États-Unis : la culture du mensonge

par | 12 jan­vier 2026 | 1 com­men­taire

Dissipons l’écran de fumée qui recouvre l’opération militaire américaine au Venezuela

Le jour même de l’en­lè­ve­ment du pré­sident élu du Venezuela, nous avons pu entendre des pro­pos à la limite de l’ob­sé­ni­té sur la magni­fique, exem­plaire, auda­cieuse inter­ven­tion des Forces Spéciales amé­ri­caines, venues cap­tu­rer « le nar­co-tra­fi­quant notoire » Nicolas Maduro, « dic­ta­teur » de sur­croît.
Sans coup férir les Américains allaient réta­blir la démo­cra­tie (comme chez eux) et la pros­pé­ri­té (comme chez eux).

Quelques jours plus tard, il appa­raît que :
• l’ar­mée véné­zué­lienne n’a pas com­bat­tu,
• c’est elle-même qui a livré le pré­sident Maduro aux sol­dats amé­ri­cains (peut-être sau­rons nous un jour pour­quoi),
• cette cap­ture a coû­té la vie à au moins 80 per­sonnes, dont 32 Cubains (qui se sont plus bat­tus que les sol­dats véné­zué­liens),
et effec­ti­ve­ment :
• aucune vic­time côté américain.

C’est l’oc­ca­sion pour nous de nous pen­cher sur les motifs invo­qués par les États-Unis d’Amérique sur leurs mul­tiples inter­ven­tions mili­taires depuis leur création.

• Guerre mexi­co-amé­ri­caine (1846−1848)
Le pré­sident James K. Polk a envoyé des troupes amé­ri­caines dans un ter­ri­toire dis­pu­té le long du Rio Grande, pro­vo­quant une escar­mouche (l’af­faire Thornton) avec les forces mexi­caines. Cela a été pré­sen­té comme une inva­sion mexi­caine du sol amé­ri­cain pour jus­ti­fier la décla­ra­tion de guerre et l’an­nexion de vastes ter­ri­toires (comme le Texas, la Californie et le Nouveau-Mexique). Historiquement, c’est vu comme une pro­vo­ca­tion déli­bé­rée pour expansionnisme.

Guerre his­pa­no-amé­ri­caine (1898)
Les Américains ont cou­lé leur propre cui­ras­sé (tech­no­lo­gi­que­ment dépas­sé) pour en accu­ser les Espagnols et avoir un pré­texte pour orga­ni­ser le blo­cus de Cuba (qui était alors espa­gnol), ce qui a déclen­ché la guerre avec l’Espagne, guerre que les Ricains ont rapi­de­ment gagnée.
À la suite de la défaite de l’Espagne, Cuba a acquis son « indé­pen­dance »… mais en ayant dans sa Constitution un article don­nant aux Américains un droit d’in­gé­rence dans les affaires de l’État cubain, et condui­sant à l’ac­qui­si­tion de colo­nies espa­gnoles comme Porto Rico, Guam et les Philippines.

Guerre contre le Japon (1941) 
Le pré­sident Franklin D. Roosevelt avait eu connais­sance de l’at­taque japo­naise sur Pearl Harbor et l’a lais­sée se pro­duire pour jus­ti­fier l’en­trée en guerre contre le Japon sachant qu’il uti­li­se­rait l’arme ato­mique. Les États-Unis res­tent le seul pays à avoir uti­li­sé cette armé.

Entrée en guerre en Europe (1944) 
Le débar­que­ment mas­sif des troupes amé­ri­caines en Normandie avait pour objec­tif non pas d’a­néan­tir l’Allemagne nazie, comme cela est écrit dans les livers d’Histoire, mais :
- d’ex­fil­trer les digni­taires nazis mena­cés par l’a­van­cée inat­ten­due des troupes russes vers Berlin (Opération PaperClip),
- d’as­ser­vir la France qui fut copieu­se­ment bom­bar­dée par l’a­via­tion amé­ri­caine, géné­rant plus de vic­times que ne l’a­vaient fait les enva­his­seurs nazis.

Northwoods (1962)
Un plan du Département de la Défense pour simu­ler des attaques cubaines contre les États-Unis afin de jus­ti­fier une inva­sion de Cuba. Il a été reje­té par le pré­sident Kennedy et n’a pas été exécuté.

Guerre du Vietnam (esca­lade en 1964)
L’incident du Golfe du Tonkin impli­quait une attaque réelle sur le des­troyer USS Maddox le 2 août 1964, sui­vie d’une seconde attaque rap­por­tée le 4 août, qui s’est confir­mée inexis­tante (basée sur des erreurs radar et des rap­ports exa­gé­rés). Cela a conduit à la réso­lu­tion du Golfe du Tonkin, auto­ri­sant le pré­sident Lyndon B. Johnson à inten­si­fier l’en­ga­ge­ment mili­taire amé­ri­cain au Vietnam. Des docu­ments déclas­si­fiés confirment que le second inci­dent a été uti­li­sé comme pré­texte sous de faux semblants.

