14 Juillet : quelques généraux sauvent l’honneur

9 juillet 2026 | Aucun com­men­taire

Parmi les 5 600 géné­raux en retraite, un seul « quar­te­ron » a le cran d’ex­pri­mer sa désap­pro­ba­tion de la déci­sion d’Emmanuel Macron d’in­vi­ter des mili­taires ukrai­niens à par­ti­ci­per au défi­lé du 14 Juillet.

Henri Roure : des Ukrainiens au défilé du 14 juillet à Paris, une faute majeure !

Henri Roure est offi­cier géné­ral, Saint-Cyrien, bre­ve­té de l’enseignement mili­taire supé­rieur, doc­teur d’État en Sciences poli­tiques. Il a fait car­rière dans les Troupes de marine où il appre­nait à ses hommes :

• 1er RPIMa : « Qui ose gagne »
• 3e RPIMa : « Être et durer »
• 8e RPIMa : « Volontaire »
• 3e RAMa : « À l’affût tou­jours, jamais ne renonce »
Être et durer - 3 RPIMA

Pour les 6 000 géné­raux fran­çais (5 600 en retraite + 380 d’ac­tive) — mises à part quelques excep­tions — ces belles et nobles devises sont deve­nues :
• « Qui bouge perd »
• « Hic et nunc »
• « La planque »
• « À l’affût de l’a­van­ce­ment, jamais ne renonce »

Prenez le temps de lire l’é­di­to­rial du géné­ral Henri Roure publié par Solidarité & Progrès. (acces­sible éga­le­ment ici).

Général Henri Roure

Nous devons au géné­ral Henri Roure son expres­sion « Un putsch sans sol­dats » à pro­pos de la manière dont Emmanuel Macron a pris le Pouvoir(1).

Il convient de rele­ver la démarche du géné­ral Paul Pellizzari qui a eu l’au­dace de dépo­ser une plainte (bien enten­du clas­sée sans suite) devant la Cour de jus­tice de la République contre des ministres Attal, Lecornu, Séjourné pour l’aide mili­taire à l’Ukraine. Il fut radié des cadres en avril 2025 pour « man­que­ment au devoir de réserve et de loyau­té » en même temps que le géné­ral André Coustou.

Celui-ci « se lâche » en ce moment sur la chaîne GPTV :

Principaux points évo­qués par le géné­ral André Coustou :
1. Le 14 juillet 2026 vu comme un « piège » et une humi­lia­tion natio­nale : le 14 juillet est la fête natio­nale fran­çaise, pas une célé­bra­tion supra­na­tio­nale ou « euro-ukrai­nienne ».
2. Critique de Macron et de ses choix : Macron trans­forme la fête natio­nale en ins­tru­ment de poli­tique étran­gère pro-UE et pro-Ukraine, au détri­ment de l’intérêt fran­çais. Il évoque même une forme de « tra­hi­son » ou de dépos­ses­sion de l’identité fran­çaise.
3. Légalité et de sou­ve­rai­ne­té : la sou­ve­rai­ne­té appar­tient au peuple (art. 3 de la Constitution) et non à un indi­vi­du ou à des ins­tances supra­na­tio­nales.
4. Rôle de l’armée et devoir d’obéissance : l’armée doit ser­vir la France, pas des agen­das poli­tiques ou étran­gers.
Réflexion sur l’obéissance aux ordres : un mili­taire doit-il suivre un ordre mani­fes­te­ment contraire à l’intérêt natio­nal ?(2)

Le géné­ral reste dans un registre patrio­tique et consti­tu­tion­nel, en s’appuyant fré­quem­ment sur la Constitution.

Écoutez le, il remonte le moral !

