Émeutes lycéennes : le « coup » est cousu de fil blanc

par | 25 octobre 2026 | Aucun com­men­taire

Les Anglophones uti­lisent l’ex­pres­sion fran­çaise « Coup d’État » pour dési­gner un ren­ver­se­ment de Pouvoir par la force. Comme si cela était une spé­ci­fi­ci­té fran­çaise, comme le camembert.

Traduction du texte anglais ci-des­sus :
Un coup d’État est une action illé­gale par laquelle un groupe ou un indi­vi­du tente de prendre le contrôle d’un gou­ver­ne­ment par la force, en ren­ver­sant le pou­voir en place.
Il sur­vient géné­ra­le­ment lorsque les voies démo­cra­tiques de chan­ge­ment ne sont pas res­pec­tées. Ce type d’événement implique sou­vent des mili­taires ou d’autres groupes influents cher­chant à s’emparer du pou­voir de manière bru­tale, sans le consen­te­ment de la popu­la­tion.
Un coup d’État entraîne, en règle géné­rale, l’éviction du diri­geant en place et la mise en place d’un nou­veau régime. De telles actions ont sou­vent de graves consé­quences sur la sta­bi­li­té poli­tique et le fonc­tion­ne­ment démo­cra­tique d’un pays.

C’est bien le cas de ces « émeutes lycéennes » — ah ! ah ! ah ! — pour qui veut bien y réflé­chir un peu. Chaque jour qui passe indique que tout cela est orches­tré. Nous allons vous mon­trer comment.

Il faut un détonateur

Un pain de plas­tic est sem­blable à de la pâte à mode­ler. Il lui faut un tout petit déto­na­teur pour explo­ser. Les lycéens des ban­lieues vont jouer ce rôle.
La jeu­nesse est par nature cré­dule et enthou­siaste. C’est ain­si qu’a démar­ré Mai 68 : dans les facul­tés, puis dans les lycées. Depuis lors les soixante-hui­tards se sont bien casés et bien embour­geoi­sés.
Aujourd’hui le coup est par­ti des lycées des « quar­tiers » qui sont tou­jours prêts à brû­ler des voi­tures.
Afin de tou­cher les autres éta­blis­se­ments, les com­plo­teurs envoient Greta Thunberg, leur égé­rie qui avait très bien tra­vaillé pour les manifs sur le cli­mat(1).

Brivael Le Pogam pour­suit :
Alors posons les vraies ques­tions. Pourquoi main­te­nant ? Pourquoi elle ? Pourquoi une mili­tante sué­doise vient-elle jeter de l’huile sur un conflit lycéen fran­çais, pré­ci­sé­ment au moment où le pou­voir est le plus fra­gile ?
Le chaos n’est jamais neutre. Il pro­fite tou­jours à quel­qu’un. Et un pou­voir aux abois a un outil que la Constitution lui offre : l’ar­ticle 16, les pleins pou­voirs en cas de menace grave sur les ins­ti­tu­tions.
Je ne dis pas que c’est le plan. Je dis que si quel­qu’un vou­lait créer les condi­tions de l’ar­ticle 16, il ne s’y pren­drait pas autrement.

Il faut des relais institutionnels

LFI démarre bien enten­du au quart de tour.

Le maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko affiche, dès le début du mou­ve­ment lycéen, son sou­tien clair et immé­diat, notam­ment dans un com­mu­ni­qué de la muni­ci­pa­li­té du 28 sep­tembre :
« Face aux inquié­tudes et aux reven­di­ca­tions expri­mées par les élèves, les équipes édu­ca­tives et les parents d’élèves, la Ville de Saint-Denis – Pierrefitte réaf­firme plei­ne­ment son sou­tien au mou­ve­ment lycéen.
Depuis ce matin, le maire Bally Bagayoko et des élus de la majo­ri­té muni­ci­pale sont pré­sents aux côtés des jeunes et des équipes édu­ca­tives, comme ils le sont depuis le début de la mobi­li­sa­tion [ … ]. »
Bally Bagayoko déclar dès le 28 sep­tembre 2026 : « Leurs reven­di­ca­tions sont légi­times et justes, ils demandent des moyens au même titre que d’autres éta­blis­se­ments de bons quar­tiers. Ils demandent que la République les res­pecte, ils demandent des tra­vaux consé­quents dans leur éta­blis­se­ment… Tout sim­ple­ment, ils veulent vivre et tra­vailler et s’éduquer digne­ment. »

