Vœux présidentiels : un discours de campagne

par | 1 jan­vier 2022 | 4 Commentaires 

Le prétentieux Macron n’a pas manqué l’occasion de se faire mousser une fois de plus

L’auto-satisfaction était dans toutes les phrases, cachée der­rière tous les mots. Il se voit comme un cham­pion, voire comme un sau­veur, et le déclare sans ver­gogne : « Grâce à notre poli­tique, nous sommes dans le pelo­ton de tête mon­dial en matière de vac­ci­na­tion. » La belle affaire ! On aurait mieux aimé être dans le pelo­ton de tête en matière d’économie ou de faible chô­mage. On a les fier­tés que l’on peut.

Notons au pas­sage qu’il reste bien cam­pé sur sa posi­tion du tout vac­cin. Que cette poli­tique appa­raisse jour après jour comme un échec cui­sant ne le dérange pas. Qu’il ait mis l’économie en grande dif­fi­cul­té, qu’il ait res­treint les liber­tés fon­da­men­tales comme per­sonne ne l’a fait en occi­dent depuis la deuxième guerre mon­diale, cela ne lui pro­cure aucun état d’âme. Pire, il se moque de nous en affir­mant que tout le monde doit être vac­ci­né mais en « ne restrei­gnant pas les liber­tés ».

Plus grand cynique, tu meurs !

Et puis l’Europe, bien sûr. Il ne fal­lait pas l’oublier, celle-là ! Elle et sa mon­naie qui fête ses vingt ans ce pre­mier jan­vier. « Une puis­sance res­pec­tée » s’autorise-t-il à pré­tendre dans un grand exer­cice de méthode Coué. Comme iro­nise fort à pro­pos Nicolas Gauthier dans Boulevard Voltaire, « Voilà un pas­sage qui a dû bien faire rire à Washington, à Moscou et à Pékin ».

Un dis­cours élec­to­ral, donc, du début à la fin. La preuve en est qu’il n’a pas hési­té à aller chas­ser sur les terres de ses adver­saires tout par­ti­cu­liè­re­ment Marine Le Pen et Éric Zemmour. En effet, lui sont reve­nus à la bouche des mots ban­nis durant son quin­quen­nat comme « nation », « patrie » et « ordre » qui font tant le suc­cès de ses deux prin­ci­paux oppo­sants. En outre, l’actuel loca­taire de l’Élysée s’est expri­mé comme s’il était déjà réélu, décla­rant : « Je conti­nue­rai tou­jours à vous ser­vir. »

Le CSA, si pointilleux avec les deux candidats sus-cités,

dis­cer­ne­ra-t-il comme nous l’ambivalence de ces vœux pré­si­den­tiels et les décomp­te­ra-t-il du temps de parole du can­di­dat Macron à l’élection du même nom ? Il est, hélas, per­mis d’en douter.

Macron ayant quand même pris le soin de nous sou­hai­ter une bonne année, le CSA s’autorisera à ne voir aucune malice dans ce dis­cours ambiguë.

Charles ANDRÉ
« L’important n’est pas de convaincre mais de don­ner à réflé­chir. »

4 Commentaires 

  1. La culture c’est comme la confi­ture moins on en a plus on l’é­tale. Limitez les posts à dix lignes ain­si ce sera moins pol­lué par certains.

    Répondre
  2. Bonjour, je remarque que le modé­ra­teur en ce moment sup­prime les cita­tions de mes com­men­taires et met en ita­lique du simple texte, mes coms ne veulent qua­si plus rien dire.
    Je sais que c’est une erreur et ne vous en tiens pas rigueur mais SVP faites atten­tion.
    Merci, cordialement.

    Répondre
    • Bonjour cher lec­teur très attentif,

      nous avons bien reçu vos mes­sages, et les avons publiés. Mais nous les avons reçus sans cita­tion.
      Nous n’a­vons du reste pas bien com­pris vos mes­sages, mais nous vous assu­rons que vos cita­tions avaient bel et bien dis­pa­ru.
      Nous avons reçu deux mes­sages avec des signes [ ], mais rien entre les deux.
      Renvoyez nous ces deux cita­tions par mes­sa­ge­rie, nous les inté­gre­rons bien enten­du volon­tiers dans vos deux com­men­taires.
      Veuillez nous com­mu­ni­quer une adresse de mes­sa­ge­rie valide ce qui faci­li­te­ra la com­mu­ni­ca­tion entre nous.

      Nous vous remer­cions de toute l’at­ten­tion que vous por­tez à nos articles.

    • Cher mon­sieur, je crois que vous com­men­cez à avoir le melon qui enfle. Vous pre­nez ce jour­nal pour une tri­bune per­son­nelle avec des com­men­taires à ral­longe qui nous fatiguent. Maintenant, vous vous per­met­tez de cri­ti­quer la trans­crip­tion de vos laïus pédants par la rédac­tion. Mais vous vous pre­nez pour qui ?

Envoyer le commentaire

Votre adresse e‑mail ne sera pas publiée.