Ukraine : nous n’avons rien voulu voir

par | 27 février 2022 | Aucun com­men­taire

Branle-bas de com­bat à 4 heures GMT. En Ukraine, les fron­tières sont fran­chies par les chars russes et le ciel encore obs­cur par cette nuit sombre et nua­geuse qui enve­loppe cette petite par­tie du monde se strie du pas­sage des avions de com­bat, russes aussi.

Elle est là, incroyable mais vraie, cette GUERRE tant sous-esti­mée par les Bien Penseurs de notre temps désuet de Bisounours. Ils nous ont bas­si­nés pen­dant des années que jamais au grand jamais nous n’aurions une nou­velle guerre sur ce sol euro­péen déjà meur­tri par tant de souf­frances, tou­jours mal cica­tri­sées. Ils nous avaient dit que nous, les Européens, nous ne serions que des spec­ta­teurs vir­tuels de ce qui anéan­tit des hommes et des femmes dans d’autres coins de cette pla­nète malade. Nous ne regar­dions tout cela que par le biais de nos petits écrans.

Que nous avons pu être naïfs et égoïstes…

Les guerres ne nous étaient proches qu’as­sis dans nos fau­teuils. Avec un clic de la télé­com­mande, nous ouvrions la chaîne adé­quate pour vision­ner les repor­tages rela­tant les désastres d’une guerre loin­taine, mais où tom­baient pour­tant des hommes et des femmes, sous des balles bien réelles.

Aujourd’hui la guerre en Ukraine frappe à nos portes sans que nous ayons bougé un seul doigt pour l’éviter

Vingt années que M. Poutine alerte le monde sur les conquêtes ter­ri­to­riales de l’Occident. Les mots angois­sés que les Présidents et ministres emploient, tel M. Le Drian ce jeu­di 24 février 2022, sur la posi­tion que « l’alliance atlan­tique est aus­si une alliance nucléaire », me laissent per­plexe et plus qu’inquiet. Par ailleurs les sanc­tions que l’UE et le reste d’un monde fou veulent infli­ger à la Russie, ne seront qu’un pan­se­ment sur une jambe de bois…
Croyez-vous qu’un homme comme ce Mr Poutine par­ti­rait en guere sans avoir ses besaces pleines ? Que nen­ni ! Nous n’avions rien vou­lu voir venir car nous sommes deve­nus des aveugles, des spec­ta­teurs d’une vie trop légère et trop indi­vi­duelle. Ce monde n’est qu’une petite boule bleue dans cet uni­vers astrale et nous, nous ne sommes que des microbes au regard de l’immensité qui nous entoure. Nous avons oublié « nos Pères », nous avons oublié « notre Histoire », nous avons oublié que « nous ne sommes qu’UN »…

Que ce monde recon­si­dère que la « Vie » est un bien ! Le plus pré­cieux que nous ayons.

Phyllipe Marécaux

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Phylippe Marécaux

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