La saga du Démon

Ce pré­sent article va évo­quer un per­son­nage, le Diable, ou Satan, ou le Démon, qui hante l’imaginaire des foules depuis des mil­lé­naires sans qu’elles n’aient jamais pu déter­mi­ner si cette enti­té est une réa­li­té ou une affa­bu­la­tion des­ti­née à effrayer les peuples cré­dules et à les main­te­nir dans la peur qui n’est jamais bonne conseillère et qui pro­fite seule­ment à ceux qui la créent pour main­te­nir les masses sous leur domination.

Cet article est le troi­sième volet d’une série de quatre articles trai­tant :
• le pre­mier des ori­gines de notre huma­ni­té : « La Constante de Ninive, aux ori­gines de l’Humanité », article daté du 21 mars 2026,
• le deuxième, de sa fin cyclique : « 2026, sommes-nous en train de vivre la fin d’un monde ? », article daté du 29 mars 2026, et
• le qua­trième et der­nier trai­te­ra des « Convergences malé­fiques », une alliance qui ver­ra se regrou­per les forces sata­nistes pour ce qu’elles espèrent être le der­nier assaut final contre l’Humanité et la vie.

Le Diable est un menteur

C’est un argu­ment d’ordre quan­tique : le Diable existe pour ceux qui y croient (de même qu’un objet, selon la phy­sique quan­tique, n’existe que lorsqu’il est obser­vé).
Nos élites mon­dia­listes y croient, au démon, et les masses décé­ré­brées qui les sou­tiennent aus­si ; et, là, c’est un argu­ment d’ordre syl­lo­gique : « l’élite » croit que le Diable existe, donc, le Diable existe.
C’est en fait un sophisme : un argu­ment faux qui a une appa­rence de véri­té.
Je vous embrouille déjà ; c’est l’un des talents cachés du démon : déso­rien­ter les humains et faire paraître le men­songe comme une véri­té.
« Le diable est men­teur et le père du men­songe », dit la Bible.
Et rap­pe­lons ce que disait Victor-Hugo : « Mentir, c’est la face même du démon ; Satan a deux noms : Il s’ap­pelle Satan et il s’ap­pelle Mensonge. »

Milou - Tintin au Tibet (planche 45, case D2)

HergéTintin au Tibet (planche 45, case D2)

Le pacte avec le Diable
Cependant, les peuples com­mencent à se réveiller – très len­te­ment – et à com­prendre que le monde est sous l’emprise d’une secte sata­niste bien réelle qui ne cache plus ses objec­tifs et ses méthodes et qui ne craint pas d’afficher au grand jour les noms, quel­que­fois célèbres, de ses adeptes, fiers de leurs crimes.
En effet, les « per­son­na­li­tés » du spec­tacle mais aus­si de la poli­tique et celles qui sévissent dans d’autres domaines où elles ont « réus­si » finan­ciè­re­ment semblent tenues par une loi qui, bien sûr, n’est pas écrite, qui impose aux adeptes du sata­nisme qui ont ven­du leur âme au diable de mani­fes­ter leur allé­geance au démon par­tout où elles se pro­duisent en public ; les exemples sont nom­breux ; ils sont plus dis­crets dans le domaine poli­tique ; mais quand vous ver­rez cer­tains hauts diri­geants ou cer­taines têtes cou­ron­nées com­po­ser des signes inso­lites, des figures géo­mé­triques avec leurs mains – la dis­po­si­tion de leurs doigts – vous pou­vez sup­po­ser que ces per­sonnes ont signé ce pacte

