Passe vaccinal : Macron et sa clique se défaussent de leurs responsabilités

par | 7 jan­vier 2022 | 4 Commentaires 

Macron vient enfin de dire tout haut le fond de sa pensée de narcissique pathologique

Pour ceux qui ne l’avaient pas encore com­pris, elle se révèle mépri­sante, hai­neuse, cynique, auto­ri­taire, indui­sant un com­por­te­ment tota­li­taire mais qui se double aus­si d’une grande couar­dise. Car le cham­pion du « en-même-temps », s’il veut vac­ci­ner tout le monde de force, n’a pas le cou­rage d’aller jusqu’au bout de sa logique : ins­ti­tuer l’obligation vac­ci­nale. Ce que dénoncent les par­le­men­taires Alain Houpert, séna­teur de la Côte‑d’Or, membre de la com­mis­sion des affaires étran­gères, de la Défense et des forces armées, et Philippe Gosselin, dépu­té de la Manche, vice-pré­sident de la com­mis­sion des lois à l’Assemblée natio­nale et membre de la délé­ga­tion aux Outre-mer, dans une tri­bune parue sur le site du FigaroVox. Pour eux, le choix d’un « passe vac­ci­nal » est un moyen pour l’État d’échapper aux consé­quences juri­diques et pécu­niaires d’une vac­ci­na­tion obli­ga­toire par la loi.

Les deux signa­taires expliquent que, par res­tric­tions suc­ces­sives, l’État fini­ra par arri­ver à ses fins inavouées depuis le début de la séquence covi­dienne, à savoir impo­ser une vac­ci­na­tion géné­ra­li­sée à l’ensemble de la popu­la­tion sans jamais la rendre obli­ga­toire. Pourquoi ? Parce que l’État ne veut pas assu­mer les éven­tuels pré­ju­dices qui pour­raient résul­ter de sa poli­tique sani­taire de gri­bouille. Il ne veut pas se retrou­ver devant des ins­tances juri­dic­tion­nelles des Droits de l’Homme, à court ou plus long terme. Le pro­jet de loi « ren­for­çant les outils de ges­tion de la crise sani­taire » pré­sen­té au pas de charge entre deux réveillons n’a pas d’autre objectif.

Car ses experts juri­diques – comme de nom­breux juristes uni­ver­si­taires indé­pen­dants – savent que décré­ter l’obligation vac­ci­nale avec un vac­cin n’offrant pas tout le recul de la science ni de l’expérience cli­nique ferait peser de trop lourdes incer­ti­tudes conten­tieuses au regard des Droits de l’Homme, de la liber­té indi­vi­duelle, de l’ingérence dans le droit au res­pect de la vie pri­vée et de la liber­té de conscience. Là est la pre­mière rai­son qui pousse l’État à ne pas assu­mer son choix de la vac­ci­na­tion obli­ga­toire devant les Français. Mais il y en a une autre, plus mépri­sable, qui est le refus d’engager les finances publiques en impo­sant une vac­ci­na­tion obli­ga­toire par la loi qui obli­ge­rait l’État à assu­mer les pré­ju­dices qui pour­raient en résul­ter. Ce qui revient à se défaus­ser devant le prin­cipe de res­pon­sa­bi­li­té de l’État, du fait des lois et du prin­cipe de soli­da­ri­té natio­nale (lorsqu’une sujé­tion est impo­sée à tous par l’autorité de la loi).

