Le pessimisme d’Onfray, ou l’optimisme de Guillemant ?

par | 2 février 2024 | 10 Commentaires 

Chacun a en tête la phrase de Gramsci (1891 – 1937) : « Je suis pes­si­miste avec l’in­tel­li­gence, mais opti­miste par la volon­té »(1). Chacun recon­naî­tra éga­le­ment que nous tra­ver­sons une période de tur­bu­lences géné­ra­li­sées, non seule­ment en France ou même en Europe, mais tout autour de la pla­nète. Ces tur­bu­lences sont pro­fondes car elles touchent tout à la fois à la guerre, l’é­co­no­mie, la démo­gra­phie et les idéo­lo­gies. Pas de doute :

Nous traversons une période d’incertitudes

Comment y voir clair ? Comment « fran­chir le gué »(2) ? Qu’est-ce qui attend l’hu­ma­ni­té ? Faut-il être pes­si­miste à l’i­mage de Michel Onfray, ou opti­miste à l’i­mage de Philippe Guillemant ?

Michel Onfray - Patience dans les ruinesMichel Onfray explique depuis long­temps que la civi­li­sa­tion occi­den­tale se meurt. À pré­sent elle est morte. Le phi­lo­sophe nous invite à vivre dans les ruines de la civi­li­sa­tion qui a déve­lop­pé l’art sous diverses formes très avan­cées. Il le dit très clai­re­ment dans son entre­tien récent avec Laurence Ferrari sur Europe1(3).
« C’est un pro­jet glo­bal de socié­té dans laquelle il est ques­tion d’ex­ter­mi­ner la pay­san­ne­rie fran­çaise. »
« Nous sommes dans une période contem­po­raine intel­lec­tuel­le­ment de Saint Augustin. On voit bien le monde qui s’en va. Ce monde-là, qui est là, nous montre ce qu’é­tait le monde ancien. Je crois que le monde qui advient, c’est un monde dans lequel il y aura une forte puis­sance don­née à la méca­nique, à l’in­dus­trie, à la chi­mie, à tout ce qui est aujourd’­hui infor­ma­tique. Il s’a­git — Elon Musk l’a dit — de quit­ter cette terre qui va deve­nir inha­bi­table. »
« Les civi­li­sa­tions sont vivantes. Aucune civi­li­sa­tion ne dure éter­nel­le­ment. »
«Aujourd’hui on est dans l’in­sulte, on est dans le mépris, on est dans “je like” ou “je nique”
À la ques­tion : « Vous n’êtes pas for­cé­ment confiant sur la sur­vie de la civi­li­sa­tion. Est-ce que vous pen­sez qu’elle peut encore se sau­ver, et sur­tout est-ce que vous pen­sez qu’elle le veut ? », il répond :
« Je pense qu’elle ne le peut plus et qu’elle ne le veut pas, et que peut-être parce-qu’elle ne le veut pas, elle ne le pour­ra pas. »
« Il y a un moment de décom­po­si­tion civi­li­sa­tion­nelle qui fait que per­sonne ne veut reprendre la main en disant “on va res­tau­rer tout ça”. Cette civi­li­sa­tion s’en va.»
Michel Onfray entrouvre tou­te­fois une piste d’es­poir :
« On doit pou­voir là où l’on est fabri­quer des micro-résis­tances. On peut, là on l’on est, fabri­quer des choses nou­velles, des micro-socié­tés dans les­quelles on va dire “Ça, ça ne pas­se­ra pas par nous.” »

À chaque fois que l’on pose la ques­tion à Philippe Guillemant, il réplique fer­me­ment qu’il est opti­miste. Toutes les crises, toutes les ten­sions, toutes les aber­ra­tions (« Nous mar­chons sur la tête » disent si bien nos pay­sans, Marcha su la tes­ta) sont pour ce scien­ti­fique la preuve que le monde qui se des­sine est en train de capo­ter : iden­ti­té numé­rique, tra­çage per­ma­nent, mise en escla­vage, conflits et guerres, bref le trans­hu­ma­nisme. Tout cela ne mar­che­ra pas.
Tout a bas­cu­lé avec le plan­tage du pas­se­port numé­rique qui devait s’en­clen­cher à la suite de l’in­jec­tion d’une potion opaque à toute la popu­la­tion de la planète.
Philippe Guillemant

Ce plan n’a pas marché : leur futur est foutu !

