
« Extrême droite » : la Bien Pensance prise à son propre piège
La Bien Pensance médiatique et politique a un problème majeur.
Pendant des années, elle a diabolisé toute opposition sérieuse en la qualifiant systématiquement d’« extrême droite », la rendant par définition illégitime et infréquentable.
Or, deux enquêtes très médiatisées et populaires auprès des Français viennent de fissurer cette stratégie.
Des révélations qui font mouche
• réduction de moitié du parc de véhicules de fonction (25 voitures mises en vente),
• suppression de la sécurité personnelle du maire (environ 240 000 €/an),
• division par deux des frais de réception et de représentation,
• réduction drastique des frais d’avocats (jugés « pharaoniques »),
• coupes dans la communication, les bureaux parisiens et certaines subventions (Ironman, Ultra-Trail…)(1).
Ciotti parle ouvertement de « gabegie », de « train de vie » dispendieux et assume une posture « régime sec » et « tronçonneuse », inspirée de Javier Milei.
De l’autre côté, Charles Alloncle (député UDR de l’Hérault, rapporteur de la commission d’enquête parlementaire sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public) a piloté six mois de travaux. Son rapport de 551 pages, adopté de justesse le 27 avril 2026 (12 voix pour, 10 contre) et publié le 5 mai, pointe un audiovisuel public en « crise », déconnecté des Français, avec biais éditoriaux, conflits d’intérêts, externalisations massives et dépenses somptuaires sur un budget d’environ 4 milliards d’euros par an.
Propositions chocs :
• suppression de France 4 et France TV Slash,
• fusion France 2/France 5,
• économies potentielles de plus d’un milliard d’euros,
• réduction des activités de divertissement et de sport,
• devoir de réserve renforcé pour les animateurs-producteurs.rétend moralement supérieure.
Ces deux démarches, portées par des élus étiquetés « extrême droite » (UDR, alliés du RN), rencontrent un écho réel auprès d’une opinion publique excédée par le gaspillage de l’argent public.
Les obstacles rencontrés
Ces initiatives ont déclenche un tir de barrage de la Police de la Pensée.
Pour Éric Ciotti, l’équipe d’Estrosi a riposté par un « bilan noir » et des accusations de communication politicienne. Ciotti a lancé un ultimatum à son prédécesseur pour justifier plus de 300 000 € de frais de représentation, avec menace de saisine de la justice.
Polémiques sur la suppression de subventions culturelles et sportives : Ciotti est accusé de « cure d’austérité » brutale.
Pour Charles Alloncle, les auditions se sont déroulées sous haute tension :
• refus de témoigner,
• rétention de documents,
• pressions.
Le rapport a été qualifié de « à charge », de « scandaleux » ou de « projet de ruine du service public » par la gauche, les syndicats et la direction de France Télévisions. Une plainte pour « prise illégale d’intérêts » et « trafic d’influence » a même été déposée contre lui (par l’association AC!! Anti-Corruption, en lien avec des questions suggérées par Lagardère News) juste avant la publication – qu’il qualifie de diversion.
Le piège dialectique
C’est là que la contradiction devient savoureuse.
La stratégie dominante consiste à discréditer par l’étiquette (« extrême droite = danger fasciste, non crédible ») et à refuser le débat de fond sur la dette, la gabegie administrative ou l’impartialité des médias financés par l’impôt.
Or, quand ce sont précisément ces « infréquentables » qui sortent les dossiers, dévoilent les notes de frais, les contrats opaques et les dérives budgétaires, que reste-t-il du discours ? La Bien Pensance se retrouve coincée :
• soit elle reconnaît la légitimité des critiques (et donc la crédibilité de ceux qu’elle a diabolisés),
• soit elle défend les turpitudes d’une classe dirigeante qu’elle prétend moralement supérieure.
Dans les deux cas, elle perd.
La Bien Pensance désigne malgré elle l’« extrême droite » comme le seul camp disposé à curer les écuries d’Augias.

Les Français, qui paient l’addition via leurs impôts, observent et tranchent : les révélations sur Nice ou l’audiovisuel public les intéressent bien davantage que les leçons de morale venues des plateaux parisiens.
Une dynamique plus large
Ce n’est pas un accident isolé. On retrouve la même configuration sur l’immigration, l’insécurité, la dette, la vaccination obligatoire ou le fonctionnement des institutions. Plus l’establishment crie au « péril fasciste », plus une partie croissante de l’opinion voit dans ces opposants diabolisés les seuls à oser dire ce qu’elle constate au quotidien. La Bien Pensance a cru que l’anathème suffirait à tuer le débat. Elle a surtout réussi à transformer en « chevaliers blancs » (malgré eux parfois) ceux qu’elle voulait marginaliser.

Résultat : une crédibilité en berne et une colère citoyenne qui ne faiblit pas.
Les enquêtes Ciotti et Alloncle ne sont pas des fins en soi. Elles sont le symptôme d’un ras-le-bol profond face à une gouvernance dispendieuse et déconnectée. Que l’on soit de droite, de gauche ou d’ailleurs, l’exigence de transparence et de bonne gestion des fonds publics devrait être unanimement partagée. La diabolisation systématique empêche simplement d’y répondre sereinement.
Le piège est en train de se fermer.
Lire dans nos colonnes : Le début de parcours fra-cassant d’Éric Ciotti du 25 avril 2026
Traitements supérieurs à 10 000 € brut/mois pour une quinzaine d’amis,
+ primes irrégulières et compléments de rémunération,
+ logements de « fonction », appartements ou villas, parfois avec piscine,
+ innombrables voitures de fonction.
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À Paris ce système mafieux prend une autre ampleur. Nous le voyons bien avec la gabegie de l’audiovisuel français qui profite aux petits copains « de gauche ».
Le rapport du député Charles Alloncle sera publié malgré une opposition farouche de ceux qui en profitent sans vergogne.

Lire dans nos colonnes : « Extrême droite » : la martingale inoxydable du 25 avril 2022
Lors de l’émission « Quotidien » sur TMC, le 13 mars 2017

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