Valérie Pécresse remporte l’investiture LR : tout un symbole

par | 5 décembre 2021 | 4 Commentaires 

Éric Ciotti et la pré­si­dente de la Région Île-de-France, Valérie Pécresse, étaient arri­vés en tête du pre­mier tour de scru­tin orga­ni­sé en ligne auprès des adhé­rents par le congrès des Républicains pour dési­gner le can­di­dat du par­ti à l’élection pré­si­den­tielle d’avril pro­chain. C’est donc cette der­nière qui a décro­ché hier le Mikey avec près de 61 % des suf­frages sur sa per­sonne et qui obtient l’investiture du parti.

Mais faut-il être surpris ?

En fait, la droite dite répu­bli­caine démontre aujourd’hui, avec éclat, qu’elle reste une droite molle qui court tou­jours der­rière son cer­ti­fi­cat de res­pec­ta­bi­li­té déli­vré par la Bien Pensance de gauche. Un cer­ti­fi­cat que cette der­nière ne manque pas de lui reti­rer au moindre écart. Ainsi, face à une radi­ca­li­sa­tion – somme toute bien timo­rée – du dépu­té des Alpes Maritimes, les adhé­rents LR ont craint de voir leur par­ti se « dia­bo­li­ser » et pas­ser sous les fourches cau­dines des ligues de ver­tu isla­mo-gau­chistes. Ils lui ont donc pré­fé­ré celle qui, pour­tant, avait cla­qué la porte du par­ti en livrant un constat très cruel sur l’état de sa famille poli­tique. Pour le moins, les adhé­rents LR ne sont pas rancuniers.

Voilà donc en lice celle qui pré­tend débou­ter Emmanuel Macron parce qu’il n’est pas un bon pré­sident – ce qu’on lui concè­de­ra volon­tiers, soit dit en pas­sant -. En août 2019, elle décla­rait dans Le Parisien : « Macron a une fai­blesse : il n’a pas de ligne poli­tique. Les élec­teurs de droite votent pour lui par défaut, parce qu’il n’y a plus de force poli­tique à droite qui défende une vision réfor­ma­trice, pro-entre­prise, sociale et d’une auto­ri­té juste… Mais Emmanuel Macron n’est pas de droite ! » De ce point de vue, il sem­ble­rait qu’Éric Ciotti fût mieux à même de repré­sen­ter cette « auto­ri­té juste » qu’elle-même. Car Valérie Pécresse n’est rien plus qu’un clone de Macron : un jour conser­va­trice, l’autre pro­gres­siste. Plus sou­vent le jour deux que le jour un d’ailleurs.

Telle le loca­taire de l’Élysée, sa ligne direc­trice, c’est de ména­ger la chèvre et le chou en per­ma­nence pour ras­sem­bler les élec­teurs der­rière soi. Et pour cela, elle n’est jamais à une contra­dic­tion près. On l’a vue défi­ler dans la Manif pour Tous, en 2013, et affir­mer que « la famille en France, c’est une valeur plus que par­tout ailleurs » puis décla­rer être « extrê­me­ment sen­sible au désir d’enfant qui s’exprime » s’é­tant réso­lue à pro­mou­voir le droit à l’avortement et la PMA.

La reine du grand écart !

Une autre fois, après avoir pro­po­sé de « déma­rier » les couples homo­sexuels, elle avait chan­gé d’avis sur le Mariage pour Tous disant « avoir réflé­chi ». Toujours un pied qui pointe vers la droite mais l’autre bien cam­pé à gauche. Elle a pro­mis aus­si de ne jamais sub­ven­tion­ner la théo­rie du genre dans la Région qu’elle pré­side mais finance néan­moins le CRIPS (Centre régio­nal d’information et de pré­ven­tion du SIDA et pour la san­té des jeunes), une asso­cia­tion décla­rée d’intérêt géné­ral, étroi­te­ment liée à la région Île-de-France, qui inter­vient dans les éta­blis­se­ments sco­laires pour « déve­lop­per un esprit cri­tique sur les normes sociales sur le genre et les sexua­li­tés et com­prendre la notion de sté­réo­type en lien avec le genre et l’orientation sexuelle ». CRIPS (Centre régional information prévention du Sida)

