À propos de la peine de mort

par | 11 février 2024 | 15 Commentaires 

Robert Badinter, ancien avo­cat et Garde des Sceaux de François Mitterrand, est décé­dé ce ven­dre­di 9 février 2024. Son nom est asso­cié à l’a­bo­li­tion de la peine de mort en France. Celui que toute la gauche encense n’a­vait tou­te­fois pas le pri­vi­lège du cœur car le débat a tra­ver­sé toute la France, et remonte régu­liè­re­ment à la sur­face telle une mule­ta mani­pu­lée par nos élites diri­geantes au moment opportun.

Voici ce que j’é­cri­vais en 2017. Aujourd’hui je n’y change pas un mot.

Pour ou contre ?

Eugène Weidmann - Exécution publique 1939

Versailles, 1939 : der­nière exé­cu­tion publique en France (Eugène Weidmann)

Crucifixion, pen­dai­son, déca­pi­ta­tion, stran­gu­la­tion, bûcher, écar­tè­le­ment, la peine de mort est aus­si vieille que le plus vieux métier du monde.

Hamida Djandoubi, guillo­ti­né le 10 sep­tembre 1977 à la pri­son des Baumettes de Marseille, est la der­nière per­sonne à avoir subi la peine de mort en France. Portée par Badinter, la loi a abo­li cette sen­tence sans retour en 1981, après de longs débats par­le­men­taires lar­ge­ment com­men­tés dans les chaumières.

Il n’est pas ques­tion d’y reve­nir poli­ti­que­ment (quoi que, en avril 2015, pour la pre­mière fois depuis trente ans, était enre­gis­trée une majo­ri­té d’o­pi­nions favo­rables à son réta­blis­se­ment : 52 %). Malgré tout, cette sanc­tion suprême fait tou­jours débat dans les conver­sa­tions, en par­ti­cu­lier dans les réseaux sociaux. Face au ter­ro­risme, le qui­dam réclame des têtes. Les gou­ver­nants aus­si, comme Donald Trump pour le tueur d’Halloween(1).

L’opinion publique est ver­sa­tile, mais sur­tout mani­pu­lable. Un bon télé­film sur l’er­reur judi­ciaire, genre « Le pull-over rouge », et tout le monde est contre. Il ne faut pas fran­chir la Ligne verte. Un Landru, tout le monde chan­ge­ra d’avis.

L’objet ne sera donc pas ici de refaire les débats. Tous les argu­ments ayant été épui­sés, il en reste un, tabou et pour cause, qui n’a jamais été avan­cé par les politiques.

Avant de se déclarer pour ou contre, à qui confier ce pouvoir de raccourcir le monstre ?

Cette déci­sion ultime sera tou­jours le résul­tat d’un col­lec­tif d’hommes, donc faillibles, appe­lé tri­bu­nal. Quelles que soient les garan­ties, les garde-fous du sys­tème judi­ciaire (sépa­ra­tion des Pouvoirs exé­cu­tif et judi­ciaire, charge de la preuve, intime convic­tion, jurés popu­laires, défense, par­tie civile, etc.), il res­te­ra que cette jus­tice sera tou­jours celle du pou­voir en place, du moins celui qui s’im­pose aux autres.

Que ce Pouvoir soit celui de la rue qui appelle au lyn­chage, qu’il soit celui des pré­ten­dus élus, qu’il soit celui du fric qui achète les consciences et qui a les moyens de son lob­bying, qu’il soit celui de l’i­déo­lo­gie domi­nante des « juges », qu’il soit celui d’un dic­ta­teur caché der­rière la démo­cra­tie, ce Pouvoir sera tou­jours per­ver­ti. Il en est ain­si de la nature humaine.

La peine de mort abo­lie, c’est clair et net. Sinon, on ouvre la boîte de Pandore. Où sont les limites qui ne pour­ront qu’être fluc­tuantes ? La Terreur de l’a­vo­cat Robespierre a dres­sé l’é­cha­faud de notre République qui est deve­nue à « jus­ti­cia­bi­li­té » variable. Suivant la for­mule de La Fontaine :

Selon que vous serez puis­sant ou misé­rable,
Les juge­ments de cour vous ren­dront blanc ou noir.

