« Quand la psychose fait dérailler le monde »

14 avril 2021 | 3 Commentaires 

Quand-la-psychose-fait-derailler-le-monde - Renaud Girard - Jean-Loup BonnamyC’est le titre d’un ouvrage co-écrit par Renaud Girard et Jean-Loup Bonnamy, ins­pi­ré par l’épidémie de coro­na­vi­rus et les inco­hé­rentes stra­té­gies déployées par les gou­ver­ne­ments pour y faire face. Un essai qui, par la prise de recul et la mise en pers­pec­tive des don­nées fac­tuelles, invite à se déta­cher de la lita­nie hyp­no­ti­sante res­sas­sée par le Pouvoir. Loin de nier la réa­li­té de la mala­die, les auteurs veulent lui redon­ner sa juste place c’est-à-dire celle d’un virus au taux de léta­li­té de 0,05 % et dont les vic­times ont une moyenne d’âge de 81 ans. Un virus qu’il faut trai­ter comme un pro­blème de san­té ordi­naire et non pas comme « une sorte de monstre réveillant nos peurs les plus pro­fondes ».

Pourtant, c’est cette der­nière atti­tude que les auto­ri­tés se sont ingé­niées à adop­ter au lieu d’appliquer la méthode clas­sique en infec­tio­lo­gie qui consiste à
• diag­nos­ti­quer,
• iso­ler et
• soi­gner.
Elles ont choi­si d’ôter à la méde­cine de ville la pos­si­bi­li­té de jouer son rôle – on se sou­vient du triste « res­tez chez vous et pre­nez du para­cé­ta­mol » – de lui reti­rer la liber­té de pres­crire, d’interdire l’usage de molé­cules pos­si­ble­ment effi­caces comme la chlo­ro­quine – sur la foi d’une étude tota­le­ment bidon­née du Lancet –, et de pri­vi­lé­gier un remède archaïque : le confi­ne­ment de la popu­la­tion. Un remède au final pire que le mal puisqu’il a de mul­tiples consé­quences dont on voit peu à peu les effets délé­tères sur le plan psy­chique, éco­no­mique et social.

À ce sujet, la jour­na­liste Marie d’Armagnac signe un excellent article dans Boulevard Voltaire expli­quant com­bien le dis­cours illo­gique tenu par les auto­ri­tés, mar­te­lé jusqu’à la nau­sée, dans un contexte de pri­va­tion de liber­tés, a réveillé les plus bas ins­tincts. Aujourd’hui, chaque Français a peur de son voi­sin : les grands-parents de leurs petits-enfants, les pro­fes­seurs de leurs élèves, les com­mer­çants de leurs clients, observe-t-elle. Or, « de la défiance géné­ra­li­sée à la haine, il n’y a mal­heu­reu­se­ment qu’un pas », ajoute-t-elle. Un pas que beau­coup ont vite fran­chi : la déla­tion a repris du ser­vice comme dans les fameuses « heures sombres » de notre histoire.

Ainsi a‑t-on vu débar­quer sur une plage une dizaine de gen­darmes armés pour ver­ba­li­ser sévè­re­ment de « mau­vais citoyens » ayant osé débou­cher un petit rosé lors d’un pique-nique fami­lial (2 adultes et un enfant), en totale contra­ven­tion avec les inter­dits de Jean Castex.

La Dépèche - Rosé pique-nique plage Héraul

[source : La Dépêche du 5 avril 2021]

Ailleurs, on a vu un prêtre et son vicaire mis en garde à vue parce qu’ils n’ont pas exi­gé le port du masque géné­ra­li­sé au cours de plu­sieurs céré­mo­nies de bap­tême. Le déla­teur était le frère d’un caté­chu­mène – sym­pa la cha­ri­té chré­tienne ! -. Et puis, par­tout dans le pays, on voit désor­mais s’organiser la chasse aux res­tau­rants clan­des­tins. C’est même deve­nu « le nou­veau sport natio­nal des forces de police » nous dit Marie d’Armagnac qui déplore ce deux-poids-deux-mesures du ministre de l’Intérieur qui traque ces Français contre­ve­nants comme des ter­ro­ristes alors que ceux qui ins­tallent le sépa­ra­tisme isla­miste au cœur du pays ne sont nul­le­ment inquié­tés dans leurs tra­fics. Il faut dire que ceux-là caillassent tout uni­forme qui s’aventure sur leur territoire.

Renaud Girard et Jean-Loup Bonnamy ont l’explication : « C’est la psy­chose qui a entraî­né ce vent de panique : les gou­ver­nants, et les nôtres en pre­mier, quit­tant le domaine de la ratio­na­li­té pour celui de l’émotion et, donc, de la sur­réac­tion, ont pris presque sys­té­ma­ti­que­ment les plus mau­vaises déci­sions. » Dans ce contexte de crise où la peur est « plus conta­gieuse que le virus », ce déra­page des com­por­te­ments est encore mieux ana­ly­sé par le jour­na­liste ita­lien Andrea Venanzoni, sur le site Atlantico, qui nous livre cette per­ti­nente obser­va­tion : « Le confor­misme est ras­su­rant, chaud, confor­table, sanc­ti­fiant même parce qu’il élève des esprits médiocres sur l’autel de la conscience sociale, assi­gnant une quel­conque fonc­tion d’utilité à des indi­vi­dus qui, sans cela, res­te­raient pié­gés dans des exis­tences d’une rare gri­saille ».

Alors, com­ment en est-on arri­vé là ? C’est que le bon sens a été l’option la moins par­ta­gée du monde, nous disent les auteurs. Dans une chi­mé­rique ten­ta­tive de maî­tri­ser la mort, « un véri­table tota­li­ta­risme sani­taire s’est mis en place ». Une fois enclen­ché le méca­nisme de la peur, dans lequel les médias ont joué le rôle de cata­ly­seur voire d’accélérateur, le monde entier s’est mis à dérailler, par une sorte d’étrange mimé­tisme, confir­mant que « face à l’inconnu, l’Homme a ten­dance à régler son com­por­te­ment sur celui des autres ».Suicide collectif

« Quand la psy­chose fait dérailler le monde » est un ouvrage que tout esprit cri­tique devrait lire.

Charles André

3 Commentaires 

  1. BONJOUR
    LE LANCET doit fer­mer avec cette publi­ca­tion scien­ti­fique ils ont tue com­bien de per­sonnes, les hommes poli­tiques sont en par­tie res­pon­sable ils n’ont pas su s’entourer de per­sonnes com­pé­tentes ils se sont cru au-des­­sus de tout
    Ils ne sont pas restes humbles avec leur un ego sur­di­men­sion­né
    Le LANCET et bien d autres expé­riences fausses ou fal­si­fiees doivent être tra­duits devant les tri­bu­naux de tous les états le moments venu.
    Lorsqu’on lance une info scien­ti­fique bidon les dégâts sont immenses et mor­telles
    Comme l’a dit PÉTAIN : médi­sez médi­sez il en res­te­ra tou­jours quelque chose.

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  2. Magnifiques com­men­taires, tel­le­ment sin­cères et réa­listes.
    Bravo !

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    • Merci

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