Faut-il être « pour » ou « contre » Trump ?

par | 25 jan­vier 2026 | Aucun com­men­taire

Le bull-dozer Trump est pas­sé à Davos et a anéan­ti, en deux heures, plus de 30 années de conspi­ra­tion du Forum Économique Mondial qui nous condui­sait inexo­ra­ble­ment vers le Meilleur des Mondes. Forum après forum, les diri­geants écno­no­miques mon­diaux nous condui­saient vers le Great Reset sans même sans cacher ces der­nières années, tel­le­ment ils étaient sûrs d’eux.

Bouton reset

Cette conspi­ra­tion sata­niste, pour­tant métho­di­que­ment éla­bo­rée en cati­mi­ni, a essuyé un pre­mier revers avec la « plan­dé­mie Covid » qui n’a pas fonc­tion­né. Certes des mil­liards d’eu­ros et de dol­lars furent ponc­tion­nés sur les peuples et remis à quelques entre­prises de Big Pharma, mais le pas­se­port numé­rique sous-jacent n’a pas été mis en place.

Covid-19 - Great Reset - Klaus Schwab - Thierry Malleret

Cet échec n’a pas ébran­lé nos diri­geants qui main­te­naient le cap : tou­jours plus de mon­dia­li­sa­tion (pen­sons au Mercosur), tou­jours plus de vac­ci­na­tions (y com­pris pour le bétail), tou­jours plus d’im­mi­gra­tion, tou­jours plus de wokisme (ensei­gné à l’é­cole primaire).

La réélec­tion de Donald Trump, mal­gré une ten­ta­tive d’as­sas­si­nat, a tou­te­fois com­men­cé à inquié­ter l’o­li­gar­chie finan­cière mon­dia­liste qui l’a métho­di­que­ment ostra­ci­sé, celui-ci s’y prê­tant sans com­plexe avec toutes ses frasques.

Donald Trump lie ses ambi­tions sur le Groenland à son échec au Nobel de la paix. →https://l.lefigaro.fr/oFxI

Publiée par Le Figaro sur Lundi 19 jan­vier 2026

L’intervention de Donald Trump à Davos le 21 jan­vier der­nier, a son­né le glas du Great Reset : il dit à cette tri­bune mon­diale qu’il fait tout le contraire des recom­man­da­tions du Forum Économique Mondial : pro­tec­tion des fron­tières, expul­sion des immi­grés clan­des­tins, arrêt du pro­sé­ly­tisme woke notam­ment. Sentant le vent venir, Klaus Schwab, 82 ans, qui n’a plus de fonc­tion au sein du Forum Économique Mondial, a tou­te­fois benoi­te­ment décla­ré dans une vidéo courte dif­fu­sée autour du 19–21 jan­vier 2026 (par­ta­gée mas­si­ve­ment sur X/​Twitter et com­men­tée pen­dant le forum):

[Traduction] Quand Klaus Schwab affirme que le dis­cours qui a gui­dé la coopé­ra­tion inter­na­tio­nale s’ef­fondre, il ne parle pas de pro­blèmes de rela­tions publiques. Il parle de légi­ti­mi­té.
Pendant des décen­nies, les élites ont gou­ver­né par le récit. L’expertise pri­mait sur le consen­te­ment. Le pro­ces­sus sur la par­ti­ci­pa­tion. Davos sur la démo­cra­tie. Cela a fonc­tion­né tant que les résul­tats étaient accep­tables.
La contes­ta­tion est désor­mais trop forte pour être gérée. La coor­di­na­tion inter­na­tio­nale est au point mort car on refuse des déci­sions aux­quelles on n’a jamais consen­ti. La solu­tion pro­po­sée par les ins­tances diri­geantes n’est pas la réforme, mais la créa­tion d’un nou­veau récit.
Voici la vraie ques­tion.
Si la pre­mière his­toire n’a pas convain­cu le public, pour­quoi confier la sui­vante aux mêmes auteurs ?

« Nous sommes en train de perdre le nar­ra­tif qui a gui­dé l’hu­ma­ni­té depuis son com­men­ce­ment(1) – le nar­ra­tif selon lequel nous exis­tons pour pré­pa­rer un ave­nir meilleur. » Conséquence pour lui : les élites (et le WEF) doivent réflé­chir à créer un nar­ra­tif entiè­re­ment nou­veau pour res­tau­rer la confiance et relan­cer la col­la­bo­ra­tion globale.

Cet aveu de défaite d’un repré­sen­tant émi­nent de l’o­li­gar­chie finan­cière devrait réjouir la gauche. Eh bien non ! Pour la gauche, doré­na­vant acquise au libre-échange et au wokisme, « c’é­tait mieux avec Joe Biden ». La gauche se doit d’être « contre » Trump. Tout comme la droite bour­geoise, comme on le voit ci-des­sus avec Le Figaro.