Citons éga­le­ment les nom­breuses tri­bunes enga­gées du site Profession Gendarme. On y voit déjà les noms de :

Général de Division (2S) Emmanuel de RICHOUFFTZ
Général de Brigade Aérienne (2S) Antoine MARTINEZ
Général de Brigade Aérienne (2S) Daniel GROSMAIRE
Général de Brigade (2S) Georges VALO
Général de Brigade (2S) Jean François BOIRAUD
Général de Brigade (2S) Jean Marie PARAHY
Général de Brigade (ER) Alexandre LALANNE-BERDOUTICQ
Général de Brigade (2S) Daniel SCHAEFFER
Général de Brigade (radié) Paul PELIZZARI
Contre-Amiral (2S) Dominique de LORGERIL
Contre-Amiral (2S) Patrick MARTIN
Ingénieur Général de l’Armement François DESPAX

Ces quelques généraux — en retraite — sauvent l’honneur. Sauveront-ils la France ?

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Georges Gourdin

« À la lec­ture de l’organisation du défi­lé du 14 juillet 2026, j’ai consta­té avec effa­re­ment la par­ti­ci­pa­tion d’un déta­che­ment ukrai­nien au côté de notre armée. Je ne pou­vais ima­gi­ner un tel affi­chage. Il s’agit là d’un sou­tien osten­sible à un pays perverti.

Il a pro­vo­qué une guerre contre la Russie sur ins­ti­ga­tion de l’OTAN et sur­tout des États-Unis de Monsieur Biden. Nous savons l’oeuvre des finan­ciers, de la CIA, du MI6 et de madame Victoria Nuland, pour lan­cer ce conflit avec l’espoir de dis­lo­quer la Russie. Tout cela est désor­mais patent, mais évi­dem­ment tou­jours nié par les caciques des prin­ci­pales puis­sances euro­péennes, dont la dérive tota­li­taire, par­ti­cu­liè­re­ment en France, prouve en réa­li­té l’extinction de leur légitimité.

Cet affront fait à la digni­té de notre armée et de notre pays, s’ajoute à bien d’autres ahu­ris­santes et récentes bles­sures por­tées à l’honneur de la nation. Il me revient à l’esprit ce jour où flot­ta la ban­nière euro­péenne sous l’Arc de toutes nos gloires, affront suprême à la noblesse de notre his­toire. Seuls les Allemands durant leur période nazie, alors qu’ils occu­paient notre pays, avaient osé rem­pla­cer sous l’arche immense, nos trois cou­leurs par leur dra­peau à croix gammée.

L’Ukraine, selon l’OCDE, est un des pays les plus cor­rom­pus au monde et le dic­ta­teur qui le dirige, avec les sou­tiens des euro­crates, fait inté­gra­le­ment par­tie de cette oli­gar­chie trans­na­tio­nale ayant avi­li les valeurs de l’Occident. Cette plou­to­cra­tie méprise les peuples et ne cesse de s’enrichir à leur détri­ment. Je sou­ligne avec force que le gou­ver­ne­ment de ce pays et ses auto­ri­tés mili­taires viennent de don­ner à une uni­té de leur armée, le nom d’un per­son­nage qui a fait mas­sa­crer des mil­liers de Polonais lors de la seconde guerre mon­diale. Il a ensuite com­bat­tu, à la tête d’une divi­sion ukrai­nienne, avec la Wehrmacht. Les Polonais, comme de rai­son, se sont sen­tis humi­liés et ont témoi­gné de leur répro­ba­tion. Les Polonais ont dû se sen­tir bien seuls. Aucun de ces per­son­nages diri­geant les prin­ci­pales puis­sances de l’UE, n’a appor­té son appui à ce peuple, ni émis la moindre réprobation.Mais il ne s’agit là que d’un exemple de la per­ver­sion de ce gou­ver­ne­ment et de ses chefs mili­taires. Le res­pon­sable de la mort de 100 000 Polonais de la Volhynie, entre 1943 et 1944, vient d’être hono­ré. Stepan Bandera, qui a com­bat­tu dans l’armée alle­mande, est recon­nu comme un héros natio­nal. Une sta­tue à son image a été éri­gée à Kiev et de nom­breuses rues portent son nom.

