Avis de recherche : l’Occident a été confisqué par deux psychopathes

par | 19 jan­vier 2026 | Aucun com­men­taire

L’une des plus anciennes et des plus grandes civi­li­sa­tions du monde, la civi­li­sa­tion indo-euro­péenne(1), a pro­pa­gé son génie et a impo­sé son modèle sur une grande par­tie de la pla­nète.
Cette civi­li­sa­tion indo-euro­péenne s’est confon­due, au fil des siècles, avec le socle géo­gra­phique où elle s’est épa­nouie : l’Europe de l’Ouest, laquelle s’est confon­due plus tard avec l’Occident.
On appelle Occident l’un des quatre points car­di­naux, celui où le soleil se couche, à l’ouest. On l’appelle aus­si le cou­chant.
L’un de ses plus grands his­to­riens, Oswald Spengler, a racon­té son épo­pée il y a un peu plus de cent ans et en a conclu qu’elle était sur son déclin(2).
Vous lirez ci-après les étapes qui ont conduit le monde à cette future catas­trophe et vous sau­rez ensuite quels en sont les pro­ta­go­nistes, et les responsables.

Les métamorphoses de l’Occident

En réa­li­té, l’Occident euro­péen est mort qua­rante ans avant la pré­dic­tion de Spengler avec l’érection en 1884 du pre­mier gratte-ciel amé­ri­cain ; le génie euro­péen, trop déli­cat, trop intel­li­gent, trop élé­gant, trop aris­to­cra­tique, s’est éteint, concur­ren­cé par la force brute et la volon­té de puis­sance pri­maire, vul­gaire, méga­lo­ma­niaque, tita­nique, qui carac­té­ri­sait déjà l’Amérique des cow-boys sans foi ni loi deve­nue celle des hommes d’affaires sans scru­pules.
Les deux guerres mon­diales ont été fatales à l’Europe : la pre­mière a vu mou­rir dans les tran­chées la moi­tié de la pay­san­ne­rie et de l’artisanat euro­péens dans cette guerre fra­tri­cide fomen­tée par ceux qui avaient un inté­rêt à le faire, la deuxième a vu se mettre en place les stra­ta­gèmes amé­ri­cains qui allaient la dépos­sé­der de son ave­nir.
L’Occident, deve­nu l’Ordre mon­dial, s’acheminait vers le Meilleur des mondes.
Enfin, sa der­nière méta­mor­phose qui s’opère sous nos yeux éba­his sonne le glas d’un Occident res­pec­tueux, sta­bi­li­sé par la lente éla­bo­ra­tion des règles inter­na­tio­nales dont l’application régu­lait encore, au moins en façade, les rela­tions des peuples sur la pla­nète. Il semble que, désor­mais, la loi du plus fort, la loi de la jungle, s’impose ; ce pro­ces­sus apo­ca­lyp­tique ne peut s’arrêter que si les forces tra­di­tion­nelles, celles repré­sen­tées notam­ment par les BRICS, qui sont lentes à se réveiller, décident de le contrer.

« Capture » de l’Europe par les États-Unis

Je n’évoquerai pas plus avant l’histoire de l’Europe dont le des­tin pro­met­teur semble s’être ache­vé bru­ta­le­ment, détour­né, dès la fin de la deuxième guerre mon­diale(3) par les mani­gances des Américains qui mirent en place à la tête de l’institution qu’ils pro­je­taient de créer des traîtres d’origine euro­péenne acquis à leur cause pour conce­voir les bases de ce qui devien­dra « L’Union euro­péenne(4) » qui sera dès lors vas­sa­li­sée, dans le but de cou­per tous les ponts entre l’Europe de l’Ouest et l’Europe de l’Est.
Je veux espé­rer que l’Europe des peuples, qui ne s’est jamais faite, a pris le maquis avec ses par­ti­sans et réap­pa­raî­tra lorsque le moment sera venu, comme ses grands prêtres, les druides, l’ont fait pour lais­ser place au chris­tia­nisme en s’enfonçant dans l’obscurité des forêts en atten­dant le moment pro­pice pour en res­sor­tir.
Cette poli­tique de sépa­ra­tion entre les deux blocs euro­péens qui, en cas de jonc­tion, auraient gra­ve­ment mis en péril le sta­tut éco­no­mique pré­do­mi­nant des USA et le mono­pole mon­dial de leur mon­naie, le dol­lar, connaî­tra avec les bom­bar­de­ments de l’Otan sur la Serbie en 1999, une nou­velle atteinte aux liber­tés euro­péennes et aux peuples euro­péens.
Ces bom­bar­de­ments, effec­tués avec la com­pli­ci­té de ces mêmes diri­geants félons euro­péens, eurent pour consé­quence la créa­tion d’un Etat isla­mique en plein cœur de l’Europe, le Kosovo, deve­nu une ver­rue mafieuse s’adonnant au tra­fic inter­na­tio­nal d’organes en com­pa­gnie, notam­ment, de res­sor­tis­sants israé­liens(5). L’ancien ministre et ancien admi­nis­tra­teur onu­sien du Kosovo (la MINUK), Bernard Kouchner, mis en cause par des jour­na­listes serbes, a été ques­tion­né à ce sujet(6).