Deux siècles plus tard, dans cette France aux valeurs répu­bli­caines par­ti­cu­lières, adap­tées à l’i­déo­lo­gie mon­dia­liste, les déci­sions de Justice sont bien sou­vent « étranges ». Les cam­brio­leurs sont acquit­tés, les poli­ciers sont condam­nés, la légi­time défense est à géo­mé­trie variable sui­vant le pro­fil de l’a­gres­seur et celui de l’a­gres­sé, la liber­té d’ex­pres­sion n’est plus qu’un vague sou­ve­nir. Certains Français, condam­nés pour leurs pro­pos, ont dû s’exi­ler pour échap­per aux tribunaux.

Avec la peine de mort demain, quels sont ceux qui devien­dront éli­gibles au mas­si­cot répu­bli­cain… les ter­ro­ristes, évi­dem­ment oui, mais lesquels ?

Selon que vous serez blanc ou noir,
Les juge­ments de cour vous ren­dront puis­sant ou misérable.

Voici les der­niers ter­ro­ristes qui ont été exé­cu­tés en France, par le Pouvoir en place de l’é­poque. L’exécution de Roger Degueldre res­te­ra un som­met d’ignominie.

Stèle OAS - Béziers

La lame du cou­pe­ret est à double tran­chant. Celui qui la réclame sera le pre­mier à en béné­fi­cier par l’ef­fet boo­me­rang. Ce n’est pas Maximilien qui dira le contraire !

Robespierre guillotiné

Caricature « Robespierre guillo­ti­nant le bour­reau lui-même, après avoir fait guillo­ti­ner toute la France », 1793 (musée Carnavalet, Paris)
Il fini­ra lui-même guillotiné.

Je n’ai aucune confiance dans la justice des hommes.

Je ne remets pas ma vie entre ses mains. Je suis contre la peine de mort pro­non­cée par un tri­bu­nal, qu’il soit légi­time, d’exception, mili­taire ou révo­lu­tion­naire, tout ça c’est pareil. Ici c’est la France, pas la Chine.

D’aucuns argu­men­te­ront que s’a­gis­sant de l’as­sas­si­nat d’un de leur proche, ils ne trou­ve­ront la paix que par la loi du Talion. Je ne pense pas. Une fois la sen­tence exé­cu­tée, il res­te­ra tou­jours une frus­tra­tion de Justice, un vide. L’objet de leur ven­geance ayant dis­pa­ru, toute forme de répa­ra­tion dis­pa­raî­tra avec lui. Par contre, savoir le monstre, seul face à son for­fait, pour le res­tant de ses jours, comme dans La conscience de Victor Hugo, l’œil de Caïn(2) :

Puis il des­cen­dit seul sous cette voûte sombre.
Quand il se fut assis sur sa chaise dans l’ombre
Et qu’on eut sur son front fer­mé le sou­ter­rain,
L’œil était dans la tombe et regar­dait Caïn.

Quelque chose comme une « peine de mort sociale », pour­rait faire l’af­faire. Perpétuité incom­pres­sible, iso­le­ment social total sans aucun confort, une voûte sombre, pas de télé, pas de radio, pas de jour­naux, pas de pro­me­nade. Avec peut-être un droit de visite, limi­té dans la fré­quence, des parents, et d’é­ven­tuels enfants. Et dans un élan de com­pas­sion, un accès aux livres.

Les articles du même auteur

Michel Lebon

Q

En exi­geant la peine de mort pour le tueur de Halloween, Trump fait fausse route, du 2 novembre 2017[source]

