Trump sans retenue

par | 22 jan­vier 2026 | Aucun com­men­taire

À peine avions nous publié notre article

Trump NetanyahuAvis de recherche :
l’Occident a été confisqué par deux psychopathes

que Donald Trump lan­çait une vio­lente toquade à l’é­gard d’Emmanuel Macron :

« Un Président ne devrait pas dire ça »

Rappel du contexte : Donald Trump sou­haite fon­der et pré­si­der, le « Conseil de la paix » avec un objec­tif affi­ché : concur­ren­cer l’ONU. Le ticket d’en­trée est étable à un mil­liard de dol­lars. Plusieurs pays, comme le Maroc ou les Émirats arabes unis, ont accep­té d’y par­ti­ci­per, beau­coup s’in­ter­rogent sur leur par­ti­ci­pa­tion effec­tive et « attendent de voir », comme par exemple le Royaume Uni qui réserve sa réponse car elle s’op­pose à l’in­vi­ta­tion faite à Vladimir Poutine, « homme de guerre ». C’est cocace.
Macron est pour l’ins­tant le seul homme d’État à s’être for­mel­le­ment oppo­sé à sa par­ti­ci­pa­tion à ce pro­jet. C’est ce qui agace le psy­cho­pathe de la Maison Blanche.

Un car­ton d’in­vi­ta­tion très chic envoyé par Donald Trump lui-même. Rendez-vous jeu­di à Davos (Suisse) pour faire par­tie du club très sélect du Conseil de la paix. La nou­velle inven­tion du pré­sident amé­ri­cain pour­rait révo­lu­tion­ner la poli­tique inter­na­tio­nale. Donald Trump sou­haite se poser plus que jamais comme un arbitre, avec ses propres règles. « Le meilleur et le plus pres­ti­gieux conseil jamais for­mé », assure-t-il sur son réseau social.

Officiellement, ce conseil est créé pour assu­rer la phase deux du plan de paix entre Israël et le Hamas. Nous avons pu consul­ter la charte de ce nou­veau Conseil de paix. Aucune men­tion de Gaza, mais une mis­sion beau­coup plus large. « Le Conseil de la paix est une orga­ni­sa­tion inter­na­tio­nale qui vise à pro­mou­voir la sta­bi­li­té, à réta­blir une gou­ver­nance fiable et légi­time et à garan­tir une paix durable », est-il écrit.

Une mis­sion qui res­semble à s’y méprendre à celle de l’ONU, créée en 1945 avec aujourd’­hui 193 États membres. Donald Trump, lui, n’a invi­té que 60 pays. Et pour être membre per­ma­nent, il fau­dra payer un mil­liard de dol­lars. Certains ont accep­té, comme la Hongrie, l’Argentine ou encore le Maroc. D’autres sont scep­tiques sur le prix ou sur le fait que la Russie soit invi­tée. « Poutine n’est pas un homme de paix. Il n’a pas sa place dans une orga­ni­sa­tion dont le nom évoque la paix », a réagi Yvette Cooper, la ministre bri­tan­nique des Affaires étrangères.

La France est pour l’ins­tant le seul pays à refu­ser clai­re­ment. Pour Paris, ce Conseil est une façon de sup­plan­ter l’ONU, avec, à sa tête, un Donald Trump qui aura tous les pou­voirs. « Il est diri­gé par son chair­man, inves­ti de pou­voir très éten­du, comme celui d’ap­prou­ver la par­ti­ci­pa­tion des membres, dési­gner son propre suc­ces­seur et exer­cer son veto sur toute déci­sion prise à la majo­ri­té des membres. On est loin, très loin de la Charte des Nations unies », pointe Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étran­gères fran­çais.
[source France 2]

Cette rebuf­fade d’Emmanuel Macron a effec­ti­ve­ment de quoi sur­prendre le cow-boy yan­kee puisque le pré­sident fran­çais s’é­tait mon­tré jus­qu’à pré­sent tota­le­ment sou­mis à l’hé­gé­mo­nie amé­ri­caine, notam­ment en ven­dant nos fleu­rons indus­triels et en par­ti­ci­pant acti­ve­ment à la guerre de l’OTAN contre la Russie. Notons tou­te­fois que cette sou­mis­sion fran­çaise fut amor­cée par François Mitterrand, puis accen­tuée par ses suc­ces­seurs, notam­ment Sarkozy(1). Les Américains consi­dèrent donc que la vas­sa­li­sa­tion de la France, et plus géné­ra­le­ment de l’Europe de Bruxelles, est bien acquise.