L’Europe a envahi le monde, l’Occident l’a standardisé

Tous les peuples des anciennes socié­tés tra­di­tion­nelles ont été des peuples conqué­rants.
Spengler disait que les hommes ont tou­jours vou­lu par­tir à la conquête de nou­veaux ter­ri­toires, de nou­veaux pay­sages, et à la ren­contre de nou­veaux peuples, mus par ce qu’il a appe­lé le tact cos­mique, ou racique ; ces hommes intré­pides n’aimaient rien plus que de plon­ger dans cette ivresse de l’aventure et de sen­tir la pous­sière de ces nou­velles terres se lever sous le pas de leurs che­vaux.
Les Espagnols et les Portugais ont ain­si décou­vert l’Amérique du Sud, les Français, les Hollandais et les Anglais, l’Amérique du Nord (après les Vikings) et aus­si les Indes. Les Arabes ont occu­pé l’Espagne et écu­mé les côtes afri­caines et euro­péennes pour faire du tra­fic d’esclaves, l’Afrique a été colo­ni­sée, ain­si que l’Indochine dans sa plus grande par­tie au XIXe siècle, sur­tout par la France, Alexandre Le Grand est allé avec son armée jusqu’en Inde et Gengis Khan est arri­vé aux portes de l’Europe en pre­nant le che­min inverse ; quant à Napoléon et Hitler, ils se sont cas­sé les dents en vou­lant enva­hir la Russie.
Dès la fin du XVIIIe siècle et pen­dant tout le XIXe siècle, l’Europe a conquis le monde d’une autre façon mais en jux­ta­po­si­tion de son empire colo­nial : la tech­nos­cience et son corol­laire le pro­grès, ont enva­hi les moindres recoins de Ouagadougou ou de Saïgon.
Le concept d’« Occident » non-euro­péen est né à un moment pré­cis, lorsqu’il a phy­si­que­ment, maté­riel­le­ment, pris forme aux États-Unis avec le pre­mier gratte-ciel construit pour une com­pa­gnie d’assurance à Chicago en 1885.
Symboliquement, on ne pou­vait mieux faire : le gratte-ciel, son nom l’indique bien, est la repré­sen­ta­tion de l’esprit tita­nique, de l’Homme qui veut défier Dieu, voire le remplacer.

Home Insurance Building

Le Home Insurance Building (1885)

Il est d’ailleurs tout aus­si sym­bo­lique que la sta­tue en bronze du Titan Atlas créée par Lee Lawrie en 1936 soit éri­gée en plein cœur du Rockfeller Center ; elle ne pou­vait trou­ver meilleur emplacement.Atlas Titan

L’Occident nou­veau est donc un concept amé­ri­cain. La stan­dar­di­sa­tion du monde com­men­çait en même temps que son uni­for­mi­sa­tion.
Lorsque Spengler fit paraître son livre, Le Déclin de l’Occident en 1918 juste à la fin de la Première guerre mon­diale, c’était en fait l’Occident euro­péen qui mou­rait pour lais­ser place à l’Occident amé­ri­cain.
En même temps sont appa­rues tout au long du XIXe siècle quan­ti­té d’inventions scien­ti­fiques et tech­niques qui fai­saient pen­ser que le monde entrait dans une phase de bon­heur et de pros­pé­ri­té maté­riels.
L’électricité, le ciné­ma, la pho­to­gra­phie, le télé­graphe, le télé­phone, la machine à vapeur, le train, l’avion… un tour­billon d’inventions tech­niques qui ne pour­ront que tour­ner la tête des foules et les per­sua­der qu’une ère nou­velle était en train de bou­le­ver­ser leur vie, celle du pro­grès sans fin.
Les bonnes âmes euro­péennes ont vou­lu faire pro­fi­ter de leur immense savoir tous ces pauvres gens des pays qu’on n’appelait pas encore sous-déve­lop­pés, mais plu­tôt non-civi­li­sés, res­tés si long­temps dans « l’ignorance » ; des bataillons d’instituteurs socia­listes en blouse grise sillon­naient les sen­tiers afri­cains pour don­ner une ins­truc­tion aux popu­la­tions, des Dr Schweitzer, sté­tho­scope au cou, tra­quaient la mala­ria dans l’obscurité des huttes, des Pères Blancs atten­tion­nés soi­gnaient les popu­la­tions afri­caines recon­nais­santes, des ingé­nieurs en redin­gote creu­saient le sol pour cher­cher une goutte d’eau devant des enfants rigo­lards, l’Europe qui était deve­nue l’Occident déver­sait la lumière sur le monde, oui, si le XVIIIe siècle était le Siècle des Lumières (les lumières de ces phi­lo­sophes irres­pon­sables qui ont ame­né la catas­tro­phique Révolution fran­çaise), le XIXe siècle était le Siècle de la Lumière, de la fée Électricité, de la tech­nos­cience, du pro­grès sans fin, on appre­nait aux petits Africains qu’ils des­cen­daient du singe, celui qu’ils voyaient des­cendre de l’arbre : la belle idée de Charles Darwin !

