sième à être auto­ri­sé dans l’Union euro­péenne le 29 jan­vier 2021, un mois après celui de Pfizer, et trois semaines après celui de Moderna.

C’est alors que l’European Medecines Agency (EMA) le cré­dite que de 60% d’ef­fi­ca­ci­té ! L’Allemagne, puis la France, via un avis de la Haute Autorité de Santé (HAS) le 2 février, le décon­seillent pour les plus de 65 ans, faute de don­nées jugées suf­fi­santes. Il lui reste cepen­dant de bons atouts : sa faci­li­té de conser­va­tion et sur­tout son prix : 1,78 euro la dose, contre 12 euros pour le vac­cin de Pfizer et 14,60 euros pour celui de Moderna d’a­près les ser­vices belges de santé.

C’est l’Écosse qui va ten­ter une pre­mière fois de réha­bi­li­ter la potion d’AstraZeneca en sor­tant une étude en pré­pu­bli­ca­tion, por­tant sur la vac­ci­na­tion à vaste échelle de plus de 5 mil­lions d’Écossais. Selon ces tra­vaux, le vac­cin AstraZeneca se montre plus effi­cace encore que celui de Pfizer contre les formes graves du Covid-19 entraî­nant une hos­pi­ta­li­sa­tion : « À plus de 90% » !

Une même étude menée au Royaume Uni confirme celle faite en Écosse.

Aussi, le 2 mars, la Haute Autorité de Santé élar­git sa recom­man­da­tion vac­ci­nale d’AstraZeneca aux per­sonnes âgées de 65 à 74 ans.
Pourtant, par­mi les 600 000 doses dis­tri­buées aux éta­blis­se­ments de san­té, seul un quart a fait l’ob­jet d’une injec­tion, le reste dor­mant dans les frigos.

Olivier Véran, en franc che­va­lier, ira donc se faire vac­ci­ner devant une mul­ti­tude de camé­ras pour don­ner l’exemple le 8 février.

La cause de la méfiance vien­drait d’une quan­ti­té non négli­geable d’ef­fets indé­si­rables décla­rés, et que la presse com­mence à dévoi­ler. À Rouen par exemple, un tiers des soi­gnants vac­ci­nés a res­sen­ti des symp­tômes grip­paux. De plus, cer­tains soi­gnants se plaignent que les méde­cins, eux, ne se font pas vac­ci­ner avec l’AstraZeneca, mais avec le Pfizer… d’où quelques soupçons.

Toutes ces doses inuti­li­sées per­suadent Macron de ne pas recon­fi­ner « Vous êtes gen­tils, mais tant que vous avez des vac­cins dans les fri­gos, je ne recon­fi­ne­rai pas les gens », aurait-il décla­ré lors du Conseil de défense sani­taire du 3 mars. Les ministres concer­nés ont donc pour consigne de valo­ri­ser le vac­cin et de per­sua­der le per­son­nel de se faire vac­ci­ner : le vac­cin est sûr, et les effets indé­si­rables dis­pa­raissent avec du paracétamol !

Et puis, le 25 février, les méde­cins géné­ra­listes sont auto­ri­sés à injec­ter des doses d’AstraZeneca à leurs patients âgés de 50 à 74 ans, ce qui fait enfin décol­ler les ventes. On pro­cède alors comme dans le com­merce, avec des jour­nées vac­ci­na­tions orga­ni­sées dans cer­taines villes, on met le paquet.Nice-Matin fait alors la pro­mo­tion pathé­tique du labo­ra­toire sué­do-bri­tan­nique :Nice-Matin - 26 février 2021 - Chance vaccinMais… les livrai­sons ne suivent pas. En avril, seules 25% des 9,2 mil­lions de doses pré­vues au départ seront livrées à la France, per­sonne ne pou­vant dire où sont pas­sées les doses pro­mises. La Commission Européenne est impuis­sante pour régler le problème…

Le jeu­di 11 mars c’est le coup de ton­nerre : le Danemark, sui­vi par la Norvège et l’Islande, sus­pendent le vac­cin. Décision prise après des cas graves de for­ma­tion de caillots san­guins chez des per­sonnes vaccinées.

Le 15 mars, après l’Autriche, l’Italie, et les Pays-Bas, l’Allemagne, prend la même déci­sion après des cas de throm­boses vei­neuses céré­brales. Macron, mal­gré les décla­ra­tions de son pre­mier ministre la veille assu­rant toute la confiance dans le vac­cin, décide éga­le­ment de le reti­rer « par pré­cau­tion ».

Le 17 mars, le feuille­ton conti­nue avec l’au­to­ri­sa­tion renou­ve­lée d’u­ti­li­ser le vac­cin AstraZeneca, mais pas en-des­sous de 55 ans.
Le pre­mier ministre donne l’exemple hier ven­dre­di. Suspendu pen­dant deux jours, le vac­cin bri­tan­ni­co-sué­dois fait son retour sur le ter­ri­toire fran­çais, mais les doses conti­nuent de man­quer. L’UE menace aujourd’­hui de blo­quer les expor­ta­tions si les livrai­sons pré­vues ne sont pas effectuées…

On rirait de ce feuille­ton tra­gi-comique s’il n’y avait pas d’af­faires de gros sous et s’il n’y avait des vies en jeu.

Patrice LEMAÎTRE

1 commentaire

  1. Quelle arnaque ces vac­cins qui sont en phase d’es­sais et donc pas sûrs du tout, on prend le peuple pour des cobayes pour un virus dont on sait main­te­nant qu’il se soigne avec des nom­breuses anciennes molé­cules comme le chlo­ro­quine, l’i­ver­mec­trine, qui font chu­ter la « charge virale » en 5 jours com­bi­nés à un anti­bio­tique cela évite d’en­voyer les malades en réa, il y a aus­si cer­tains anti-dépres­­seurs et d’autres molé­cules encore, tout ça est recon­nu dans une étude fran­çaise, il faut lais­ser les méde­cins soi­gner et que l’a­gence du médi­ca­ment donne les recom­man­da­tions pour ces molé­cules, donc prendre le risque de vac­ci­ner est pour moi uni­que­ment parce que le pou­voir de lob­by des labos et donc du monde de la finance influence énor­mé­ment nos poli­tiques, il faut faire une loi pour stop­per ces conflits d’in­té­rêts qui pour­rissent notre pseu­do démocratie.

    Répondre

Envoyer le commentaire

Votre adresse e‑mail ne sera pas publiée. Les champs obli­ga­toires sont indi­qués avec *

 + 78 = 79