
C’est Georges Pompidou qui est allé chercher Jack Lang !
C’est Pompidou qui est allé chercher Jack Lang à Nancy pour le catapulter à la direction du Théâtre national de Chaillot en 1972
Jack Lang, professeur de droit à l’université de Nancy, était effectivement passionné de théâtre. Il avait fondé et dirigé depuis 1963 le Festival mondial du théâtre universitaire de Nancy. Il était déjà très marqué politiquement, à gôche. La gauche intello, celle qui fomentait déjà Mai 68.
Jack Lang alors étudiant à Sciences Po et à la faculté de droit de Paris, avait adressé un courrier de sympathie à François Mitterrand suite à la mise en scène de l’attentat de l’Observatoire (voir notre édition du 8 février : Démission forcée de Jack Lang : la fin de l’ère Mitterrand). Celui-ci a dû bien rigoler en recevant ce courrier niais, mais lui a répondu en lui faisant savoir qu’il y était sensible — ce qui marque le début de leur relation, décrite comme épistolaire puis politique(1).
Mais Pompidou, qui est l’un des pionniers de la traitrise à la France, fait appel à ce militant wokiste avant l’heure pour diriger le Théâtre national de Chaillot. Ce poste est du reste très bien payé, et Jack Lang y prendra vite le goût du luxe, notamment les déplacements en Falcon ministériel.
La direction d’un théâtre national comme Chaillot incluait souvent un salaire fixe élevé, des indemnités forfaitaires, et parfois des avantages (logement de fonction possible, frais, etc.). À titre de comparaison, les salaires de directeurs d’établissements culturels publics dans les années 1970 étaient bien au-dessus de la moyenne nationale, souvent plusieurs fois le salaire moyen (parfois 3 à 5 fois ou plus pour les postes de haut niveau).
Cette sinécure n’aura duré que deux ans puisqu’après la mort de Pompidou en 1974 et l’arrivée de Valéry Giscard d’Estaing, le nouveau secrétaire d’État à la Culture Michel Guy l’a limogé rapidement, jugeant son approche trop « subversive ». Cependant Jack Lang a conservé une estime pour Georges Pompidou et son épouse Claude, comme il l’a exprimé en 2010 lors de son élection à la présidence de l’Association pour le développement du Centre Pompidou (ADCP), que celle-ci avait fondée en 1976 et dont elle fut présidente d’honneur jusqu’à sa mort en 2007. Lang a déclaré avoir accepté ce poste par « fidélité à Mme Claude Pompidou que j’aimais beaucoup ».

Centre Pompidou : chef d’œuvre architectural de la modernité française
Jack Lang et le couple Pompidou partageaient la même démarche subversive de destruction de l’art français
Les Pompidou ont introduit au Palais de l’Élysée des meubles contemporains. Depuis lors chaque président bouleverse le mobilier pour marquer son empreinte vaniteuse.

Palais de l’Élysée – Salon Pierre Paulin – 1972
Grâce aux Pompidou, Jack Lang a pris toute sa place dans la subversion de la culture française
Quelques années plus tard — en 1977 — il inscrivait son nom sur la pétition de la crème de la Bien Pensance qui souhaitait dépénaliser la pédophilie(2).
Dans cette dynamique, François Mitterrand, à peine élu en 1981, nommera Jack Lang au ministère de la Culture, bien entendu(3). On connait la suite, mais tout cela démarre avec Pompidou, ancien banquier de la Banque Rothschild. Déjà. La continuité est là.
Les gouvernements passent, parfois très vite, Jack Lang demeure
Aucun président, aucun journaliste n’a jamais osé remettre en cause les privilèges exorbitants dont a toujours bénéficié Jack Lang. Le Peuple est distrait par un jeu de rôles théâtralisé, droite – gauche, extrême droite – extrême gauche, etc. , mais le Pouvoir reste entre les mains de l’oligarchie.

Sources :
La Nouvelle République (2025)
Les Inrocks (2011) :
Pétition pour défendre trois pédocriminels dans Le Monde (26 janvier 1977). Voici la liste des 69 signataires :
Louis Aragon, Francis Ponge, Roland Barthes, Simone de Beauvoir, Judith Belladona, docteur Michel Bon, psychosociologue, Bertrand Boulin, Jean-Louis Bory, François Chatelet, Patrice Chéreau, Jean-Pierre Colin, Copi, Michel Cressole, Alain Cuny, Gilles et Fanny Deleuze, Bernard Dort, Françoise d’Eaubonne, docteur Maurice Eme, psychiatre, Jean-Pierre Faye, docteur Pierrette Garrou, psychiatre, Philippe Gavi, docteur Pierre-Edmond Gay, psychanalyste, docteur Claire Gellman, psychologue, docteur Robert Gellman, psychiatre, André Glucksmann, Félix Guattari, Daniel Guérin, Pierre Guyotat, Pierre Hahn, Jean-Luc Henning, Christian Hennion, Jacques Henric, Guy Hocquenghem, docteur Bernard Kouchner, Françoise Laborie, Madeleine Laïk, Jack Lang, Georges Lapassade, Raymond Lepoutre, Michel Leyris, Jean-François Lyotard, Dionys Mascolo, Gabriel Matzneff, Catherine Millet, Vincent Monteil, docteur Bernard Muldworf, psychiatre, Négrepont, Marc Pierret, Anne Querrien, Griselidis Real, François Régnault, Claude et Olivier Revault d’Allonnes, Christiane Rochefort, Danielle Sallenave, Gilles Sandier, Pierre Samuel, Jean-Paul Sartre, René Schérer, Philippe Sollers, Gérard Soulier, Victoria Thérame, Marie Thonon, Catherine Valabrègue, docteur Gérard Vallès, psychiatre, Hélène Vedrines, Jean-Marie Vincent Jean-Michel Wilhelm.
Lire : Démission forcée de Jack Lang : la fin de l’ère Mitterrand du 8 février 2026

Aucun commentaire