L’Occident américain

En 1620, La secte des Puritains, des per­son­nages aus­tères aux longues barbes et aux vête­ments sombres, débar­quaient du Mayflower à Cape Cod dans le Massachussetts en s’assurant que les mol­lets de leurs épouses n’excitent pas trop les indi­gènes qui regar­daient le spec­tacle d’un air goguenard.

Landing of the Pilgrims

Landing of the Pilgrims
William James Aylward (1875 – 1956)

La colo­ni­sa­tion de l’Amérique par ces biblistes fana­tiques qui venaient d’être chas­sés d’Europe, plus pré­ci­sé­ment d’Angleterre puis de Hollande, ne s’est pas faite dans le même état d’esprit que la colo­ni­sa­tion fran­çaise par exemple, telle que je viens de l’évoquer ; les Français s’établissaient dans un pays avec la convic­tion, à tort ou à rai­son, d’apporter les bien­faits de la « civi­li­sa­tion » aux peuples qu’ils colo­ni­saient ; la démarche des colons amé­ri­cains était inverse : ils étaient là pour prendre et non pas pour don­ner.
Pour preuve, en Algérie, la popu­la­tion indi­gène a été esti­mée à 2,5 mil­lions d’habitants en 1830, 12 mil­lions en 1962 et elle est éva­luée à 47 mil­lions en 2025.
En com­pa­rai­son, il y avait envi­ron 10 mil­lions d’Amérindiens à l’arrivée des colons en Amérique du Nord et 250 000 en 1900 ; ce chiffre est remon­té à 6 mil­lions actuel­le­ment en incluant les métis­sages. De fait, nombre d’historiens concluent à l’existence d’un géno­cide. (Moyenne des four­chettes don­nées par l’I.A. Grok ; il est très dif­fi­cile, sinon impos­sible d’avoir d’autres sources fiables, notam­ment uni­ver­si­taires. Cependant, même ces four­chettes ne laissent pas de doute sur la réa­li­té d’un géno­cide(7) per­pé­tré par les Américains sur la popu­la­tion autoch­tone(8)).
Cortès voyait dans l’Amérique du Sud un Eldorado, un pays où l’on trouve de l’or à pro­fu­sion.
Ceux qu’on appel­le­ra plus tard les Pères pèle­rins, les Pilgrims, voient dans l’Amérique du Nord un Nouveau Monde(9), celui que Christophe Colomb n’a pas décou­vert, mais sur­tout une terre vierge qu’ils ont iden­ti­fiée à la Terre pro­mise d’Israël, à la lec­ture quo­ti­dienne de la Bible, le seul livre qu’ils connais­saient.
Ils repre­naient à leur compte ce mythe(10) qu’ils n’avaient pas créé mais qu’ils se per­sua­daient d’incarner phy­si­que­ment, en quelque sorte par pro­cu­ra­tion ; ils revi­vaient, par leur exil, l’épopée fan­tas­mée des Hébreux dont tous leurs enfants por­taient les pré­noms. Les biblistes consi­dé­rèrent dès lors la terre sur laquelle ils venaient de poser les pieds et dont ils igno­raient la vaste éten­due, comme la leur, leur terre pro­mise, Israël consti­tuant la nou­velle « mai­son-mère » des nou­veaux Américains, leur véri­table patrie spi­ri­tuelle.
Mais, pas plus que pour leur modèle, la terre que les Puritains venaient occu­per ne leur appar­te­nait. Elle n’était pas vierge. Elle appar­te­nait aux innom­brables tri­bus natives, aux autoch­tones qu’on appel­le­ra ensuite Amérindiens pour ten­ter de cor­ri­ger l’erreur de Christophe Colomb, tout comme la « Terre pro­mise » des Hébreux appar­te­nait aux Palestiniens. Pour les uns et pour les autres, cette appro­pria­tion était abu­sive, fon­dée sur un mal­en­ten­du. Américains et sio­nistes se sont per­sua­dés que Dieu dis­tri­bue les terres comme des bons points ; encore faut-il que les heu­reux béné­fi­ciaires de Ses lar­gesses soient méritants.