Q

La conscience
Victor Hugo

Lorsque avec ses enfants vêtus de peaux de bêtes,
Echevelé, livide au milieu des tem­pêtes,
Caïn se fut enfui de devant Jéhovah,
Comme le soir tom­bait, l’homme sombre arri­va
Au bas d’une mon­tagne en une grande plaine ;
Sa femme fati­guée et ses fils hors d’haleine
Lui dirent : « Couchons-nous sur la terre, et dor­mons. »
Caïn, ne dor­mant pas, son­geait au pied des monts.
Ayant levé la tête, au fond des cieux funèbres,
Il vit un oeil, tout grand ouvert dans les ténèbres,
Et qui le regar­dait dans l’ombre fixe­ment.
« Je suis trop près », dit-il avec un trem­ble­ment.
Il réveilla ses fils dor­mant, sa femme lasse,
Et se remit à fuir sinistre dans l’espace.
Il mar­cha trente jours, il mar­cha trente nuits.
Il allait, muet, pâle et fré­mis­sant aux bruits,
Furtif, sans regar­der der­rière lui, sans trêve,
Sans repos, sans som­meil ; il attei­gnit la grève
Des mers dans le pays qui fut depuis Assur.
« Arrêtons-nous, dit-il, car cet asile est sûr.
Restons‑y. Nous avons du monde atteint les bornes. »
Et, comme il s’asseyait, il vit dans les cieux mornes
L’oeil à la même place au fond de l’horizon.
Alors il tres­saillit en proie au noir fris­son.
« Cachez-moi ! » cria-t-il ; et, le doigt sur la bouche,
Tous ses fils regar­daient trem­bler l’aïeul farouche.
Caïn dit à Jabel, père de ceux qui vont
Sous des tentes de poil dans le désert pro­fond :
« Etends de ce côté la toile de la tente. »
Et l’on déve­lop­pa la muraille flot­tante ;
Et, quand on l’eut fixée avec des poids de plomb :
« Vous ne voyez plus rien ? » dit Tsilla, l’enfant blond,
La fille de ses Fils, douce comme l’aurore ;
Et Caïn répon­dit : « je vois cet oeil encore ! »
Jubal, père de ceux qui passent dans les bourgs
Soufflant dans des clai­rons et frap­pant des tam­bours,
Cria : « je sau­rai bien construire une bar­rière. »
Il fit un mur de bronze et mit Caïn der­rière.
Et Caïn dit « Cet oeil me regarde tou­jours ! »
Hénoch dit : « Il faut faire une enceinte de tours
Si ter­rible, que rien ne puisse appro­cher d’elle.
Bâtissons une ville avec sa cita­delle,
Bâtissons une ville, et nous la fer­me­rons. »
Alors Tubalcaïn, père des for­ge­rons,
Construisit une ville énorme et sur­hu­maine.
Pendant qu’il tra­vaillait, ses frères, dans la plaine,
Chassaient les fils d’Enos et les enfants de Seth ;
Et l’on cre­vait les yeux à qui­conque pas­sait ;
Et, le soir, on lan­çait des flèches aux étoiles.
Le gra­nit rem­pla­ça la tente aux murs de toiles,
On lia chaque bloc avec des noeuds de fer,
Et la ville sem­blait une ville d’enfer ;
L’ombre des tours fai­sait la nuit dans les cam­pagnes ;
Ils don­nèrent aux murs l’épaisseur des mon­tagnes ;
Sur la porte on gra­va : « Défense à Dieu d’entrer. »
Quand ils eurent fini de clore et de murer,
On mit l’aïeul au centre en une tour de pierre ;
Et lui res­tait lugubre et hagard. « Ô mon père !
L’oeil a‑t-il dis­pa­ru ? » dit en trem­blant Tsilla.
Et Caïn répon­dit : » Non, il est tou­jours là. »
Alors il dit : « je veux habi­ter sous la terre
Comme dans son sépulcre un homme soli­taire ;
Rien ne me ver­ra plus, je ne ver­rai plus rien. »
On fit donc une fosse, et Caïn dit « C’est bien ! »
Puis il des­cen­dit seul sous cette voûte sombre.
Quand il se fut assis sur sa chaise dans l’ombre
Et qu’on eut sur son front fer­mé le sou­ter­rain,
L’oeil était dans la tombe et regar­dait Caïn.

Victor Hugo

15 Commentaires 

  1. Discuter de la néces­si­té ou non de la peine de mort sans mise au point de l’acte sacri­lège d’ô­ter la vie en se pre­nant pour un Dieu est un débat faussé. 

    Soyons clairs, il est impé­ra­tif de pro­té­ger les membres de la socié­té des déviances cri­mi­nelles, il fau­drait sur­tout empê­cher de nuire, empê­cher l’acte avant sa réa­li­sa­tion et il y a beau­coup de tra­vail poli­tique et judi­ciaire autour de la légi­time défense d’a­bord et dans le domaine social ensuite.

    Mais la puni­tion devrait res­ter une mesure ini­tiale dans le sens de la pré­ven­tion, la pré­cau­tion et la mise hors d’é­tat de nuire comme la pri­son. Une jus­tice sereine et équi­table évi­tant d’être plus bar­bare que l’acte condam­né. L’application de la jus­tice et de ses ver­tus recher­chées reste une affaire ter­ri­ble­ment sub­jec­tive. La nature humaine est ce qu’elle est et les acteurs de jus­tice devraient être les modèles res­pec­tés, ce qui n’est plus le cas généralement.

