Cadeaux de Noël : il est encore temps de NE RIEN acheter

par | 15 décembre 2025 | 1 com­men­taire

N’offrez plus rien ! La cour est pleine !

Chaque année, nous nous effor­çons de sen­si­bi­li­ser nos lec­teurs sur la dimen­sion spi­ri­tuelle de la fête de Noël. Nous écri­vions en décembre 202 : Noël, mieux que tout autre dans l’année, est la fête fami­liale par excel­lence(1).

Noël est aujourd’­hui à l’i­mage de notre socié­té : exces­si­ve­ment maté­ria­liste et indi­vi­dua­liste, l’a­voir a pris le pas sur l’être.
Noêl n’est plus que la fête des cadeaux, des cadeaux eux aus­si à l’i­mage de notre socié­té : plé­tho­riques(2), inutiles et jetables.

Dès le 25 ou 26 décembre, de nom­breuses annonces appa­raissent par­tout avec des men­tions expli­cites comme « reçu en cadeau de Noël », « neuf dans embal­lage » ou « suite à dou­blon Noël ».
LeBonCoin enre­gistre une hausse signi­fi­ca­tive des dépôts d’an­nonces post-Noël jus­qu’à +30–40 %.
Cet afflux sou­dan n’est pas limi­té au site Leboncoin : les pla­te­formes concur­rentes voient des cen­taines de mil­liers (voire mil­lions) de nou­velles annonces le jour même de Noël ou le len­de­main, mais Leboncoin, en tant que lea­der fran­çais des petites annonces entre par­ti­cu­liers, est par­ti­cu­liè­re­ment tou­ché par ce phénomène.

Est-ce pour cela que vous ache­tez des cadeaux ?

Ces objets empa­que­tés — son­gez à l’a­ber­ra­tion éco­lo­gique que repré­sentent tous ces embal­lages-cadeaux — sont pour la plu­part fabri­qués en Chine. Une aber­ra­tion économique.

Offrez français !

Pensez d’a­bord à des cadeaux consom­mables si vous ne vou­lez pas arri­ver les mains vides à la fête. C’est le meilleur cadeau-par­tage qui ani­me­ra immé­dia­te­ment la ren­contre, et ne sera pas pro­po­sé sur LeBonCoin dès que vous serez par­tis.
Vous en avez pour tous les goûts et pour toutes les bourses. De sur­croît vous sou­te­nez ain­si les savoir-faire arti­sa­naux fran­çais d’excellence.

Le choix est infi­ni : huîtres, foie gras, cha­pons, dindes, les grands crus de vins, cham­pagnes ou même cré­mants, mais aus­si les gâteaux, les confi­se­ries, etc.

Expliquez votre démarche ! Assumez vos choix !

C’est une manière de résis­ter à l’ef­fa­ce­ment de notre culture, tout en pré­ser­vant la plaète. Emoticon Clin œil

Mais vous pen­sez que ce com­bat n’in­té­resse pas les enfants. Mais si ! Préparez les dès leur plus jeune âge au monde de demain où la convi­via­li­té devra retrou­ver sa place sans la frime du paraître. Préparez les le plus tôt pos­sible à effa­cer leur égo au lieu de l’at­ti­ser. Il y a une solu­tion pour cela :

Offrez des jeux de société !

Là aus­si il en existe une infi­ni­té pour tous les goûts et toutes les bourses. Ces jeux pré­sentent pour la plu­part une dimen­sion péda­go­gique forte et variée : his­toire, stra­té­gie, logique, mémoire notamment.

Demandez conseil pour vous y retrou­ver à la bou­tique À vous de jouer qui vous gui­de­ra à coup sûr vers le meilleur choix (livrai­son dans toute la France, gra­tuite sur la Côte d’Azur).

Ne vous pré­ci­pi­tez pas dans les maga­sins pour ache­ter des babioles stan­dar­di­sées qui rejoin­dront très vite les déchets de la pla­nète. Il est encore temps de sor­tir du modèle mon­dia­li­sé maté­ria­liste et suicidaire.

N’oubliez pas que…

Le plus beau des cadeaux,
c’est l’Amour !

Et ça, vous ne le trou­ve­rez pas dans les grands magasins.