Les deux diables qui sortent de la boîte à malices : Trump et Netanyahou

Cet article raconte aus­si, en paral­lèle, l’histoire de deux vies que rien ne des­ti­nait à se ren­con­trer, Trump et Netanyhaou qui se sont avan­cés l’un vers l’autre comme deux frères sia­mois, une hydre à deux têtes, cha­cune des deux têtes s’appropriant le des­tin de l’Occident à sa façon, le confis­quant jusqu’à le faire dis­pa­raître.
Chacun des deux a été influen­cé par des fana­tiques reli­gieux abra­ha­miques consi­dé­rant Israël comme le socle sur lequel ils devaient s’appuyer.
Les deux frères jumeaux se connaissent pour­tant bien, et de longue date : l’un s’appelle Titan et l’autre Satan ; et ce n’est pas un hasard si l’équivalent des Titans chez les mono­théistes sont les anges rebelles, et de ce fait déchus, dont le chef s’appelle évi­dem­ment Satan, dont la racine serait la même que celle de Titan, selon le cher­cheur his­to­rien Daniel E. Gershenson.
J’ai le sen­ti­ment qu’avec ces deux-là, le diable est bicé­phale, l’un conti­nue, en la pous­sant à son paroxysme, la longue lita­nie des mas­sacres États-Uniens(11), l’autre, de juif inté­griste qu’il était, s’ap­pa­ren­te­rait plu­tôt à un second Hitler.
Les deux usent des mêmes moyens : la bru­ta­li­té, le men­songe, la mani­pu­la­tion, les mas­sacres de masse, la dupli­ci­té, la tra­hi­son et tous les deux ren­forcent la sata­ni­sa­tion du monde.
Ils ont tous les deux à leur dis­po­si­tion une mul­ti­tude de petits démons qui leur sont sou­mis et qui leur res­semblent, repré­sen­tés par les petits chefs d’Etat euro­péens, entre autres (il y en a d’autres aus­si tim­brés dans le monde, comme l’homme à la tron­çon­neuse, le pré­sident argen­tin Javier Milei.)
En fait, ces deux démons ont fabri­qué une dys­to­pie et ont fait de l’Occident un cau­che­mar orwel­lien qu’ils ont l’intention d’appliquer sur la tota­li­té de la pla­nète, si les socié­tés tra­di­tion­nelles n’y mettent pas le holà.

Qui est Donald Trump ?