Le pro­gres­sisme, une diver­sion démo­niaque
Pendant des siècles, en France, on a éri­gé Descartes comme le père de la rai­son ; les petits Français ont été for­més à l’école sous l’axiome du ratio­na­lisme et du scien­tisme depuis le milieu du XIXe siècle, le siècle de la science triom­phante et de l’adhésion de la socié­té à un sché­ma pro­gres­siste radieux.
En véri­té, cette emprise du maté­ria­lisme et de la rai­son sur les consciences par la science et le pro­grès vers lequel les « élites » de l’époque pous­saient les masses, cachait une véri­té jusqu’alors occul­tée dont le des­sein va à l’encontre d’un ave­nir heu­reux et bien­veillant pour les peuples de la Terre. Ces der­niers ont cru au bobard des « len­de­mains qui chantent » alors qu’il s’agissait, en réa­li­té, de pro­mou­voir l’accession de Satan au trône évo­qué par le Christ, celui de Prince de ce monde, maté­riel­le­ment, concrè­te­ment : prince de notre planète.

Retour vers l’enfer
Il s’avère qu’à un cer­tain moment, le voile finit par se déchi­rer.
Toutes ces cir­con­vo­lu­tions et ces péri­phrases sont enro­bées comme des papillotes de Noël dans le « gla­mour » d’une socié­té « jet-set ».
Une socié­té faite d’élégance et de dis­tinc­tion pour éblouir les masses tou­jours prêtes à applau­dir leurs idoles de paco­tille, mais il ne s’agit que de dupli­ci­té qui va fondre à la moindre ani­croche comme neige au soleil.
Elles révèlent alors la véri­té crue, la lai­deur et la noir­ceur de l’âme de ceux qui se tra­ves­tissent pour vivre encore plus long­temps des arti­fices du men­songe et de la naï­ve­té des foules.
Nous retom­bons sur Terre, dans le culte et l’invocation des anciennes divi­ni­tés malé­fiques qui demandent leur tri­but de sang, d’horreur et de sacri­fices humains, bien loin de la tech­nos­cience « soft » repré­sen­tée par un vais­seau spa­tial tour­noyant har­mo­nieu­se­ment au rythme d’une valse de Strauss dans l’espace infi­ni enfin conquis par les Terriens.
L’article du Dictionnaire des sym­boles consa­cré au Diable révèle son rôle et son but ultime :
« Le Diable sym­bo­lise toutes les forces qui troublent, assom­brissent, affai­blissent la conscience et la font régres­ser vers l’indéterminé et l’ambivalent […] Il n’est jamais à court d’apparences(1), mais il est tou­jours le Tentateur et le Bourreau. Sa réduc­tion à la forme d’une bête mani­feste sym­bo­li­que­ment la chute de l’esprit. Tout le rôle du diable est de dépos­sé­der l’homme de la grâce de Dieu pour le sou­mettre à sa propre domi­na­tion. »
Cette secte sata­niste, qui existe depuis des mil­lé­naires(2) (bien avant l’apparition des mono­théismes — le Diable n’est pas une créa­tion des reli­gions du Livre —), a métho­di­que­ment pré­pa­ré son coup d’État mon­dial, qu’elle a appe­lé le « Great Reset » (la grande réini­tia­li­sa­tion, employant un lan­gage infor­ma­tique pour faire moderne, « bran­ché ») pré­ci­sé­ment à l’époque que nous vivons.Bouton Reset détouréEn effet, selon les plus vieilles tra­di­tions pla­né­taires, le monde cyclique arrive à la fin d’un grand cycle et cette secte va sai­sir l’opportunité d’une plus grande vul­né­ra­bi­li­té de l’ordre cos­mique à ce moment pré­cis de tran­si­tion entre deux mondes pour prendre le pou­voir sur la planète.

