
Et vous, vous êtes pour « l’immigration de droite » ou pour « l’immigration de gauche » ?
Deux interventions récentes à propos de l’immigration en France montre bien que le débat est complètement verrouillé :
François Ruffin, candidat à la primaire de la gauche, avance :
Je refuse qu’une immigration utilitariste remplace une immigration humaniste.
On doit d’abord accueillir des personnes.
Le plan d’Attal ou du Medef, c’est de faire venir des salariés étrangers en fonction des besoins du marché.
Le 15 mai, Radio Nova
Le conseiller du Medef ne lui donne pas tort et affirme quelques jours plus tard :
Jean Peyrelevade, 84 ans, Polytechnicien, Sciences Po, patron pendant 10 ans du Crédit Lyonnais, l’archétype du haut fonctionnaire français pantouflard, s’exprime sur le risque du « blocage de toute immigration » :
Le blocage de toute immigration, contrairement aux affirmations du Rassemblement national, ne nous rapportera quasiment rien et se traduira, compte tenu de notre évolution démographique, par un manque de travailleurs et donc un taux de croissance ralenti.
Le 18 mai, Les Échos
L’un et l’autre sont bien d’accord : pas question de mettre fin à l’immigration !
Pour la gauche l’immigration doit rester « humaniste ». Qu’est-ce que ça veut dire ? ![]()
Pour François Ruffin, et avec lui toute la gauche, la France devrait continuer ad vitam à « accueillir des personnes ». Pas pour les besoins du… « marché ». Quelle horreur ! Alors pour quelles raisons ? Et quelles personnes ? Cela veut-il dire qu’il faille accueillir tout le monde si l’envie lui prend ? « Toute la misère du monde » ? comme le déplorait l’ancien premier ministre — de gauche — Michel Rocard. La France ne parvient déjà pas à protéger sa propre population, même au prix d’un endettement suicidaire, et elle devrait continuer à « accueillir des personnes ».
La gauche, et ce que l’on désigne ainsi, reconstitue par cette immigration massive et aveugle son électorat qu’elle a perdu, depuis bien longtemps, en partie parce-que l’électorat populaire vote à présent pour le Rassemblement National.
Et ça marche !
La France Insoumise puise dans cette population pour conquérir des bastions électoraux. C’est ainsi que LFI a remporté à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) une victoire historique lors des dernières élections municipales. Élu au suffrage universel, le nouveau maire, Bally Bagayoko, appelle à « l’insurrection populaire » en cas de victoire électorale du Rassemblement National aux prochaines élections présidentielles. Il a déclaré avoir « l’intime conviction que le peuple se lèvera » en cas de victoire de Marine Le Pen ou Jordan Bardella. Il a évoqué explicitement une « insurrection populaire », ajoutant : « Soit c’est nous, soit c’est eux ! » (Oumma, le 7 mai 2026).
Cet élu reprend à son compte le discours de haine érigé par LFI(1) car le Rassemblement National ne s’oppose pas à l’immigration massive promue et financée par l’Europe de Bruxelles. Si le RN pensait — ne serait-ce qu’un instant — à mettre fin à cette immigration invasive, elle comprendrait qu’il faudrait pour cela sortir de l’Europe de Bruxelles. Ce qui n’est pas dans le programme de ce parti dit « d’extrême droite », vocable accusatoire repris à l’unisson par Bally Bagayoko et Jean Peyrelevade !
Cette diabolisation arrange donc bien ce qu’il est convenu d’appeler « la droite » puisque le Medef reprend le discours clivant et stupide de LFI, en nous faisant gober que le Rassemblement National prône le « blocage de toute immigration ».
Là où LFI cherche ses électeurs, le MEDEF cherche ses travailleurs low cost
Les Français préfèrent dorénavant un emploi confortable dans la fonction publique :
| Emplois créés entre 1997 et 2024 | Hausse en nombre | Hausse en % |
| Fonction publique d’État | + 205 000 | + 8 % |
| Fonction publique territoriale | + 597 000 | + 47 % |
| Fonction publique hospitalière | + 351 000 | + 39 % |
Or il faut bien des « travailleurs » — comme le dit Jean Peyrelevade — pour construire des immeubles qui accueilleront cette immigration massive, pour vider les poubelles à 6 heures du matin et pour livrer des pizzas à 22 heures.
L’État paie ses fonctionnaires de plus en plus cher, certains mêmes très cher. Ils se complaisent dans cette combinaison. En Même Temps les entreprises paient leurs « travailleurs » à moindre coût. Tout le monde y trouve son compte, d’où le consensus sur le sujet.
L’immigration « de droite » et l’immigration « de gauche » sont sur un même bateau
Préférez vous l’immigration humaniste de la gauche, ou bien l’immigration économique de la droite ? Vous n’avez pas d’autre choix. « Pepsi » ou « Coca » (2) ? Si l’on ferme la vanne de l’immigration massive, où LFI trouvera t‑elle ses électeurs et où le MEDEF trouvera t‑il ses travailleurs ?