Donald Trump - Groenland

Donald Trump est l’héritier, le pur pro­duit de ces pre­miers Américains. (Il pré­fè­re­ra ce terme, « pro­duit » : Trump ne com­prend le terme d’« héri­tage » ou d’« héri­tier » qu’en espèces sonores et tré­bu­chantes)
Donald Trump est issu d’un ancêtre alle­mand, son grand-père, qui a fait for­tune en ouvrant des tri­pots mal famés pour accueillir les cher­cheurs d’or du Yukon en 1900. C’est l’origine de la saga des Trump.
C’est la grand-mère de Donald Trump qui, après la mort de son mari, a créé la socié­té de pro­mo­tion immo­bi­lière qui sera gérée par Fred, le père de Donald, qui en fera un empire, après maints déboires, pro­cès et péri­pé­ties.
Détail à rete­nir : durant les années 1980, Fred Trump fait la connais­sance de Benyamin Netanyahou, qui repré­sente alors Israël auprès de l’Organisation des Nations Unies à New York. Fred Trump devient ain­si un sou­tien impor­tant de la droite israé­lienne et achète des obli­ga­tions d’État israé­liennes.
Sur le plan reli­gieux, Trump a été for­mé par un pas­teur nom­mé Norman Vincent Peale qui prê­chait « l’optimisme et la réus­site, maté­rielle autant que spi­ri­tuelle. Supporter de Richard Nixon, très hos­tile à la can­di­da­ture du catho­lique John Kennedy en 1960, il admi­rait les hommes d’affaires pros­pères et truf­fait ses ser­mons d’anecdotes sur les grands indus­triels qu’il connais­sait(12). »
La for­ma­tion et la « pen­sée » de Trump semblent donc pou­voir être faci­le­ment cadrées dans leurs grandes lignes, qui rejoignent celles de l’Américain moyen, même quand il n’est pas mil­liar­daire, et qui se résument dans la devise natio­nale offi­cielle des États-Unis : In God we trust.
Billet dollar - God trust
Ray Mac Govern, ancien conseiller de la pré­si­dence amé­ri­caine, défi­nit le carac­tère de Trump comme de type « mer­cu­riel », « c’est le mot qui décrit Trump », dit-il, « Mercure était le patron des escrocs, des voleurs, des tri­cheurs. […] Trump a un tem­pé­ra­ment chan­geant, déli­rant, nar­cis­sique(13). »
Certains ont cru que les revi­re­ments, les ges­ti­cu­la­tions, la bru­ta­li­té et les pirouettes de Trump pou­vaient s’expliquer par le fait qu’il était « tenu » par l’État occulte qui sait ce qui est exploi­table à son encontre dans le dos­sier concer­nant l’affaire Epstein.
En fait, si on ana­lyse le por­trait que je viens de tra­cer de ce per­son­nage sur le plan de son édu­ca­tion, de ses croyances, de son milieu, de son carac­tère, sa façon psy­cho­tique de se com­por­ter n’a pas besoin de plus d’explication psy­cho­lo­gique ou de pres­sion : il est natu­rel­le­ment fruste et irré­flé­chi et ne peut pas être pris au sérieux, comme tous ses col­lègues pré­si­dents occi­den­taux qu’il cri­tique mais aux­quels il res­semble : il est méga­lo­mane, per­tur­bé, déca­dent, incons­tant et incon­sis­tant.
Ses der­nières saillies sur le Groenland ne peuvent que confir­mer ce por­trait : « Sur la ques­tion du Groenland, comme sur sa main­mise sur le Venezuela, Trump explique que rien ne pour­ra l’ar­rê­ter, à part ʺsa propre mora­leʺ. ʺJe n’ai pas besoin du droit inter­na­tio­nalʺ, a‑t-il expli­qué au New York Times. » (Les Échos, 9 jan­vier 2026)
Toujours sur la ques­tion du Groenland, « Le fait qu’ils aient débar­qué là avec un bateau il y a 500 ans ne veut pas dire qu’ils pos­sèdent le ter­ri­toire », a assu­ré le pré­sident amé­ri­cain devant la presse à la Maison-Blanche ce ven­dre­di 9 jan­vier 2026 ; le Groenland (2 166 086 km, la plus grande île du monde) a été décou­vert par Erik le Rouge en 982 après les… Amérindiens de la culture Saqqaq et n’a appar­te­nu au Danemark qu’en 1814. Si l’on suit le rai­son­ne­ment de Trump, ni les pre­miers Américains qui ont débar­qué à Cape Cod en 1620 ni les sui­vants n’ont aucune légi­ti­mi­té à reven­di­quer l’Amérique.
Enfin, cerise sur le gâteau, la psy­cha­na­lyste Élisabeth Roudinesco, dans un article publié le 16 jan­vier 2026 dans Le Grand Continent, inti­tu­lé : Donald Trump est-il tota­le­ment fou ? a tra­cé un por­trait pour le moins inquié­tant de cet homme qui tient le monde entre ses mains(14) ; extrait de cet article pas­sion­nant : « Trump aime les médailles, le clin­quant, les fausses dorures, et il croit que ces signes exté­rieurs sont l’équivalent d’un vrai titre : il a une pas­sion pour les salles de bal et les signes de la vie monar­chique. Il se rêve en roi — de style Louis XIV à Las Vegas — cou­vert de déco­ra­tions et de bre­loques. Le signi­fiant ʺNobel de la Paixʺ est une obses­sion chez lui, alors même qu’il est un bru­tal fai­seur de guerre ayant échap­pé par ter­reur au ser­vice mili­taire — quatre reports d’incorporation…
Cela en dit long sur ce qu’il est : il pré­fère être dupé que de ris­quer quoi que ce soit et il ne craint pas le ridi­cule. Là est son délire visible : un délire des gran­deurs fon­dé sur le culte de son ego ; un délire nar­cis­sique d’histrion qui devient d’autant plus dan­ge­reux que son entou­rage s’y sou­met. »
Lorsque je disais que tous ces diri­geants « occi­den­taux » se res­semblent dans leur délire psy­cho­tique, il suf­fit de rem­pla­cer le nom de Trump par celui de Macron et vous n’avez pas une seule dis­so­nance entre les deux por­traits.
Le por­trait qui suit, celui de son com­père Netanyahou n’est guère plus encou­ra­geant pour la paix du monde, puisque pro­cé­dant du même registre psychotique.

Qui est Benyamin Netanyaou ?

