Évocation de Guillaume Faye
Partie 1
L’esprit-fusée, la « révolte des lycéens », l’invasion de l’Europe, la guerre civile raciale

Voici une série de trois articles qui évo­que­ront une figure émi­nente et incon­tour­nable de la Nouvelle Droite, Guillaume Faye.
Partie 1 : L’esprit fusée, la « révolte des lycéens », l’invasion de l’Europe, la guerre civile raciale.
Partie 2 : La conver­gence des catas­trophes.
Partie 3 : Paganisme, pro­mé­théisme, transhumanisme.

Guillaume Faye nous a quit­tés le 6 mars 2019. J’étais pré­sent à son enter­re­ment, dans un petit cime­tière non loin de Poitiers ; nous sommes pas­sés devant le Futuroscope quand nous nous y sommes ren­dus avec mon ami Georges Chamboulive. Quel sym­bole ! Le chantre de l’archéofuturisme enter­ré au pied de ces repré­sen­ta­tions du moder­nisme titanique !

Guillaume Faye, cet esprit-fusée

Nous étions amis parce que nous par­ta­gions la même vision du monde qui tient en ces quelques mots quand il par­lait de lui : « J’ai été éle­vé dans le culte du natio­na­lisme fran­çais, de ten­dance bona­par­tiste, et le résul­tat para­doxal en fut un patrio­tisme euro­péen. Mon milieu social d’origine est celui de la grande bour­geoi­sie pari­sienne, que je connais par­fai­te­ment de l’intérieur et dont je n’ai jamais par­ta­gé les idéaux confor­mistes et maté­ria­listes, que je n’ai jamais enviée, parce que le style de vie qu’elle me pro­po­sait, fon­da­men­ta­le­ment, ne m’intéressait pas. »

Interrogé par Christopher Gérard en 2001, qui lui deman­dait : Quel a été votre iti­né­raire intel­lec­tuel ? Guillaume répon­dait : « Je n’aime pas ce mot d’ʺintellectuelʺ. Permettez-moi cette remarque un peu crue : j’ai tou­jours pen­sé que les intel­lec­tuels étaient à l’intelligence ce que la mas­tur­ba­tion est à l’amour. ʺL’intellectuelʺ est un être nar­cis­sique, héri­tier des théo­lo­giens de Byzance, réfu­gié dans les idées pures (et fausses à 95%), qui perd son temps et en fait perdre aux autres. »(1)

C’est à ce moment-là et grâce à ces quelques lignes qui me plai­saient beau­coup que je me suis rap­pro­ché de Guillaume. C’est à ce moment-là que j’ai aimé l’homme, avec toutes ses outrances et ses ful­gu­rances géniales, plus que le théo­ri­cien, à mon avis four­voyé, qu’il est deve­nu par la suite ; et je dirai pour­quoi.
D’ailleurs, pour conti­nuer à lui témoi­gner toute ma gra­ti­tude, je fais tou­jours et encore des crises d’urticaire quand un qui­dam peu avi­sé me traite d’intellectuel.
C’est ce jour-là, celui de son enter­re­ment, que j’ai ache­té son ouvrage post­hume, Guerre civile raciale, dont Daniel Conversano, son der­nier édi­teur, avait appor­té quelques exem­plaires qu’il ven­dait, expo­sés dans le coffre de sa voi­ture.
Rémi, qui dirige les Éditions du Lore, avait eu la bonne idée de réunir trois des amis de Guillaume pour com­po­ser un ouvrage qui serait un hom­mage à l’une des figures les plus emblé­ma­tiques — en tout cas, la plus per­cu­tante et la plus natu­relle, au sens de « vraie », sans fio­ri­tures et sans chi­chis, — de ce grand mou­ve­ment de pen­sée qui a émer­gé à la fin des années 60, comme pour répondre au simu­lacre de la pseu­do-révo­lu­tion de Mai 68, que la presse de grand che­min appel­le­ra la « Nouvelle Droite ».
C’est ain­si que Robert Steuckers, Pierre Krebs et moi-même avons col­la­bo­ré à cet ouvrage col­lec­tif qui s’appellera : Guillaume Faye, cet esprit-fusée, une par­ti­ci­pa­tion que cer­tains esprits cha­grins — que je qua­li­fie­rai d’incontrôlés, fai­sant par­tie de ladite mou­vance — me repro­che­ront ensuite vio­lem­ment parce que Guillaume ne figu­rait pas à leur pan­théon, en pro­fé­rant des insa­ni­tés sur notre ami qui venait à peine de disparaître.