Alain Houpert et Philippe Gosselin rap­pellent que l’article L. 3111–9 du code de la san­té publique garan­tit à chaque Français la répa­ra­tion inté­grale des pré­ju­dices direc­te­ment impu­tables à la vac­ci­na­tion obli­ga­toire par l’intermédiaire de l’Oniam, si, hélas, une per­sonne en subis­sait des effets indé­si­rables, immé­dia­te­ment ou à terme. C’est pour­quoi, le carac­tère obli­ga­toire n’a tou­ché que les per­son­nels d’établissements de san­té, médi­co-sociaux ou assi­mi­lés. Car l’État à dû leur concé­der, par l’article 18 de sa loi du 5 août 2021, le droit à la prise en charge par l’Oniam au titre de vac­ci­nés à titre « obli­ga­toire » contre le Covid-19. Une conces­sion qu’il fait à une mino­ri­té lais­sant sur le bas-côté envi­ron 70 % de la popu­la­tion qui se vac­cine offi­ciel­le­ment à titre… « volon­taire » ! Et nos deux par­le­men­taires de dénon­cer sans détour : « C’est parce que l’État ne veut pas assu­mer cette consé­quence, pour des rai­sons de mes­qui­ne­ries de Bercy, qu’il se défausse en bri­co­lant le mon­tage juri­dique sca­breux d’un “passe vac­ci­nal” pour tous ».

Toujours selon les signa­taires de la tri­bune, cette hypo­cri­sie doit ces­ser. Cette poli­tique de dis­cri­mi­na­tion hon­teuse doit être cor­ri­gée par une mesure de jus­tice abso­lue : « Que l’État assume les consé­quences de son obli­ga­tion vac­ci­nale de fac­to en éten­dant à tous ceux qui, depuis la loi du 31 mai 2021 ins­ti­tuant le “passe sani­taire” avec sché­ma vac­ci­nal com­plet, comme demain avec “passe vac­ci­nal”, n’ont eu ou n’auront d’autre choix pré­ten­du­ment “libre et éclai­ré” que de se faire vac­ci­ner, en éten­dant la com­pé­tence de l’Oniam à toute vac­ci­na­tion contre le Covid-19 effec­tuée dans le cadre de l’un ou l’autre de ces “passes” ». Alors l’État, assu­mant enfin devant tous les Français sa res­pon­sa­bi­li­té sani­taire au lieu de se défaus­ser sur leur civisme contraint, redon­ne­ra confiance à la Nation dans la poli­tique vac­ci­nale qu’il « conduit ». À moins, concluent les par­le­men­taires, que le gou­ver­ne­ment n’amende son texte mal fice­lé en garan­tis­sant ce droit pour tous à l’Oniam : « C’est le sens de l’amendement que nous défen­drons lors des “débats” [les guille­ments sont d’origine] devant la Représentation natio­nale ».

Nous verrons bien si « le masque tombe », comme ils disent

Il n’empêche, cette poli­tique, qui n’ose pas dire son nom, est un véri­table scan­dale. Elle fait de notre démo­cra­tie repré­sen­ta­tive un régime n’ayant pas grand chose à envier au pires répu­bliques bananières.

Charles ANDRÉ
« L’important n’est pas de convaincre mais de don­ner à réflé­chir. »

4 Commentaires 

  1. Vous ne com­pre­nez que ce que vous vou­lez com­prendre.
    1) Ces par­le­men­taires ne se disent pas anti­vax
    2) Ce qu’ils veulent, c’est que les vac­ci­nés soient indem­ni­sés en cas de mau­vaise sur­prise liée à la piquouze. Or, sans un texte de loi ins­ti­tuant l’obligation vac­ci­nale, ils n’auront qu’à aller se faire voir, une main devant et une main der­rière.
    Vous qui êtes appa­rem­ment vac­ci­né, c’est le futur que vous souhaitez ?

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  2. Je suis tou­jours épa­té de voir les sup­po­sés dis­si­dents se faire couillon­ner. Car enfin ils en arrivent à quoi ? A exi­ger que le gou­­verne-ment « assume ses res­pon­sa­bi­li­tés ». Comment ? En ins­tau­rant l’o­bli­ga­tion vac­ci­nale !!! Parfaite illus­tra­tion de la fabrique du consen­te­ment : ce sont les réfrac­taires à la piquouse trans­gé­nique qui en demandent l’imposition.
    Macron est déci­dé­ment très fort.
    Ou nous qui sommes très cons …

    Répondre
    • « Macron est déci­dé­ment très fort.
      Ou nous qui sommes très cons … »

      Les deux : il est très fort, et cer­tains Français sont « très cons »…

    • McKinsey est déci­de­ment très influent

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