    Bien enten­du les actes abjects devraient être la jus­ti­fi­ca­tion de mesures dra­co­niennes, sévères pour l’in­di­vi­du cou­pable. Je ne crois pas dans l’exemple et la peur de la puni­tion pour les cri­mi­nels ni dans la rédemp­tion. L’important c’est la pro­tec­tion des citoyens. L’effort vital d’or­ga­ni­ser des outils effi­caces de prévention. 

    Mon expé­rience de la fonc­tion judi­ciaire est prag­ma­tique, on ne peut enrayer la vio­lence qu’en se consa­crant au ter­rain qui la fabrique, le monde social, épau­lé d’une auto­ri­té res­pec­tée dans une struc­ture sociale offrant tou­jours une deuxième chance pour les cas les moins graves et d’un cer­tain type. Nul n’est par­fait, que celui qui n’a jamais péché jette la pre­mière pierre. Ce pro­pos n’in­ter­dit pas la fer­me­té et la cohé­rence pour les actes rele­vant du crime violent. Merci

    La peine maxi­male ne pour­rait jamais aller au-delà de la mort sociale. C’est, je pense, la seule voie qui ferait l’hu­ma­ni­té meilleure qu’elle ne l’est et on ne sau­rait être trop atten­tif au choix des per­sonnes en charge de créer ce monde meilleur, l’ac­tua­li­té et l’his­toire nous enseigne que la vigi­lance sera tou­jours vitale et la fai­blesse, un talon d’Achille.

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  2. Grossière erreur d’avoir abo­li la peine de mort en France en Octobre 1981 !!! 😳😳🤔🤔.
    Moi, je suis, comme bon nombre de Français, tout à fait favo­rable à son réta­blis­se­ment.
    De toute façon, les êtres nui­sibles et immondes qui ont don­né la mort, tels que Christian Ranucci, qui avait sau­va­ge­ment assas­si­né Maria-Dolorés Rambla en 1974, et qui n’a jamais mani­fes­té le moindre repen­tir ni le moindre remord, ni la moindre pitié envers elle et la famille Rambla. Ranucci méri­tait ample­ment d’être exé­cu­té, et la Guillotine (la Veuve) s’en est char­gée le 28/​07/​1976.
    Voilà, qui­conque tue, mérite la mort, sans fai­blesse ni par­don .
    C’est la loi du talion.

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  3. Badinter aura eu la malice d’é­vi­ter le réfé­ren­dum atten­du par les Français, leur fai­sant ain­si injure.
    Il l’a fait car il connais­sait le résul­tat.
    Aller contre l’a­vis du Peuple n’est pas glorieux.

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  4. La peine de mort, oui ! Oui quand il y a réci­dive de meurtre sans cir­cons­tances atté­nuantes, quand il y a pré­mé­di­ta­tion de meurtres d’en­fants et bien sûr avec la cer­ti­tude de la culpa­bi­li­té du condam­né. À quoi sert de conser­ver en vie un être humain qui n’a rien d’hu­main si ce n’est son ana­to­mie. Comprendre le concept de la Dignité opé­ra­tive : l’Homme s’est mis en retrait de la vie d’au­trui en com­met­tant son crime. Donc OUI pour ces crimes de sang.
    La peine de mort, non ! Non quand c’est idéo­lo­gique, poli­tique ou reli­gieux. L’enfermement est bien suf­fi­sant quand il y a eu atteinte à la sûre­té de l’État.
    La Modernité doit avoir de supé­rieur à l’Antiquité le fait qu’elle maî­trise le concept de dis­cer­ne­ment, ie com­prendre que l’Homme est faillible jus­qu’à un cer­tain point et qu’une idée ne vaut pas la même peine qu’un meurtre, aus­si légal puisse-t-il être. Comprendre le concept de la Dignité Entitative : l’Homme doit gar­der son âme et son corps (car c’est son corps qu’on tue, pas son âme). Donc NON pour ces crimes de lèse quelque chose (hon­neur, majes­té, repré­sen­ta­tion civile ou mili­taire).
    Ce pauvre Robert Badinter a juste été trau­ma­ti­sé par l’ar­res­ta­tion de son père par les Nazis. Sa grande gueule et son aura poli­tique ont fait le reste.