Guerre civile raciale

Ce n’est que l’un des aspects de l’ef­fon­dre­ment qui carac­té­rise toutes les fins de cycle ; mais c’est sûre­ment celui que nous allons vivre très pro­chai­ne­ment ; les émeutes des pseu­do-lycéens n’en sont que les pré­misses ; notre ami Guillaume Faye en avait pré­vu cer­taines moda­li­tés dans son livre : La Guerre civile raciale et, avant lui, Jean Raspail avec Le Camp des saints et, avant lui, sur un mode plus géné­ral, tous les auteurs dont vous retrou­vez les cita­tions sur cha­cun de mes ouvrages depuis 2006.

Première alerte : l’invasion de l’Europe par la brèche maro­caine
Il y a eu une pre­mière alerte cette année lorsque des hordes de Marocains, qu’on chiffre à plus de 70 000 per­sonnes, venus en camions affré­tés par leur gou­ver­ne­ment, à pied ou à la nage, se sont lit­té­ra­le­ment rués fin juillet 2026 dans les artères de Ceuta et Melilla, (envi­ron 83 000 habi­tants pour cha­cune des deux villes), les deux enclaves espa­gnoles au Maroc depuis 1580 pour la pre­mière et 1497 pour la seconde (en même temps qu’Oran, Bougie, Bône, Bizerte, La Goulette…) ; une opé­ra­tion orches­trée vrai­sem­bla­ble­ment par le Mossad et la CIA(2), les amé­ri­ca­no-sio­nistes n’ayant pas accep­té que l’Espagne recon­naisse la Palestine, opé­ra­tion menée avec la col­la­bo­ra­tion du roi du Maroc inféo­dée à l’Amérique et à Israël par le tru­che­ment de celui qui semble diri­ger effec­ti­ve­ment le Maroc, le fran­co-maro­cain André Azoulay.

Cette affaire est un signal alar­mant pour l’ensemble de l’Europe. Étant vrai­sem­blable qu’une brèche au sud vient d’être lar­ge­ment ouverte, le gou­ver­ne­ment espa­gnol de Pedro Sanchez étant lui-même co-res­pon­sable de cette inva­sion — lui qui a régu­la­ri­sé d’un coup plus d’un mil­lion de clan­des­tins le 16 avril 2026, ceci qui ne pou­vait man­quer de créer un catas­tro­phique appel d’air pour l’ensemble de notre conti­nent ouest-européen.

La deuxième alerte vient de la France avec « la révolte des lycéens » qui sont en grande majo­ri­té des racailles d’origine étran­gère
Chacun a bien consta­té que les « lycéens » ne pré­sentent, pour la plu­part, aucune reven­di­ca­tion sérieuse, qu’ils ne sont là que pour cas­ser leurs propres écoles, piller et détruire les maga­sins se pré­sen­tant sur leur route et affron­ter la police lar­ge­ment débor­dée en uti­li­sant contre elle des moyens impor­tants tels que des mor­tiers ; ces pseu­do-lycéens se pré­sentent le plus sou­vent en arbo­rant les dra­peaux d’origine de leurs pays magh­ré­bins, ou celui de la Palestine qui leur sert d’alibi poli­tique ; ils sont mani­pu­lés par l’extrême-gauche, les Black blocs et peut-être aus­si par le gou­ver­ne­ment lui-même, qui tentent de sou­le­ver la popu­la­tion fran­çaise excé­dée par leurs pro­vo­ca­tions et par leurs exac­tions, cha­cune de ces fac­tions ayant inté­rêt à sus­ci­ter le chaos, soit pour prendre le pou­voir, soit pour le gar­der, en décré­tant, à la suite de ces émeutes, des mesures dras­tiques et en ins­tau­rant des pou­voirs élar­gis pour l’ensemble de la popu­la­tion. Ces troubles sont tou­jours en cours(3).

