Les agissements de Macron : de purs calculs électoraux

par | 14 jan­vier 2022 | 3 Commentaires 

Macron se déclarant aussi trivialement bien décidé à « emmerder » les Français, ce n’est pas fortuit

L’homme est assez intel­li­gent pour ne pas s’être lais­sé aller à pareil déra­page sans arrière pen­sée. Son cal­cul, celui de la divi­sion de ses conci­toyens, a indis­cu­ta­ble­ment des visées élec­to­rales. Le pré­sident l’a d’ailleurs clai­re­ment expri­mé : « C’est ça, la stra­té­gie ! » Il n’hésite donc pas, pour son seul pro­fit d’enfant capri­cieux, à intro­duire dans le débat public un « enne­mi » dési­gné, les « non-vac­ci­nés » abais­sés au rang de sous-citoyens, afin d’aboutir à la divi­sion de la socié­té. Une divi­sion qui est en train de bri­ser des familles, détruire des ami­tiés, des emplois, des car­rières… Bref, semer la dis­corde. Mais Macron n’en a cure car seule la fin jus­ti­fie les moyens pour ce Narcisse pro­vo­ca­teur, per­vers et quelque peu sadique.

On a donc bien compris qu’il entend faire de sa politique sanitaire répressive l’atout majeur de sa campagne

Toutefois, cette stra­té­gie n’est pas sur­gie de nulle part. Si l’on regarde atten­ti­ve­ment le calen­drier des mesures prises, on découvre d’étranges coïn­ci­dences. En effet, on remarque que l’opposition décla­rée d’Olivier Véran au prin­cipe du passe sani­taire, le 11 juin 2021, s’est trou­vée radi­ca­le­ment contre­dite un mois plus tard par Emmanuel Macron qui a élar­gi consi­dé­ra­ble­ment son champ d’application et mis en place un chan­tage d’État à l’égard d’une caté­go­rie de Français des­ti­née à ser­vir de bouc-émis­saire. Or, dans l’intervalle, il y a eu les élec­tions dépar­te­men­tales et régio­nales qui se sont sol­dées par un échec cui­sant pour le par­ti pré­si­den­tiel. Et comme par hasard, quinze jours plus tard, notre gamin humi­lié ser­rait la vis des Français alors que la situa­tion sani­taire ne l’imposait pas : subi­te­ment, ce qui était inen­vi­sa­geable début juin deve­nait la règle mi-juillet. Dès lors, ce besoin pres­sant de Macron « d’emmerder » une caté­go­rie de la popu­la­tion prend l’air d’une minable ven­geance de gosse capri­cieux pour laver un affront. Il se venge et, par la même occa­sion, il dépo­li­tise les enjeux afin d’éviter les sujets qui fâchent, ceux qu’a intro­duits Éric Zemmour dans le débat public.

Ses décla­ra­tions sur son désir d’emmerder les non-vac­ci­nés s’inscrivent donc dans la conti­nui­té de cette stratégie.

Le passe vaccinal vient surclasser le passe sanitaire dans l’ordre de ses abus de pouvoir

Macron pour­suit sa poli­tique d’intimidation et de dis­cri­mi­na­tion avec l’insulte en prime désor­mais. Et dire qu’en 2017, cet escroc don­nait des leçons de res­pect en enjoi­gnant ses mili­tants de ne pas sif­fler les noms de ses adver­saires poli­tiques dans ses mee­tings ! Et dire que dans ses vœux du 31 décembre der­nier, il nous invi­tait à « res­ter unis, bien­veillants, soli­daires » !

Plus per­vers, tu meurs.

Aujourd’hui, en jetant les « non-vac­ci­nés » à la vin­dicte popu­laire, fai­sant peser sur eux la res­pon­sa­bi­li­té de la satu­ra­tion des hôpi­taux, alors que celle-ci est avant tout la consé­quence de plu­sieurs années de coupes bud­gé­taires pau­pé­ri­sant l’hôpital public, Emmanuel Macron tente de résu­mer le débat de la cam­pagne élec­to­rale à un simple « pour ou contre la vac­ci­na­tion » afin de dis­si­mu­ler un pari per­du. Macron est désor­mais « en guerre » contre les Français qui ont eu l’outrecuidance de le désa­vouer dans une élec­tion inter­mé­diaire, les Français qui osent résis­ter à l’hystérie sani­taire, les Français qui sont des­cen­dus dans la rue en gilet jaune, les Français « qui ne sont rien », « fument des clopes et roulent au die­sel » mais s’avisent de la rame­ner et de contes­ter sa poli­tique auto­ri­taire… Une guerre qu’il entend aus­si mener contre ces dis­cours au sein des médias qui osent changent de ton. Car il n’est plus tabou de dire que le gou­ver­ne­ment se trompe, que son achar­ne­ment dans le tout-vac­ci­nal est liber­ti­cide et dis­pro­por­tion­né face à la faible dan­ge­ro­si­té du variant Omicron. Ivan Rioufol le fait depuis tou­jours, mais on entend à pré­sent des « sui­veurs » comme Jean Quatremer dans Libération (!) et même le très poli­ti­que­ment cor­rect Laurent Ruquier qui se dit « emmer­dé » par « les méde­cins qui au lieu d’être à l’hôpital sont sur les pla­teaux à nous racon­ter depuis deux ans conne­rie sur conne­rie ! »

Macron, en auto­crate mor­ti­fié, veut donc dépla­cer la cam­pagne pour l’élection pré­si­den­tielle sur une oppo­si­tion fra­tri­cide des Français entre pro-passes et anti-passes. Entre gen­tils et méchants. Il veut faire oublier un quin­quen­nat déplo­rable et confis­quer le débat sur son bilan en lui sub­sti­tuant un débat moral qui n’a aucune rai­son d’être en méde­cine. La manœuvre lui semble sans doute habile car il sait par­fai­te­ment que chez les pro-passes se ras­semblent les élec­teurs les plus âgés, ceux qui votent ! Mais tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse. Si les Français exas­pé­rés par son machia­vé­lisme s’avisaient de retrou­ver le che­min des urnes, il se pour­rait bien que la manœuvre capote. Les anti-passes ont retrou­vé en masse le pavé, les ensei­gnants des­cendent dans la rue, les parents d’élèves appellent à le faire, les soi­gnants y sont aus­si. Autant de signes qui devraient inquié­ter notre des­pote en herbe.

Charles ANDRÉ
« L’important n’est pas de convaincre mais de don­ner à réflé­chir. »

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Charles André


Bonus :Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle casse

3 Commentaires 

  1. Vous avez trou­vé les mots justes : enfant capri­cieux, Narcisse, pro­vo­ca­teur, per­vers, sadique, escroc, ven­geur, auto­ri­taire, machia­vé­lique, des­pote en herbe, auto­crate mor­ti­fié. Ce type est abject, il faut s’en débarrasser !
    Tous aux urnes en avril !!!

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  2. Quel mau­vais acteur ! Qui était son pro­fes­seur de théâtre ? Jean-Michel ?

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