Et pourtant… si ! Vous avez un autre choix !
Plusieurs personnalités osent s’y aventurer sans crainte de l’ostracisation de la Bien Pensance, toute acquise à l’immigration massive. Nous n’allons pas employer ici le mot « remigration » car il est immédiatement affublé « d’extrême droite ». Certaines personnalités intrépides le font, comme Michel Onfray qui critique très durement l’immigration de masse ainsi que l’islamisation. Il défend l’idée de « refranciser » la France.
Les Français ne sont pas les fainéants que l’on nous dépeint aujourd’hui. Au fil des siècles ils sont su trouver en eux l’énergie — et les talents — pour construire des routes, des canaux, des ponts, etc. et des cathédrales.
Les Français doivent accepter tous les métiers, même éboueurs, comme ils l’ont du reste toujours fait, .

Il n’y a pas de sots métiers, il n’y a que de sottes gens
Pourquoi le libéral Jean Peyrelevade n’applique t‑il pas aux salaires la règle de l’offre et de la demande ? Si les métiers délaissés par les Français étaient rémunérés selon les règles du marché, il n’y aurait pas de « manque de travailleurs ». Il suffit de bien payer ces métiers délaissés et de moins payer les emplois pléthoriques dans la plupart des administrations et dans les assemblées d’élus. On attend de nos élites qu’elles donnent l’exemple, comme le fait du reste François Ruffin qui ne conserve qu’environ 2 800 € nets/mois (le reste servant aux impôts et dons) et verse le reste à des associations (paysans, Bloom, Secours Populaire, etc.)
L’apport de main d’œuvre bon marché s’inscrit dans une logique dépassée du Toujours Plus et nous conduit vers le chaos en passant par toujours plus d’inégalités. La solution existe pourtant. Elle a été élaborée par Maurice Allais, sorti major de l’École Polytechnique et moins carriériste que Jean Peyrelevade. Maurice Allais préconisait une concurrence régulée au sein de grands blocs économiques. Ses travaux(3) lui ont valu le prix Nobel d’économie en 1988, mais il reste toujours banni car il a toujours annoncé la crise économique actuelle. Dans sa lettre-testament il écrivait en 2009 :
L’absence d’une telle protection [NDLR : Un protectionnisme raisonné et raisonnable] apportera la destruction de toute l’activité de chaque pays ayant des revenus plus élevés, c’est-à-dire de toutes les industries de l’Europe de l’Ouest et celles des pays développés. Car il est évident qu’avec le point de vue doctrinaire du G20, toute l’industrie française finira par partir à l’extérieur. Il m’apparaît scandaleux que des entreprises ferment des sites rentables en France ou licencient, tandis qu’elles en ouvrent dans les zones à moindres coûts, comme cela a été le cas dans le secteur des pneumatiques pour automobiles, avec les annonces faites depuis le printemps par Continental et par Michelin. Si aucune limite n’est posée, ce qui va arriver peut d’ores et déjà être annoncé aux Français : une augmentation de la destruction d’emplois, une croissance dramatique du chômage non seulement dans l’industrie, mais tout autant dans l’agriculture et les services.
[lire ici l’ensemble de sa lettre aux Français qu’il termine ainsi :]
Question clé : quelle est la liberté véritable des grands médias ? Je parle de leur liberté par rapport au monde de la finance tout autant qu’aux sphères de la politique.
Deuxième question : qui détient de la sorte le pouvoir de décider qu’un expert est ou non autorisé à exprimer un libre commentaire dans la presse ?
Dernière question : pourquoi les causes de la crise telles qu’elles sont présentées aux Français par ces personnalités invitées sont-elles souvent le signe d’une profonde incompréhension de la réalité économique ?
L’immigration de masse est un choix politique de tous nos dirigeants. Ce n’est pas une fatalité. Des alternatives sérieuses existent, encore faut-il sortir de l’ornière dans laquelle nous avons été placés.
Lire dans nos colonnes : Pourquoi tant de haine ? Parce-que ! du 18 février 2026
Lire notre article : Covid-19 : pile je gagne, face tu perds du 23 janvier 2021 sur l’illusion du choix
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« Et vous, vous êtes pour « l’immigration de droite » ou pour « l’immigration de gauche » ? »
Contre les deux mon Général !!! Et même pour une grande remigration des délinquants, criminels, parasites sociaux pour commencer ! Soit quelques millions… Ça peut se faire en commençant par
1- couper les « pompes aspirantes » (les zèèèèdes ! les soins!)
2- les faux réfugiés, faux étudiants, faux mineurs isolés ou pas !
3- botter le cul des récalcitrants et des kollabos !
Bref autant dire qu’on n’en verra pas le début du plus réaliste à mettre en place le « 1 »… Et même ça ne se fera pas sans « incidents »…
Mais faut savoir ce qu’on veut : survivre ou disparaître ?
Il faut être bien naïf pour croire que ces gens viennent pour travailler !
Il n’y a pas de sots métiers, il n’y a que de sottes gens –> Et pas mal de sautes d’humeur !