Chaussé de ses lunettes de mafio­so et bien remon­té, Macron enfonce le clou à Davos. Macron Davos - Janvier 2026 - Lunettes Ray-Ban

Emmanuel Macron défend le libre-échange — et donc le Mercosur qu’il repousse par ailleurs — et appelle l’Europe à se réveiller, mais quelle Europe ? « Ne nous divi­sons pas, n’acceptons pas un ordre mon­dial qui serait dic­té par ceux qui ont la plus grosse voix, le plus gros bâton », a‑t-il décla­ré, met­tant en garde contre « un nou­vel impé­ria­lisme » et « un nou­veau colo­nia­lisme ».

C’en est trop pour le fou­gueux Trump qui lance que per­sonne ne veut de Macron qui n’en a plus pour long­temps.

Trump taureau

Comment s’y pren­dra t‑il ? En l’as­sas­si­nant, comme J.F. Kennedy ? En le kid­nap­pant comme Nicolàs Maduro ? Est-ce accep­table par les Français ?

Mais Macron est tel­le­ment impo­pu­laire que les réac­tions sont très nom­breuses de Français qui demandent à Trump d’al­ler jus­qu’au bout et de nous en débarrasser.

Mais c’est aux Français qu’il revient de destituer Macron !

Pas aux Américains ! Cela revien­drait à conso­li­der plus encore notre vas­sa­li­sa­tion. On ne va tout de même pas deman­der à un psy­cho­pathe amé­ri­cain de ren­ver­ser notre psychopathe.

Si Macron est un problème pour Trump, c’est d’abord le problème des Français.

Comment faire ? puisque les Français l’ont élu et qu’il a bien l’in­ten­tion d’al­ler jus­qu’au bout de son man­dat, voire de le pro­lon­ger en ver­tu de l’ar­ticle 16 de la Constitution(2). Il faut entrer en Résistance de mille façons :
• d’a­bord et avant tout en s’é­veillant, en res­tant cri­tiques à l’é­gard de la pro­pa­gande omni­pré­sente et donc en se déga­geant des médias « mains­tream » sub­ven­tion­nés,
• en har­ce­lant tou­jours et par­tout nos élites diri­geantes cor­rom­pues,
• en sou­te­nant notre agri­cul­ture en ache­tant fran­çais et local, bio si pos­sible,
• de même pour nos arti­sans,
• en affi­chant sa rébel­lion dans tous les débats, en pri­vé et en public : « N’ayez pas peur ! » mal­gré une cen­sure impi­toyable, soyez plus malins que les argou­sins de la Police de la Pensée.

La situa­tion actuelle est absurde, il faut en sor­tir. Il ne revient pas à une puis­sance étran­gère de dési­gner le pré­sident fran­çais, comme ce fut le cas pour … Macron !

[NDLR] Notre illus­tra­tion à la une : Donald Trump à la tri­bune de l’ONU le 23 sep­tembre 2025. 
Lors de cette inter­ven­tion d
’en­vi­ron une heure (lar­ge­ment au-delà du temps impar­ti), Donald Trump a mul­ti­plié les affir­ma­tions auto-glo­ri­fiantes, sou­vent en oppo­si­tion directe à l’ONU. Il a répé­té à plu­sieurs reprises avoir mis fin à sept guerres « impos­sibles à arrê­ter » en seule­ment sept mois depuis son inves­ti­ture en jan­vier 2025 (citant notam­ment des conflits comme entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, l’Inde et le Pakistan, le Kosovo et la Serbie, le Cambodge et la Thaïlande, etc.).

Lire dans nos colonnes : HAUTE TRAHISON, Sarkozy l’Américain du 21 jan­vier 2025, par Pierre-Émile Blairon

L’article 16 de la Constitution peut être déclen­ché en cas de menace grave et immé­diate contre les ins­ti­tu­tions de la République et si le fonc­tion­ne­ment régu­lier des pou­voirs publics est inter­rom­pu.
Le pré­sident de la République exerce alors les pou­voirs légis­la­tif et exé­cu­tif.
L’article 16 a été uti­li­sé du 23 avril au 29 sep­tembre 1961, à la suite du putsch des géné­raux en Algérie.

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