Remèdes écartés : l’iode

par | 18 octobre 2026 | Aucun com­men­taire

Nous évo­que­rons aujourd’­hui l’iode. Cette ana­lyse s’ins­crit dans notre enquête sur les remèdes écar­tés, et fait suite à :
• le bleu de méthy­lène
• la téré­ben­thine,
• le dioxyde de chlore ou CDS.
À suivre : le DMSO.
Restez bien à l’écoute !

L’iode

L’iode(1) fut décou­vert à par­tir de cendres d’algues marines par Bernard COURTOIS en 1811. Celui-ci cher­chait à fabri­quer du sal­pêtre pour la poudre des armes des batailles napoléoniennes.

L’iode figure par­mi les carences les plus impor­tantes de notre alimentation

En effet, la viande, les céréales, les fruits et les légumes n’en contiennent qua­si­ment pas, les pro­duits de la mer sont peu consom­més et les algues qui en sont une source impor­tante, ne sont qua­si­ment pas man­gées en France. À la dif­fé­rence, des Japonais qui consomment en moyenne 9 kg d’algues fraîches ou envi­ron 1,5 kg d’algues séchées par an et par personne.

Il existe plu­sieurs types d’iode :
• Iodure, I⁻, dans l’eau de mer et les ali­ments, notre corps absorbe cette molé­cule, et en par­ti­cu­lier la thyroïde.
• Composés orga­niques iodés, de for­mules diverses, ils se trouvent dans les algues, les orga­nismes marins ou les tis­sus biologiques.
• Iode molé­cu­laire (diiode), I₂, il est employé comme antiseptique.
• Iodate, IO₃⁻ :conte­nu dans cer­tains mine­rais, eaux et sels iodés, élé­ment chi­mique stable, il est uti­li­sé pour ioder le sel.
• Iode radio­ac­tif, iso­tope ¹³¹I, pro­duit arti­fi­ciel, il naît de la fis­sion des noyaux d’u­ra­nium ou de plutonium.

Histoire

Historiquement, la carence en iode était défi­nie péjo­ra­ti­ve­ment par les « cré­tins des Alpes ». En effet, connu depuis l’Antiquité, des auteurs romains men­tion­naient déjà les « cous gon­flés » obser­vés dans cer­taines popu­la­tions alpines.
Le méde­cin gene­vois Jean-François COINDET découvre que l’ef­fi­ca­ci­té des pro­duits marins contre le goitre est liée à l’iode. Il l’utilise pour trai­ter ses patients atteints de goitre.
En 1825, le chi­miste fran­çais Jean-Baptiste BOUSSINGAULT pro­pose l’u­ti­li­sa­tion d’un sel enri­chi en iode pour pré­ve­nir le goitre.
Et enfin, en 1896, les Allemands BAUMANN et ROOS démontrent la pré­sence d’iode dans la thyroïde.

Controverse

Lynne FARROW, une auteure et mili­tante amé­ri­caine s’est inté­res­sée à l’iode à la suite d’une expé­rience per­son­nelle liée à des pro­blèmes mam­maires. Elle men­tionne dans son livre « The Iodine Crisis », publié en 2013, avoir uti­li­sé des doses de 50 mg pour trai­ter notamment :
• Thyroïde,
• Goitre,
• Santé mammaire,
• Prostate,
• Fatigue,
• Exposition au bromure,
• Certaines mala­dies chroniques.

Paradoxalement, d’après les recom­man­da­tions de l’OMS, le besoin nutri­tion­nel en iode quo­ti­dien est de 150 µg/​jour pour un adulte et pour une femme enceinte ou allai­tante de 250 µg/​jour.
Énormes dif­fé­rences, 150 µg/​jour par rap­port à 50 mg/​jour, soit 333 fois plus. Qui a rai­son ? Où est la vérité ?
Le doc­teur fran­çais Vincent RELIQUET indique dans son livre « Les pou­voirs de l’iode », un besoin de 12,5 mg/​jour. À cha­cun de faire son choix.

Lynne Farrow - The Iodine Crisis
Vincent Reliquet -Pouvoirs iode

Quels sont les symp­tômes de la carence en iode ?

La chute des che­veux, la peau sèche, la fri­lo­si­té, les pro­blèmes diges­tifs, les pro­blèmes endo­cri­niens, le sur­poids, mau­vais som­meil, manque d’énergie. La carence en iode touche plus les femmes que les hommes, ceci est dû en par­ti­cu­lier aux tis­sus mammaires.

Comment la dépister ?

Il existe deux ana­lyses effec­tuées en labo­ra­toire, la plus cou­rante est l’é­chan­tillon uri­naire ponc­tuel (spot uri­naire), elle est réa­li­sée sur la pre­mière mic­tion du matin. La seconde méthode, l’io­du­rie sur 24 heures ; c’est la meilleure des méthodes car elle prend en compte la tota­li­té de l’iode éli­mi­née pen­dant une jour­née mais elle impose une contrainte par­fois difficile.

Bernard CHRISTIAN

Références :
Dr Vincent RELIQUET : les pou­voirs de l’iode
Lynne FARROW : La crise de l’iode

Références :

Pour mémoire, le mot iode est un nom masculin

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