Netanyahu - Grand Israël

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu se pré­pa­rant à uti­li­ser un mar­queur rouge sur une carte du « Nouveau Moyen-Orient », alors qu’il s’a­dresse à la 78e ses­sion de l’Assemblée géné­rale des Nations unies, le 22 sep­tembre 2023. (copie écran vidéo YouTube)

Benyamin Netanyhaou, né en 1949, est le fils d’un his­to­rien juif sio­niste d’origine polo­naise, né Mileikowsky, par­ti s’installer en Israël en 1920 avec sa famille ; Bension Netanyahou – c’est son nom de plume – étu­dia l’his­toire médié­vale à l’Université de Jérusalem et com­men­ça à fré­quen­ter les mou­ve­ments sio­nistes ; il devint co-édi­teur du men­suel Betar (1934−1935) puis par­tit, tou­jours avec sa famille, aux États-Unis en 1940 pour deve­nir le secré­taire de Vladimir Jabotinsky, juif ukrai­nien d’Odessa qui créa le par­ti sio­niste révi­sion­niste.
Benjamin Netanyahou étu­die­ra l’architecture et l’administration des affaires aux États-Unis avant de par­tir en Israël entre 1967 et 1973 pour ser­vir dans l’armée israé­lienne. À son retour aux États-Unis, il tra­vaille­ra à l’ambassade d’Israël à Washington et sera ambas­sa­deur de l’État hébreu auprès des Nations Unies à New York de 1984 à 1988. C’est à ce moment qu’il ren­con­tre­ra le père de Donald Trump avec lequel il noue­ra des rela­tions ami­cales.
Benyamin Netanyhaou s’engagera ensuite en poli­tique en Israël : il sera six fois Premier ministre et une tren­taine de fois ministre à par­tir de 1996, man­dats au cours des­quels il sera de nom­breuses fois incul­pé pour diverses mal­ver­sa­tions en Israël et de « crimes contre l’humanité et crimes de guerre » par la Cour Pénale Internationale pour ses crimes sur les Palestiniens de Gaza.
Le pro­jet de Netanyhaou est d’arriver à consti­tuer « Le Grand Israël » qui exige d’englober tous les pays autour d’Israël, tout ou en par­tie, et de les sou­mettre à l’Israël sio­niste, le « peuple élu » de Dieu, ce qu’il a déjà com­men­cé à faire.
Cette idéo­lo­gie du « Grand Israël » trouve son ori­gine dans les textes bibliques, qui défi­nissent les fron­tières pro­mises aux Hébreux allant « du Nil à l’Euphrate ».
« Dans une inter­view récente don­née à la chaîne israé­lienne i24, le Premier ministre israé­lien a décla­ré qu’il était en « mis­sion his­to­rique et spi­ri­tuelle » et res­sen­tait un lien fort avec la vision d’un « Grand Israël ». Selon plu­sieurs médias, il a même évo­qué l’annexion de par­ties de ter­ri­toires appar­te­nant à des États arabes sou­ve­rains (Cisjordanie et Gaza, mais aus­si des par­ties du Liban, de la Syrie, de la Jordanie et même de l’Égypte) comme fai­sant par­tie de cette vision. » (La Voix du Nord, 14 août 2025)
On a vu avec le trai­te­ment que son armée inflige à la bande de Gaza et à ses habi­tants, que Netanyahou, avec des méthodes ins­pi­rées des pra­tiques mafieuses, voire nazies, n’hésite devant aucune hor­reur ni aucun mas­sacre de masse pour arri­ver à ses fins, bous­cu­lant ses propres conci­toyens qui n’approuvent pas les méthodes du tyran ; la plu­part des Juifs sont arri­vés en Israël pour y trou­ver un pays en accep­tant d’y vivre avec le voi­sin pales­ti­nien qui leur concé­dait une (grande) place de leur terre ances­trale et non pas pour être en guerre de façon permanente.