J’ajoute que la 12 ème bri­gade Azov de cette armée, char­gée des opé­ra­tions spé­ciales, est ouver­te­ment nazie. Elle a été for­mée en 2014 pour mettre au pas les sépa­ra­tistes russes du Donbas, sous la forme ini­tiale d’un bataillon de volon­taires. Il a alors com­mis les pires atro­ci­tés en asso­cia­tion avec l’armée régulière.

Je me per­mets de rap­pe­ler que le gou­ver­ne­ment ukrai­nien dès 2014, a bom­bar­dé et mas­sa­cré des popu­la­tions qui, à l’époque, étaient ukrai­niennes, fai­sant entre 14000 et 20 000 morts. Ce bataillon deve­nu bri­gade est désor­mais inté­gré à la « Garde natio­nale offen­sive ». Cette bri­gade a conser­vé ses réfé­rences nazies.

Ce pays est sou­te­nu par l’UE et l’OTAN. Cette alliance mili­taire n’aurait jamais dû sur­vivre à la dis­lo­ca­tion du Pacte de Varsovie. Elle est deve­nue un ins­tru­ment agres­sif au ser­vice de cette oli­gar­chie finan­cière immo­rale et pré­da­trice. La Russie ne nous mena­çait pas. Elle avait même, avant 2022, la France comme pre­mier par­te­naire éco­no­mique et Vladimir Poutine avait rejoint le G7 deve­nu pour l’occasion le G8. Il est donc bles­sant pour la Russie que Zelinsky ait été invi­té à la réunion du G7, à Évian, par le pré­sident fran­çais, alors que l’Ukraine n’a stric­te­ment rien à voir avec les prin­ci­pales puis­sances éco­no­miques de la planète.

Que dire de l’association d’un déta­che­ment de cette armée au défi­lé tra­di­tion­nel de notre propre armée ? Je crois que dans cette démarche notre pays est pla­cé, par ses diri­geants actuels, dans une atti­tude d’approbation qua­si offi­cielle du pas­sé hon­teux de réfé­rence et du pré­sent trouble de l’armée ukrai­nienne. La fonc­tion pre­mière d’un sym­bole est de com­mu­ni­quer une infor­ma­tion, une volon­té, en fai­sant l’économie de mots. Bien sûr nos mili­taires feront bon accueil à ces sol­dats étran­gers. Ils sont disciplinés.