Charnier de Timisoara (1989)
Le char­nier de Timișoara est l’un des cas les plus célèbres de dés­in­for­ma­tion mas­sive et d’emballement média­tique de l’his­toire contem­po­raine.
Des corps exhu­més de la morgue furent exhi­bés comme des vic­times tor­tu­rées par le régime de Nicolae Ceaușescu qui fut ren­ver­sé quelques semaines plus tard, jugé et fusillé précipitamment.

Bobards américains - Guerres

Attentats du 11 sep­tembre (2001)
Nous attei­gnons ici le som­met du men­songe qui fera réfé­rence dans l’Histoire. L’objectif prin­ci­pal de cette mani­pu­la­tion très avan­cée était de jus­ti­fier pour long­temps des guerres et inter­ven­tions mili­taires au Moyen-Orient, de créer un pré­texte pour enva­hir l’Afghanistan (pour contrô­ler les pipe­lines et les res­sources) et l’Irak (pour le pétrole et une pré­sence stra­té­gique).
Ce men­songe fut lon­gue­ment éla­bo­ré(1), puis très fer­me­ment contrô­lé par la Police de la Pensée, qua­li­fiant — pour les dis­cré­di­ter — les per­sonnes qui osaient s’in­ter­ro­ger sur cette opé­ra­tion, de « com­plo­tistes »(2).

Guerre d’Irak (2003)
L’administration de George W. Bush a jus­ti­fié l’in­va­sion en affir­mant que l’Irak pos­sé­dait des armes de des­truc­tion mas­sive (ADM) et avait des liens avec Al-Qaïda, basés sur des ren­sei­gne­ments mani­pu­lés ou faux (comme les tubes d’a­lu­mi­nium pour ura­nium et les allé­ga­tions d’a­chats d’u­ra­nium au Niger). Des enquêtes pos­té­rieures (comme le rap­port du Sénat amé­ri­cain) ont révé­lé que ces affir­ma­tions étaient exa­gé­rées ou infon­dées, menant à une guerre sous de faux prétextes.

Guerre de Libye (2011)
Les États-Unis (avec la France, le Royaume-Uni et d’autres alliés au sein de l’OTAN) ont offi­ciel­le­ment ren­ver­sé Mouammar Kadhafi en 2011 sous le pré­texte prin­ci­pal d’une inter­ven­tion huma­ni­taire pour pro­té­ger les civils libyens contre les attaques du régime.

Guerre d’Ukraine (2014)
Les États-Unis fomentent le coup d’État qui abou­tit à la prise du Pouvoir par le comé­dien Volodymyr Zelinsky afin que celui-ci ne res­pecte pas les accords de Minsk, condui­sant iné­luc­ta­ble­ment les Russes à pro­té­ger les popu­la­tions rus­so­phones. Le dis­cours occi­den­tal est que la Russie a enva­hi le ter­ri­toire ukrai­nien, et que l’Europe de Bruxelles doit faire la guerre à la Russie.

[liste non exhaustive]

Quel est le bobard que nous préparent nos « amis américains » pour conquérir le Groenland ?

Une tech­no­lo­gie très avan­cée fut employée pour pul­vé­ri­ser (lit­té­ra­le­ment : « réduire en poudre ») les trois tours du World Trade Center, en simu­lant une attaque par un avion.
Malheureusement le scé­na­rio n’a pas fonc­tion­né comme pré­vu sur la troi­sième tour qui fut tou­te­fois pul­vé­ri­sée comme les deux Tours Jumelles.
Nous vous invi­tons à consul­ter les tra­vaux de Judy Wood (Dr. Judy D. Wood), une ancienne pro­fes­seure d’in­gé­nie­rie méca­nique à l’Université Clemson (Caroline du Sud).