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  5. Le débat sur la peine de mort est un faux débat. En effet jus­qu’au XIXème siècle presque, la peine n’é­tait pas la mort, mais la tor­ture qui pré­cé­dait. La « ques­tion » res­tait le « plai­sir » des juges. La roue, la ques­tion bien sûr, qui devait lais­ser vivant le ou la condam­née pour vivre sa condam­na­tion ulté­rieure, l’é­car­tè­le­ment, l’es­tra­pade, le bûcher, j’en passe. Le par­ri­cide au XIXème siècle encore avait le poing droit tran­ché juste avant son exé­cu­tion.
    Non, la mort qui bien sûr sui­vait ces cruau­tés aujourd’­hui fort heu­reu­se­ment dis­pa­rues (dans la loi fran­çaise en tout cas…) n’a­vait d’autre effet que de débar­ras­ser la socié­té d’êtres indé­si­rables parce que nui­sibles.
    Il ne s’a­gi­rait pas de l’ap­pli­quer sys­té­ma­ti­que­ment à qui a tué bien sûr, mais dans bien des cas, beau­coup seront d’ac­cord avec moi : meurtres d’en­fant, voire sadisme seule­ment, actes de cruau­té (même envers des ani­maux, s’ils sont répé­tés pour­quoi pas ?), meurtres gra­tuits ou sexuels par des êtres fiers de leurs actes, pyro­manes dans cer­tains cas.
    Alors oui, je ne m’en cache en rien, je suis pour. À une condi­tion près : il faut tout d’a­bord rema­nier tota­le­ment le domaine de la Justice en France. Totalement.

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  6. Dans une époque aus­si mal­saine que la nôtre, il faut du cou­rage pour s’ex­pri­mer comme l’a fait l’in­ter­lo­cu­teur pré­cé­dent, grand res­pect, et com­men­taire par­ta­gé à 100 %, rien à retirer.

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  7. Il y aura tou­jours eu des êtres qui n’ont eu d’homme que l’ap­pa­rence mais dont l’in­dra aura été tel­le­ment proche du néant que seule la peine capi­tale pou­vait mettre fin à cette vie qui n’au­rait jamais dû être. Aucun déte­nu poli­tique n’au­rait dû pou­voir ne pas échap­per à la chaise élec­trique, à la pen­dai­son, à la guillo­tine ou au pelo­ton d’exé­cu­tion ; en revanche, quel qu’il ait été, un assas­sin réci­di­viste sans cir­cons­tances atté­nuantes aurait dû ne pas échap­per à une fin immé­diate après juge­ment (exempt de toute erreur judi­ciaire). Ce Badinter, avo­cat outran­cier comme savent l’être des ani­maux bles­sés et bles­sants, obnu­bi­lés par une idée fixe, leur rai­son d’être sup­po­sée, est arri­vé à ses fins. Ce sont ses aboie­ments en assises qui ont eu rai­son de la sagesse des Hommes.

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  8. Une pré­ci­sion de droit ecclé­sial.
    Dans le CEC le n°2267 aborde la peine de mort :

    « L’enseignement tra­di­tion­nel de l’Église n’ex­clut pas, quand l’i­den­ti­té et la res­pon­sa­bi­li­té du cou­pable sont plei­ne­ment véri­fiées, le recours à la peine de mort si celle-ci est l’u­nique moyen pra­ti­cable pour pro­té­ger effi­ca­ce­ment de l’in­juste agres­seur la vie d’êtres humains. »

    Le second para­graphe tem­père en poin­tant que si d’autres moyens (pré­vus) suf­fisent à assu­rer ce devoir de pro­tec­tion on les uti­li­se­ra de préférence.

    Le troi­sième pose une affir­ma­tion inté­res­sante : l’État est répu­té en mesure de rendre le cri­mi­nel inca­pable de nuire, par consé­quent la néces­si­té de cette peine a disparu.

    Le pro­blème est que ce texte a été rédi­gé dans le cours des années 90 ; depuis les condi­tions se sont dégra­dées et on observe objec­ti­ve­ment l’in­ca­pa­ci­té des auto­ri­tés à pro­té­ger les popu­la­tions. Que cette inca­pa­ci­té soit le fruit d’une volon­té déli­bé­rée ne change rien. Le début reste donc valide.

