Présidentielle 2027 : le certificat du « camp du Bien » passe par Zelensky

12 juin 2026 | Aucun com­men­taire

À un an de la pré­si­den­tielle 2027, impos­sible de pré­tendre diri­ger la France sans obte­nir le cer­ti­fi­cat de bonne conduite du camp du Bien de Zelensky : Jordan Bardella, Édouard Philippe, Bruno Retailleau, Gabriel Attal… tous s’y plient.

Jordan Bardella - Volodymyr Zelinsky - Bruxelles - 19 octobre 2024
Zelensky Attal
Édouard Philippe -Volodymyr Zelensky

Tous suivent l’exemple du « chef »

Macron Zelensky Élysée
Embrassade Zelinsky Macron - Kiev 10 mai 2025

Un pas­sage obli­gé qui en dit long sur les des­seins sous-jacents de l’oligarchie qui accom­pagne cha­cun des pré­ten­dants à la suc­ces­sion d’Emmanuel Macron.

Ce n’est plus un simple dépla­ce­ment diplomatique,

c’est devenu un rite initiatique.

Qu’il s’agisse d’un voyage à Kiev (Philippe le 26 mai 2026, Retailleau mi-mai) ou d’une poi­gnée de main en marge d’un som­met euro­péen à Bruxelles (Bardella en 2024), le mes­sage est le même : celui qui veut être consi­dé­ré comme « sérieux », « res­pon­sable » et éli­gible aux pla­teaux télé, doit s’afficher — avec le sou­rire —aux côtés de Volodymyr Zelensky.

En posant ain­si, ces can­di­dats ne se contentent pas de faire de la géo­po­li­tique. Ils valident un choix. Et c’est là que le bât blesse.

Qui est vraiment Zelensky ? Un rappel salutaire

Comédien deve­nu pré­sident, Zelensky n’est pas le héros imma­cu­lé que l’on nous vend depuis 2022. Derrière le cos­tume kaki et les dis­cours mar­tiaux se cache un par­cours beau­coup plus sombre :

Zelensky - Drag Queen

Offshore et oli­garques :
Impliqué dans les Pandora Papers, Zelinsky a pos­sé­dé des socié­tés aux Îles Vierges Britanniques, à Chypre et au Belize via ses amis de Kvartal 95. Juste avant l’élection de 2019, il a trans­fé­ré ses parts à un proche. Son men­tor ? Ihor Kolomoisky, oli­garque sul­fu­reux accu­sé de pillage bancaire.

Corruption d’État :
Son entou­rage proche a été secoué par des scan­dales à répé­ti­tion (Energoatom, Naftogaz, détour­ne­ments de dizaines de mil­lions de dol­lars d’aide). Son chef de cabi­net Andriy Yermak a été limo­gé dans un contexte de graves accu­sa­tions. Zelensky a dû sanc­tion­ner ses propres alliés tout en niant toute res­pon­sa­bi­li­té personnelle.

Persécutions reli­gieuses :
Zelensky a lan­cé une véri­table chasse contre l’Église ortho­doxe ukrai­nienne (UOC) liée his­to­ri­que­ment à Moscou.
Raids du SBU dans les monas­tères (dont la Laure de Kiev), pour­suites judi­ciaires contre des métro­po­lites, révo­ca­tion de la citoyen­ne­té du pri­mat Onufriy, et une loi de 2024 per­met­tant de fac­to d’interdire cette Église.
Des experts de l’ONU ont dénon­cé des mesures de « puni­tion col­lec­tive » et des vio­la­tions de la liber­té reli­gieuse. Des hié­rarques, prêtres et défen­seurs sont jugés et harcelés.

Complicités avec des milices néo-nazies :
Malgré son image de défen­seur de la démo­cra­tie, Zelensky a inté­gré et légi­ti­mé des uni­tés comme le régi­ment Azov (issu du bataillon Azov), ouver­te­ment por­teur de sym­boles et d’idéologie néo-nazie.
Ces groupes, ini­tia­le­ment milices, ont été offi­cia­li­sés dans l’armée ukrai­nienne et conti­nuent de béné­fi­cier de sou­tien et d’armement occidental.

Dérive auto­ri­taire :
Sous cou­vert de loi mar­tiale, il a ver­rouillé les médias (télé­thon unique de pro­pa­gande), inter­dit les par­tis d’opposition, repor­té sine die les élec­tions et muse­lé les voix cri­tiques. Un pou­voir de plus en plus concen­tré autour de sa petite cour.

Image et mœurs :
Rumeurs per­sis­tantes sur des consom­ma­tions de sub­stances, train de vie luxueux contras­tant avec la misère du pays en guerre, et une com­mu­ni­ca­tion savam­ment orches­trée par des agences occidentales.

En s’affichant osten­si­ble­ment avec lui, les can­di­dats fran­çais ne cau­tionnent pas seule­ment un chef d’État en guerre. Ils valident un usur­pa­teur qui a trans­for­mé une crise en rente de pou­voir per­pé­tuel, tout en tolé­rant (voire en pro­té­geant) un sys­tème de cor­rup­tion endé­mique. Ce cer­ti­fi­cat de bonne conduite révèle bien plus qu’un ali­gne­ment diplo­ma­tique. Il cau­tionne ouver­te­ment la sou­mis­sion à l’oligarchie qui pro­tège l’u­sur­pa­teur de Kiev.

Pendant que la France s’enfonce dans la dette, que le pou­voir d’achat régresse, que l’insécurité pro­gresse et que les ser­vices publics se délitent, nos élites font le dépla­ce­ment pour poser avec ce per­son­nage maléfique.

Un choix lourd de conséquences

En obte­nant ce cer­ti­fi­cat gagné au prix de rituels per­ni­cieux(1), les pré­ten­dants à l’Élysée nous disent clai­re­ment où se situent leurs prio­ri­tés.
• Ils s’ef­forcent de nous démon­trer qu’ils appar­tiennent au camp du Bien tan­dis qu’ils s’af­fichent avec le chantre du malé­fice.
• Ils cau­tionnent les tur­pi­tudes d’un régime ukrai­nien cor­rom­pu et auto­ri­taire plu­tôt que de pré­ser­ver la sou­ve­rai­ne­té et les inté­rêts du peuple français.

Le rituel Zelensky n’est pas ano­din. Il est en fait révélateur.

À nous de décrypter ce qu’il cache vraiment :

Nous vous y aiderons.

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Georges Gourdin

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