Cette dia­lec­tique s’est consi­dé­ra­ble­ment déve­lop­pée pour déni­grer les ana­lyses qui apportent un éclai­rage sur toutes les mani­pu­la­tions de l’o­li­gar­chie mon­dia­liste, notam­ment lors de l’o­pé­ra­tion Covid.
La Police de la Pensé a abu­sé de cette dia­lec­tique qui s’est retour­née contre elle. Depuis plu­sieurs années nous avan­çons que les com­plo­tistes annoncent ce qui sera bien­tôt révé­lé. Lire à ce pro­pos Mais com­ment faites vous pour NE PAS être com­plo­tistes ? du 20 avril 2021.
Récemment Idriss Aberkane affirme : « En 2025 si vous n’êtes pas com­plo­tiste vous n’êtes pas jour­na­liste. Soyez FIERS d’être com­plo­tistes ! ». Voici sa com­pi­la­tion des sujets où, selon lui, les « com­plo­tistes » ont été jetés à la vin­dicte média­tique avant des révé­la­tions ulté­rieures :
• La séni­li­té de Joe Biden.
• Les effets mor­tels des vac­cins COVID-19.
• Le nazisme ban­dé­riste en Ukraine.
• L’attentat contre les pipe­lines Nord Stream (attri­bué à des acteurs occi­den­taux).
• Les ori­gines du virus COVID-19 (théo­rie du lab leak).
• L’affaire Epstein (réseau pédo­cri­mi­nel impli­quant des élites).
• L’affaire Puff Daddy (simi­laire à Epstein, avec des accu­sa­tions de tra­fic sexuel).
• L’affaire du por­table de Hunter Biden (conte­nant des preuves de cor­rup­tion).
• Les par­dons pré­ven­tifs pour Anthony Fauci et le clan Biden.
• La vic­toire russe inévi­table en Ukraine.
• Bruno Le Maire n’al­lait pas « mettre à genoux » l’é­co­no­mie russe.
• Le sou­tien occi­den­tal aux dji­ha­distes d’Al-Qaïda en Syrie.
• Le « Ghost of Kyiv » était une intoxi­ca­tion média­tique.
• L’incident de « Snake Island » était une intoxi­ca­tion média­tique.
• La chlo­ro­quine n’a pas tué 110 000 ou 17 000 per­sonnes (réfé­rence à des études frau­du­leuses).
• Aucune preuve scien­ti­fique irré­fu­table pour l’u­ti­li­té des masques et confi­ne­ments.
• Le FBI a acti­ve­ment par­ti­ci­pé aux évé­ne­ments du 6 jan­vier 2021 au Capitole.
• La Macronie croule sous des affaires (Nestlé, McKinsey, MSC, Benalla, Uber) bien plus graves que celles de Fillon.
• Poutine n’a pas ordon­né la mort de Navalny.
• Il n’y avait pas d’armes de des­truc­tion mas­sive en Irak.
• Les Russes ne volent pas les puces dans les machines à laver.
• Les Russes n’ont pas récu­pé­ré le monu­ment T‑70 de Melitopol pour l’envoyer au front.
• Les Russes n’utilisent pas de « vagues humaines » en Ukraine.
• L’ivermectine n’est pas juste « un ver­mi­fuge pour che­vaux ».
• Donald Trump n’est pas juste « tom­bé de la scène » à Butler (réfé­rence à l’at­ten­tat de 2024).
• Trump n’a pas juste « été tou­ché par un éclat de promp­teur ».
• John F. Kennedy a été assas­si­né par l’État Profond américain.

1 commentaire

  1. Bonjour,
    J’aime rece­voir vos articles, sur­tout ceux qui dénoncent les méfaits des États-Unis. En tant que spé­cia­liste ayant ensei­gné le sujet, je signale ami­ca­le­ment deux détails :
    • Le Texas est deve­nu un État en 1845, donc avant le pré­texte qui a déclen­ché la guerre contre le Mexique. Des civils amé­ri­cains l’ont occu­pé pro­gres­si­ve­ment après la défait de l’Alamo de 1836 et ont fini par s’in­fil­trer au point de per­mettre à l’État fédé­ral « d’ac­cep­ter » de l’annexer.
    • Les ordres don­nés pen­dant la guerre de 1898 contre l’Espagne ne men­tion­naient pas Guam, mais l’Amiral Dewey, com­man­dant de la flotte qui navi­guait vers les Philippines, s’est trou­vé à Guam sans l’a­voir cher­ché. Ici on a un épi­sode « savou­reux » (pour les États-Unis) qui illustre la mon­tée de ce pays et l’a­go­nie de l’Espagne. Lorsque Dewey aborde à Guam, le gou­ver­neur espa­gnol de l’île ignore que les deux pays sont en guerre, et pour cause : l’Espagne ne dis­pose pas de com­mu­ni­ca­tions radio. Ce gou­ver­neur croit qu’il s’a­git d’une visite de cour­toi­sie. Il sou­haite la bien­ve­nue aux Américains et les prie de ne pas lui en vou­loir, car n’ayant plus de bou­lets de canon, il ne pou­vait les saluer avec les tra­di­tion­nels vingt-et-un coups. Dewey lui dit de ne pas « s’in­quié­ter » et décide, mal­gré l’ab­sence d’ordre de son gou­ver­ne­ment, d’an­nexer Guam pour son pays.

    Amicalement,
    Armand HAGE

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