Aux armes citoyens !

9 août 2021 | 3 Commentaires 

Aux armes citoyens : cita­tion de La Marseillaise, inat­ta­quable, conforme aux valeurs de la République dont on nous rebat les oreilles.

La rue appar­tient à celui qui y des­cend(1), à condi­tion que…

Manifester c’est a mini­ma gueu­ler, ce n’est pas le car­na­val de Nice, de Rio ou d’ailleurs. Le peuple qui s’est sou­le­vé le 14 juillet 1789, les « Sans-Culottes », n’ont pas fait dans la den­telle. Le 5 octobre 1789, les Parisiennes qui sont allées cher­cher Louis XVI à Versailles, pour le rame­ner manu mili­ta­ri aux Tuileries, ne l’ont pas fait sur des pas de pol­ka. Pas de pan­cartes, mais des haches et des piques.Marche femmes - Révolution

Les Français libres sont enga­gés dans un bras de fer avec le gou­ver­ne­ment pour dénon­cer l’i­nique paSS pré­ten­du sani­taire. Dans toutes les villes, les mani­fes­ta­tions ras­semblent des dizaines de mil­liers de « manifestants ».

C’est bien, oui mais, quid de l’efficacité de ces rassemblements ?

Certes, on entend haut et fort « LIBERTÉ ! LIBERTÉ ! » Mais on voit aus­si des gens faire la fête, dans tous les sens. Jusqu’à l’in­con­tour­nable sono qui dif­fuse le hit-parade, avec la cas­se­role Francis Lalanne aus­si audible qu’Assurancetourix.

Macron tremble ? Il s’en contre­fout roya­le­ment. Pire, il répond par des sel­fies bidon­nés ridi­cules, où il fait sem­blant de tenir un télé­phone mani­fes­te­ment fixé sur un pied. Comble du mépris, il a recours au TikTok chi­nois pour rameu­ter les ados bou­ton­neux à la rai­son vaxi­nale (lire Mais quelle mouche a piqué notre Président ? du 5 août 2021).
Il sait, comme pour les Gilets Jaunes, que le pour­ris­se­ment fera son œuvre. Les syn­di­cats repren­dront pro­gres­si­ve­ment la tête des mani­fes­ta­tions avec leurs camions sonos, leurs ban­de­roles à usages mul­tiples et leurs dra­peaux rouges déla­vés par un demi-siècle d’utilisation.

C’est une tra­di­tion mili­tante syn­di­cale, bien fran­çaise, de mani­fes­ter dans la joie et la bonne humeur. Prise Bastille

Le phi­lo­sophe Coluche se gaus­sait de ces liesses populaires :

En début de manif, on enten­dait :
« À bas la répres­sion, les manœuvres poli­cières !« 
Et à la fin du cor­tège, diluées par des chan­son­nettes à deux balles mode La danse des canards, les mani­fes­tants de brailler :
« À bas les bou­tons pres­sions, vive les fer­me­tures éclair ! »

À chaque fois, c’est le même scé­na­rio. On des­cend dans la rue deman­der 10%, on obtient 0,10%. Et les syn­di­cats de com­mu­ni­quer :
ON A GAGNÉ ! ONGAGNÉ !

Ce qui caractérise ce nouveau mouvement populaire, c’est qu’il rassemble toutes les couches sociales de la population, toutes les générations, toutes les professions.

Espérons que ces gens sau­ront res­ter dans la contes­ta­tion, avec ce que cela sup­pose de vio­lence, ne fût-t-elle que ver­bale si ce n’est physique.

Chacun doit trou­ver sa place dans la Résistance car Macron a décla­ré la guerre au Peuple de France : « Nous sommes en guerre ! » nous dit-il.

Espérons aus­si que tous ces mani­fes­tants « vierges » et donc novices, ne seront pas récu­pé­rés par les pro­fes­sion­nels de la manif, qui après s’être réap­pro­prié le bébé, le jet­te­ront avec l’eau du bain. Retour à la case départ pour le prix du gazole, après 65 actes des Gilets Jaunes.

Aucune révo­lu­tion, jamais, ne s’est faite dans la joie et la bonne humeur. Aux armes, citoyens !

Michel Lebon

(1) La rue appar­tient à celui qui y des­cend chan­té par la Légion :

3 Commentaires 

  1. On mesure bien que ces nou­veaux débu­tants en mani­fes­ta­tion ne connaissent pas les codes.
    Ils ont ten­dance à se res­ser­rer, s’ag­glu­ti­ner, au lieu de s’é­car­ter pour occu­per plus d’es­pace. Les manifs paSS pour­raient ain­si être au moins deux fois plus longues, donc deux fois plus d’impact.
    Par contre, et c’est une bonne chose, les ambian­ceurs CGT et autres syn­di­qués chauf­feurs de salle à chan­son­nette sont absents. Qu’ils res­tent chez eux, on n’en veut pas.

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  2. bonne ana­lyse de la situation .

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  3. Bonne ana­lyse…

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