Ne faites pas

Faites

Courir les soldes ou les pro­mo­tions dans les centres commerciaux. Avant d’a­che­ter quoi que ce soit, se poser la ques­tion : en ai-je vrai­ment besoin ? puis-je m’en pas­ser ?
Lire les éti­quettes de tous les produits.
Flâner dans les centres com­mer­ciaux pen­dant ses jours de congés. Tout mais pas ça ! Lire, faire du sport, visi­ter les musées, s’im­pli­quer dans une asso­cia­tion, se retrou­ver en famille ou entre amis
Acheter des fruits et légumes qui nous viennent du bout du monde, mis à part quelques fruits exo­tiques pour se faire plaisir. Manger des fruits et légumes de sai­son pro­duits localement.
Acheter des plats cui­si­nés industriellement. Manger des pro­duits locaux que l’on pré­pare soi-même. On peut cui­si­ner très vite de bonnes choses par exemple au cuit-vapeur.
Jeter de la nourriture. Ne jamais jeter de la nour­ri­ture ! Accomoder les restes.
Jeter des vêtements. Se pro­cu­rer des vête­ments solides et les por­ter longtemps.
Changer fré­né­ti­que­ment de télé­phone mobile pour dis­po­ser du der­nier modèle Se dés­in­toxi­quer du télé­phone mobile
Changer d’ap­pa­reil élec­tro-ména­ger parce qu’il est en panne. Toujours se poser la ques­tion de la valeur rési­duelle avant de jeter quoi que ce soit.
Changer de voi­ture pour dis­po­ser du der­nier modèle de la marque. Résister au confor­misme pro­pa­gé par la publi­ci­té, démon­ter les méca­nismes publi­ci­taires pour ne pas en être dupes.
Partir loin en vacances, consom­mer des vacances sur catalogue. Considérer les vacances comme des moments de repos, de res­sour­ce­ment en dehors de toute consi­dé­ra­tion exté­rieure, rendre visite aux amis, à la famille.
Prendre la voi­ture pour par­cou­rir moins de 1 km(2) : ce tra­jet est très pol­luant car une voi­ture enre­gistre tou­jours une sur­con­som­ma­tion de car­bu­rant sur le pre­mier kilo­mètre (+ 50 % de consommation). • Privilégier les trans­ports en com­mun (et faire pres­sion sur les ser­vices publics pour qu’ils soient sûrs, propres et ponc­tuels, ce qui – effec­ti­ve­ment – n’est pas tou­jours le cas).
• Rouler à bicy­clette ou mar­cher à pied à la moindre occasion.
Acheter trop de jouets aux enfants. Éduquer les enfants à la sim­pli­ci­té et à la sobrié­té tout en se posant en exemple.
Se sen­tir obli­gé de ne pas arri­ver « les mains vides » lors­qu’on est invité. Faire com­prendre à vos amis qu’ils ne sont pas obli­gés de vous offrir une paco­tille lorsque vous les invi­tez, sauf des fleurs, un livre ou une bonne bouteille.

Nous y ajou­tons aujourd’hui :

Ne faites pas

Faites

Faire ses achats avec sa carte ban­caire. Pire, avec sa carte ban­caire en mode « sans contact ». Garder sa carte ban­caire pour cer­tains achats spé­ci­fiques, mais au quo­ti­dien bien gar­der l’ha­bi­tude de tout payer en espèces.

Lire : Les 3 Noël, notam­ment 2 sur 3

Le mot plé­tho­rique direc­te­ment du πληθώρα (plê­thố­ra), « plé­thore », qui signi­fie « plé­ni­tude, abon­dance exces­sive », issu du verbe πλήθω (plế­thô), « être plein, remplir ».

1 commentaire

  1. La date de mon anni­ver­saire approche. Tous les ans, il y a une grande célé­bra­tion en mon hon­neur et je pense que cette année encore cette célé­bra­tion aura lieu.

    Pendant cette période, tout le monde fait du shop­ping, achète des cadeaux, il y a plein de publi­ci­tés à la radio et dans les maga­sins, et tout cela aug­mente au fur et à mesure que mon anni­ver­saire se rapproche.