Du « en même temps » à la Macron

On pour­rait citer encore son pro­jet de cam­pagne dans lequel elle pré­tend vou­loir un « pro­jet de loi réfé­ren­daire » visant à pro­té­ger les liber­tés fon­da­men­tales « face à la mon­tée de l’islamisme et du com­mu­nau­ta­risme ». C’est sans doute pour ça que Valérie Pécresse est signa­taire, au côté de Lilian Thuram et Rokhaya Diallo entre autre, de l”« Appel pour une République mul­ti­cul­tu­relle et post­ra­ciale » des­ti­né à com­battre les dis­cri­mi­na­tions et recon­fi­gu­rer la République dans le sens du mieux-vivre ensemble. Et puis, n’oublions pas ses pitoyables manœuvres de récu­pé­ra­tion poli­tique. En 2018 notam­ment, lorsqu’elle applau­dit les prix rem­por­tés par le film 120 bat­te­ments par minute (thème du SIDA et du com­bat d’Act Up) finan­cé par­tiel­le­ment par son Conseil régional. Film 120 battements minutes

C’était tel­le­ment ana­chro­nique de la part de cette ancienne élève de l’école Sainte-Marie de Neuilly, éle­vée dans des valeurs catho­liques et gaul­listes, qu’elle fut accu­sée de pra­ti­quer le « pink washing » – ripo­li­nage en rose pour s’acheter une image gay-friend­ly -… On s’arrêtera là car l’énumération devien­drait fastidieuse.

Alors, madame Pécresse, pas de droite Macron ? C’est l’hôpital qui se fout de la cha­ri­té, non ? En véri­té, cette ambi­va­lence de posi­tion est révé­la­trice de l’opportunisme poli­tique de la can­di­date, par­tie de chez LR puis reve­nue, qui cherche uni­que­ment à ratis­ser large chez les élec­teurs depuis les cen­tristes (ten­dance pro­gres­siste voire des socia­listes désa­bu­sés) jusqu’aux conser­va­teurs. Toujours le cul entre deux chaises, la Présidente de la Région Île-de-France réus­sit même le tour de force de conve­nir aux gens de la France insou­mise comme Clémentine Autain qui la juge « pas si pire » à la tête de la Région. Dès lors, on ne voit pas trop ce qui la démarque d’Emmanuel Macron. On serait plu­tôt entre bon­net blanc et blanc bonnet.

Bref, on connaît d’avance la fin de l’histoire. Au soir du pre­mier tour de l’élection pré­si­den­tielle, Valérie Pécresse appel­le­ra à voter Emmanuel Macron ! Tout comme l’aurait fait Xavier Bertrand et Michel Barnier d’ailleurs. Elle ne s’engagera pas der­rière le can­di­dat patriote chal­len­ger du Président sor­tant. Les gens de LR manquent tou­jours aus­si cruel­le­ment de cou­rage : durant les cam­pagnes élec­to­rales, ils n’hésitent pas à pié­ti­ner les plates-bandes de Marine Le Pen mais s’ils accèdent au Pouvoir ils font tout le contraire, s’efforçant avec zèle de plaire à la gauche Bien Pensante. Ces gens là ne sont pas dignes de diri­ger la France. Cela étant, ils ne sont pas près d’y arriver.

Charles ANDRÉ
« L’important n’est pas de convaincre mais de don­ner à réflé­chir. »

4 Commentaires 

  1. Z’en faites pas ! Nuremberg 2 se fera … c’est tout.
    Si leur pro­jet s’ins­talle en Pologne, c’est parce que tout est « pour­ri » à La Haye.
    Ces meur­triers n’ont plus le pou­voir qu’ils n’a­vaient que dans leurs porte-feuilles.
    Soyons zen ! Faisons fer­me­ment confiance au Plan ! Tout est sous contrôle.

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  2. Puissiez-vous avoir rai­son Robert… Pas pour l’é­lec­tion mais pour le procès !

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  3. *** mais s’ils accèdent au Pouvoir ils font tout le contraire***
    Grand mer­ci Mr ANDRE pour le déve­lop­pe­ment de votre clair­voyance ! 🙂
    Vous expli­quez trop bien qu” ***ils sortent tous du même moule***.
    J’ai une confes­sion à vous faire : j’ai une très forte intui­tion qu’il N’Y AURA PAS de pré­si­den­tielles, et ceci à cause du pro­cès NUREMBERG 2 qui s’ins­talle en Pologne avec une grande assu­rance.
    Nous devrions en per­ce­voir les pre­miers mou­ve­ments début janvier .…..
    https://lafinducovid.com/nuremberg2
    https://www.francesoir.fr/politique-monde/reiner-fuellmich-pologne-nuremberg
    —-> video au 212 à 2h16 —> https://vk.com/id633385322

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    • van der leyen veut sup­pri­mer le code de Nuremberg, donc le 2e n’au­ra pas lieu, ils sont en roue libre, ils iront jus­qu’au bout et même un peu plus loin

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