Ce qui s’en va, c’est ce « fou­tur » selon sa propre expres­sion. Ce qui vient, c’est le « futur lumi­neux ». Philippe Guillemant nous éclaire comme nous l’é­cri­vions le 29 octobre 2022(4).
Il répète dans presque toutes ses inter­ven­tions :
« Nous allons doré­na­vant vers le mieux après une phase de chaos et un chan­ge­ment de para­digme qui nous fera décou­vrir la véri­table nature de l’hu­main. Nous avons toutes les rai­sons de nous réjouir quant à l’é­vo­lu­tion de l’hu­ma­ni­té. Nous aurons dans un pre­mier temps à décou­vrir de nou­velles façons de vivre basées sur trois mots-clés : auto­no­mie, rési­lience et soli­da­ri­té ».

Et si nous étions En même temps pessimistes et optimistes ?

Le monde qui s’ef­fondre n’est peut-être pas la longue civi­li­sa­tion indo-euro­péenne. C’est son évo­lu­tion depuis le XVIIIe siècle qui nous a conduits de la répu­blique à la révo­lu­tion indus­trielle, des idéo­lo­gies tota­li­taires au wokisme. C’est ce monde-là qui s’effondre.

Le wokisme, c’est le foutur !

C’est ce qu’an­nonce Front Populaire — la revue de Michel Onfray — dans son der­nier numé­ro : Le wokisme va-t-il finir par s’au­to­dé­truire ?(5). Pour Michel Onfray, qui retrouve la voie spi­ri­tuelle, la civi­li­sa­tion qui s’ef­fondre, c’est le monde moderne maté­ria­liste qu’il condamne depuis tou­jours.
Nos deux phi­lo­sophes nous aver­tissent de l’ef­fon­dre­ment d’un monde, mais l’ef­fon­dre­ment d’un monde n’est pas l’ef­fon­dre­ment du monde. Qu’adviendra-t-il ensuite, telle est LA question.

Front populaire - Marchandisation monde Guillemant - Futur lumineux

Tous les deux nous disent qu’il NOUS appar­tient de le défi­nir. Quel monde nou­veau vou­lons nous puisque celui-ci ne marche pas ? Prenons nos bagages(6) pour bâtir ce monde nou­veau et pré­pa­rer la renais­sance qui se dessine.

Georges Gourdin


Postface : « O mes frères, suis-je donc si cruel ? Mais je vous dis : ce qui tombe, il faut encore le pous­ser ! Tout ce qui est aujourd’hui – tombe et se décom­pose : qui donc vou­drait le rete­nir ? Mais moi – moi je veux encore le pous­ser ! » Friedrich Nietzsche (1844 – 1900) in Ainsi par­lait Zarathoustra – Des vieilles et des nou­velles tables, §20
Nous y ajou­tons : O mes frères, ne nous trom­pons pas de mur !
Emoticon - Hum

Q

Phrase extraite de : Cahiers de pri­son, Lettre à son frère Carlo écrite en pri­son, 19 décembre 1929

Q

Selon l’ex­pres­sion de Pierre-Émile Blairon :
Pierre-Émile Blairon - La roue et le sablier - Bagages pour franchir le gué

Q

Lire : Philippe Guillemant, l’éclaireur du 29 octobre 2022

Q
Q

Selon l’ex­pres­sion de Pierre-Émile Blairon dans son livre paru en… 2015 :
Pierre-Émile Blairon - La roue et le sablier - Bagages pour franchir le gué