Un conglo­mé­rat d’entités en décom­po­si­tion
La secte sata­niste est à la fois le refuge et le ral­lie­ment de toutes les formes dégé­né­rées de socié­tés anciennes en voie de putré­fac­tion.
Ce rebut de toutes les civi­li­sa­tions pas­sées tente sa revanche dans ce moment unique que décri­vait Antonio Gramsci : « Le vieux monde se meurt, le nou­veau monde tarde à appa­raître et dans ce clair-obs­cur sur­gissent les monstres ; pen­dant cet inter­règne, on observe les phé­no­mènes mor­bides les plus variés. »
Cette lie de l’Humanité a été mise à l’écart des formes de vie saines et natu­relles pour évi­ter leur conta­mi­na­tion ; mais, sur un autre plan, elle est aus­si, dans sa ver­sion la plus abou­tie, le pro­duit de la col­lu­sion des anges rebelles reje­tés du royaume des cieux et des pro­mé­théens tita­niques reje­tés de l’Olympe qui vont se retrou­ver à la tête de la sub­ver­sion contre les forces divines(3)).
En d’autres termes, il s’agit de l’alliance d’anciennes struc­tures évo­quées par toutes les mytho­lo­gies tra­di­tion­nelles consti­tuées par le sata­nisme et le tita­nisme d’une part(4) et, d’autre part, par de nou­velles « inven­tions », qui sont tout aus­si tout sata­niques mais qui revêtent un carac­tère moderne, scien­ti­fique, telles que le trans­hu­ma­nisme, un mou­ve­ment pseu­do-scien­ti­fique dont les recherches visent à rendre l’Homme immor­tel notam­ment par des inter­ven­tions sur l’ADN, un cycle de recherches créé par les puis­sances d’argent qui, pos­sé­dant tout, se déses­pèrent de ne pou­voir en pro­fi­ter éter­nel­le­ment (sur Terre).
Mouvement qui rejoint donc les buts du sata­nisme et du tita­nisme qui espèrent un jour non seule­ment éga­ler Dieu, mais le rem­pla­cer.
René Guénon nous pré­ve­nait de cette offen­sive dans son livre : Le règne de la Quantité et les Signes des Temps, page 172 :René Guénon - Règne quantité« Où donc, dans un sem­blable état de l’ensemble humain et cos­mique tout à la fois, pour­rait-on bien trou­ver une défense tant soit peu effi­cace contre les ʺhordes de Gog et Magogʺ ?
Ce n’est pas tout encore : ce que nous venons de dire ne repré­sente en quelque sorte que le côté néga­tif des dif­fi­cul­tés crois­santes que ren­contre toute oppo­si­tion à l’intrusion de ces influences malé­fiques, et l’on peut y joindre aus­si cette espèce d’inertie qui est due à l’ignorance géné­rale de ces choses et aux ʺsur­vi­van­cesʺ de la men­ta­li­té maté­ria­liste et de l’attitude cor­res­pon­dante, ce qui peut per­sis­ter d’autant plus long­temps que cette atti­tude est deve­nue pour ain­si dire ins­tinc­tive chez les modernes et s’est comme incor­po­rée à leur nature même. »
Petit bémol à la toute-puis­sance de cette caste sata­niste : elle ne peut agir que dans le cadre d’une opé­ra­tion maté­ria­liste, n’ayant pas accès au monde spi­ri­tuel (qui est la marque de la pre­mière fonc­tion chez les anciens indo-euro­péens(5)) ce qui réduit consi­dé­ra­ble­ment ses pos­si­bi­li­tés de nuisance.

Le diable est un diviseur

Les plus anciens d’entre vous ont sans doute joué comme moi au « dia­bo­lo », un jeu qui consis­tait à jon­gler avec un engin qui avait la forme d’un sablier en l’envoyant en l’air avec deux baguettes réunies par un fil. On l’appelait « dia­bo­lo » parce que ce jouet était divi­sé en deux par­ties égales.
Ce mot vient du latin dia­bo­lus, ce qui divise ou qui dés­unit.
Je décri­vais dans l’article pré­cé­dent les trois prin­ci­pales carac­té­ris­tiques de l’action démo­niaque :
• l’inversion des valeurs,
• le règne du men­songe et de la mani­pu­la­tion,
• la tra­hi­son des « élites ».
Il en est donc une qua­trième, encore plus sour­noise que les trois autres parce que plus dif­fi­ci­le­ment iden­ti­fiable :
• la facul­té de divi­ser, de divi­ser pour… régner.
Et cette qua­trième carac­té­ris­tique est pour­tant on ne peut plus clai­re­ment expri­mée par celui l’utilise au grand jour et sans rien en cacher puisque cette facul­té d’exercer cette mani­pu­la­tion basique porte son nom : dia­bo­lo.