Guillaume Faye avait résu­mé notre futur, celui que nous allons vivre dans peu de temps, en quelques mots : « Il existe trois hypo­thèses concer­nant la suite des évé­ne­ments.
• La pre­mière, la pire, serait celle de la sou­mis­sion. Pour faire la guerre et pour vaincre, il faut être deux. Si, face aux enva­his­seurs et agres­seurs étran­gers, les Français blancs ne se défendent pas, il n’y aura pas de guerre. Ce sera le pour­ris­se­ment, l’ef­fon­dre­ment sans vrai com­bat ni ven­geance iso­lée. C’est une pos­si­bi­li­té que je n’ex­clus pas du tout.
• La deuxième hypo­thèse, et elle est ter­rible, angois­sante, impen­sable, c’est l’éclatement d’une guerre civile raciale avec défaite des autoch­tones fran­çais et autres Européens eth­niques ayant contre eux leur propre État col­la­bo­ra­teur.
• La troi­sième hypo­thèse, c’est celle d’une guerre civile vic­to­rieuse, avec bien sûr des consé­quences his­to­riques incal­cu­lables, dont l’ef­fon­dre­ment de tous nos para­digmes poli­tiques. Quoi qu’il en soit, dans les années à venir, il sera impos­sible d’échapper à des désordres majeurs. L’Europe de l’Ouest va bien­tôt être le théâtre d’un séisme inévi­table(4). »

Guillaume Faye est mort en mars 2019, juste avant la grande offen­sive sata­no-mon­dia­liste contre les peuples de la terre en 2020 ; mon der­nier livre, 2020, Le Grand Bouleversement, raconte, au tra­vers des articles que j’ai écrits à par­tir de cette année-là et les années sui­vantes, 2021 et 2022, dans le cadre d’une série appe­lé : Chroniques d’une fin de cycle(5), les consé­quences effroyables de la grande mani­pu­la­tion que des forces obs­cures, sans doute depuis des siècles, ont ini­tiée pour asser­vir et, in fine, éli­mi­ner la qua­si-tota­li­té de l’Humanité, trans­for­mant le reli­quat en robots ou en esclaves.
Il a fal­lu plu­sieurs jours, voire plu­sieurs semaines pour que les esprits les plus éveillés com­prennent ce qui se pas­sait ; et il faut bien dire, six ans après, que la popu­la­tion, dans sa grande majo­ri­té, est tou­jours incons­ciente de ce qui se passe, alors même que nos bour­reaux glo­ba­listes ne cachent rien de leurs pro­jets.
Je ne vais pas évo­quer ici la tota­li­té des mesures mises en place par ces enti­tés pour domi­ner le monde ; je vais juste par­ler glo­ba­le­ment des moyens de mani­pu­la­tion et de coer­ci­tion, par­ti­cu­liè­re­ment effi­cace qui a ren­du la popu­la­tion mon­diale dépen­dante de ce pou­voir mon­dia­liste qu’on a appe­lé « l’Occident », dont la défi­ni­tion actuelle ne pré­sente plus aucun rap­port avec celle que nous lui connais­sions il y a à peine un siècle, ne serait-ce que par le titre du célèbre ouvrage d’Oswald Spengler, édi­té en 1917 : Le déclin de l’Occident.

Guillaume, dis­pa­ru en 2019, n’a donc pas connu :
• la mise en place en 2020, sur l’ensemble de la pla­nète d’une ingé­nie­rie sociale (appe­lée autre­fois « pro­pa­gande ») qui nous a fait croire à l’existence d’une pan­dé­mie pla­né­taire qui n’a jamais exis­té que dans les car­tons des oli­garques richis­simes qui ont créé ce cli­mat de peur sani­taire pour obli­ger les humains à une pseu­do-vac­ci­na­tion en par­tie létale.
• Il n’a pas connu les men­songes de l’Otan, le bras armé de « l’Occident » pour ten­ter d’écraser sous sa botte la nation russe, en sacri­fiant la popu­la­tion de son proxy, ou plu­tôt de son vas­sal, l’Ukraine. L’Otan est en train de subir, dans cette agres­sion qu’il a ini­tiée bien impru­dem­ment, un ter­rible revers.
• Il n’a pas connu l’autre grande défaite de « l’Occident » contre un pays qu’il a éga­le­ment agres­sé, l’Iran, sous la pres­sion de l’une de ses com­po­santes, Israël, obsé­dé par l’idée de consti­tuer un « Grand Israël », en éli­mi­nant phy­si­que­ment tous ses voi­sins ; une guerre qu’il a per­due dont il est res­sor­ti humi­lié en la per­sonne lou­foque de son repré­sen­tant média­tique, Donald Trump, qui cherche en vain, mais avec constance, à trans­for­mer ses défaites en vic­toires.
• Guillaume n’a pas su ce qu’était deve­nu cet « Occident », un radeau à la dérive, dans cha­cune de ses trois ver­sions, ras­sem­blées à l’origine pour conser­ver le mono­pole de la domi­na­tion du monde mais qui ne cesse de perdre sur tous les fronts qu’il a ouverts par un excès de vani­té qui l’a aveu­glé : cette coa­li­tion brin­que­ba­lante n’a plus que peu de temps à vivre ; elle est com­po­sée de l’Amérique, d’Israël et de la pseu­do-Europe, enti­té sou­mise aux deux autres(6).
• et Guillaume n’a pas su que cet Occident dévoyé était deve­nu une enti­té mon­diale amé­ri­ca­no-sio­niste, qui a réus­si à mettre sous sa coupe le tiers des pays de la pla­nète, dont la France.
• Guillaume n’a pas su que le R.N., par­ti qua­li­fié d’«extrême-droite », emme­né par Marine Le Pen, allait consti­tuer une majo­ri­té au sein de l’Assemblé natio­nale en se sou­met­tant aux dik­tats « euro­péens » et amé­ri­ca­no-sio­nistes, lui qui écri­vait dans Guerre civile raciale, page 94 :
« Quand le sort d’Israël devient plus impor­tant que celui de la France, dans la bouche de ceux, jour­na­listes, pen­seurs et hommes poli­tiques, qui sont cen­sés repré­sen­ter notre pays et le défendre, il y alors un grave conflit d’intérêts. Je ne peux pas ne pas le signa­ler. »