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Georges Gourdin

10 Commentaires 

  1. Tout un pro­gramme ! Comme disait un célèbre Président !
    Qui a rai­son ? Le pes­si­miste ou l’optimiste ?
    Peut-être un peu des deux. La véri­té est sou­vent au milieu.
    Michel fait sou­vent du yoyo avec ses idées, même si sa dia­lec­tique est remar­quable,
    il est donc dif­fi­cile de lui faire cré­dit.
    Comment accré­di­ter quel­qu’un qui dit habi­le­ment une chose et son contraire
    un peu sous la forme du fameux « En même temps » ?…
    Certes, il ne fut pas très pers­pi­cace dans son éva­lua­tion covi­dienne mais pas que… !
    Quant à Philippe, son approche pseu­­do-ras­­su­­rante par son opti­misme rela­tif m’in­quiète un peu…
    Là aus­si, la mesure est dif­fi­cile car elle est assu­jet­tie à l’air du temps, au wokisme bien sûr et à ses dégâts col­la­té­raux, mais aus­si et sur­tout aux dési­rs de cha­cun de se sous­traire à cette espèce de liber­té condi­tion­nelle liée aux ins­tru­ments illu­soires de cette liber­té empri­son­nante…
    Faudra-t-il long­temps encore pour éveiller la conscience sur cette situa­tion d’es­cla­vage moderne par laquelle les outils qui sont sup­po­sés sim­pli­fier le quo­ti­dien, sont ceux-là même qui nous enferment dans le cachot (ou cahot-chaos) socié­tal orga­ni­sé par la com­mu­ni­ca­tion inique (dés­in­for­ma­tion), les banques, la mafia des com­plexes médi­caux dans leur glo­ba­li­té, appuyés par la notion essen­tielle de pro­fit sou­doyant paral­lè­le­ment le pou­voir poli­tique ?…
    Quoique plu­tôt natu­rel­le­ment opti­miste, je doute un peu de la réac­ti­vi­té col­lec­tive orga­ni­sée sus­cep­tible de faire explo­ser la bombe mon­dia­liste pré­ju­di­ciable…
    Quoi qu’il en soit, il me semble que l’Humain dis­pose de trois niveaux de réac­tion dont les forces latentes sont consi­dé­ra­ble­ment enta­mées : la femme (trop sen­sible à la dés­in­for­ma­tion sur la san­té), l’a­do­les­cent ou le jeune (trop pré­oc­cu­pé par les réseaux dits sociaux) et l’homme dont la force et l’in­tel­li­gence sont alté­rées par une forme fal­si­fi­ca­trice de confort…
    Que reste-t-il face aux nou­velles tech­no­lo­gies et machines des­ti­nées à nous asser­vir « quoi qu’il en coûte » ?… peut-être une nou­velle per­cep­tion de la vie reve­nant aux élé­ments essen­tiels ? Est-il encore temps de réflé­chir à de nou­velles formes d’exis­tence sim­pli­fiées et plus natu­relles ? Et s’il est temps, en a‑t‑on l’envie ?…
    Je per­siste à ima­gi­ner que tout n’est pas per­du, les exemples de retour­ne­ment socié­taux sont nom­breux ! La pen­sée gou­verne l’acte !

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  2. Cette Force Créatrice dénom­mée Amour a la facul­té mer­veilleuse de s’a­dap­ter à toutes les formes pro­po­sées.
    C’est bien là, la dif­fi­cul­té que ren­contrent les formes. Quels sont leurs choix ?
    Elles reçoivent donc la résul­tante de leurs inten­tions !
    Pourquoi s’en éton­ner ?
    Belle jour­née à vous ✨

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  3. Il est vrai que l’on entre dans l’ère del’APOCALYPSE, ce mot a été détour­né de son sens qui est révé­la­teur.
    Ce qui veut dire aus­si LEVER DU VOILE, le gros du chan­ge­ment et que plus rien ne sera caché, LA VÉRITÉ VRAIE ne sera plus cachée et les men­songes qui ont mené notre civi­li­sa­tion à des guerres absurdes, mais mal­heu­reu­se­ment pour beau­coup de gens, ces révé­la­tions risquent de les désta­bi­li­ser au point de pas­ser de l’autre côté du mur. Cela nous per­met­tra de’en­trer dans une ère humaine loin du pro­fit et plus de partage.