Cependant il existe une part crois­sante de la droite fran­çaise, dans sa dési­gna­tion conven­tion­nelle, qui voit en Donald Trump son nou­veau men­tor, celui qui manque à notre pays dans la lutte contre l’im­mi­gra­tion de masse. Alors que la Bien Pensance nous répète que l’im­mi­gra­tion est un bien­fait sur lequel il est doré­na­vant impos­sible de reve­nir, le pré­sident amé­ri­cain nous démontre le contraire. Il ver­rouille ses fron­tières et a fait expul­ser — en 2025, lors de la pre­mière année de son deuxième man­dant — plus de 600 000 immi­grés clan­des­tins, aux­quels s’a­joutent presque 2 mil­lions de départs volon­taires(2). En Même Temps la France n’est pas même capable d’ex­pul­ser les immi­grés délin­quants et même les OQTF(3).
Les Français — pas seule­ment à droite — exas­pé­rés par ces flux incon­trô­lés, voient en Trump la per­son­na­li­té poli­tique qui leur manque. Ils sont de plus en plus nom­breux à être « pour » Trump.

Cela se com­plique avec les sou­ve­rai­nistes qui auraient plu­tôt de la sym­pa­thie envers le pré­sident amé­ri­cain, ouver­te­ment sou­ve­rai­niste. C’est pro­ba­ble­ment la rai­son pour laquelle Philippe de Villiers com­prend que Trump veuille annexer le Groenland. Il est donc plu­tôt « pour » Trump. Mais que diront les sou­ve­rai­nistes lorsque Trump vou­dra mettre la main sur les Antilles fran­çaises puis­qu’elles se situent sur le conti­nent américain ?

Rien n’est simpleSempé - Rien simple

Il faut évi­ter les pièges de la gou­ver­nance qui n’a de cesse de divi­ser pour mieux régner et qui, par suite, nous oblige à choi­sir un camp : pour ou contre, droite ou gauche, démo­crate ou « extrême droite », pro­gres­siste ou « réac », etc.

Pourquoi donc devrions nous choisir « pour » ou « contre » Trump ?

Celui-ci est un psy­cho­pathe comme nous l’a­vons mon­tré récem­ment(4), mais il a été régu­liè­re­ment élu par les Américains. Et notre pré­sident est éga­le­ment un psy­cho­pathe qui a beau­coup moins de légi­ti­mi­té poli­tique que le pré­sident des États-Unis. Alors occu­pons nous d’a­bord de notre psychopathe.

Notre ana­lyse doit se déga­ger de tout affect ou de tout esprit par­ti­san. Regardons d’a­bord quels sont les effets pour la France — et le monde — des déci­sions prises par tel ou tel diri­geant. Par suite :
• Les déci­sions prises par les États-Unis sont une catas­trophe pour l’Europe lors­qu’elles nous entraînent déli­bé­ré­ment dans une guerre contre la Russie.
• Le rachat métho­dique de notre indus­trie par des groupes finan­ciers nord-amé­ri­cains est une mau­vaise chose, bien que tout cela s’ac­com­plisse avec la com­pli­ci­té de nos diri­geants.
• Les vel­léi­tés d’an­nexion du Groenland révèlent une démarche colo­ni­sa­trice condam­nable, mais que faire au sein d’une Europe impuis­sante ? En outre la France ferait bien mieux de pro­té­ger ses propres fron­tières au lieu de s’a­ven­tu­rer à pro­té­ger celles du Groenland ou de l’Ukraine.
• Idem pour la ten­ta­tive d’an­nexion du pétrole véné­zué­lien ; la Chine, prin­ci­pal ache­teur de pétrole du Venezuela, n’y a pas envoyé un sol­dat.
• etc.
Pensons d’a­bord à ce qui nous touche. En ce sens :Estocade escrime• L’intervention récente de Donald Trump à Davos, aus­si exces­sive soit elle, a por­té l’es­to­cade au Great Reset selon l’a­veu même du fon­da­teur du Forum Économique Mondial. Personne avant lui n’y était par­ve­nu, bien au contraire.

Macron Schwab - World Economic Forum - Forum Économique MondialEn 2018 (lors d’une inter­view pour la Radio Télévision Suisse – RTS), Klaus Schwab a décla­ré : « On devrait recons­truire l’Europe, et natu­rel­le­ment, le pré­sident Macron c’est celui qui est le guide pour ce pro­ces­sus de renou­vel­le­ment. »

Prenons un peu de recul et ne faisons pas la fine bouche !

Du reste la Police de la Pensée orches­trée par la presse sub­ven­tion­née nous incite pesam­ment à nous pla­cer en bloc « contre » Trump. Ne tom­bons pas dans cette ornière ! Nous avons mieux à faire, à com­men­cer par ce qu’il se passe chez nous.

Rien que ça ! Emoticon Groggy

Selon les don­nées offi­cielles du Département de la Sécurité Intérieure des États-Unis (DHS), publiées le 20 jan­vier 2026, plus de 670 000 immi­grants clan­des­tins ont été expul­sés ou ren­voyés pen­dant la pre­mière année du second man­dat de Donald Trump (du 20 jan­vier 2025 au 20 jan­vier 2026).

OQTF est l’a­cro­nyme de Obli­ga­tion de Quit­ter le Terri­toire Fran­çais, de Quitter !
La France pro­nonce envi­ron 120 à 130 000 OQTF par an, mais seule­ment 10 % sont réel­le­ment exé­cu­tées. 
Les esti­ma­tions par­le­men­taires éva­luent entre 600 000 à 700 000 per­sonnes ayant reçu au moins une OQTF et tou­jours en situa­tion irré­gu­lière en France (chiffre avan­cé par Laurent Wauquiez en 2024, repris dans des débats, et véri­fié par­tiel­le­ment par Libération/​CheckNews en sep­tembre 2024).

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