Diabolo ancien
Depuis des mil­lé­naires, les puis­sants qui ont régné sur ce monde ont pra­ti­qué cette stra­té­gie de la divi­sion sans que les masses ne se résolvent à adop­ter la seule atti­tude qui puisse leur per­mettre d’échapper à cette mani­gance : l’unité.
Le pre­mier exemple qui vient à l’esprit est celui de la France dont la cir­cu­la­tion sur les artères des grandes villes est per­tur­bée en per­ma­nence, ses rues par­cou­rues presque quo­ti­dien­ne­ment par des défi­lés où les diverses caté­go­ries sociales expriment leur désir de chan­ge­ment mais sans grand résul­tat. Pourquoi ? Parce qu’elles mani­festent leur mécon­ten­te­ment cha­cune à leur tour, jamais ensemble.
Faut-il en déduire que les humains sont sous le joug du diable et des machi­na­tions de ses dévots depuis la nuit des temps et que rien ne pour­ra chan­ger en France ou dans le monde ?
Sûrement pas. Nous pour­rions bien assis­ter au Grand retour­ne­ment atten­du par les pri­mor­dia­listes. Actuellement, les troupes des deux camps se rangent en ordre de bataille. Et, comme il s’agit d’une bataille ultime, il ne fau­dra pas se trom­per de camp.

Seigneurs Anneaux

J’en trai­te­rai dans le der­nier volet de cette série : Les conver­gences malé­fiques.

Pierre-Émile Blairon

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Pierre-Émile Blairon

Les adeptes de la secte aiment se tra­ves­tir en per­ma­nence ; pen­sez aux shows des céré­mo­nies d’ouverture et de clô­ture des der­niers Jeux olym­piques que la France a orga­ni­sés, pen­sez à cette scène ‑culte du film « Eyes wide shut » où les par­ti­ci­pants d’un culte sata­nique sont mas­qués et dégui­sés et pen­sez aus­si à cette curieuse habi­tude de notre pré­sident de la République qui ne cesse de chan­ger d’accoutrement au gré de ses visites extérieures.
JO Paris 2024 - La Cène (3)

Eyes wide shut -Stanley Kubrick

Macron Davos - Janvier 2026 - Lunettes Ray-Ban

René Guénon notait, dans son livre Le Règne de la quan­ti­té et les signes des temps :
« … Aussi avons-nous par­lé de ʺfis­su­resʺ par les­quelles s’introduisent déjà et s’introduiront de plus en plus cer­taines forces des­truc­tives ; sui­vant le sym­bo­lisme tra­di­tion­nel, ces ʺfis­sures » se pro­duisent dans la ʺGrande Murailleʺ qui entoure ce monde et le pro­tège contre l’intrusion des influences malé­fiques du domaine sub­til infé­rieur. […] À vrai dire, les ten­ta­tives de ces ʺen­ti­tésʺ pour s’insinuer dans le monde cor­po­rel et humain sont loin d’être une chose nou­velle, et elle remontent tout au moins jusque vers les débuts du Kali-Yuga [il y a envi­ron 6400 ans, NDLR], c’est-à-dire bien au-delà des temps de l’Antiquité ʺclas­si­queʺ aux­quels se limite l’horizon des his­to­riens pro­fanes. »

Satanisme et tita­nisme : il s’agit, en fait, de la même enti­té, dont la racine (Satan-Titan), serait la même, selon le cher­cheur Daniel E. Gershenson.

Voir mon livre La Roue et le sablier, p.160, Amazon, 2015 Pierre-Émile Blairon - La roue et le sablier - Bagages pour franchir le gué

Pierre-Émile Blairon a éga­le­ment publié :

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