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  4. Oui. Les belles per­sonnes qui ont émer­gé dans notre monde bou­le­ver­sé par tant de mal­veillance illus­trent et donnent rai­son à notre foi en un monde nouveau

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  5. Je fais tel­le­ment plus confiance à Philippe Guillemant qui, par le pas­sé, a racon­té beau­coup moins de conne­ries que Michel Onfray ! Tant de belles per­sonnes, que l’on a envie d’embrasser très fort, se sont révé­lées ces 3 der­nières années ! Je veux croire, comme le par­le­men­taire anglais Andrew Bridgen l’a pro­cla­mé devant le par­le­ment, que l’évidence appa­raî­tra for­cé­ment, très bien­tôt on espère.…..

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    • Elle est déjà là et s’am­pli­fie chaque jour.
      Un exemple simple : on s’in­ter­roge sur des sur-mor­­ta­­li­­tés dans le monde. À quoi est-ce dû ???

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  6. Michel Onfray n’est pas pire ou meilleur qu’un autre. Il fait comme tout le monde, il s’est fabri­qué une logor­rhée “para­chute”, même s’il chute moins vite que les autres, il finit par poser les pieds sur non plus la terre nour­ri­cière, celle de sa famille pay­sanne. Aujourd’hui cette terre nour­ri­cière a été sciem­ment méta­mor­pho­sée en champ vaseux dans lequel lui aus­si s’enfonce… comme nous tous. Autant il n’a pas com­pris le tour de passe-passe du Covid19, de ce point de vue là, vrai­ment il n’a rien per­çu donc mal inter­pré­té, per­du qu’il était dans son intel­li­gence “lin­guis­tique” ; autant main­te­nant il a reçu un élec­tro­choc par la des­truc­tion de la pay­san­ne­rie, le socle des valeurs humaines. En soit c’est bon signe pour lui et plus géné­ra­le­ment pour l’humanité qui par la suc­ces­sion caden­cée de catas­trophes sociales et géo­po­li­tiques bien éta­blies (enfin plus ou moins), se vou­lant être conscien­cieu­se­ment imbri­quées les unes dans les autres, le pro­ces­sus d’éveil des consciences s’est enclen­ché, ce pour­quoi d’ailleurs on constate une accé­lé­ra­tion for­mi­dable de ce mou­ve­ment “pot de chambre” qu’est le mon­dia­lisme où l’on peut trou­ver à peu près toutes les salo­pe­ries de l’histoire du monde. À force ça finit par puer tel­le­ment par l’émanation sou­frée de la décom­po­si­tion que l’humanité se décide d’aller le vider, d’où la panique…. mon­dia­liste.
    Je conseille à Michel Onfray, main­te­nant qu’il a plus à gagner qu’à perdre (fac­teur de l’éveil), de mettre à pro­fit le don natu­rel d’intelligence “lin­guis­tique” qu’il a beau­coup tra­vaillé (il faut lui en recon­naître tout le mérite) pour satis­faire voire flat­ter son égo, (c’est un moteur de la mys­té­rieuse “re-con-né-sens”) qu’il doit aujourd’hui employer donc s’employer au ser­vice de la col­lec­ti­vi­té humaine, l’ego pas­sant derrière.