Je dois à la véri­té de dire que c’est l’une des rares phrases où il a été, selon moi, lucide sur cette ques­tion car il n’a pas com­pris, me semble-t-il, ou n’a pas vou­lu com­prendre, en expri­mant sa pen­sée dans ce même ouvrage, dans un cha­pitre qu’il a appe­lé : « Les juifs dans la guerre raciale », que les sio­nistes n’étaient pas des Juifs tra­di­tion­nels, mais des conver­tis tar­difs (au VIIIe siècle), appar­te­nant à une peu­plade métis­sée d’origine turc­mène et euro­péenne, les kha­zars, deve­nus par la suite les ash­ke­nazes(7), qui ont accé­dé à la tête d’un pays qui n’est pas le leur, puisqu’il appar­tient aux sémites ori­gi­nels, juifs et Palestiniens(8), et que ces sio­nistes sont vive­ment cri­ti­qués par les Juifs d’origine qui les traitent à juste titre de « démons géno­ci­daires ».

Pierre-Émile Blairon

Les articles du même auteur

Pierre-Émile Blairon

Entretien de Christopher Gérard avec Guillaume Faye, paru dans la revue Antaios (n° XVI, prin­temps 2001)
https://editions-hache.com/essais/faye/faye1.html
Voir dans nos colonnes :
• Émeutes lycéennes : la faillite de Mai 68 du 9 octobre 2026
• Mouvements de foule du 3 octobre 2026
Guerre civile raciale, page 69, édi­tions Conversano
Les ouvrages de la série : Chroniques d’une fin de cycle sont les recueils des articles que j’ai écrits et des confé­rences que j’ai don­nées, regrou­pés chro­no­lo­gi­que­ment par année depuis 2008.
Dans cette chro­no­lo­gie, 2020 est une date-char­nière, c’est le moment où notre fin de cycle a connu une accé­lé­ra­tion bru­tale lorsque les forces néga­tives dor­mantes depuis plu­sieurs siècles ont été réveillées.
Les titres de cha­cun des tomes résument la ten­dance de l’année comme si cette ten­dance était pro­gram­mée bien à l’avance par les forces occultes qui nous dirigent.
https://nice-provence.info/2026/01/19/avis-recherche-occident-confisque-par-deux-psychopathes/
https://nice-provence.info/2026/01/19/avis-recherche-occident-confisque-par-deux-psychopathes/
Dictionnaire de l’Académie fran­çaise : SÉMITE adjectif.
Étymologie : XIXe siècle. Dérivé de Sem, nom du fils aîné de Noé, dans la Genèse, lui-même emprun­té, par l’intermédiaire du latin Sem et du grec Sêm, de l’hébreu Shem.
Se dit de popu­la­tions ori­gi­naires du Proche et du Moyen-Orient, dont le prin­ci­pal carac­tère com­mun est l’usage d’une langue appar­te­nant à la famille des langues sémi­tiques. Les peuples sémites, qui regrou­paient notam­ment dans l’Antiquité les Assyriens, les Araméens, les Cananéens, les Hébreux, les Moabites, les Phéniciens, dési­gnent aujourd’hui les Juifs et les Arabes. 
Subst. Un, une Sémite.
▪ Abusivement. Juif.
Pierre-Émile Blairon a éga­le­ment publié :