Recomposition politique : la Provence prend de l’avance

par | 5 avril 2026 | 3 Commentaires 

C’est de Nice que le coup est par­ti : la mar­tin­gale du « front répu­bli­cain » s’est bri­sée(1). Au soir de sa défaite, Christian Estrosi le déplo­rait :
« Le front répu­bli­cain est mort à Nice, ce soir. »
Mais la défla­gra­tion n’a pas tou­ché que Nice, puisque les élec­teurs de Provence(2) ont mas­si­ve­ment trans­gres­sé les règles éta­blies depuis 40 ans par tous nos diri­geants. Cette trans­gres­sion-là n’est pas du goût du maître à pen­ser de notre intel­li­gent­sia qui pen­sait que le « front répu­bli­cain » était ins­crit dans le marbre.

Voici les prin­ci­pales com­munes de Provence (au sens large de PACA) qui ont élu leur maire en bra­vant les inter­dits des états-majors parisiens.

Dans les Alpes-Maritimes :
Nice : bien enten­du, mais aus­si…
Menton : vic­toire du RN (Alexandra Masson).
Cagnes-sur-Mer : Bryan Masson (RN) élu dès le pre­mier tour.
Peymeinade.

Dans le Vaucluse :
Carpentras : Hervé de Lépinau (dépu­té RN) élu maire au second tour avec plus de 50 % des voix. Victoire mar­quante face à la gauche sor­tante.
Orange : le RN l’emporte (ren­ver­se­ment de l’ancien maire Jacques Bompard, ex-FN), mais aus­si
Monteux
Bédarrides
Aubignan

Dans les Bouches-du-Rhône :
Tarascon : Alexandre Ducouret (RN) élu au second tour (vic­toire ser­rée).
Rognac : réélec­tion du maire RN sor­tant Christophe Gonzalez (large vic­toire).
D’autres com­munes plus petites ont éga­le­ment bas­cu­lé, mais ces deux sont les plus citées par­mi les villes de taille significative.

Dans le Var : le RN ren­force for­te­ment sa pré­sence dans ce dépar­te­ment his­to­rique.
Fréjus : réélec­tion du maire sor­tant David Rachline (RN) dès le pre­mier tour.
La Seyne-sur-Mer : Dorian Munoz (RN) élu (deuxième ville du dépar­te­ment), mais aus­si .
Six-Fours-les-Plages, Signes, Salernes, La Valette-du-Var.

Antibes et Cannes : dans les deuxième et troi­sième villes du dépar­te­ment des Alpes Maritimes, les maires ont été élus dès le pre­mier tour mais en n’af­fi­chant pas — ou plus — leur appar­te­nance au par­ti Les Républicains.
Enivré par son suc­cès, le maire de Cannes, David Lisnard, a cru bon de lan­cer un appel à Éric Ciotti : « J’invite Éric Ciotti à sor­tir de son alliance avec le RN et à rejoindre la droite indé­pen­dante, pour don­ner une nou­velle éner­gie à la France. »
Le maire de Cannes, qui a offi­cia­li­sé sa rup­ture avec LR, invente un concept nou­veau : « la droite indé­pen­dante ». Émoticône étonnement
Pour lui, la droite indé­pen­dante, ça doit être son comi­té de sou­tien à sa can­di­da­ture aux pro­chaines pré­sien­tielles. Il a quit­té Les Républicains et acté sa can­di­da­ture à l’élection pré­si­den­tielle. « Je quitte LR parce que LR n’a pas quit­té, tout sim­ple­ment, ses ambi­guï­tés et la macro­nie, c’est aus­si simple que cela » (Journal de 20 heures de France 2, le mar­di 31 mars 2026.

David Lisnard - Éric Ciotti

Tout ceci conforte le maire de Nice qui salue le cou­rage du maire de Cannes : « Il a enfin quit­té le Titanic LR et ses petits mate­lots Pécresse, Bertrand ou Copé, qui n’au­ront déci­dé­ment évi­té aucun ice­berg durant leurs car­rières. » Éric Ciotti appelle David Lisnard à le rejoindre : « C’est à lui de venir à l’UDR, car son iso­le­ment ne peut le pro­pul­ser vers le suc­cès ».