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  7. Mandrake Bonjour,
    L’histoire d’Onfray et de Guillemant ne sont que des appré­cia­tions d’un même conte­nant : un verre… sous forme d’un alexan­drin, qui à sa manière traite la Vie, le pro­ces­sus Vie avec un prisme ayant recours à une lec­ture de nature dif­fé­rente, ici (de l’intérieur du monde) par le fou­tu “pour-voir” de l’intelligence : l’es-ce-print, et de l’autre (de l’extérieur) par la “volons‑t’es”: l’âme, forme de dépla­ce­ment imma­té­riel dans une sorte d’espace indé­fi­ni de l’ÊTRE qui, aus­si bizarre que cela puisse être, est le “ça-créé “un-connu”, puisque nous y contri­buons tous par l’expérience.
    Je sou­haite qu’un poète “far­fa­det” féru d’équation mathé­ma­tiques puisse poser scien­ti­fi­que­ment cette équa­tion déjà en terme mathé­ma­tique, pour enfin, en “con-science”, assu­mer consciem­ment… une approche divine de la Création.
    Vous savez la for­mule de la force uni­fi­ca­trice, qui par le prisme de la rai­son du monde inté­rieur, se dévoile sous sous 4 lettres d.i.e.u. Quatre lettres qui pho­né­ti­que­ment ouvrent des pers­pec­tives de champ de nos propres réflexions sur d’autres para­digmes pas piqués des han­ne­tons.
    L’humanité est-elle en capa­ci­té de défi­nir par une approche frac­tale, ce qu’est un verre à moi­tié plein de vide où à moi­tié vide de plein ?
    J’ai une autre ques­tion, est-ce que l’Amour est modé­li­sable ? Je ne parle ici que du point de vue humain car du point de vue divin, c’est d’un autre ordre.
    Cordialement

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  8. Je pense et ce n’est là que mon opi­nion, que le plus beau reste à venir ! Depuis plus de 3 ans, les âmes se sont éveillées et je suis tout à fait en accord avec Philippe guille­mant ! Partant du prin­cipe que le temps n’existe pas, nous sommes peut-être déjà dans un futur expo­nen­tiel, je pré­fère voir le verre à moi­tié plein ! N’oublions pas que le taux vibra­toire de la terre n’a jamais été aus­si éle­vé. Donc les êtres spi­ri­tuels s’é­veillent eux aus­si, et ça peut tout chan­ger ! À part don­ner mon opti­misme débor­dant, mais je pré­fère ça ! Merci pour votre commentaire 🙏

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  9. Malheureusement, mal­gré la vision par cha­cun pro­po­sée, il nous faut accep­ter le constat com­mun, c’est la fin de quelque chose et nous sommes en train de la vivre.
    Où nous mène-t-elle ?
    C’est posi­tif ? C’est néga­tif ?
    Toujours est-il que ce sera !
    Ce sera un tota­li­ta­risme mon­dial.
    Jusqu’à pré­sent, le Pouvoir a tou­jours été impar­fait. Parce qu’il a dû s’ap­puyer sur des moyens humains pour réa­li­ser sa pro­messe. Et l’homme est faible ! Toujours !
    Imaginons que le Pouvoir n’ait plus besoin de la col­la­bo­ra­tion humaine. Que sa sécu­ri­té, sa force, soient garan­ties par des ins­tru­ments qui ne peuvent pas se révol­ter contre lui. Des cap­teurs, des drones, des robots capables de frap­per à n’im­porte quel moment, sans hési­ter, sans faillir. Ce serait fina­le­ment le Pouvoir dans sa forme abso­lue.
    Les machines ne se rebel­le­ront pas contre l’Homme. Le pro­blème, c’est qu’elles obéi­ront à la lettre.
    L’histoire humaine se ter­mine avec nous ! Et peut-être avec les enfants de nos enfants, mais c’est du court terme.
    Ce qu’il y a après, car il y aura quelque chose, ce ne sera plus l’humanité.
    Les êtres qui vien­dront après nous — s’il y en a ! — auront des idées et des pré­oc­cu­pa­tions dif­fé­rentes de celles qui ont occu­pé les Hommes jus­qu’à aujourd’hui.
    Nous aurons été la paren­thèse qui a ren­du pos­sible la des­cente de Dieu dans le monde.
    Seulement, Dieu, au lieu de se pré­sen­ter sous une forme d’en­ti­té pal­pable (ou pas) ne sera autre qu’un énorme sys­tème arti­fi­ciel, créé par l’Homme, mais capable, à par­tir d’un cer­tain moment, de le trans­cen­der pour que se réa­lise l’apocalypse.
    La révélation !

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