Netanyahu Trump - Groenland Terre promise

L’Occident nouveau : le rêve dystopique de deux psychopathes

« L’Occident nou­veau » n’a rien à voir avec le Beaujolais, il n’est pas tel­le­ment nou­veau et, à vrai dire, il n’a plus rien à voir non plus avec l’Occident.
Il est amé­ri­ca­no-sio­niste, issu de la dia­spo­ra juive qui com­men­ça lors de la prise de Jérusalem par Pompée en 63 av. J.-C. qui envoya en escla­vage à Rome de nom­breux pri­son­niers. C’est l’élé­ment fon­da­teur de la dia­spo­ra en Occident.
Une par­tie de cette dia­spo­ra, n’ayant de fac­to pas de pays d’attache, sinon vir­tuel, s’est tour­née natu­rel­le­ment vers les concepts uni­ver­sa­listes, puis mon­dia­listes et glo­ba­listes, une idéo­lo­gie mor­ti­fère qu’elle a répan­due à tra­vers le monde et qui a pris à son compte les rêves de gran­deur de l’Israël sio­niste.
« L’Occident » était consti­tué, depuis le rapt de l’Europe par les amé­ri­ca­no-sio­nistes, d’un trip­tyque : Israël, l’Amérique et « l’Union euro­péenne ». Israël dic­tait ses volon­tés à l’Amérique et l’Amérique dic­tait ses volon­tés à l’Europe de Bruxelles.
L’Occident nou­veau est plus « tech­nique », plus maté­ria­liste et déli­bé­ré­ment dédié à la conquête du monde, à la mise en place d’un Nouvel Ordre Mondial sans plus aucune attache géo­gra­phique, his­to­rique, cultu­relle, morale et encore moins spi­ri­tuelle ; il s’appuie sans aucune gêne, et même au grand jour, sur ses ser­vices secrets qui, donc, ne le sont plus.
La coa­li­tion USA, CIA, MI6, U.E. Mossad et l’Israël sio­niste pra­tiquent la mani­pu­la­tion intense et sont actuel­le­ment phy­si­que­ment sur tous les fronts pour abattre les régimes qui sont un obs­tacle au déploie­ment du N.O.M. sur la pla­nète sans, évi­dem­ment, aucun man­dat inter­na­tio­nal.
Les Iraniens ont clai­re­ment iden­ti­fié ces jours-ci l’agression des amé­ri­ca­no-sio­nistes qui ont envoyé des cen­taines, voire des mil­liers d’agents armés pour fomen­ter les troubles qui ont per­tur­bé l’Iran, mais ces agents ont lamen­ta­ble­ment échoué et les amé­ri­ca­no-sio­nistes ont piteu­se­ment « repor­té » le chan­ge­ment de régime qu’ils espé­raient mettre en place ; ils n’ont tou­jours pas com­pris qu’il ne faut pas se frot­ter à l’Iran.
Avant le « kid­nap­ping » de Maduro au Venezuela, Trump avait mis de l’huile sur le feu des conflits en Ukraine et à Gaza et les États-Unis ont mené des frappes au Nigéria(15) et en Syrie.
Depuis son retour à la Maison-Blanche en jan­vier 2025, Donald Trump, ʺpré­sident de la paixʺ, a ordon­né presque autant de frappes aériennes que Joe Biden durant l’ensemble de son man­dat, selon un décompte de l’ONG Acled. En un an, l’armée amé­ri­caine a mené 672 frappes, prin­ci­pa­le­ment au Yémen et en Somalie, fai­sant plus de 1 000 morts. Une stra­té­gie mili­taire qui contraste avec l’image de « pré­sident de la paix » reven­di­quée par le chef de l’État. » (Ouest-France, 14 jan­vier 2026).

Ce monde en folie, sans repères et sans ave­nir que celui du chaos et de la guerre, est né de l’association de deux mal­fai­teurs qui ont impli­qué dans leurs délires les deux États et les deux peuples dont ils sont les pré­si­dents, bafouant tous les deux les sou­haits de leurs propres conci­toyens qui n’aspiraient qu’à la paix ; il ne fait aucun doute que Trump sera bien­tôt lâché par le mou­ve­ment Maga et Netanyahou par le peuple israé­lien, pour cause de tra­hi­son.
Cependant, tant que ces deux monstres n’auront pas été clai­re­ment iden­ti­fiés comme des malades men­taux, et tant qu’ils ne seront pas dénon­cés au plan mon­dial comme tels, la pla­nète pétri­fiée conti­nue­ra à admi­rer leurs « exploits ».

Pierre-Émile Blairon

Son aire géo­gra­phique, lin­guis­tique et eth­nique com­prend les peuples grecs, ita­liques, alba­nais, indo-ira­niens, cel­tiques, ger­ma­niques, nor­diques, slaves, arméniens.

Oswald Spengler, Le Déclin de l’Occident, NRF Gallimard
L’œuvre monu­men­tale de Spengler explique que les civi­li­sa­tions, tout comme les humains et tout ce qui vit sur Terre, tra­versent le temps de manière cyclique. Chaque civi­li­sa­tion naît, vit et meurt. Le cycle nais­sance-vie-mort pour un humain cor­res­pond au cycle pré­cul­ture-culture-civi­li­sa­tion, dans la vision spen­glé­rienne ; le terme même de « civi­li­sa­tion », dont se repaissent les pro­gres­sistes, qu’ils assi­milent à l’acmé, le point culmi­nant, le para­dis ter­restre, n’est en fait que le stade de la décom­po­si­tion et, in fine, de la mort d’un corps social parce que tout ce qui vit sur Terre est régi par la loi de l’involution et non pas de l’évolution et, donc, par ana­lo­gie, un « être civi­li­sé » est un être proche de sa fin.
On connaît le beau texte de Paul Valéry sur le sujet qui se rap­proche de la concep­tion de Spengler sur un mode plus roman­tique : « Nous autres, civi­li­sa­tions, nous savons main­te­nant que nous sommes mor­telles. Nous avions enten­du par­ler de mondes dis­pa­rus tout entiers, d’empires cou­lés à pic avec tous leurs hommes et tous leurs engins ; des­cen­dus au fond inex­plo­rable des siècles avec leurs dieux et leurs lois… »