Nous sommes ici au cœur même du problème

Ces deux maires s’ap­puient sur une solide légi­ti­mi­té élec­to­rale, ce qui n’est pas le cas de nos blancs-becs pari­siens(3) :

David Lisnard : Il reste arc-bou­té sur le prin­cipe du « front répu­bli­cain » du Politiquement Correct, et joue les enfants de chœur en ban­nis­sant, comme il convient, toute alliance avec le diable (com­prendre le RN). Il prône une chi­mé­rique « droite indé­pen­dante » dont les contours se calquent sur le ter­ri­toire de sa ville — cos­sue — de Cannes puis­qu’il quitte en même temps le par­ti LR et crée son propre par­ti que per­sonne ne connait. Qui compte t‑il ain­si convaincre au delà de La Croisette ? Il confond le Palais des Festivals et le Palais de l’Élysée.

Tapis rouges Élysée Festival Cannes (gif animé)
Éric Ciotti : sa démarche est bien plus auda­cieuse puis­qu’elle brise tous les tabous. C’est ce que nous expli­quons dans notre article Élections muni­ci­pales 2026 : bron­ca à Nice du 23 mars 2026. Éric Ciotti s’at­ta­quait à « du lourd » en affron­tant une figure emblé­ma­tique du Système qui pro­té­geait son vas­sal zélé niçois.
Éric Ciotti a ouvert la voie qu’il ne fal­lait pas et il a démon­tré — suf­frage à l’ap­pui — que c’est ce que les Français attendent mal­gré les injonc­tions matra­quées de nos diri­geants.
Il a fait sa démons­tra­tion dans une ville de 360 000 habi­tants, 5e ville de France, der­rière Paris, Marseille, Lyon et Toulouse. Cela lui apporte une forte légi­ti­mi­té qui lui per­met de reto­quer son ami can­nois : « C’est à lui de venir à l’UDR, car son iso­le­ment ne peut le pro­pul­ser vers le suc­cès ». Et il a rai­son, preuve à l’appui.

Au fur et à mesure que la nou­velle muni­ci­pa­li­té niçoise révé­le­ra et déman­tè­le­ra la gabe­gie d’Estrosi, les Niçois — puis peu à peu les Français — com­pren­dront pour­quoi la classe poli­tique pro­té­geait son maf­fio­so niçois, et pour­quoi elle pro­tège les mafio­si de France et de l’Europe.

Éric Ciotti montre le che­min que les Français attendent. Le renou­veau tant atten­du ne vien­dra pas des alcôves ni des loges pari­siennes, mais du Peuple sou­ve­rain, d’en bas, du… Sud !

Dans cet article, nous élar­gis­sons la Provence au com­té de Nice, jus­qu’à Menton, pour la beau­té du titre.
Notre ana­lyse porte sur les Alpes-Maritimes bien sûr, mais aus­si le Vaucluse, les Bouches-du-Rhône et le Var.

Lire notre article : Attal, Bardella, Branco : l’heur(e) des blancs-becs du 4 novembre 2024

3 Commentaires 

  1. Pécresse, Bertrand, Copé ne sont que de minables che­vaux de Troie, par­mi tout 1 tas d’autres, de la 5éme colonne ! Bien sûr, y com­pris leur élec­to­rat et les abs­ten­tion­nistes, qui, sous des pseu­­do-pré­­textes, pré­fèrent lais­ser ce pays et ses Autochtones se faire rem­pla­cer par des us & cou­tumes d’autres temps et pla­nètes !
    La honte ne doit pas suf­fire à occul­ter ces nom­breuses tra­hi­sons VOLONTAIRES ! Ces gens doivent êtres expulsé(e)s séance tenante ! Ils n’ont plus RIEN à faire sur NOTRE sol Français ! Traitre 1 jour = Traitre tou­jours ! Juste une valise de 1ère nécessité !

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  2. Ciotti Président !
    Bardella ferait un bon ministre de la Jeunesse et des Sports.

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    • Ou ministre du temps libre…

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