
Remèdes écartés : l’iode
Nous évoquerons aujourd’hui l’iode. Cette analyse s’inscrit dans notre enquête sur les remèdes écartés, et fait suite à :
• le bleu de méthylène
• la térébenthine,
• le dioxyde de chlore ou CDS.
À suivre : le DMSO.
Restez bien à l’écoute !
L’iode
L’iode(1) fut découvert à partir de cendres d’algues marines par Bernard COURTOIS en 1811. Celui-ci cherchait à fabriquer du salpêtre pour la poudre des armes des batailles napoléoniennes.
L’iode figure parmi les carences les plus importantes de notre alimentation
En effet, la viande, les céréales, les fruits et les légumes n’en contiennent quasiment pas, les produits de la mer sont peu consommés et les algues qui en sont une source importante, ne sont quasiment pas mangées en France. À la différence, des Japonais qui consomment en moyenne 9 kg d’algues fraîches ou environ 1,5 kg d’algues séchées par an et par personne.
Il existe plusieurs types d’iode :
• Iodure, I⁻, dans l’eau de mer et les aliments, notre corps absorbe cette molécule, et en particulier la thyroïde.
• Composés organiques iodés, de formules diverses, ils se trouvent dans les algues, les organismes marins ou les tissus biologiques.
• Iode moléculaire (diiode), I₂, il est employé comme antiseptique.
• Iodate, IO₃⁻ :contenu dans certains minerais, eaux et sels iodés, élément chimique stable, il est utilisé pour ioder le sel.
• Iode radioactif, isotope ¹³¹I, produit artificiel, il naît de la fission des noyaux d’uranium ou de plutonium.
Histoire
Historiquement, la carence en iode était définie péjorativement par les « crétins des Alpes ». En effet, connu depuis l’Antiquité, des auteurs romains mentionnaient déjà les « cous gonflés » observés dans certaines populations alpines.
Le médecin genevois Jean-François COINDET découvre que l’efficacité des produits marins contre le goitre est liée à l’iode. Il l’utilise pour traiter ses patients atteints de goitre.
En 1825, le chimiste français Jean-Baptiste BOUSSINGAULT propose l’utilisation d’un sel enrichi en iode pour prévenir le goitre.
Et enfin, en 1896, les Allemands BAUMANN et ROOS démontrent la présence d’iode dans la thyroïde.
Controverse
Lynne FARROW, une auteure et militante américaine s’est intéressée à l’iode à la suite d’une expérience personnelle liée à des problèmes mammaires. Elle mentionne dans son livre « The Iodine Crisis », publié en 2013, avoir utilisé des doses de 50 mg pour traiter notamment :
• Thyroïde,
• Goitre,
• Santé mammaire,
• Prostate,
• Fatigue,
• Exposition au bromure,
• Certaines maladies chroniques.
Paradoxalement, d’après les recommandations de l’OMS, le besoin nutritionnel en iode quotidien est de 150 µg/jour pour un adulte et pour une femme enceinte ou allaitante de 250 µg/jour.
Énormes différences, 150 µg/jour par rapport à 50 mg/jour, soit 333 fois plus. Qui a raison ? Où est la vérité ?
Le docteur français Vincent RELIQUET indique dans son livre « Les pouvoirs de l’iode », un besoin de 12,5 mg/jour. À chacun de faire son choix.
Quels sont les symptômes de la carence en iode ?
La chute des cheveux, la peau sèche, la frilosité, les problèmes digestifs, les problèmes endocriniens, le surpoids, mauvais sommeil, manque d’énergie. La carence en iode touche plus les femmes que les hommes, ceci est dû en particulier aux tissus mammaires.
Comment la dépister ?
Il existe deux analyses effectuées en laboratoire, la plus courante est l’échantillon urinaire ponctuel (spot urinaire), elle est réalisée sur la première miction du matin. La seconde méthode, l’iodurie sur 24 heures ; c’est la meilleure des méthodes car elle prend en compte la totalité de l’iode éliminée pendant une journée mais elle impose une contrainte parfois difficile.
Bernard CHRISTIAN
Références :
Dr Vincent RELIQUET : les pouvoirs de l’iode
Lynne FARROW : La crise de l’iode
Références :
Pour mémoire, le mot iode est un nom masculin

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