    C’est vrai­ment bien de savoir, qu’au moins une fois par an, cer­taines per­sonnes pensent à moi. Pourtant, je remarque que si au début les gens parais­saient com­prendre et sem­blaient recon­nais­sants de tout ce que j’ai fait pour eux, plus le temps passe, et moins ils semblent se rap­pe­ler la rai­son de cette célé­bra­tion.
    Les familles et les amis se ras­semblent pour s’a­mu­ser, mais ils ne connaissent pas tou­jours le sens de la fête.

    Je me sou­viens que l’an­née der­nière, il y avait un grand ban­quet en mon hon­neur. La table de la salle à man­ger était rem­plie de mets déli­cieux, de gâteaux, de fruits et de cho­co­lats. La déco­ra­tion était superbe et il y avait beau­coup de magni­fiques cadeaux embal­lés de manière très spéciale.

    Mais vous savez quoi ? Je n’é­tais pas invi­té… J’étais en théo­rie l’in­vi­té d’hon­neur, mais per­sonne ne s’est rap­pe­lé de moi et ils ne m’ont pas envoyé d’in­vi­ta­tion. La fête était en mon hon­neur, mais quand ce grand jour est arri­vé, on m’a lais­sé dehors et ils m’ont fer­mé la porte à la figure… et pour­tant moi je vou­lais être avec eux et par­ta­ger leur table.

    En réa­li­té, je n’é­tais pas sur­pris de cela, car depuis quelques années, toutes les portes se referment devant moi. Comme je n’é­tais pas invi­té, j’ai déci­dé de me joindre à la fête sans faire de bruit, sans me faire remar­quer. Je me suis mis dans un coin, et j’ai observé.

    Tout le monde buvait, cer­tains étaient ivres, ils fai­saient des farces, riaient à pro­pos de tout. Ils pas­saient un bon moment. Pour cou­ron­ner le tout, ce gros bon­homme à la barbe blanche est arri­vé, vêtu d’une longue robe rouge, et il riait sans arrêt : “ho ho ho!”,

    Il s’est assis sur le sofa et tous les enfants ont cou­ru autour de lui, criant “Père Noël ! Père Noël !”, comme si la fête était en son honneur !

    À minuit, tout le monde a com­men­cé à s’embrasser ; j’ai ouvert mes bras et j’ai atten­du que quel­qu’un vienne me ser­rer dans ses bras et… vous savez quoi… per­sonne n’est venu à moi. Personne n’a eu une seule pen­sée pour moi !
    Soudain, ils se sont tous mis à s’é­chan­ger des cadeaux. Ils les ont ouverts un par un, en grande exci­ta­tion. Quand tout a été débal­lé, j’ai regar­dé pour voir si, peut-être, un cadeau était res­té pour moi.

    Qu’auriez-vous res­sen­ti si, le jour de votre anni­ver­saire, tout le monde s’é­chan­geait des cadeaux et que vous n’en rece­viez aucun ? J’ai enfin com­pris que je n’é­tais pas dési­ré à cette soi­rée et je suis par­ti silencieusement….

    Tous les ans cela empire. Les gens se rap­pellent seule­ment ce qu’ils boivent et mangent, des cadeaux qu’ils ont reçus et plus per­sonne ne songe à moi. J’aurais vou­lu pour la fête de Noël cette année que vous me lais­siez ren­trer dans votre vie. Un petit instant.

    J’aurai sou­hai­té que vous vous rap­pe­liez qu’il y a plus de 2022 ans de cela, je suis venu au monde dans le but de don­ner ma vie pour vous. Car je ne vous ai pas oublié, Moi je vous aime très fort !
    –Votre Jésus –(Probablement ano­nyme… trou­vé sur plu­sieurs sites, depuis 2011, vous l’avez peut-être reçu dans vos mails ! Si juste qu’il mérite d’être médi­té, cha­cun s’y recon­naî­tra ne serait-ce qu’un peu, et il pour­ra être par­ta­gé à votre tour à vos amis ! Nous l’a­vons publié dans le numé­ro de noël de la petite lan­terne de décembre 2022, n°207)

    Répondre

Répondre à Mechtilde Annuler la réponse

Votre adresse e‑mail ne sera pas publiée. Les champs obli­ga­toires sont indi­qués avec *

Je sou­haite être notifié(e) par mes­sa­ge­rie des nou­veaux com­men­taires publiés sur cet article.