Ces lycéens désco­la­ri­sés, qua­si-illé­trés, ont — en revanche — appris depuis des années à brû­ler, impu­né­ment, des voi­tures et à affron­ter les forces de l’ordre. Cela ne dérange par les syn­di­cats savent bien que les ensei­gnants évitent à tout prix une affec­ta­tion dans ces éta­blis­se­ments dif­fi­ciles. Ils sou­tiennent donc les émeu­tiers puisque leurs reven­di­ca­tions vont danş le même sens que les leurs : « Pas assez de moyens ! »(2)

Toutes les orga­ni­sa­tions — qui se sont auto­pro­cla­mées de gauche — sou­tiennent les émeu­tiers incen­diaires.
En pre­mière ligne, la France Insoumise. Des élus (Bally Bagayoko, Louis Boyard, Clémence Guetté, Antoine Léaument, Paul Vannier, Mathilde Panot…) se sont ren­dus sur les blo­cus dès les pre­miers jours. Jean-Luc Mélenchon a appe­lé à sou­te­nir les reven­di­ca­tions, dénon­cé la « répres­sion » et la « sau­va­ge­rie poli­cière ».
Les autres par­tis dits de gauche se sont majo­ri­tai­re­ment ral­liés au sou­tien des reven­di­ca­tions et à la cri­tique de la répres­sion poli­cière. Olivier Faure (PS) a salué « une géné­ra­tion qui se lève » et cri­ti­qué une réponse « par la matraque ».
Des figures éco­lo­gistes (comme Marine Tondelier) ou d’autres (François Ruffin) ont éga­le­ment expri­mé leur soli­da­ri­té.
Le Parti Communiste Français ne rate pas cette oppor­tu­ni­té pour mon­trer qu’il existe encore et sou­tient clai­re­ment le mou­ve­ment.
Et bien enten­du les syn­di­cats qui gèrent l’Éducation natio­nale : Intersyndicale de l’Éducation natio­nale (SNES-FSU, CGT Educ’action, FO, Sud Éducation, Unsa, CFDT…) : elles ont appe­lé à des grèves et mani­fes­ta­tions en sou­tien (6, 8 et 13 octobre), esti­mant que les reven­di­ca­tions des lycéens rejoignent les leurs (moyens, postes, condi­tions de travail).

Même après les actes de van­da­lisme que l’on a tous vus, la gauche ins­ti­tu­tion­nelle ne se défausse pas : elle condamne la vio­lence mais reste soli­daire des lycéens en colère. Quels lycéens ?

Il faut des activistes

Nous l’a­vons vu : les « lycéens » des « quar­tiers » sont prompts à incen­dier impu­né­ment des pou­belles et des voi­tures.
Mais pour que le coup d’État fonc­tionne, il faut des agi­ta­teurs aguer­ris. On dirait que la France les a pré­pa­rés car, depuis des décen­nies, elle accueille des acti­vistes et des ter­ro­ristes qui sont bien pro­té­gés ici. Ils sont des cen­taines de mil­liers en attente. Ne serait-ce que les 700 000 OQTF qui n’at­tendent que semer le chaos.

Nice-Matin - 24 octobre 2026 - Émeutiers étrangers

Éric Ciotti, inter­viewé par Nice-Matin daté du 24 octobre 2026

Éric Ciotti cite le pré­fet des Alpes Maritimes lui même : plus d’un tiers — 38 % — des inter­pe­lés ne sont pas fran­çais ! Ce chiffre n’est pas contes­table. C’est le pré­fet qui le dit. Qui plus est, c’est un proche de Macron(3).