Et même avant : « C’est une page peu connue de l’histoire de la seconde guerre mon­diale : dès 1941–1942, Washington avait pré­vu d’imposer à la France – comme aux futurs vain­cus, Italie, Allemagne et Japon – un sta­tut de pro­tec­to­rat, régi par un Allied Military Government of Occupied Territories (Amgot). Ce gou­ver­ne­ment mili­taire amé­ri­cain des ter­ri­toires occu­pés aurait abo­li toute sou­ve­rai­ne­té, y com­pris le droit de battre mon­naie, sur le modèle four­ni par les accords Darlan-Clark de novembre 1942. » Annie Lacroix-Riz, Le Monde diplo­ma­tique, mai 2003

Kosovo/​trafic d’organes : un Israélien arrê­té à Chypre [source

« D’abord, rap­pe­lons que le terme « géno­cide » a été défi­ni par la Convention des Nations Unies de 1948 comme des actes com­mis dans l’in­ten­tion de détruire, en tout ou en par­tie, un groupe natio­nal, eth­nique, racial ou reli­gieux. Cela inclut non seule­ment les mas­sacres directs, mais aus­si les condi­tions de vie impo­sées pour entraî­ner la des­truc­tion phy­sique ou cultu­relle du groupe. Raphael Lemkin, qui a inven­té le terme en 1944, a lui-même consi­dé­ré le dépla­ce­ment des Amérindiens par les colons euro­péens comme un exemple his­to­rique de géno­cide ». (Grok)

Dans L’Arc et la Massue, Julius Evola écri­vait qu’il est une bêtise que « l’on entend sou­vent répé­ter, à savoir que les Américains seraient une “race jeune”, avec pour corol­laire tacite que c’est à eux qu’appartient l’avenir. […] En dépit des appa­rences, les peuples récem­ment for­més doivent être consi­dé­rés comme les peuples les plus vieux et, éven­tuel­le­ment comme des peuples cré­pus­cu­laires, parce qu’ils sont venus en der­nier jus­te­ment, parce qu’ils sont encore plus éloi­gnés des ori­gines. »
Il est vrai, en effet, que plus une civi­li­sa­tion est éloi­gnée de la source ori­gi­nelle, et moins elle a de chances de s’y abreu­ver et de s’ancrer dans le monde spi­ri­tuel parce qu’elle aura per­du les connais­sances qui lui auraient per­mis de se rac­cro­cher aux prin­cipes d’origine.
Et Evola ajou­tait : « Les civi­li­sa­tions tra­di­tion­nelles donnent le ver­tige par leur sta­bi­li­té, leur iden­ti­té, leur fer­me­té intan­gible et immuable au milieu du cou­rant du temps et de l’histoire. »

Pour l’historien des reli­gions Mircea Eliade, tous les peuples naissent d’un mythe fon­da­teur (voir Le Mythe de l’éternel retour et Le sacré et le pro­fane notam­ment), mythe qu’ils font per­du­rer par le rite.

Voir quelques exemples de la folie meur­trière des États-Unis dans l’article de Georges Gourdin : États-Unis : la culture du men­songe

Voir mon article du 30 novembre 2025 : Trump veut-il vrai­ment finir la guerre en Ukraine ?

Ibid.

Trump - Machado - Prix Nobel Paix Question : À la Maison-Blanche, Donald Trump a mis en scène une céré­mo­nie offi­cielle au cours de laquelle il a reçu de la part de Maria Corina Machado la médaille du Nobel, comme s’il s’agissait d’un prix réel.
Cette scène bizarre semble tout droit sor­tie d’un délire de roi sha­kes­pea­rien…
Devons-nous prendre au sérieux l’hypothèse que Donald Trump est fou ?

Elisabeth Roudinesco : Cette scène sha­kes­pea­rienne est en effet l’expression d’un délire, ce qui ne signi­fie pas pour autant que le pré­sident amé­ri­cain est cli­ni­que­ment psy­cho­tique, c’est-à-dire fou.
[ … ]

Suite de l’en­tre­tien avec Elisabeth Roudinesco sur le pou­voir déli­rant de la Maison-Blanche [source]

Lire dans nos colonnes : À qui l’intervention mili­taire des États-Unis au Nigeria pro­fite-t-elle ? du 8 jan­vier 2026, par Jean-Michel Lavoizard

Les articles du même auteur

Pierre-Émile Blairon

Pierre-Émile Blairon est l’auteur d’un cer­tain nombre de livres liés à l’Histoire, notam­ment de la Provence, de Nostradamus à Giono et à la fin du Cycle :

Aucun commentaire

Envoyer le commentaire

Votre adresse e‑mail ne sera pas publiée. Les champs obli­ga­toires sont indi­qués avec *

Je sou­haite être notifié(e) par mes­sa­ge­rie des nou­veaux com­men­taires publiés sur cet article.