De toute évi­dence il est grand temps que notre pays se res­sai­sisse et sorte d’une orga­ni­sa­tion qui le déna­ture. Désormais le monde entier recon­naît les nations. Dans ce mou­ve­ment anti-oppres­sif, l’UE devient un reli­quat tota­li­taire d’une vision ancienne. Elle est actuel­le­ment aux mains d’oligarques euro-mon­dia­listes au ser­vice des ban­quiers et finan­ciers. Ils ont man­da­té pour la diri­ger une ger­ma­no-état­su­nienne ins­pi­rée par une optique fédé­ra­liste tota­li­taire. Elle agit évi­dem­ment de concert avec ceux qui ont été pré­pa­rés pour ce rôle dans chaque pays consti­tu­tifs de cette orga­ni­sa­tion. Cet État pro­fond règne par le chaos, la dette et le men­songe. La guerre en Ukraine est l’exemple ache­vé de ses méthodes. Lancée pour dis­lo­quer la Russie, l’échec de cette inten­tion ini­tiale a réduit cette plou­to­cra­tie à espé­rer ajou­ter la richesse ukrai­nienne encore théo­ri­que­ment dis­po­nible, à celle qu’elle pos­sède déjà. Or, les terres rares et les res­sources du sous-sol convoi­tées, se trouvent dans le Donbas réin­té­gré à la Russie. De quoi exas­pé­rer les oli­garques qui vont jusqu’à créer la légende d’une défaite pos­sible de la Russie, d’un héros chur­chil­lien et d’un peuple résis­tant. Ils font tout pour éta­ler leur sou­tien à Kiev et gon­fler leurs muscles ané­miés. Ils savent pour­tant qu’ils ne dis­posent pas de forces suf­fi­santes et indé­pen­dantes, ni du sou­tien popu­laire pour affron­ter l’armée russe. Leurs armées, ota­ni­sées, dépendent pour la moindre de leur action du bon vou­loir de Washington, à l’exception, c’est notable de la France dans son héri­tage gaul­lien. La norme ITAR est impé­rieuse et le com­man­de­ment mili­taire demeure état­su­nien… Or Trump, cherche à se défaire de l’influence de l’État pro­fond qui l’a entraî­né, mal­gré lui, dans une guerre contre l’Iran qu’il veut ter­mi­ner au plus vite et qui cherche à l’impliquer à nou­veau dans le conflit en Ukraine. Tout cela relève de l’absurde, de l’irréalisme, et sur­tout d’une condes­cen­dance ver­ti­gi­neuse à l’égard des opi­nions publiques. Il est donc grand temps que la France retrouve la rai­son. Elle est tra­di­tion­nel­le­ment puis­sance d’équilibre. Pour cela, dans sa tra­jec­toire his­to­rique nor­male, elle est écou­tée et esti­mée. Elle ne pro­voque pas les dis­sen­sions et les frac­tures, comme ses gou­ver­nants actuels semblent vou­loir le faire avec la par­ti­ci­pa­tion de ce déta­che­ment d’un pays failli aux céré­mo­nies du 14 juillet. Il sera donc sou­hai­table, si les patriotes-sou­ve­rai­nistes, res­pec­tueux de la nature des peuples, de la digni­té de l’être humain, de l’honneur des citoyens et de la France, reprennent la direc­tion de notre pays, qu’ils réin­tègrent la patrie dans le fil conforme de son his­toire tel que la Providence le lui a don­né. Il s’agira, pour sa sécu­ri­té et sa dimen­sion dans le monde de renouer avec nos ami­tiés tra­di­tion­nelles. À cet égard il est impor­tant de revoir le pas­sé et de s’appuyer sur la constante géographique.

L’UE et ses ava­tars, pas plus que l’OTAN et le sys­tème repo­sant sur le dol­lar, ne sur­vi­vront bien long­temps au cours natu­rel des choses. La guerre en Ukraine est per­due pour ces orga­ni­sa­tions. Il nous faut d’ores et déjà en prendre conscience et ain­si pré­pa­rer la res­tau­ra­tion de la nor­ma­li­té. Le géné­ral de Gaulle disait à Alain Peyrefitte : « la France a vécu sans le Marché com­mun, elle peut très bien s’en pas­ser ». Le Général, une fois encore disait vrai. Il serait d’ailleurs sou­hai­table de quit­ter ce méca­nisme broyeur des indé­pen­dances et tous ses engre­nages – euro, BCE, Cours de jus­tice…- au plus tôt, pour orga­ni­ser le renou­veau de la patrie. Il y a pro­ba­ble­ment urgence car cer­tains États aime­raient bien, en véri­té, pro­fi­ter du sys­tème pour se his­ser à un niveau plus haut.