Émoticône Surprise Frayeur Mais qu’est-ce qu’ils font ici ?

Ils attendent le signal pour pas­ser à la vitesse supé­rieure et créer une situa­tion chao­tique telle, qu’elle conduit — d’une manière ou d’une autre — à un chan­ge­ment à la tête de l’État.

Mais ce que nous vivons est plus complexe encore

La France a tolé­ré un nombre gran­dis­sant de sédi­tieux poten­tiels. Les signaux d’a­lete étaient nom­breux, mais ils étaient étouf­fés. Nous ne pou­vons qu’en déduire que
nos diri­geants pré­pa­raient cette situation. 

Greta Thunberg - Élysée 2019

L’activiste Greta Thunbeg fut reçue à l’Élysée en 2016.

Lorsque Macron déclare l’air grave et solen­nel dans son allo­cu­tion télé­vi­sée du 18 octobre 2026 : 

Les enquêtes seront conduites avec toute la dili­gence néces­saire le plus rapi­de­ment pos­sible et la plus grande fer­me­té a été deman­dée au pro­cu­reur par le garde des Sceaux. Le sui­vi judi­ciaire doit être exem­plaire. Nos juges rendent la jus­tice en votre nom et ils savent ce que vous atten­dez. Chaque fois que des infrac­tions sont com­mises, elles doivent don­ner lieu à des suites judi­ciaires appro­priées. Ceux qui ont détruit doivent payer. Ceux qui ont pillé doivent rem­bour­ser. Ceux qui ont cher­ché à des suites judi­ciaires appro­priées. Ceux qui ont cher­ché à faire tom­ber la République auront à en répondre.

La déma­go­gie pur jus. Par exemple :
• Chaque fois que des infrac­tions sont com­mises, elles doivent don­ner lieu à des suites judi­ciaires appro­priées.
Alors pour­quoi n’ex­pulse t‑on pas les OQTF, pour mémoire Obligation de Quitter le Territoire Français ?
• Ceux qui ont détruit doivent payer. Ceux qui ont pillé doivent rem­bour­ser.
Les dégats sont éva­lués à plus de 1 mil­liard. Or le minis­tère de la Justice a recen­sé près de 7 950 gardes à vue depuis le début des mobi­li­sa­tions lycéennes, dont une très large majo­ri­té de mineurs (envi­ron 6 773).⁠ Pour la jour­née du 24 octobre, le minis­tère de l’Intérieur a annon­cé 1 314 inter­pel­la­tions au niveau natio­nal avec un niveau de vio­lence net­te­ment infé­rieur à celui du 17 octobre.⁠ Disons 8 300 gardes à vue dont un grand nombre de mineurs.
Macron pense t‑il vrai­ment que ces per­sonnes rem­bour­se­ront ?
1 mil­liard divi­sé par 8 300, cela fait 120 000 euros à rem­bour­ser par gar­dé à vue. La bonne blague !

En Même Temps, il est appa­ru sans conteste que les forces de l’ordre n’a­vaient pas reçu de consignes d’in­ter­ven­tion sévères. C’est ce que dénonce le maire de Marseille, Benoît Payan :

Pourquoi donc l’exécutif a t‑il laissé la bride sur le cou aux pilleurs ?

Quel scé­na­rio envi­sage t‑il ? Il faut se poser la question.

Autre ques­tion à se poser :

Des émeutes similaires éclatent également en Italie, en Belgique et en Espagne

Il convient donc d’a­na­ly­ser ce qui se passe en France en ayant en tête qu’il ne s’a­git pas seule­ment de Macron.

De tout cela nous dédui­sons que

Macron est le catalyseur en France d’un grand mouvement fomenté au niveau supra national.

Qui peut le faire ? La réponse coule de source : l’oli­gar­chie finan­cière mon­dia­liste.
Poursuivons : Pourquoi détruit-elle l’ordre qu’elle a métho­di­que­ment construit ? Là aus­si la réponse coule de source : parce qu’elle pour­suit sa voie vers son pro­jet.

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