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  9. Et bien moi je suis pour et je n’ai aucune empa­thie pour des gens qui se sont per­mis d’ô­ter la vie afin d’as­sou­vir leurs pul­sions assas­sines.
    Ils ne se sont posé aucune ques­tion, je ne m’en pose pas à mon tour, tu as ôter la vie, tu assumes et tu paies !
    Les parents de per­sonnes assas­si­nées ont pris per­pète !
    Avec cette jus­tice laxiste å cher­cher tou­jours des cir­cons­tances, on risque de voir un jour des règle­ments de compte.

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  10. Je trouve scan­da­leux que Mitterrand soit le pré­sident qui a lan­cé la sup­pres­sion de la peine de mort. Surtout lui qui l’a uti­li­sée à outrance en Algérie pour ter­ro­ri­ser les Algériens réfrac­taires à l’oc­cu­pa­tion le pillage et les mas­sacres dans leur pays.
    45 !! 45 Algériens guillo­ti­nés l’un aprés l’autre à Alger par l’en­voyé mini­se­riel du gou­ver­ne­ment pour ramen­ner le calme en Algérie.

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  11. Je trouve la peine de mort équi­table : 5 exé­cu­tions par an ! La France ne peut pas se van­ter d’être une démo­cra­tie meur­trière : 1 500 homi­cides par an depuis l’a­bo­li­tion. Cela veut dire que pour une condam­na­tion à mort, on accepte que 300 per­sonnes soient assas­si­nées.
    Combien d’exé­cu­tions à mort aurait fait la France depuis l’a­bo­li­tion ? Pas des masses. Par contre le nombre de vic­times d assas­si­nats n’a jamais bais­sé : 1 500 morts par an.
    QUI TUE LA VIE DOIT MOURIR, telle est la jus­tice sur terre

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  12. L’écume des jours se tra­ves­tit der­rière l’ap­pa­rence des bons sen­ti­ments. C’est de plus en plus fla­grant dans ce monde sous la coupe de dévoyés !

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  13. Je suis contre éga­le­ment comme M. Lebon. Je suis entiè­re­ment d’ac­cord avec cette démons­tra­tion.
    Badinter a obte­nu cette abo­li­tion pour de mau­vaises rai­sons, basées essen­tiel­le­ment sur l’as­pect inhu­main de la déca­pi­ta­tion. En cela, il n’au­ra que para­phra­sé Victor Hugo dont on sait que cela fut son grand com­bat. Se mettre dans la peau du condam­né et pleu­rer sur son sort.
    https://clio-texte.clionautes.org/textes-victor-hugo-contre-peine-de-mort.html
    On se fout des états d’âme de ces assas­sins. Ce n’est pas le pro­blème.
    Par contre, l’im­monde Badinter res­te­ra le défen­seur des pires assas­sins d’en­fants. Henry, Rousseau, Garceau, etc.
    En cela, sa relève est assu­rée par son core­li­gion­naire Alain Jakubowicz, avo­cat de Nordahl Lelandais, assas­sin la petite Maelys, 8 ans.
    Son fait d’arme de gloire, il a réus­si à faire dis­cul­per les res­pon­sables du talc Morhange qui fit 36 enfants morts, grâce à Mitterrand son com­plice.
    Il fau­drait des pages pour énu­mé­rer la pour­ri­ture idéo­lo­gique de ce défen­seur des cri­mi­nels.
    Il y a, pour moi, le titre d’un roman de Boris Vian qui convien­drait mieux à cet homme.

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    • À Gaza la peine de mort a été col­lec­tive, et on l’a com­mu­niée tout aus­si col­lec­ti­ve­ment sous la contrainte morale d’in­trants diplô­més es lamen­ta­tion. La Chine, elle, réserve une balle pour les désta­bi­li­sa­teurs éco­no­miques, comme autant de Rothschilds en germe, tan­dis que Poutine les aus­culte à sa table avec une grande jumelle. La man­sué­tude du second est elle pré­fé­rable ? Si elle est effi­cace, à savoir qu’elle sert l’in­té­rêt géné­ral et le pro­grès spi­ri­tuel de son peuple, alors la mise au ban durable reste plus élé­gante que le meurtre administratif.

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    • Je vous suis sans réserve.

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