Je constate que l’Allemagne reprend goût à la puis­sance, preuve s’il en fal­lait une, que les peuples ne changent pas. Elle n’a jamais été une puis­sance mon­diale mal­gré ses ten­ta­tives guer­rières et les dégâts qu’elle a com­mis. Elle a tou­jours ren­con­tré, au nord et à l’Est, la Russie, sur le théâtre de l’Europe cen­trale ; et au sud la France gar­dienne de la Méditerranée et acteur du grand large. Ses ten­ta­tives outran­cières d’obtenir de la France le par­tage de son siège per­ma­nent au Conseil de sécu­ri­té et de sa dis­sua­sion nucléaire, sou­vent par le biais d’une soi-disant euro­péa­ni­sa­tion, ne sont rien d’autre qu’une nou­velle ten­ta­tive de par­ve­nir au sta­tut de puis­sance mon­diale. Sa jalou­sie, que les der­niers gou­ver­ne­ments fran­çais ne veulent pas voir, l’a aus­si pous­sée à ten­ter de sub­ti­li­ser à la France son savoir-faire aéro­nau­tique et spa­tial, tout comme à détour­ner à son pro­fit le bas-coût de notre pro­duc­tion éner­gé­tique d’origine nucléaire. Elle veut désor­mais deve­nir la pre­mière puis­sance du conti­nent et s’appuie sur le sou­tien des États-Unis, tou­jours à l’affut d’un moyen direct ou indi­rect de contrôle, mal­gré leur affai­blis­se­ment . Ce n’est pas admissible.

La France doit donc retrou­ver le che­min de sa puis­sance et de son rôle. Pour cela elle doit en finir avec les aber­ra­tions géo­po­li­tiques euro­péennes. Elle se devra de res­tau­rer une rela­tion pri­vi­lé­giée avec la Russie, per­met­tant à ces deux pays d’encadrer le conti­nent et d’éviter la résur­gence d’ambitions dan­ge­reuses. Ce rap­pro­che­ment devrait per­mettre de res­ti­tuer, aus­si, à la Russie sa dimen­sion euro­péenne et de l’éloigner de l’ambition chi­noise. Je sou­ligne que les rela­tions de la France et de la Russie sont vieilles de mille ans. Elles ont com­men­cé avec le mariage d’Henri Ier (1008−1060) avec Anne de Kiev, fille du grand-duc de Russie. Dans cette longue his­toire les rap­ports ont par­fois étés hou­leux entre les deux pays, notam­ment sous Napoléon et lors de la guerre de Crimée (1853−1856) mais la fran­co­phi­lie de la classe diri­geante russe ne s’est jamais démen­tie au point qu’elle pra­ti­quait la langue fran­çaise cou­ram­ment et que Saint Petersbourg accueillait jusqu’à la révo­lu­tion de 1917, intel­lec­tuels et scien­ti­fiques fran­çais. Il me revient que Tolstoï écri­vit le pre­mier cha­pitre de son ouvrage « Guerre et paix » en fran­çais… En sep­tembre 1941, le gou­ver­ne­ment de l’URSS, bâtie autour de la Russie, fut le pre­mier à voir dans le géné­ral de Gaulle « le chef de tous les Français libres ». Il recon­nut le GPRF le 23 octobre 1944. Cette recon­nais­sance don­na à la France le sta­tut de vain­queur avec ses alliés. Il faut admettre que chaque fois que la Russie et la France ont coopé­ré, ce fut au béné­fice des deux nations. Il est sans nul doute oppor­tun de pra­ti­quer un nou­veau rapprochement.

Il faut donc pro­fi­ter de l’affaiblissement de l’Occident malade, le peu­do-Occident, et de la posi­tion fra­gi­li­sée des États-Unis et de leur asso­cié bri­tan­nique, pour éta­blir une géo­po­li­tique plei­ne­ment conforme aux inté­rêts supé­rieurs de la France. Nous nous diri­geons vers une réor­ga­ni­sa­tion du monde, plu­tôt que de la subir avec les fédé­ra­listes euro­péens, il nous faut nous y associer.

L’invitation d’un déta­che­ment de l’armée ukrai­nienne au défi­lé du 14 juillet 2026 est bien une faute. »

Lire dans nos colonnes : Un putsch sans sol­dats du 9 mai 2021

Lire dans nos colonnes : Il faut déso­béir à Macron ! du 22 juin 2026

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